II. — En Jésus cniciflé
La bonté divine ne parut jamais avec plus d'éclat que dans un Dieu crucifié, et c'était
Fiar la vue de ce Dieu mourant que saint «ouis de Gonzague nourrissait son amour. Rien ne pouvait le détacher d'un objet si touchant; il considérait sans cesse les plaies et les souffrances de son Sauveur, qui lui inspiraient un désir ardent de souffrir les opprobres et les douleurs , pour ressembler davantage à un Dieu souffrant et méprisé.
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Tourmenté cruellement par un violent mal de tête que lui causaient ses longues et fréquentes méditations, loin de vouloir en èln soulagé, il cherchait plutôt à raugmeoler. parce qu'il le regardait comme une (>arlicipation des douleurs de Jésus-Christ couronné d*épines. Il trouvait le secret d'adoucir chi- ((ue espèce de souffrance, par la considéntion de celles de Jésus-Christ, qui lui faisaient verser des torrents de pleurs.
Vous n'êtes pas encore parvenu i ce degré d'amour qui nous rapproche si parfaiteoeot d'un Dieu crucifié ; vous n'êtes ni touché oi attendri h la vue de ses souffrances, et tous ne sentez pas toute la reconnaissance qa< vous lui devez! Quoi donc ! n'est-il pasjosli que vous souffriez pour lui autant qui) a souffert pour vous , et ne seriez-vous pn un monstre d'ingratitude si vous ne raii&itz
I)as autant qu'il vous a aimé ? Prenez doœ a résolution de méditer sans cesse les doa* leurs de sa passion. Si vous Gxez w lui toutes vos pensées, vous ne pourrovtxii défendre do lui donner toutes vos affediftas et de dire avec l'Apdtre : Si quelqu'un fiw pas le Seigneur Jésus ^ qu*ù soit ansùm \l Cor. xvi) .
lU. — En Jésos caché dans le Irés-sauit lacMat
de Tautel.
C'est dans le sacrement de l'Eacbaristie que nous découvrons toute l'étendue de la bonté divine; c'est dans ce sacrement qoe l'amour de Jésus-Christ pour les hommes se manifeste par des effets prodigieux. Àfai aimé les siens , qui étaient sur la tent, dit l'apôtre saint Jean, t7 les aima jusqu'à kfÊ {Joan. xiii).
Dès la première fois que saint Louis de Gonzague reçut la communion des mains de saiot Charles Borromée, il fit de cet auguste mystère l'objet éternel de son amour et Je sa reconnaissance. A la vue de Jésus-Christ caché sous les voiles eucharistiques, il panit animé d'une dévotion tendre, qui fit od« vive impression sur tous les assistants. Il employait les trois jours qui précédaient» communion à s'y préparer, et les trois suivants à remercier le Seigneur d'un si graid bienfait. Toutes les fois qu'il participait à ce divin mystère, il fondait en larmes. £n recevant le corps adorable de son Sauveur, il s'abtmait, il s'anéantissait en sa présence.
Si vous aviez seulement une étincelle dV mour pour Dieu , avec quelle ferveur ne le recevriez- vous pas dans la communionl Ne vous flattez pas de l'aimer, si vous négligez de vous unir a lui par la participation de ^ a corps et de son saAg. Quand on l'aime véntablement, loin de le fuir ot de s'éloigner de lui , on le recherche avec empressemeo:
Venezt vous dit-il, mes fidèles sertitenni manges ma chair et buvex mon sang. Vous &o l'aimez pas si vous ne le recevez dans uo cœur brûlant de charité et d*amottr. si rooi ne lui rendez pas le pluï parfait homtosp par des actes de foi, d espérance et de oooponction. Peut-être direz-vous qoe vous Ignorez la manière de former ces actes. Cê>
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DES INDULGENCES