I. — Son innocence
I.e premier et le plus noble litre pour par- ▼««nir au bonheur du ciel, c'est rinnoceoce. (^t'tte vertu peut se vanter d*étre la plus fitii'^le au Dieu sanctificateur, la plus docile au Dieu rédempteur, et la plus chère au Dieu rémunérateur, puisqu'elle s'attache consl^niment et sans interruption à son service, «▼en une emactitude qui ne se dément jamais. Qui sera digne ae monter sur la montagne du Seigneur^ et d'entrer dans son sanctunire (l'f.xxni;? demande le Piophète ; et il répond que ce sera ceiui qui aura vécu dans r i n nocence, ay an t /ff matni ne/fef f/ /ecc9 u rpiir.
Or, qui a jamais possédé cette belle et ine.siimable vertu dans un plus haut degré que saint Louis de Gonzague? Pénétrez ju5que dans son cœur ; examinez avec attention toutes les actions de sa vie; à peine v 3|>errovez*vous la plus petite tache et (a l^us li^gère imperfection ; jugez do là quelle
DlCTJONY. DES Im)VM>R\C£S.
récompense il doit avoir reçue de ce Dieu libéral et magnifique, qni chérit si particulièrement les âmes pures.
Saint Louis de Gonzague, n«1mis à la part'cipation de sa gloire, n'est-il fias on droit de lui dire : C'est à cause de mon innocence que vous m'avez reçu dans votre saint tabernacle, pour y goûter à jamais la douceur ineffable de votre présence (Ps, xl) ?
Heureux relui qui conserve son inno*cence, qui jouit d'une conscience pure et sans tache, et qui n*a point à se reprocher d'avoir violé la loi de Dieu par aucune in* fidélité. Si vous possédez encore ce r;u*o trésor, remerciez-en le Seigneur, et craignez de le perdre; et si vous avez eu le malheur de souiller votre Ame par I.i tache du néthé, songez du moins h la purifier par les larmes de la componction.