Sa pénilcnce
Il joignit au mérite de sou innocence celui d'une pénitence rigoureuse ; et s'il est vrai aue le Seigneur nous tiendra compte dans I autre vie d'un seul cheveu de notre tète que nous aurops sacrifié pour lui, selon cette parole : Une se perdra pas un seul cheveu de votre tête ( Luc, xxi , 18 } , que sera* ce de tant de sang que ce saint a versé en déchirant impKoyablement sa chair pour se mortifier? Que sera-ce de tant de veilles, de jeûnes, de macérations et d*austérilés qu'il a pratiqués dès sa tendre enfance ? Ne vous semble-t-il (tas qu'il a mérité d'avoir place , dans le ciel, parmi les plus rigides anachorètes, dont la pénitence n'a peut-ôire pas égalé la sienne?
Animez-vous donc sans cesse à la pratique de la mortification par la vue de la récompense qui vous est promise. Quoi de plus avantageux que d'acfieter une éternellu félicité «u prix de quelques souffrances passagères 1 Nos afflictions présentes, dit ra-> |)ôtre saint Paul, qui ne durent qumi instani et qui sont si légères, produisent en nous^ le poids étemel d'une sàuveraine et incomparable gloire (Il Cor. iv, 17).
m. - • Sa clianié.
Cette vertu sera proprement la mesure de notre récompense dans l'autre vie, puisqu'elle est comme l'Âme et le fondement de notre mérite. C'est elle principalement qtti lui donne ce prix, cette valeur, cette cignité qui nous attire la bienveillance du souverain Mattre. 11 nous apprend lui-mémet dans SCS Ecritures, qu'il res4?rve ses trésors pour ceux qui Taiment. Mon dessein, nous dit-il, est d^enrichir ceux qui m'aiment {Prov^ viii, 21). Quel saint Ta jamais jdus aimé
3ue saint Louis de Conzague ? Si vous me emandcz quelle fut la durée de son amour^ je vous répoudrai qu'il Tanna^depuis le premier instant qu'il eut l'usage de la raison, jusques au moment de sa mort. Si vous me demandez quelle eu fut la mesure, jo vous ré^)ondrai qu'il l'afhia sans mesure; qu'il l'anna plus que tous les plaisirs, toutes les