‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 219 sur 370 · TAINS · texte numérisé non relu

TAINS

MÉDITATIONS. Voy. Oraisons mentales.

MÉDITATIONS sua la sainte Vierge. Yoy.

Nbuvaines, etc.

MEMORARE, etc.

Memorare^ o piiêrima virqo Mariay non \ctst audttum a sœculo quemquam ad iua eurrentem prœsidia^ tua implorantem auxilia^ tua petentem suffraqia, esse derelictum.

igo^ tali animatus confidentia^ ad te^ Virgo virginum^ Mater^ currOy ad tevenio^ eoram te gemens peceator assista : noli^ Mater Yerbif verba mea despicere^ sed audi propitia^ et exmudi. Amén.

Souvenez - vous , 6 très-pieuse vierge Marie, (iu*on n'a jamais ouï (iîre (iu*aucuQ de ceux qui ont eu re« cours à votre protection , imploré votre assistance et réclamé votre secours, ait été abandonné de vous.

Animé d*une pareille conGaiice, je cours h vous, Vierge des vierges et notre Mère! Je viens h vos pieds ; me voici en votre présence, gémissant sous le poids de mes péchés. 0 Mère de Dieu!

ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il.

Indulgence de trois cents jours, chaque fois qu*on récite cette prière eu latin ou en français. Indulgence plénière^ une fois le mois, pour ceux qui, ayant Tbabitude de la réciter au moins une fois par jour, choisiront un jour pour se confesser, communier et prier à Tintention du Souverain Pontife, dans une église ou oratoire public. Pie /JT, à la prière du cardinal de Bonald, les ^juillet etii décembre IS^G. — Ami de la Religion^ tom. CXXXIII, pag. ^&^. (Manuel de Lyon.)

MÉRITES DE JÉSUS-CHRIST (Invocation des [1]).

^ Ame de Jésus-Christ, sanctifiez-moi. Cœur de Jésus-Christ, embrasez-moi.

Corps de Jésus-Christ, sauvez-moi.

Sang de Jésus-Christ, enivrez-moi.

Eau qui sortîtes du côté de Jésus-Christ, la-

vez-moî.

O mon Jésus i esauce^moi ; Cachez-moi dans vos saintes plaies; Ne permettez-pas que je .sois jamais séparé

de vous.

(i)D*aprè8Viva,cilé par sailli Ligiiori, il y a trente Jours d*iiidulgeiices attachées à la récitation de celte prici-e, et inéine un ^lus grnnd nombre, selon FerrariH. Il tufllt d*avoir riiiiention de g:igner toutes celles qui y sont :iU;u Uëe:».

Défendez-moi contre rennemj qui veut m

perdre; A l'heure de ma mort, appelez-moi, etdilei-

rooi de venir auprès de vous.

Afin que je vous loue avec vos saints pen*

dant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

Lorsque la messe sera finies faites un acU d'action de grâce en disant :

Nous vous rendons giâces, d Dieu toutpuissant, de tous vos bienfaits, vous qui f irez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. ( Manuel de Lyon.)

MESSE. — Nous extrayons cet article entier du Manuel de Lyon.

Plusieurs Souverains Pontifes depuis Innocent IV jusqu'à Eugène IV, cité parFenaris, au mot indulgenlia^ art. 6, d* 61, ont accordé des indulgences d'un très-grand uoidbre d'années à tous ceux qui entendent la sainte messe les iours qu'elle n'est pas d'obligation. Rien n indique que cesindalfvces aient été abrogées. Quoique le hoMkî n'en fiarle point (1), plusieurs auteursiéue récents, entre autres Collet , saint Ligs^r^ Mgr de fielley dans son Rituel^ eo i'/ti mention. C'est là un motif de plus pourtoos les ildèles de se procurer le honneur d'assister à la sainte messe, aussi souvent qu'ils le peuvent, et d*y avoir l'intention au moins générale de gagner pour eux et pour les âmes du purgatoire toutes les inJulgeDces qui leur sont accordées. Mais, comme IV sentiel est d'assister à cet ineffable sacrifice avec les dispositions convenables, oons croyons utile de proposer les questions et Its réflexions suivantes :

D. Quelle est Vexeellence du sacrifies it it messe?

R. La messe est un véritable s8cri^K^ puisque c'est dans cet adorable mystère elpar cet adorable mystère que le vraicorpselle^m sanç de Jésus-Christ est présenté à Dieu en qualité de victime, et c'est en ce même st-ns

3ue l'eucharistie est appelée par les sdUtis octeurs la victime sainte, satutaris Aoi/i«« et le sacrifice médiateur. SacriGce d'une Taleur inestimable et d*un prix infini, puis^ju? c'est un Dieu qui y est offert, et le mé.r- Dieu qui s'offrit sur'la croix. Sacrifice o« la loi nouvelle, dont tous les sacrifices «ir l'ancienne loi ne furent que les ombres et les figures. Sacrifice unique; — car, cooioie disait le fils de Dieu à sou Père, par la ho> che de David : Vous n'avez plus voulu . ^ mon Père, du sang des animaux ; il vous b:lait une hostie plus pure et j^lus Dob!(. : c'est moi-môme; et moi-même je suis veu\ et moi-même je me suis sacrifié. Sacrifice f y sanglant, puisque le sang de Jésus-Chri>l u} est plus répandu comme dans sa |)assi«>!< mais sacrifice néanmoins qui renferme to^ttes les grftces et tous les mérites de cdi^ passion sanglante, puisqu'il s'y fait la m^^oblation* Sacrifice universel el perpétuel: univurbcl, |)Our tous les lieux du mooJfi

(I) Ni Mgr Bouvier, ni le ¥«itM/ iL* Csmhni u celui de Limoges. (SotedeCafaemrduùïcîf^^

HES

bES INDlLGEÏICES.

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DU

porpétuol, pour tous les temps jasqu*^ la fin <4f>s siècle'!. SarriR<;ec1e louange, qui honore Dii'O de la manière la plus parfaite dont il puisse être honoré ; d*impétra(ion, qui attire sur nous les bénédictions de Dieu et ses dons les plus prér.ieuK ; de propîliaiion, qui nous rend Dieu r^vorahle et qui apaise sa tolère; d*expiation 4 qui nous acquitte au* près de Dieu et communique pour cela sa vertu aux tivants et aux morts. Voilà ce que nous appelons dans TEgiise catholique le sacrifice de la messe. (1)

D. Quelles sont les règles de conduite à sui^ rre, relativement ou sacrifiée de la messe î

R. 1* Assister à la messe non pas seulement les dimanches et les fêles de précepte, mais tous les autres jours autant qu'on le |M'Ut; s'en tiiive comme une loi, et la garder inviolablemenl quand on est dans une condition où Ton est le maître de son temps, sans écouter les prétextes de s'en dispenser, ordinairement suggérés par la paresse et Tindévolion. Se rendre fi«l6Ie à cette rèjjle, surtout en certains temps de Tannée, comme TA vent, lu Carême, les octaves de Noël, de PAques, (li; l'Ascension, de la Pentecôte, de la Fête- J^/eu, do TAssomfition, de saint Jean-Baptiste, do saint Pierre et saint Paul ; les aulres fêtes de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge, des saints, les fêtes de dévotion particulière,'les jours des prières des Quarante- Heures, ceux où Ton peut gagner les indulgences ou pour soi ou pour les morts.

2* Assister au saint sacrifice de la messe, non- seulement avec assiduité, mais avec respect, avec attention, avec dévotion.— Avec respect, soit par rapport à Thabillement, i\m ne doit être ni trop négligé ni trop orné ; soit par rapport à la vue, qui doit être comn)unement nu abaissée vers la terre, ou apii(]uée sur un livre de prières, ou attachée [autel; soit par rapport il la contenance qui doit toujours être décente, humble, convenable à fétat et aux sentiments d'une Ame suppliante. — Avec attention , c'est-àdire avec un recueillement d*esprit, qui bannisse toutes les idées et toutes les affaires du monde, qui le rappelle de ses égarements et de ses évagations , dès qu'il commence h $*en apercevoir; oui rapplique aux cérémonies et aux différentes parties du sacrifice, oui le porte continuellement k Dieu, ou pour rionorersa souveraine majesté, ou pour implorer sa miséricorde et lui rendre des actions de grAces. — Avec dévotion, laquelle excite sans cesse le cœur h de tendres et pieuses affections, aux actes de toutes les vertus. 11 y aura pour cela des soins à prendie, des obstacles à vaincre, des respects humains fc surmonter; mais Dieu pour qui vous vousrferez ainsi violence, ne se laissera pas vaincre en générosité, il vous récompensera abondamment en cette vie et pendant toute l'éternité.

8* Offrir avec le prêtre le sacrifice de la

(I) Boiinlaloiie , Exhortationt pour Voelate du trcé-saitti sacrement.

messe, et Toffrir pour les dilTérentes fins pour lesquelles il a été institué; car il est à fa fois sacrifice latreutique, eucharistique, propitiatoire, impélraloJre. Sacrifice latreutique ou d'adoration, pour reconnaître le souverain domaine de Dieu sur nous, pour Tadorer et le glorifier comme maître et seigneur souverain. Sacrifice eucharistique^ ou de louange et d'actions de grAces, pour honorer Dieu comme notre bienfaiteur, et le remercier de tant de biens dont il ne cesse de nous combler. Sacrifice de propitiation^ pour obtenir la rémission de nos péchés et apaiser la colère de Dieu, soit à l'égard des vivants, soit même à l'égard des morts. Sacrifice d'impétrationt pour obtenir les grAces de Dieu, et pour nous et pour les autres, les grAces spirituelles, relatives à notre salu: et même les grAces temporelles.

k* Communier spirituellement k chaqu?

messe, et participer ainsi au sacrifice, témoignant h ce Dieu sauveur, caché sous les apparences du pain et du vin, un désir sincère de le recevoir réellement et en effe*, tAchant de se mettre dans les mêmes dispo- .Mtions que si l'on approchait de la Sainte- Tab'e, et de concevoir les mêmes sentiments.

5". Par là se trouve tracée la méthode à suivre pour entendre la sainte messo; méthode qui n'eiclut aucune de celles qui sont pro;)Osées par les différents maîtres de la vie spirituelle, comme l'oraison, la méditation de la vie et des souffrances de notre divin sauveur, la récitation du chapelet, des psaumes, des prières pour la messe que i on trouve dans les livres de piété, parce qu'il n'en est pas que l'on ne puisse diriger aux différentes fins que nous venons d'indiquer.

La méthode que nous donnons ici est du bienheureux Léonard, de Port-Maurice (1). Nous la donnons de préférence: 1* parce qu'elle est en tout point conforme h ce qui nous est recommandé par le n* précédent; 2* parce qu'elle est l'ouvrage .d'un saint, et que des grAces particulières y sont ordinairement attachées; 3" parce qu'elle est approuvée et recommandée par le Souverain rontife, qui accorde trois cents jours d'indulgence chaque fois qu'on la suivra, en assistant au saint sarriflce. Avant la messe on pourra diriger son intention par la prière suivante.

Prière et direction d'intention avant la messe.

Père très^lément, Dieu de miséricorde et de toute consolation, qui nous aimez au point de nous donner votre Fils unique, et qui voulez que le sacritice de son corps et de son sang qu'il a offert sur l'arbre de la croix soit renouvelé chaoue jour et è chaque moment sur nos autels (2), faites-moi la grâce d'apporlerà ce urand mystère le respect, l'atteition et la dévotion que je lui dois.

(I) Le B. Léonard, religieux de saint François* fort connu en Italie à cause de son zèle et o** mettravaui apostoliques , inourul en i75l et fut tiéatifié eu 1796. Sa fête se célèbre le i6 nOTembrc.

Ci) On p<Mit rcmaniuer qu*il n*est aucune beutv^^i aucun inoineni du jour cl de ta nuit où le fucriOCd

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fàre trés-sainty yqiis savez quç j*^ d^

S rancis devoirs à remplir envers vous, dès ^it93 i acquitter, des gnAces. à fendrei de^ iîlYéurs è oDtoâir : ç*est là ce qui m'apfiène au pied de vos aute's. De moi-même je iie i suis riea» jç ne puis rien; je ne suis que faiblesset misire, néant et péché; çiais. je Irouv^ tp.ut dans le sacrifice adorable auquel je vajs avoir le bonheur d'assister. Je vou^ rofjErê.i^ 6 mon Dieul premièrement poivf louera adorer voire soi^vcraine majesté , }>our reconnaître vôtres domaine sibsoiu S}Mf moi et sur toui^es les au^es créatij(res ;; ^ condement, pour satisftiirç pour mes i;Unamr( l^rablcs. pochés, n\es offe'^ses et çaes négli* gencès; troisièmement, pour vous remercier de tous les bienfaits, que j\ii reçus et que jcj reçois tai^s les jours de vo^ço bonté infinie^ et que vous (les disposé h m*accorder daa^ le le^ips et dans Péleroilé; quatrièmement, pour vous c\emander ioules les grftces qi^ vous saves; m*èlre nécessaires tant pour l*AmQ que pour le corps; pour vous recommandée lues parents, mes amis et ceux pour qui j*a( quelque obligation de prier, çt pour gagner l'Our moi et pour les Ames du purgatoire toutes les indulgences dont je suis capable. O mon Dieu 1 acconle^-o^oi vôtre grAce pour bien remplir tous mes devoirs. Et voua» refuge des^ pécheurs, ô Marie 1 Mère de mon[ Sauveur, ^idez un pécheur qui veut aimer son Pieu^ et qui se recommande à vous ^ secoureiL-inôif a cause de Tamour que vou^ avez pour Jési^s.

M^TaCM FODK E1fTB?iDRB DÉVOTEMENT L^

SAINTE ftlESSE.

La méthode qui me parait la plus propre et la plus conforme à l'esprit de la sainte Eglise, pour assister au saint sacrifice de Tautel, est de s*unir aux sentiments duj

{irètra. 11 doit offrir ce sacrifice pour satis-, aire aux quatre dettes que nous avons co^-. traotées envers. Dieu.

La prêmièrei; c'est de louer et adorer Tin-, fmie m.ajesté de Dieu; la seconde, de satisfaire pour tous nos péchés; la troisième, de, le remercier de tous les bienfaits, que non^ en avons reçus; la quatrième, de le supplier comme Tauieur et le principe dç toutes les, grAces. C'est pourquoi, remplissant en quelque manière la fonction de prêtre, lorsque. vous assistez à la messe, vous devez, autant que possible, vous appliquer à la considéra» tion des quatre fins susdiies; ce qui vous réussira aisément, si vous faites usage, durant le, saint sacrifice, des quatre oi&randeâ^ quanous allons vous indiquer.

Si VOUE désirez mettre en pratique cette. métbode« la voici : portez sur vous ce petit: livre jusqu'à ce que. vous ayez appris» pan

de la niesse ne soit offert quelque part ; car, lorsqu^it est nuit chez nous, il y si un pa^s où le jour corn- DM^ice; el il o*esi pas un pays ou le sacritict) de la nic^se ne soit célébré : ainsi s*accoqiplit à la lettre Toracle de l*l$sprit saint : Ab ortu lo/ii u$que ad occoêum^ ff^agnum est notnen meum in getuibus^ el in oiipni locô tacri/Lcaïur el ofertur nomini meo obiatio nmnda {Hatach. i, 10).

çq^urees offrandes, ou da moias jusqul ti que veqs vous soy^z bien pénétré de lev fens; car il n'esipas nécessaire de s'ast^dodrç aux paroles. ^

Bepuii U commeneemeni de la Mt$u \\uffii

PEvangile.

^ Le^rsque la messe commence, et que le

Kpèlre, s'bttmiliaat au pied de Taulel, récite ) Cor^eor^ faites aussi un petit eiainct, TOUS excitant à former dans votre cœur so acte de vraie contrition, demandaot pardoo à IMeu dQ yo& péchés^ el iaiploraet rassisftance du $ain(-£$prit et de 1^ sainte Yiei^ pour entendre la messe avec tout le rwped et la dévotion (iiont vx)us serez capable. Essuite, partagez la messe en quatre parties,

Sour vous mieu:^ acquitter des quatre grao^ies etteb dont nous avons parlé, et qui sootHt môme temps les quatre fins pour lesqneild Jésus-Christ a institué cet auguste sacri&f. Faites-le de la manière suivante.

Dans la première partie, depuis leco menceroent Jusqu^à i*évangîle , vous m acquitterez Je la première, qui consùu i adorer et louer la majesté de Dieu, diz^ d'honneur et de louanges infimes. Pourci^, humiliez-vous avec Jésus-Christ, abîmezvous dans votre néant, confessez-le sincèf>^ ment devant cett^ immense majesté, et dites-lui, ainsi humilié d'esprit et de cota (cyir il&ut toujours assister ft la messe dau ra posture la plus respectueuse et la plus modeste ) :

« Ah 1 mon Dieu, je vous adore et voos reconnais pour mon Seigneur et le roalire de mon Ame; je proteste que tout ce que je si^is et tout ce que j'ai, c est de vous queje k) tiens : mais parce que votre souveraiiie majesté mérite un honneur et exige un hommage infini, et que je suis un pauvre tout à fait impuissant pour paver cette graude dette, je vous offre les humiliations et les hommages que Jésus vous rend sur cet autel.

« Ce oue Jésus fait, je veux le faire rooimème. Je m'humilie et m'abaisse avec h\ devant votre suprême majesté. Je vous adocv avec les mêmes sentiments d'humitiaiioi avec lesquels vous adore mon Jésus, ie goûte un vif sentiment de joie de U soumission infinie que mon divin Jésus reil pour moi. »

Ici fermez le livre, et continuez à ftir* plusieurs actes intérieurs, vous félicitant d< te que Dieu est infiniment honoré, et rt^i*^ tvz a diverses reprises :

« Oui, mon Dieu, j'ai une extrême satisfaction de l'honneur infini qui revient iTotr* divine majesté dans ce saint sacrifice; j*eo '< une joie et un contentement que je ne pu ^ eiprimer (1). »

Ne vous mettez pas en peine de réj^-^f mot à mot ces prières; mais servei-'^"-* librement des paroles que vous sugg^^^^' votre dévotion ; soyez surtout bien recuf.it

(1) On peut y ajouter quelques actas tfaMU ^ Dieu.

MES

DEà IMDULGEiMIËS.

MES

eC uni à Dieu. Ob ! que de cetU» maniéré vous fous acquitterez bien de la pfeDiiëre

dotie(i)l '

Depuis FEvangite jusqu'à V Elévation.

Vous satisferez pour la seconde, dopui$

IVrangile jusqu'à I éiévalîon. Jelez un coup d*œil $ar vos péchas; et, voyant la dette immense que vous avez contractée envers la justice divine, dites, d*un cœur profondément bumilié :

c Voici, mon Dieu, ce trattre qui tant da fois s'est révolté contre vous. Hélas I pénétré de douleur, j'ai en abomination et Je déteste de tout mon cœur mes innombrables péchés; je vous présente en payement la tnême salisfactioD que Jésus Vous fait sur l'autel. Je vous offre tous les mérites de Jésus, le sang de Jésua, ce même Jésus tout entier, Dieu e| liorame tout ensemble, qui, en qualité de victime, daigne encore renouveler son sa* crifice en ma faveur; et puisque mon Jésus se fait sur cet autel mon médiateur et mon avocat* et que par son sang très^précieux il vous demande miséricorde pour moi, j'unis ma voix à celle de ce sang adoraWe, et je vous demande miséricorde pour tant de pé« cMs énormes que j*ai commis* Le sADg de Jésus réclame votre miséricorde # et mon cœur nénétré de douleur vous la demande aussi. Hé quoi 1 Dieu de mon cœur, si vous n'êtes pas touché de mes larmes, sojez-ie des gémissements de mon Jésas; et si sur la croix il a obtenu miséricorde pour tout le genre humain, pourquoi ne roblieodra-t-il |)8s pour moi sur cet autel? Oui, j'espère ainsi, j espère qu'en vertu de ce sang précieux, vous me pardonnerez toutes mes ini- Îuilés, que je continueraîde pleurer jusqu'au eniier soupir de ma vie. n

Puisr ayant fermé le livre, répétez ces actes i urte vraie et profonde contrition; donnez iii libre cours aux affections de votre cœur; iites à Jésus , du fond de votre âme :

« Mon bien-aimé Jésus, donnez^moi les armes de saint Pierri», la contrition de sainte iladcleine et la douleur der tous les saints [ui» de pécheurs, sont devenus de véritables »éuitcnts, aGn que j'obtienne, par le mérite fe ce saint saciiUce, le pardoa absoiu de ues péchés. »

Relierez ces mêmes actes, tout recueilli en Heu , et soyez sûr qu'ainsi vous payerez omplétement toutes vos dettes que vos écbës vous avaient fait contracter envers ^:eu (2).

(1) Pendant que le prêtre récite rëvangile, vous iftirrex vous représenter Notre Seigneur vous adn?s-

int ces paroles : Bienheureux les pauvres Bien-

rmreux ceux qui pratiquent la douceur, qui tou/frent mécutian, etr. Que sert à Vhomme de gagner lout univerê, i'U a le malheur de perdre son âme ? Si queli'w» 9eui tenir après moi, iju^il se renonce lui-même^ t*ii prenne sa croix et f a'i/ me suive. Mon joug est jux^ ef le fardeau ^ue f impose eu léger, etc.

^S) On pourrait r(?ciler ici la prière ; 0 bonetlrès^ .Mjr Jfètts, et plusieurs de celles que l'on trouve niTf ccDii'iJoAnaJrc.

Depuis rtictntion jusguà la Cotnmunipn.

* Dans la troisième r^rtie, c'est-t-dire de* puis l'élévation jusqu'à la communion, vous considérant comblé de tant et de si grands bienfaits, iaites en échange à Dieti une offrande qui est d'un prix infini , savoir, hi corps et le sang précieux de Jésus- Christ; et même invitez tous les anges et tous les saints du ciel à remercier Dieu pour vous, h peu près de la manière suivante :

« He voici. Dieu de mon cœur, chargé des bienfaits généraux et particuliers que vous ayez daigné me prodiguer, et que vous êtes dispos»; k m'accorder dans le temps et dans réteriiité. J'avoue que vos miséricordes à mon égard ont été et sont infinies; cependant je suis prêt à vous payer entièroment jusqu'à la dernière obole. C*est pourquoi , en reconnaissance et en payement de tout ce que je vous dois, je vous présente, par les mains du prêtre, ce sang divin, ce corps trèsprécieux, cette innocente victime. Cette offrande, j'en suis stlr, suffît pour récompenser tous les dons que vous m'avez Âiils ; ce don, qui est d'un prix infini, vaut à lui seul certainement tous ceux que j'ai reçus jusqu'ici, et que je reçois chaque moment, et que je recevrai encore de vous dans la suite. O vous tous, ao^es du Seigneur, vous tous bienheureux habitants des cieuxl aidez -moi a remercier mon Dieu, et offrez-lui, en actiou de grâce pour tant de bienfaits, non-seulement cette messe^ mais aussi toutes celles qui se célèbrent maintenant dans tout le monde, afin que par là je compense parfaitement son amoureuse bienfaisance , pour toutes les grâces dont il m'a comblé , pour celle qu'il me fait maintenant et pour toutes celles qu'il daignera me faire dans tous les siècles des siècles. Ainsi soil-il. »

Oh I avec quelle douce et bénigne complaisance ce Dieu de bonté ne recevra-t-il pas le témoimage d'une reconnaissance si affectueuse! Oh I combien sera-t-il satisfait de cette offrande, qui est'd'uu prix infini I Pour vous exciter davantage à iaire valoir ces pieux et tendres sentiments, invitez tout le paradis à remercier Dieu pour vous ; invo-

3uez tous les saints auxquels vous avez «ma évotion particulière , et , dans l'effusiou de votre cœur, adressez-leur la prière suivante :

c O vous, mes s/«iiits patrons I rendez grâces h la bonté de mon Dieu pour moi. afin que ie ne vive et ne meure pas dans Tinigratilude; suppliez-le dagréer ma bonne volonté , et d avoir égard aux remerclmenis pleins d'amour que mon Jésus lui fait pour moi, datie ce saint sacrifice. »

Entretenez-vous dans ces pieux sentiments, et répétez cette prière le plus qu'il vous serk possible, et assurez-vous que de cette manière vous acquitterez pleinement cette grande dette. Vous y réussirez plus paifaitrn)ent, si vous faites usage de l'acte d offrande que vous trouverez ci-devant.

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