IL LITA7IIES DE LA BONNE MORT
Pritre pour implorer rassistance de Jésus â
rheure de la mori,
1« Ceux qui récitent dévotement la prière suivante dans l'intention de demander à Dieu son secours pour Theure de la mort, ga-
f;nent une indulgence de cent jours chaque our(2).
2" Indulgence plénière, une fois le mois, en faveur ue ceux qui feront tous les jours du mois cet exercice préparatoire h la mort,
{>ourvu que, confessés et communies en un our de ce mois à leur choix, ils visitent une éçlise ou un oratoire public, et y prient à Tintention du Souverain Pontife. Ces indul-^
Sences sont perpétuelles et applicables aux mes du purgatoire.
« Seigneur Jésus, Dieu.de bonté et de miséricorde, je me présenté devant vous, couvert de confusion, avec un esprit humilié et un cœur contrit. Je vous recommande ma dernière heure et ce qui doit la suivre.
«c Quand mes pieds, immobiles, m'avertiront que ma course en ce monde est près do finir :
« Miséricordieux Jésus ^ ayez pitié de moi,
« Quand mes mains, engourdies et tremblantes, ne |iourront plus tenir contre mon cœur le crucifix, et que, malgré moi, elles le laisseront tomber sur mon lit de douleur :
a Miséricordieux Jésus^ ayez pitié de moi.
« Quand mes veux, obscurcis et troublés, aux approches de la mort, porteront leurs regards tristes et mourants vers vous :
« Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.
« Quand mes lèvres, froides et tremblantes, prononceront pour la dernière fois votre adorable nom :
« Miséricordieux Jésus ^ ayez pitié de moi.
« Quand mes joues, pAlcs et livides, inspireront aux assistants la compassion et la terreur, et que mes cheveux, baignés des
M) Ces litanies ont été composées par une demoitelle protestante, convertie à la religion catholiqne à rage de quinze ans, et inorie à dix-huit en odeur de sainleie*
(%) Ces indulgences, a€Cordé4:s par Pie Vil le là mai 1803, ont eié conArmces par Léon Xil, par un rescrit Urhis et orbit de l;i sacrée congrégniioo des Indulgences, en d:ile du 11 août t8i4, que les prêtres lie la pieuse Union de saint Paul, à lioine, garant dans leurs archives.
sueurs de la mort, se dressant sur ma tèio, annonceront ma tin prochaine :
« Miséricordieux Jésus^ ayez pitié de moi,
« Quand mes oreilles, prêtes à se fermer pour toujours aux discours des hommes s^ouvriront pour entendre votre toik, qui prononcera Tarrèt irrévocable qui doit Gier mon sort pour Télernité :
« Miséricordieux Jésus^ ayez pitié de mot.
« Quand mon imagination, agitée de fan* tAmes sombres et eiïrayants, sera prolonp"' dans des tristesses mortelles ; que mon esprit, troublé par le souvenir de mes iniquité et par la crainte de votre justice, luttera contre range des ténèbres, qui voudrait me dt^ rober la vue de vos miséricordes, et me yU:x dans le désespoir :
« Miséricordieux Jésus , ayez pitié de moi,
tf Quand mon faible cœur, accablé par U douleur de la maladie , sera saisi des b* rreurs de la mort, et épuisé des efforts qu'u aura faits contre les ennemis du salut :
a Miséricordieux Jésus , ayez pitié de m^i.
« Quand je verserai mes dernières l^innes, symptômes de ma destruction , rixercz-l ^ en sacrifice d'expiation , aOn que j'ex:>ir^ comme une victime de la pénitence; et dr.n? ce terrible moment :
a Miséricordieux Jésus , ayez pitié de mni.
(c Quand mes parents et mes amis, as^.. • blés autour de moi, s'attendriront sur VLOt état, et vous invoqueront pour moi :
« Miséricordieux Jésus , ayez pitié de mci.
a Quand j*aurai perdu Tusage de tous m* > sens ; que le monde entier aura dis|)aru po r moi , et que je serai dans les angoisse^ li ^ ma dernière agonie et dans le travail de .1 mort :
a Miséricordieux Jésus , aifcz pitié de m-' t.
« Quand les derniers soupirs de mon c i-i presseront mon âme de sortir de mon cor]»-, acceptez-les comme venant d*une sain'e irapatience d aller à vous :
a Miséricordieux Jésus , ayez pitié de m i
a Quand mon Ame , sur le bord de m ^ lèvres , sortira pour toujours d • ce moidi-, et laissera mon corps, pâle, glacé et sans 1 .- , acceptez-la comme un hommage que jo veux rendre à votre Majesté :
« Miséricordieux Jésus ^ ayez pitié de m o
« Enfin , quand mon Ame paraîtra dcv^r : vous, et qu'elle verra, pour la première 1 ••^, l'éclat de votre Majesté , ne la rejetez fa> de devant votre face , daignez me recev- ir dans le soin de votre miséricorde , afiu qut. je chante éternellement vos louanges :
« Miséricordieux Jésus , ayez pitié de moi •
OnAISOM.
O Dieu, qui, en nous condamnant è • mort, nous'cn avez caché le moment. fa*:*« que, nassant dans la justice et la sainte tous les jours de ma vie , jo puisse ro^nt* r de sortir de ce monde avec la paix d*ur.* bonne conscience , et mourir dans v. :; * amour, par N.-S. J.-C., etc.
§ 111. PRIÈRES ET A>TIE\XES POI^R tJMZ PRÉSERVÉ DE LA MORT StRÎTE.
Indulgences accordées àperpîtaitéh to:5
MOR
DES INDULGENCES
MOR
les fidèles qui réciteront» avec dévotion et un cœur contrit « les prières et antiennes suivontes, pour demander au Seigneur de nous délivrer des morts subites et imprévues qui» de nos jours, sont si fréquentes (1).
1* Indulgence de cent jours , pour chaque fois.
2* Indulgence pléniêre le 3 mai , fête de l'Invention de la croix ; le 1^ septembre , fête de son Exaltation ; le jeudi et le vendredi saints , pour ceux qui réciteront ces prières tous les jours de Tannée , pourvu (|ue, ces jours-là , après s'être confessés et avoir communié, ils prient selon les intentions de TEglise, dans une église où soit te saint sacrement (2).
iV. I?. !• Ces indulgences plénières sont applicables aux Ames du purgatoire.
â" La communion faite le jeudi saint suflit pour rindulgeoce de ce jour et celle du Vendredi saint.