Acte de contrition
Si votre bonté rae console, à mon Dieu I la vue de mes iniquités me trouble et m'épouvante. Je l'avoue. Seigneur, mon or- Kueil..., mes impatiences..., ma dissipation... [insister $ur tes fautes qui vous sont plus ordinaires ), mes infidélités sans nombre, me rendent tout à fait indigne de paraître en votre présence. Mais vous avez promis de ne point reieter un cœur contrit : et le mien est pénétré de douleur d'avoir pu vous déplaire. Ne considérez donc pas mes offenses, regardez plutôt mon repentir; regardez les mérites de mon Sauveur Jésus- Christ, qui a versé son sang pour m'oblenir miséricorde, et pardonnez- moi tous les péchés que j*ai commis contre vous.
Invocation à ÏEsprit saint.
Source de lumière et d'amour. Esprit saint, venez en moi, pour me mettre en état de faire une oraison fervente. Mon esprit aveuglé par le péché ne peut avoir aucune bonne pensée sans votre secours; daignez Téclairer et le rendre capable de concevoir les vérités saintes que je vais méditer. Mon cœur est sujet à une foule de mauvais penchants qui s'opposent à votre grâce: détruisez-les et embrasez-moi de ce feu divin dont vous êtes le principe, afin qu'il n'y ait plus dans ce pauvre cœur que lies affections dignes de vous. Ma volonté c>l trop faiblH pour embrasser le bien; fortili<'z-la; inspirez-moi des résolutions généreuses, et soulenez-moi quand il s'agira de les mettre en pratique.
Mon bon ange, mon saint patron, saint... ( invoouer quelque saint, envers lequel on ait t^ne dévotion particulière), accordez-moi votre assistance. Auguste Mère de Dieu, reine de ces esprits bienheureux dont je vais méditer !<! gloire, daignrz vous-même joindre vos ftutrrages aux leurs, alin de m'obtenir la grâce de prier comme ils le faisaient lorsqu'ils étaient ici-bas
coaps DE l'oraiso?!.
Permettez, 6 mon Dieu ! que je m'élève aujourd'hui par la foi au milieu des esprits bienheureux dont nous honorous la mémoire ;
votre bonté me destine à partager un jour la gloire des Saints; je dois donc considérer l'étendue de leur bonheur, afin de ranimer mon courage, et de les suivre avec ardeur dans le chemin qui les a conduits jusqu'à vous.
Qu'elle est immense, qu'elle est incompréhensible la récompense que vous réservez h vos élus I Si votre magnificence brille avec tant d'éclat dans les objets qui nous environnent, dans la v<«ste étendue nés cieux, dans les raj'ons éblouissants du soleil , dans la douce clarté des astres pendant une nuit tranquille; quelle splendeur ne déplojez-vous pas dans le séjour de vos récompenses, oii nos iniquités ne n)ettront plus d'obstacles à vos dons? Non, Seigneur, tout ce que je vois, tout ce que j'admire autour de moi, n'est rien auprès de ce que j'espère, et de ce que les saints, qui sont mes frères, possèdent déjà. Vous nous avez préparé, dans la cité permanente, des biens qui surpassent infiniment tout ce que l'œit peut voir, tout ce que l'oreille peut entendre, tout ce que le cœur peut désirer (S. Paul, I Cor. chap. 2, v. 9J. C'est vous-môme qui voulez être notre récompense ; elle sera donc infinie dans son objet, éternelle dans sa durée.
Premier point,
La récompense des saints sera infinie dans son objet. C'est quelque chose de bien grand, ô mon Dieu ! que ce boîiheur ineffable préparé dans le ciel pour ceux qui vous aiment! La magnificence de ce beau séjuur, la délivrance de tous les maux, la jouissance de tous les biens, la compagnie des anges et des saints, la présence de nos parents et de nos amis, la société de tant de personnes chères et vertueuses, les charmes de leur conversation , la douce harmonie de leurs concerts, tout se réunira pour inonder le& élus d'un torrent de délices.
Mais ce qui me touche infiniment davantage, ô Dieu de. bonté I ce que je ne puis me lasser de considérer dans le sentiment de ma reconnaissance, c'est que vous y serez vous-même notre récompense. Vous nous mettrez, pour ainsi dire, en possession de vos perfections adorables : vous nous ferez partager votre gloire, vos lumières, votre puissance, votre éternité.
11 est vrai, Seigneur, vous nous avez créés à votre ima^e; mais celle image est maintenant bien imparfaite, bien dégradée,
bien défigurée par le néclié An cicî,
tout sera rétabli dans 1 ordre, vous retracerez, de nouveau en nous votre ressemblance, et c'est alors que s'accomidira la parole de l'Ecriture: J*ai dit: Vous êtes des dieux,
O Dieu éternel! Dieu infini! se|ieut-il que vous vouliez être le parlige de votre faible créature, vous unir, vous confondre en quelque srjrte avec elle, afin de la rendre huureuse de votre proj^re bonh(»urI Mon âme soupire avec ardeur après !• nio-
ion
ORA
mCTIONNAlRE
OILV
inenl où elle verra se réaliser une si douce attentei et je me réjouis avec le prophète daos l'espérance d*<enlrer un jour dans voire maison ( Ps. cixi).
Alors je vous louerai, je vous adorerai, non plus, comme je Taifait souvent, avec un esprit dissipé et un cœur tiède, mais dans un transport éternel d*amour. Alors je vous verrai, non plus, comme à présent, & travers les ombres de la foi, mais à découvert, sans nuages, et dans toute la splendeur de votre beauté.
Alors surtout je vous aimerai sans réserve et sans partage. Je connaîtrai vos amabilités inflnios, Teicellence de vos dons, la multitude de vos bienfaits, et je publierai éteruellemeni vos miséricordes dans rassemblée des saints.
Srcond point.
Oui, /a récompense des saints sera étemelle dans sa durée. 01) I qu'elle est belle, qu'elle est consolante celte pensée : Je possec^erai celui qui est la source de tous les biens, et je le posséderai pour toiiyoursl... on jetant les jeux dans l'avenir, je n'y apercevrai rien, absolument rien qui puisse altérer la I>aix et le rei^os dont je serai mis en possession
Dans la vie présente tout passe avec rapidité; le bonheur le plus parfait en apparence est toujours mêlé de soucis, d'amertume, de crainte, et quelquefois de remords; mais fût-il exempt de toute peine, nous savons qu*il ne peut pas durer longtemps : la mort, l'inexorable mort nous poursuit sans relâche, et quand l'heure est venue, elle nous enlève tous les biens de cette vie en même temps; mais la porte du ciel lui est fermée, et le Dieu vivant, pour nous servir de la belle expression de 1 Ëcrilure, nous fera vivre de sa vie dans tous les siècles des siècles
Dans le ciel, par conséquent, nous n'aurons plus d'ennemis à combattre, plus de passions & vaincre, plus de tentations à surmonter, plus de dangers à courir Là,
monde pervers, tu n'exerceras plus ton cruel empire, il sera {)ermis d'être à Dieu, d'être tout à Dieu, de ne penser qu'à Dieu, de ne vivre que pour Dieu
Ah, Seigneur! si les saints ont éprouvé tant de consolations à s'entretenir avec vous, lorsqu'ils étaient encore sur la terre; si un Sàiùi Antoine, après avoir passé la nuit en prières, se plaignait au soleil de ce qu'il venait trop tôt interrompre une occupation si chère a son cœur; si j'ai goûté moimême tant de douceurs, dans les moments où votre amour se faisait sentir à mon Ame avec plus de force, que sera-ce lorsque nous vous posséderons et vous conteniplerons à découvert, dans l'édat de votre gloire, sans pouvoir jamais être séparés de vous!....
Puisque c'est pour tomours que vous voulez être mon |.arta^e, o mon Dieu 1 c'est aussi pour toujours, sans interruption, sans iuconMance, que je veux de- h [)rcscut met-
tre mon bonheur à vous servir et à mus sacrifier tous mes penchants.
Mon Dieu I la mesure de l'ainoar m j'aurai pour vous ici-bas réglera réteodoe de mon bonheur et de mon amour dansti vie future. Faites-moi donc la grâce de vnu^ aimer sur la terre avec toute l'ardeur doia je suis capable, et de commencer oiaiDlcnaiii ce que je dois faire un jour avec les bicoheureux. Que je vous loue, que je mt^ connaisse,queje vousaime comme les saitifs; qu(> je vive comme eux, que je meure comoN ^eux, et que ma récompense soit de tou) posséder et de vous bénir éternellement avei eux.
CO^CCLUSIOir DE L^OHâlSOX.