‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 272 sur 370 · Acte de bon propos · texte numérisé non relu

Acte de bon propos

J'ai médité le bonheur des sainls , j'^i conçu le désir de vous aimer comme eui. afin que vous puissiez aussi âtre ma récompense. Ne souffrez donc plus que je m'êtuche aux créatures, puisque je vous ai choisi pour mon partage : montrez-moi ce qui pourrait vous empêcher de régner eotièr^ ment sur mon cœur, et donnez-moi la foret de vous l'immoler... {Considérez ici k ^ ckant quil vous importe le plus de sam^ ■pour être tout à Dieu.)

J'ai entendu votre voix. Seigneur, et j« veux y être docile. Oui, je prends la résolution de renoncer pour toujoursà cet orgueil.* à ce désir de l'estime... à cette dissipaltoo... à cette attache... qui m'a fait commettre >«(< de friutes , et je m'appliquerai particulièn^ ment à les combattre dans cette occasion..-

Bénissez-moi , d mon Dieu , bénissez md résolutions; assistez-moi sans cesse, afin que je n'y sois point infidèle. Je vous le deflunJe par l'intercession de la sainte Vierge* ^ tous les anges et de tous les saints du i^artdis.

(Foy. l'art, suivant.)

ORAISON MEN rALE(Enseigoemeotdei^ De tous les exercices spirituels propres t détourner ou à retirer les hommes drli voie du péché , comme à les faire snwtf^ dans celle de la perfection el à leur procti|>'' le salut éternel , il n'en est point de p'^' profitable el de plus nécessaire que l'oni;*^'" mentale : elle est pour l'àiue une sorte <1'^^'

OTR

DES INDULGENCES

OTR

lOo^i

ensioi des choses de ce monde aux choses élesles , une étude affectueuse des intérêts le l*éternité, une union intime avec le Saint- {s{)rit» un 'Saint commerce avec Dieu. De rainte donc que, selon la parole des saintes icritures » la terre entière ne iombe dont une lésolation extrême , par défaut de réflexione alutaires de la part des hommes , tous et hacun en particulier* en tous temps et en DUS lieux 9 doivent être avertis de prier et le méditer leurs devoirs de chrétiens et leurs iDs dernières , afin qu*il plaise au Seigneur, ui est riche et généreux pour tous ceux ui Tinfoquent en esprit et en vérité , de loas accorder ses divines miséricordes, et dé lous assister toujours de ses grflces les plus bondantes. C'est pourouoi les Pontifes ro* laios, et en parliculier Benoit XIV, se sont ppliqués à exciter parmi les fidèles le goût l la pratique de ce saint exercice, en accorant les indulgences suivantes à ceux qui nseignent ou oui apprennent la méthode de oraison mentale , aussi bien qu'à ceux qui ont Toraison.

lodulgences accordées d perpétuité à tous es fidèles qui enseigneront aux autres la maflière de iaire la méditation , ou qui Tap* ^rendront eux-mômes.

l' Indulgence de sept ans et sept quaran-^ ameipourchaque fois que, vraiment. contrits i ayant communié , ils enseigneront à faire a méditation ou rapprendront aux autres, i" Indulgence plénteret une fois par mois , •int pour ceux qui enseigneront fréquemiient , soit en public , soit en particulier, la iiaiiière de faire la méditation , que pour «UI qui assisteront aussi fréquemment à es instructions, ils gagneront cette indul- [("nce, le jour, i leur choix, où, s*étant con- (ssés et ayant communié, ils prieront pour es intentions de TEglise (1).

N, B. Cette indulgence piénière est appli^ able aux âmes du purgatoire.

0 SAINT LOUIS. Yoy. Louis db Go!«xa- ;ie.

0 TRÈS-MISÉRICORDIEUX JÉSUS. Voy.

^RÉPAKaTIOïI k LA MORT.

0 TKÈS-SAINTE VIERGE MARIE, mère Hi MKO, COMBIEN DB FOIS, ctc. O très-saioto 'ierge Marie, mère de Dieu, combien de ')is mes péchés n'ont-ils pas mérité lenfcr I ^eut-étre que, dès le premier, la sentence K)rtée contre moi aurait été exécutée, si, [ans \otre bonté, vous n*aviez retenu la justice divine; vous avez ensuite vaincu la duété de mon coeur, vous m'avez porté à mètre en vous ma confiance ; et qui sait, hélas I ombien de fois je serais retombé dans le ^bé, au milieu des dangers que j'ai renoolrés, si vous ne m'en aviez pas préservé «r les grâces que vous m'avez obtenues 7 lais, ô ma Souveraine, à quoi me seriront vos bontés et les faveurs dont ous m'avez comblé, si je viens à me dam- '«'r? S*il fut un temps où je ne vous ai ims iniée, maintenant, après Dieu, je vous aime

(1) Benoit UV, bulle QuenvadmoAum, du 16 dé- •^brt 1746.

par-dessus toutes choses. Ah I ne permettez pas que je vous soisjamais infidèle et que j'abandonne le service de Dieu, qui, par votre canal, m'a accordé tant de grâces ; ne permettez pas, ô mon aimable Souveraine, que mon sort soit de voushaîretdc vous^mau- (lire pour toujours dans Tenfor. SouflTririezvous qu'un de vos serviteurs, qui vous aime, se perdit? O Marie» daignez me faire entendre votre ré()onse : me damnerai-jc? Ah! je me damnerai sûrement, si je vous abandonne. Mais qui aurait le courage de vous abandonner? qui pourrait oublier un amour comme le vôtre? Non, il ne se perdra pas celui qui se recommando k vous, et qui a recours à vous. Ah ! ma tendre Mère, ne m'abandonnez pas à moi-même, car je me perdrais; faites que toujours je recoure & vous avec confiance. Sauvez-moi, û vous

J|uiètes mon espérance; sauvez-moi deTener, et d'abord préservez-moi du pérhé, qui seul peut m'y conduire.

Salve, Regina, Ha- Nous vous saluons, ter misericordiae : vi* ô Reine* Mère de mita, dulcedo , et spes séricorde : notre vie, nostra, salve. Au te notre douceur et noclamamusexsulesfllii tre espérance, nous Eva. Ad te suspira- vous saluons. Nous mus, cémentes et élevons nos voix vers flentes in hac lacry- vous comme des eximarum valle. Eia lés et de malheureux ergo , advocata no- enfants d'Eve; nous atra, illos tuos mi- poussons vers vous sericordes oculos ad nos soupirs et nos nos couverte: et Je- gémissements dans sumbenedictum fru- cette vallée de Inrctum ventris tui no- mes; soyez donc nobis post hoc exsilium tre avocate, et jetez ostende, o démens, sur nous des regards 0 pia, 0 dulcis Virgo de miséricorde ; et • Maria I après l'exil de cette

vie , montrez - nous

Jésus, ce fruit sacré

de vos entrailles, 6

clémente, ô pieuse,

6 douce Vierge Ma«

riel

t. Dignare me lau- t- Daignez i^réor

dare te , Virgo sa- mes louanges. Vierge

crala. sacrée.

4. Da mihi virtu- ^. Donnez-moi iii tem contra inimicos force contre vos entuos. Demis.

t. Benedictus Deus t* O Dieu, soye^ in sanctis suis. Amen, béni dans la personne

de vos saints. Ainsi soit-il.

Pie IX, par an décret Urbis et Orbis^ a accordé, le 15 mai 1821, à tous ceux qui diront dévotement et avec un cœur contrit la prière ci^^lessus, et trois fois le Salve:

1* Indulgence de trois cents jours, une fois par jour.

S* Indulgence pléniêre une fois par mois pour ceux qui réciteront cette prière avec 1rs lrot5&i/rf,ftejftna.Chaque jourdu mois ils gagneront cette indulgence piénière, le jour du mois, à leur choix, où, s'étant confess<^s

PAl

DICTIO-NNAIRE

PAN

et ayant communié, ils prieronf, dans une lions de l'E^liso. —Ces indulgeucessoL!r église ou chapelle publique^ selon les inten- plimhlcs aux défunts.

PAIX (Prière pour la). Par décret du 18 mai 1848, Pie IX accorde cenf jours d'indulgence à chaque fois qu'on récitera les prières ci -après pour la |)aix; el indulgence pWniêre une fois le mois, pour ceux qui, ayant rhabiludede les réciler tous les jours, choisiront un jour pour communier, après sV;tre confessés, visiteront pieusement une église, et y prieront selon les intentions de Sa Sainteté (1).

Ces indulgences sont applicables aux âmes du puri^aloire. (Corresp, de Rome)

AiNT^ Da pacem, Ant. Donnez-nous, Domine, in diebus Seigneur , Ja pnix

pendant nos jours , car nui ne combat efficacementpournous, si ce n'est vous, notre

t. Que la paix soit dans votre force.

^. Et l'aboridance dans vos tours.

Oraison,

O Dieu, de qui procèdent les saints désirs , les conseils droits el justes, donnez è vos serviteurs ce! te paix que le monde ne peut leur procurer, afin que nos c(Burs soient soumis à vos ordres, et que, à l'abri des terreurs de Tennemi, rosjours s'écoulent tranauilles sous votre tutèie. Par Jésus-Christ, etc.

(i) fix audienlîa sanclissimi, die 18 mnii i848. S'anctissimus Domiiius nosler Pins papa IX, omnibus et siiigiilis utriiisqiie sextis Chrisli fidelibus, corde 6:)ltein conlrito ac dévote supra cnuntiatus preces recilaniibus, cenlum dieruui indulgeiiiiain pro qualibct earunidein precnm reciiatione bcnigne conccssit ; iis vero Chrisli (idelibus, qui uua sulieiu vice singulis diebus, per inicgruni nicusem, ipsus recitare pro more babucrint, indulgeniiam phuiariain setnel in unoquoque meuse acquirendani, ea scilicot liic qua vcre pœuileutes, confessi ac sacra co'.nuiuiiione refecli, aliquam ccclesiam dcvole visilaverint , ibique per aliqnod leuiporis spatiuin jiixla meutern Sanclilalis S:i:e pie oraverint, clemen- Icr est elargilus. Prïesenlibus in pcrpetuuni vali luris, absquc uUa Brevis expedilioue, fada insuper poleslale lam plenariain quam parlialem indulgeniiam animabus quoquc in purgaiorio delenlis iipplicaniti. Datum Roino;, ex secielaria sacne congregatioiiis ludulgenliain.

F. Curd. AsQuiMUS, prœfectus.

Jacobus Gallo, Hcretarius.

{Loco Sigitli.)

{Corre.^pjndufuc de Rome, 4 juillet 18*8).

nostris, (4uia non est alius qui pugnet pro nobis, nisi tu, Deus noster.

t. Fiat pat in virtute tua.

^. Et abundantia in turribus tuis.

Oremus.

Deus, a quo sancta desiderta, recta consilia et justa sunt opéra, da servis tuis illam quam mundus dare non potest [)acero, ut et corda nostra mandatis luisdedita,et hostium sublata formidine, tempora sint tua nrotectione Iranquilla.Per Chr'stum Dominum Dostrum. Amen.

PANGE, LINGUA, etc. Indul^rnr^.v.

(Ires à |)erpéluité h tous les fidèlis, qui r tcro-^l, avec un cœur contrit^Vhymwh* Ihififun, ou le Tuntnm ergo^ etc.

V Indulgence de trois cenis jour«. < fois par jour, pour la récilationde Hn Pfujge, linguay avec les verset et orai>oi suivent.

2" Indulgence seulement de cent j '.

également une fois par jour, noîirreu\ ne réciteront que les doux aernièn phes de cette hymne, TantumnqoS.^'^ nuntum^ etc., et Genitori Genitotfue, r\ , avec les mêmes verset et oraison.

3" Indulgence plénière, trois fois ;»'•'. pour ceux qui réciteront ainsi, au dh'-i fois chaque mois, soit le Pang^, lingv^'flier, soit le Tantum ergo seulement, «« • le jeudi saint, le jour de la Fête-Dieu «v, -n des jours de l'octave de cette f^tp;un t*^sième jour, au choix de chacun. Poorgsrces indulgences nlénières, ilsdevroul, -^ jours-là, se confesser, coramuninr, fiv • quelque église, et y prier selon les iulations de l'Eglise (1).

N. B^ Ces indulgences sont applicablesaii âmes du purgatoire.

Hyune.

Pange, lingua, glo- Chante, ô ma îar-

riosi gue, le myslt-r»-

Corporis mysterium , S.mguinisque pretio-

si, Quem in rouudi pre-

tium, Fructus ventris ge-

nerosi, Rox effudit gentiura. Nobis datus, nobis

natus Ex inlacta Virgine, Kt in mundoconver-

saïus, Sparso verbi semioe, Sui moras incolatus Miro clausit ordine.

corps glorieux «kisus, et du saiig Kr cieux que ce Roi •i-nations, sorti «iV sein généreui* > versé pour le « du monde.

Donné à la l* ^ • né pour nous du:

Vierge très-|'»rr.

après avoir conu.*avec les horonie> <' répandu la Si-m^y de sè parole, lî * terminé sa ccr'' par une wenf ' ineffable.

Dans la du t Jr ' dernière cène, J^** à table afec se- •> ci pi es , après a' observé tout ce r était prescrit pi^ ' loi de la Pâque» n ^ donne lui-Dû^'' eux de ses \>^\'^mains pour leur je:vir de nourriture.

(1) Pic VII, décret Vthh et Orifh deb^"* congrégation des Indulgences, du Soaoài \M

In supremœ nocte

cœnœ Recumbens cum fra*

tribus, Observata lege plene Cibis in legalibus, Cibum turbœ duode-

nœ Se dat suis mauibus.

v)tn

PAN

DKS INDILCHNCKS.

PAN

ions

Verbum caro, pa- Le Vorbe lait chair

liera verum change par sa parole

rerbocarnemefOcil: un pain v<^ritable en

Filque sanguis Chri- sa propre chair, et le

slimerum; vin en son sang; et

£t si sea<(us déficit « si les sens ne peuvent

Ad firmandura cor s'élever jusqu'à un

sinceruin tel prodige, la foi

Sola fides sufficit. sufQl pour aiïermir

un cœur docile.

Tantum ergo sa- Adorons avec un

cramcntum profond respect un

Wnereraur cernui ; sacrement si digne

Et antiquum docu- de nos hommages ;

inontum que l'ancien précepte

^ovo cedat ritui : cède au nouveau ; et

i^rœslet iides supple- (|ue la foi supplée à

mentum. la faiblesse de nos

>ensuum defectui. sens.

Genitori, Genito- Gloire, louange,

que salut, honneur, ac-

:aus et jubtiatio, tiens de grâces au

latus, bonor, virtus Père et au Fils uui-

quoque que : gloire égale à

vit et benedictio : r£spritsaint,quipro-

?rocedenti ab ulro- cède de Tuu et de

que l'autre,

jimpar sit laudatio.

Amen, t. Panem de cœlo t. Vous leur avez n'estitisti eis, aile- doni>é du pain desjia; ^. Omne dole- cendu du ciel, alletf-tmentura in se ha- luia; ^. Un pain déentem, alléluia. licieux, alléluia.

Oraison. Oaemus.

Deus , qui nobis 0 Dieu, qui nous iib sacramento mi- avez laissé diins un ibili passionis tuœ sacrement admirable ieu)onam reliquisti, la mémoire de votre ibue, quœsumus, passion, accordeza nos corporis et nous de révérer telsnguinis lui sacra lement les mystères ly^leria venerari ut sacrés de votre corps 'doinptionis ludB et de voire sang, que uituiii ia nobis ju- nous ressentions sans iier SfMilire merta- cesse (Lins nos «Imes lur. Qui vivis, elc. le fruit delà n'^demp-

tion que vous avez opérée ; vous qui , étant Dieu. etc.

Le Manuel de Lyon propose celte méthode mv passer saintement une heure ou dci-heure, un quart d'heure, ou môme quelws minutes devant le saint sacrement.

Ce qui embarrasse, dit-il, la plupart des fi- •b*s lorscju'ils vont visiter le saint sacre- *'U{^ ccsi la manière de bien faire leur ioration. Pour venir à leur secours, nous ij'-firfms ici quelques pratiques de piélé li lour faciliteront cet exercice et qui lurronl leur servir, non-seulement pour u; heure OU demi-heure d'adoration, mais Mir toutes les visites qu'ils fercmt à Jésusjfist dans le sacrement de nos autels.

D'abord nous leur recommanderons de entrer jamais dans l'église avec précipilain, mais d'y entrer avec calme, d'y prendre ; Teau b<^nite et d'y marcher avec modestie recueillement; d'y faire la génufiexion

avec un profond respect tant intérieur qu e\lérieur; de se tenir de môme tout le temps, très-respectueusement, devant le saint sacrement, ne se permettant aucîine posture trop commode; se mettant à genoux, ou se tenant debout, ou même dans le cas de nécessité s'a^seyant, mais toujours sans s'appuyer indécemment sur des ba'^cs ou des chaises; gardant un silence absolu, ne portant point les yeux de côté et d'autre, mais les tenant ou sur un livre, ou sur Jésus-Christ dans le tabernacle, ou modestement baissés; évitant les distractions, la vanité, le respect humain et l'hypocrisie. Quand on est à l'église, on ne doit s'occupper (|ue de Dieu , qui y est présent , et nullemenl de ce que Its autres peuvent dire de nous et en penser.

Pendant la visite il n'est pas nécessaire de faire beaucoup de prières vocales : l'essentiel est que le cœur prie et soit uni è Jésus- Christ. Le langage du cœur est plus agréable à ce divin Sauveur qu'un grand nombre* de prières vocales, faites souvent avec précipitation et sans attention. Nous donnerons ici qu^ques modèles de prières et de méditations, que l'on fera en totalité ou en partie, sur lesquelles on insistera plus ou moins, selon le temps que l'on a à passer devant le saint sacrement et plus longtemps sur celles qui frapperont davantage Tesprit et le

au 1).

cœur (1

Prière que Von pexU foire au commencement de

ia visite.

Pour bien faire celte prière, représentezvous vivement que vous êtes devant Jésus- Christ, Fils de Dieu, le même qui naquit autrefois dans une crèche et mourut sur la croix pour votre amour, et dites-lui plutôt de cœur que de bouche :

a Mon Seigneur Jébus, qui, par amour pour les hommes, demeurez nuit et jour dans ce sacrement adorable, attendant, appelant et recevant tous ceux qui viennent pour vous vibiter, je crois fermement que vous êtes ici présent : je vous y adore, en reconnaissant devant vous l'abîme de mon néant et de mes misères. Je vous remercie de toutes les grâces que vous m'avez accordées, et spécialement de vous être donné vousmême à moi dans ce sacrement, de m'avoir donné pour avocate votre divine mère Marie, de m'avoir inspiré de venir dans cette église en votre présence. O mon divin Jésus 1 je vous aime de tout mon cœur; je me repens de vous avoir ofi*ensé ; je me propos^*, avec votre sainte grâce, de ne plus vous offenser. Dès à présent, tout indigne que je suis, je me consacre tout à vous; fait<'S de moi et de tout ce qui est à moi tout ce qu'il vous plaira. Donnez-moi votre E$[»rit saint pour m'éclairer, pour me conduire, et ))0ur allumer dans mon cœur le fou divin de votre charité. »

Après cette prière, il serait bon de se te-

(I) Voyez surtout le livre si pieux des Vi$it€* au saini iacfement, par saiui Llgnori.

for>o

r.vx

liCTIONNAUŒ

PAN

nir quoique temps en silonce, appliqué intérieurement h faire les coosidératioiis suivantes ou semblables, et k produire les affections qu'elles ne manqueront pas de faire nattre : 1' Quel est celui qui est dans ce Vabernacle ? Sî* Pourquoi y est-il ? 3" Que demaoïJe-t-il de moi et que ferai-je pour lui?

« 1* Quel est celui qui est dans ce 4abernacle et sous les voiles de reucharistic ? C*est le Fils éternel de Dieu lui-même qui veut bien demeurer au milieu des hommes et conyerser avec eux... C*est mon Sauveur; c*est le même qui naquit autrefois dans uue étable, souffnt toute sorte de tourments pour me délivrer de la mort; c*est celui (|ui a versé tout son sang pour moi, et qui maintenant, par amour pour moi, reste la nuit

et le jour renfermé dans ce tabernacle O

Jésus 1 6 mon amour 1 comment se fait-il que je vous aie si peu aimé jusqu*è prissent ? A anges qui environnez cet autel, déilommagez ce tendre Sauveur de mon indifférence; souffrez que je me joigne & vous pour lui dire enfin que je Taime, que je veux vivre et mourir dans son saint amour.

c C'est mon Père qui m*invite à venir à lui, qui est là pour se charger de mes misères en cette vie et me faire part de son bonheur pendant toute Téternité. Venez à moi, me, dit-il, venez à moi vont qui êtes chargé de misères f et je vous soulagerai^ et je vous ferai trouver le repos de votre âme. O paroles toutes divines tô paroles pleines de douceur et d*amour I Oui, ô mon Jésus, 6 le plus tendre des pères ! je viens k vous, je suis devant vous, je me prosterne à vos pieds ; je me jette dans le sein de votre miséricorde», avec toute la confiance d*un enfant, entre les bras du meilleur des pères. Je Tavoue, je ne suis plus digne d'être appelé votre enfant : mais, 6 mon Dieu 1 recevez^moi, et pardonnez-moi.

t C'est le médecin de mon flme, c'est ma joie, ma consolation, mon libérateur, mon refuge, mon directeur, mon conseil, mon guide et mon tout. O mon Ame I bénissnns ce tendre Seigneur qui nous pardonne nos crimes, qui guérit nos infirmités, qui nous délivrera de nos misères, qui diminuera notre penchant au mal, fixera la légèreté de notre esprit et l'inconstance de notre cœur. Oui, bénissons le Seigneur qui nous délivre de la mort éternelle pour nous combler de ses biens et nous couronner de sa grande miséricorde pendant l'éternité.

« C'est mon juge; après ma mort, je serai présenté devant lui. Je ne le vois en ce moment que des yeux de la foi et sous les viles espèces ; mais alors il paraîtra dans toute sa gloire et tout resplendissant de majesté. Je paraîtrai moi-même devant son tribunal redoutable, pour lui rendre un compte exact de toute ma vie, pour être jugé avec sévérité, pour être condamné ou récompensé selon que i'aurai bien ou mal vécu sur la torre. Ô Jésus I je vous reconnais comme mon juge; je vous remercie de ce que vous voulez bien me juger

Tous-mème. Vous avez versé votre m pour moi ; .que o'ai-je pas ï espérer de ^itre miséricorde l liais, hélas! me Q*vj! point à craindra de mes péohésl ITeum point, 6 mon Dieu I en jugement wmim serviteur, car il ne serait point iostHlidi. Tant vous. Faites- moi graee, lavet ■« âme dans votre sang, soyez mon Saveur dans le temps et pendant toute Tel» nité.

«S" Pourquoi Jésus-Christ est>ildaosk sacrement de Tautel? O cieuxl mjv, dans rétonnement, il y eal pour moi... 0 mon Sauveur ! est-ce bien possible?.^ Qwd vous restez nuit et jour au miliea des boames, pour moi qui ne suis qu'une chétin créature, qu'un misérable, qu'un abooimble, à cause de mes péchés. Vous j éb pour moi qui n'ai rien fait pour voas, « qui ai mérité votre indignation pir dh crimes et mon inditférence. Soyez à \^m béni d'un tel excès de bonté à mon tpri: faites que mon cœur en soit touché ti^ je commence enfin à vous rendre anr pour amour... Jésus-Christ est danslasà^e eucharistie pour moil c*est-è-dire pw m'éclairer dans mes doutes, pour me consoler dans mes peines, pour m'enoouHe^ dans mes combats, pour me fortifier ooflin les ennemis de mon salut; il y est por vivre avec moi sur la terre, pour oonTerstf avec moi, {K)ur se donner tout entier à do', pour partager les peines de mon euU:

me faire part de tous ses biens dans i« ciel.

« 3* Que ferai-je donc désormais pcor TOUS, ô mon Sauveur 7 Ah I dès ce moioesi je vous donne mon cœur; prenez-le, rect; vez-le, ne me le rendez jamais; placez-leî côtédu vôtre, embrasez-le de ce feu sacré dcfi! vous brûlez sans cesse. O Jésus ! doooei* moi votre amour; c'est là tout ce Qoeje désire et tout ce due je vous demande ; it ne vous demanderai jamais autre cbosf.

parce que votre amour me suffit: préserrei moi du plus grand malheur qui puisse (D'l^ river, celui de perdre votre amour eo îoh» oficnsant. Oui, mon Dieu, tout autre mal, h vous le voulez, excepté le péché. Je o^ soumets à tout ce qu'il vous plaira de ittVo* voyer : j'accepte la maladie, les disgrâces, la mort elle-*mème; mais ne permettez |«f

3ue je sois séparé de vous par le péché, ie • éteste de tout mon cœur et je le fuirai a*'^ la même horreur que je fuirais uo serpeu J'éviterai avec empn^ssement ce qui H^' rait être pour moi une occasion de péck' les mauvaises compagnies, les mauvais >!>>' cours, les mauvaises lectures, je veillerti s*' mes yeux et sur tous mes autres sei^f^^ que le péché n'entre point par eux d/.* mon âme. Je m'approcherai souvent u^^ sacrements de pénitence et d'aucharisti- : je ferai avec exactitude mes prierai cbi'i '^ jour ; en un mot je n'oublierai rien p^' vivre désormais en bon chrétien. 0 i^^ Jésus I bénissez mes résolutions. > .

On peut encore faire ici les priéf«^ J amendes honorables au saint sacreoeoi f*

PAS

Dr:S INDUIX-ENCES.

PAS

fOOi

Ail sAcré cœur que nous avons déjà rap- IHirtées ou que nous rapi)orterons bientôl; réciter ou le chapelet de Notre-Seigneur, ou les actes d*amour de Dieu, ou la couronne des cinq pjaies» ou quelque prière à la sflinte Vierge. Du reste resseotiel n*est pas de faire beaucoup de prières» mais bien plutôt de prier avec ferveur et avec un sentiment intime de la présence réelle de Jésus- Christ dans la sainte eucharistie» ré))étant» s'il Je faut» souvent la même prière» à Teiemple du pubiicaiu» qui ne cessait de dire : Propitius esta miki peeeaiori.

Prière pour ta communion spirituelle,

« Adorable Jésus» je crois fermement que TOUS êtes ici réellement présent dans le saint sacrement; je vous y adore et vous aime par-dessus toutes choses ; je vous désire de toute l'ardeur de mon Ame; mais» puisque je ne puis maintenant vous rece- voir sacramentellement» venez du moins spirituellement dans mon cœur. Je m*unis h vous comme si vous étiez déjà venu en effet, et je me consacre tout à vous. Ne vous séparez jamais de moi et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous. (1) »

PASSION deNoTRE-SsiONEUR Jésus-Christ et de la COMPASSION db la 8ai!«te Vierge —( Exercices de la). Voici le mandement que publiait Mgr de Quélen en 1828.

Hyacinthe-Louis de Quelen » par la miséricorde divine et la grflce du Saint-Siège apostolique» archevêque de Paris» etc.

Nous ouvrons cette année la sainte Quarantaine» N. T. G. F.» par l'exhortation que saiut Paul adressait aux Hébreux pour les oiicourager à reprendre avec une nouvelle ferreur» à soutenir avec une constance inébranlable les travaux de la vie chrétienne» à supporter même avec joie les sacrifices qu*elle nous commande» et les l^rsécutioDS qu*elle nous attire. « Courez » leur écrivait ce grand Apôtre» courez par la patience dans la carrière qui vous est ouverte » nonobstant les difficultés qui s*y rencontrent» jetant les yeux sur Jésus»

Tauteur et le consommateur de notre foi »

Jui, au lieu de la vie tranquille et heureuse r)nl il pouvait jouir» a préféré la honte et les rigueurs de la Croix : pensez souvent à celui qui a enduré une si grande contradiciion de la part des pécheurs» afin que fOus ne perdiez pas courage et que vous ne tombiez pas dans l'abattement» à cause de ce que vous avez vous-même à souffrir. » Recogitaie enim eum qui ialem eusti^ Puit a peccatoribuê adtenum iemeiipsum tontradictionem , ui ne fatigemini » animie tetiris deikienie$ IHebr. xii» 9» 3).

I! semble, en etiet, que rien n'est plus capable de nous faire recevoir avec respect »

(1) Eoire aotres excellenu livres modernes qnl I traitent de Tadoralioii du saint sacrement* nous tiu*roiis cdoi qui vient de paraître à Paris» relatif à l^adoratioH perpélueile^ qui est recommandé spéciaknma par Mar. Sibour» qui est de M. Publié de la iouillene. Voir, du reste» noire article Samt sa-

et remplir avec exactitude lantique et vénérable loi du Carême» que de rentendre promulguer en quelque sorte du haut du Calvaire et à la vue de cette Croix qui noi:s rappelle tant de révérence pour Dieu , tant de zèle pour sa gloire, tant d'obéissance pour ses ordres » et à la fois tant de générosité pour notre salut et tant de sacrifices pour l'opérer. Que pourront , sur un chrétien sérieusement appliqué » pendant ce temps de pénitence» à la méditation de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ» les conseils du respect humain ou les délicatesses de la sensualité ? ou plutôt que ne pourra pas sur son esprit et sur son cœur la considération répétée de cette œuvre étonnante» où l'on ne sait ce qu'il faut admirer davantage» de la justice souveraine qui exige de l'innocent tant d'expiation» ou de l'infinie miséricorde qui en abandonne le mérite au coupable!

Aussi » N. T. C. F.» est-ce sur celte Passion bienheureuse du Sauveur que nous nous sommes proposé d'arrêter vos pensées à l'entrée ae la pénitence (^uadragésimale» persuadé que» si vous étiez attentifs à en étudier le mystère» et dociles à laisser pénétrer dans vos Ames sa divine onction» nous n'aurions plus besoin que de modérer votre ferveur pour des observances dont l'orgueil s'irrite» dont la timidité rougit» et dont la mollesse s'épouvante. Au lieu de nous plaindre» comme nous sommes, hélas t obligé de faire» du reiflchement de la discipline» nous ne serions au contraire occupé qu'à vous prescrire des ménagements que I Eglise ne refuse jamais à la faiblesse» mais que de déplorables illusions exigent trop souvent de son indulgence.

Oui» N. T. C. F.» venez quelquefois» venez souvent» pendant ce Carême» voue a$^ êeoir à t ombre de la croix ; et bientôt vous désirerez avec une ardeur extrême d'en cueillir et d'en goûter les fruits ^ parce que vous ne tarderez pas à reconnaître que» s ils paraissent d'abord amers à la nature» la grâce V a caché une douce et délicieuse sa-veur {tant, ii, 3). Sous cet arbre de vie» du haut de la montagne sacrée» d'où il étend sur l'univers ses rameaux protecteurs» dans le repos d'une simple mais fervente con« templation» aimez à parcourir des yeux do la foi le chemin royal que notre divin Monarque a tracé» qu'il a arro.^é de ses sueurs» de ses larmes et de son sang ; repassez les unes après les autres » avec une tendre cur riosité» toutes les circonstances de ce combat livré pour nous» de cette victoire acquise à un si grand prix » enfin de cette Passioa douleureuse» où Jésus» triomphant» par son arnour» du monde» de l'enfer» de Dieu même» nous a laissé dans ses souffrances et dans >a mort les moyens d'en triompher à notre tour comme lui et avec lui. C'est alors qu'aninit^s d'un saint courage» pleins d'une émulatimi divine» le feu d*une chaste pudeur rougissant votre visage, vous aurez honte de demeuicr oisifs à la vue de tant de travaux endurés pour vous ^ de mener une vie si molle, sous

PAS

DlCnONNAIRE

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un clief couronné d'épines ; de conserver encore tant d*orgueii devant des abaissements si profonds; de n'oser essayer la moindre satisfaction pour vos péchés , lorsque , pour eux, un Dieu s*esl fait v^iclime. Alors, N. T. C. F., vous descendrez vous mettre à la suite de ce Dieu sauveur et prodigue de lui-même; vous ferez taire vos répugnances ; vous imposerez silence à ces passions dont les murmures vous empêchent d'entendre la voix qui vous appelle à la pénitence ; et chacun , suivant ses forces , selon la mesure de grâce oui lui aura été donnée, avec la discrétion dont les bornes auront été posées par de sages conducteurs, vous ne ferez plus difliculté de réduire, comme Tapôtre saint Paul, votre corps en servitude (i vor, ix, 27) ; de le soumettre à Tobéissance de la loi autant qu'il pourra l'accomplir; de supporter du moins, en esprit de réparation, les adversités, les contradictions, les maladies, les douleurs , les exercices de la vie chrétienne , aQn d'achever en vous ce oui manque à la Passion de Kotre-Seigneur iésus-Christ (Coloss. i^2k); c'est-à-dire l'union volontaire de vos souffrances aux siennes, et l'application de ses mérites pour donner quelque valeur à- vos efforts.

Il serait trop long, N. T. C. F., d'énumérer et d'expliquer en un jour tous les avantages d'une pratique aussi salutaire que celle dont nous vous conjurons de prendre , au moins

Eendant le Carême, Theureusc habitude, ^u'il nous sufliise de vous dire qu'il n'en est pas qui ré(>ande dans l'Ame plus de lumières, qui lui communique plus de fo.ce, qui lui apporte plus de consolation ; que la science du crucifix peut, dnns la religion , tenir lieu de toutes les autres ; parce qu'elle nous apprend en un instant, d'un seul regard, quelle est la grandeur de Dio>j, sa sagesse, sa puissance, sa justice, sa bonté f et toutes ses autres perfections qu'il nous importe de connaître; parce quelle nous montre la misère du péché et le bonheur de la rédemption; la oeautéMu ciel, dont les portes nous sont ouvertes par la Croix, et les horreurs de l'enfer, dont les feux sont éteints par le sang qui en distille; parce qu'elle nous prêche, sans une longue suite de raisonnements et de conséquences, l'amour pour notre Créateur et Réderapteiir qui nous a tant aimés le premier; la charité pour tous les hommes ^ dont aucun n'a été excepté dans la volonté divine de les sauver tous (/ Tim. Il, 4) ; le pardon des injure , proclamé d'une manière si solemit'lle et commandé par d'aussi puissants exemples ; le dévouement pour nos frères jusqu'à donner notre vie pour eux y et pour eux devenir anathême (Rom. ix, 3); f)arce qu'elle dissipe, d'un seul trait, par un seul rayon , toutes les oh curités dont l'orgueil, la eunidilé, l'envie, la colère et les penchants honteux ciiveloj)[)ent sans cesse notre cœur, atin de mieux le séduire, le corrompre et le dominer : qu'il nous sufTise enfin de vous dire (lue, comme la Passion de Jésus-Christ est la source de tous U s biens, sa fréquente

méditation est aussi le mobile de toutes les vertus.

Pécheurs, pécheurs invétérés, péchenrs endurcis dans vos crimes , qui , troubla (quelquefois par le bruit da tonnerre (^oe \i justice miséricordieuse du Seigneur fait entendre à vos consciences, ne vous réveillr/ que pour vous rouler un moment dans t(.% propres chaînes, et retomber après plus profondément dans l'abîme du déses|)oir a dans l'assoupissement qui en est la suite ordinaire , ah ! si , comme nous respéronsi la voix de Dieu vous appelle encore [ Pioi. xciv, 8 ) , à la lueur d'un de ces éclairs ce la grâce qui brilleront sur vos têtes, tournez votre pensée vers la bienheureuse P9^ sion de notre Seigneur et Maître: n'inn porte la circonstance sur laquelle vous arrêtiez vos regards, ne les en détournez pa>; c'est de là que sortira le salut, que viemlrai^ paix, que aes fontaines surabondantes s'ourn* ront, d'aboid pour rafraîchir votre âme, H ensuite pour laver et faire ei;tièrement(JLiparaître des iniquités qui avaient fA(0 presque sans mesure {Rom. v, 10).

Entrez aussi dans ce vaste champ d.^ consolations célestes, vous qui depuis lorj^ temps semez dans les larmes sans e>péuu>: de moissonner dans la joie {Psal. cx\v,5,, âmes affligées qui n'avez le sentiment de ti vie que par celui de la souffrance, et qji peut-être ne connaissez pas encore rhesreux secret de calmer les douleurs. Vous l'avez demandé au monde, il ne vous Ta pas donné ; vous l'avez recherché daus ie commerce de vos amis les plus dévoués, et ils vous ont paru, comme ceux deiobjàtt consolateurs onéreux {Job xvi, 2). Vos reflexions n'ont fait qu'aggraver le poids de vos peines, et vous descendez tristeme t dans le tombeau, sans autre espoir quetl> trouver le terme d'une course si laborieuse, a Quoi donc ! s'écrie le Seigneur par son pn»nhète , n'y a~t-il plus de baume dans G«laad ? ne s'y Irouve-t-il personne pour guérir? Pourquoi les blessures de la fille de moi peuple sont-elles toujours vives et saistn.uiles ? » Nunquid résina non Cbt in Gaioad, arU medicus non est ibi? (Jerem. vui, 21 ^Vj > t-il donc pas dans TÉglise un reœèd»* |»<'"f les plaies les plus sensibles, un !)niuM«t contre la violence des douleurs? Depuis que Jésus a pris sur lui nos langueurs et nosuifirmités, depuis qu'il lésa sanctifiées eo le) portant , non-seulement toutes les iribub* lions paraissent tolérabies, mais elles m» « encore devenues un sujet de joie. Bans • souvenir répété de sa Passion et de sa mon le vrai chrétien trouve une admirable ver>i qui lui fait presque oublier le sentiment"' ses maux ; fort de ce souvenir, armédttti*' pensée^ pour parler avec lapôtre saint Piffi' l / Petr. IV ) , il sait délier tous les «enres <^ malheurs; près de succomber sous les c«iu d'une mort lente et cruelle, il rcM«i>V avec constance, il l'attend sans $'émou»o.*» Ii3 sourire de la foi sur les lèvres, il la ^V * avec calme , et lorsqu*elle frappe t il '^^ ^'" mande où est sa victoire, où r-l «»'' ^'t^^***

01. Ubi esf^ mori^ Victoria tua? ubi est^ «ors, tllmùlus tuû» ( I Cor. \y^ 55)?

Ce langage ne vous parait point étranger, mos tidèles, pieuses et ferventes, (jui, soi^ nrant sans cesse après une vie meilleure ICor. VII, 31), avez compris qu*un des plus rtrs moyens de Tobtenir, d'arriver à l'union ntime avec Dieu , de mériter le royaume >romis h la persévérance , était d'accompa- ;nor Jésus nans la carrière qu'il a ensan- ;lanlée, de demeurer avec lui dans ses tenta-ions {Luc. XXII, 28), de compatir à-ses doueurs, de boire au calice de ses amertumes, Ift s'associer à ses souffrances, d'essayer, 'il se peut, d*en ressentir quelques impresions. Ce n'est pas vous, sans doute, qui reuserez de vous livrer h un exercice ou vous vpz déjh puisé tant de dons excellents. l l'exemple de l'apôtre saint Paul, vous plaerez à la tc^le , et bien au-dessus de toutes 1*5 autres sciences, la connaissance deJésus^ X de Jésus crucifié (/ Cor. il, 2) ; au-dessus le Ions l«s discours, les entretiens sur Je" uit et Jésus crucifié: au-dessus de tous les lonneurs , la gloire d'appartenir à Jésus^ et I Jéius crucifié {Gai. vi, ik) ; au-dessus de oulcs les riciiesses, la |)OSsession de Jésus^ *tde Jésu9 crucîûé; au-dessus de toutes les alisfaclions de la ferre, le bonheur d'expriner en V(^tre personne Jésus^ et Jésus emn 'ifié: le monde ne vous sera plus rien, vous 0 n'v;arderez comme peu de chose^ avec tout :e qu'il ro». ferme d'éclat et de séduction, si, i»ar le peu d'estime que vous en ferez, vous pouvez ac^|iiérir Jésus , et Jésus crucifié [Phitipp. m, 8). Ce ne sera point assez enî*nre : jalouses de partager les souffrances et \os ignominies d'un si grand et si bon Matire, de porter sur vousia livrée de ses s- rvilcurs, et de montrer sans affectation, mais nussi sans faiblesse, le caraclèn; auguste de ses disciples , dont vous avez été marcpié, vous désirerez que le monde soit mort et cri^ rifié pour vous ^ comme vous voulez être mr tes et cruci^es pour le monde (Gai. vi, 1i), c'est-À^ire que vous ne chercbercz pas h lui plaire par de vaines complaisances et des concessions indigues de la profession chré*tienne, c'est-à-dire que vous marcherez la té(e levée, que vos frouts ne rougiront pas, <(ue vos yeux n'aff^^cleront pas une pudeur liuiiiouse, que vos lèvres muettes ne démentTu'U pas la foi de votre cœur, ou ne balbutieront p^s une timide excuse lorsqu'il s'agira de la noble cause <le Jésus^ et de Jésus trucifié: lorsqu'il faudra accomplir publi- M><c*mi3nt , en présence même de ses e'uieîiHs, les dKins préceptes de iésus, et c#>ux :ie son Bglise. Cfe ne sera nas encore assez : 9<ichant que ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifté leur chair avec toutes ses convoitises i<f(j/. V, 2i), vous appliqueriez conlinuelleii)<*:d sur votre cœur la passion de Jésus- ^«hrist, c'est-è-dire que, par la morlificiition Oe l'esprit et des sens, par la palionce , la douceur, la résignation, la pratique des œuvres de religion et de charité, vous travail^ ^^rtz chaque jour à détruire en vous le vieil fc'^miuf, ei r} rotin fonner sur le modèle de

DicTioi^N. Df^s iNnri.GKNcr.s.

DES INDULGENCES

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Vhomme nouveau ^ qui est Jésus Christ même (Coloss. iii» 9), c'est-!i-dire que vous ne vous lasserez jamais de réprimer les saillies et les révoltes de la nature, et de les faire ce» der aux impressions et aux mouvements dn la grAce , de corriger enfin toutes ces passions malheureuses dont Jésus est vt'ntt briser l'empire et nous aider à secouer lu servitude.

Nous sommes heureux de le reconnaître, et nous devons vous le dire pour votre édification et votre encouragement; au milieu d'un siècle opposé à la croix de Jésus-Christ, il est , N. T. C. F., il est encore certaines âmes plus généreuses et privilégiées, que les méditations fréquentes sur la passion de Notre-Seigneur élèvent au-dessus d'ellesmêmes, et transportent dans ces voies durei^ dont parle le Roi-Prophète {Ps, xvi, fc), qu'il n'est donné qu'à un petit nombre de par* courir : celles-là ont entendu de la bouchH de Jésus mourant des paroles que tous nn comprennent pas. Charmées par l'attrait do cette voix, qui les invite à une si douco contemplation , elles n'aspirent qu'à uno ressemblance plus parfaite avec Yiiomme dn douleur. Elles soupirent après les souffrances et les opijrobres, comme on s'en éloigne pour l'ordinaire; elles les désirent comme on les repousse; elles les recherchent comme on les fuit, et elles croient ne pas assez répondre à l'amour du Fils de Dieu, si chacun de leurs jours n'est marqué par quelque éprouve ou quelque sacriiicc. Leur devise est relie d'un pifux auteur : « On n'aime plus alors qu'on cesse de souffrir : 5ii»e do^ lore non vivitur in amore. (I) » On les voit, pénétrées de cette maxime, embrasser volontairement une vie austère, s'y vouer pour toujo rs, ajouter à la pratique des coniman*dements l'observance des conseils évangéliques, choisir la c oix la plus pesante, la |K)rt r counigeusetnent sur le sommet dû Cak vairo. Ravies de mourir à tout et à elies^ mêmes, alin de ne plus vivre que pour Dieu, elles se réjouis^senl de pouvoir dire à chaque in>taiit , avec le grand Anùlre : « Me voici eotin attaché sans retour à la croix de mon Sauveur; victime avec lui, je brûle d'y être consumé dans les flammes de la même charité; je veux y rendre avec lui le dernier souiûr : Chrisio confixus sum cruci ( Gai. Il, 19). Séraphins de la terre! avec lui ausM vous posséderez le royaume qui souffre rt'o* lence: vous y brillerez d'une gloire d'autant plus éclatante , que vous narlicipez davantage aux soutrrauces de Josus, et les consolations qu'il Vdus y réserve seront en proportion de la part que vous aurez prise à sa passio*! bienheureuse : sicut socii passionum estin^ sic eritis et consolationis {II Cor.

I, ni.

S'il ne nous est pas donné h tous d'entrer avec une égale mesure dans une société si désirable, N. T. C. F., prenons garde de n'en ètie pas tout à fait exclus, h rause de notre indifférence et de notre lâcheté dans l'accom'

(!) Imii. Chrhti, lit), ni, r^ip. r^, n. 7.

PAS

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plissement des plus simples devoirs. L'attention à mettre sur la passion de Notre- Seigneur Jésus-€hrist nous tirera du sommeil léthargique et mortel où nous vivons plongés ; elle réveillera notre foi endormie, et nous fera bientôt admettre en partage de i?e trésor incomparable , qui a été donné pour prix de notre rançon.

Afin de nous rendre de plus en plus consolant et fructueux ce saint exercice, ayons soin encore, N. T. C. F., de nous unir aux Affections et aux sentiments de Marie, celle Je toutes les créatures qui a compati le plus vivement aux douleurs de Jésus. Comme 'elle avait été la parfaite imitatrice de ses vertus, elle a vo^ulu aussi lui ressembler par les souffrances, et ressentir dans son Ame les cruelles angoisses auxquelles notre divin Sauveur s'était livré pour notre amour. Qui peut douter aue cette Vierge très-fidèle, que celte Mère tres-sainte, dont le cœur fut lou^ jours conforme au corcr de son Fils bienaimé, n'ait consenti h goûter toutes les amertumes de sa passion? Qui ne sait aue, sans rien perdre de la soumission quelle avait pour les ordres et les volontés du Père céleste , elle fut abîmée dans un océan immense de tristesse, et accablée sous le poids d*une inconcevable désolation ? Qui pourrait, sans se laisser attendrir, contempler le supplice de Jésus et de Marie, placés Pun à côté de l'autre, sur la montagne du Calvaire, se regardant, s'entendant, se crucifiant Tun l'autre , pour ainsi dire , par la correspondance de leur tendresse et de leur douleur? Mais aussi quel chrétien pourrait demeurer ingrat envers Marie, lorsqu'entrant dans la connaissance de ses dispositions les plus intimes, il la verra faisant elle-même en notre faveur Toffice de sacrificateur et d*avocate, acquiesçant à Fimmolalion de son Fils, Poffrant à Dieu pour notre salut, et acceptant à 06 prix de devenir notre mère?

Ne séparons donc jamais, N. T. C. F., ce

Ïu'unc même affliction a si étroitement uni. n méditant sur la passion de Jésus, n*oublions pas la compassion de Mûrie. Bénissons et adorons Jésus, le seul et unique médiateur auprès de son Père; b(''nissons et honorons Marie, première et toiitc-puissanlo médiatrice auprès de son Fils. Pleins de confiance dans la rédemption de Jésus et dans Tintercession de Marie, ne craignons pas de dire : O mon Dieu, brisez les liens de nos iniquités, parce que je suis votre serviteur et te fils lie votre servante ( Psai. cxv, 6). O Jésus! Fils de Dieu, sauvez-nous* par votre mort ! 0 Ma^ie ! Mère de Dieu, que le glaive de vos douleurs nous défende I

A CBS CAUSES, nous indiquons I«s dispositions suivantes pour le samt temps de Carême, pour Texercice de dévotion en Thonneur de la passion de Notre-Seigneur Jésus- Christ et de la compassion de Fa très-sainte Vierge Mère de Dieu, établi par nous Tannée dernière , dans notre église mutropolituine, etc.

Pour V exercice de dévotion en fhanntur k U Peuêion de Noir&Scwneur Jésui-Ckrui à de la Compassion de ta sainte Vierge,

Cet exercice, établi par nous dans Tégii» métropolitaine , pour perpétuer le souveoir des grâces du Jubilé, aura lieu toos les ^r<dredis de carême, le vendredi saint eic^j^h Ces jours, les reliques insignes de la pa&Mur seront exposées à la vénération des MAt, depuis le matin jusqu'après i*o(Dce du y):r.

immédiatement après Complies, oo thjitera le psaume Miserere met, Deus. 11 yar une instruction sur le mystère de la pâssio: de Notre-Seigneur, ensuite onferaladon* tion de la croix, pendant laquelle on chutera Thymno Vexilla Régis ; après radomilufi, on chantera la prose en Tbonneur de la coispassion de la sainte Vierge , Stabat Maitt: on récitera cinq Pater et cinq iire^aK Gloria Patrie etc., aux intentions de N. ï ' le Pape. L*éxercice sera terminé par la U^.diction avec le saint cil>oire.

Cet exercice n'aura lieu qu*à Téglisev- 4ropolitaine ; il ue pourra se foire dao^'v cuneautreéglise ou chapelle de notrediO'^*^ sans une autorisation particulièreelparémi

Par un rescrit du 13 juin 1837, sur liéemande que nous lui en avons adre&^ N. S. P. le pape Léon XII a daigné accenier, à perpétuité, à tous les fidèles de Tuo ti l'autre sexe, qui, vraiment pénitents, s'éULi confessés et ayant communié, visileroot Jrvotement l'église métropolitaine de Notr^ Dame de Pans, et y prieront un eeriain e^ pace de temps pour les fins ordinaires, u!!** indulgence plénière aux fêtes de Vhmi¥i* et de VExaltation delà sainte CroiK et (fi'dant leurs octaves, à commencer des {nmières Vêpres do ces fêles jusqu'i lafincr ces octaves, et pour une fuis seulemeoti^idant lesdiles octaves.

Sa Sainteté a également accordé i p^* pétuilé une indulgence plénière pour clique vendredi de carême S tous ceux q'ii* ayant accompli les conditions ci-de&sus requises, assisteront au pieux exercice ^jin ' lieu ce jour dans la même église , el qu< • l>rieront comme il a été dit plus liaai. m Sainteté a en outre accordé à tous les Oit <* qui, au moins contrits de ooeur.assisteruiii cet exercice et réciteront cinq Pater et cii'l Ave avec Gloria Patrie etc., en niémoin? <i^ la passion de Notre-Seigneur, une iodulgeo.* de trois cenis jours pour chacun Jece$«f> dredis. Bnfin, N. S. Père ? eut qu«^ tous f^^< qui, pour cause d*infirmité ou par quel i|| autre empêchement légitime, ne pottfn>(-^ assister audit exercice, puissent, auxiu^»'^ conditions, gagner les indulgences parlit^--^ ci-dessus énoncées.

Toutes ces dites indulgences sout ai>:cables par manière de suffises aui vo^ du purgatoire. ^

Toutes les indulgences énoncées oao« " deux précédents paragraphes sool et de»?»' rent publiées dans notre diocèse (xr le i^f^ sent mandement.

Nous terminons en citant tcxtueliew«tii^

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DES LVDlXCENiXS.

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