‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 289 sur 370 · OUA · texte numérisé non relu

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DES INDUI.GENCRS.

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<p|)t priricipnles églises peiitbint ces trois îoiirs. D'aiilres évoques firenl la même chose. >t(e dévotion se propagea rapidement. Elle •st iDdintenant en usage dans une grande tartiedes royaumes catholiques, notamment Jans les yilies et les communautés religieuses, sous le nom de prières des Quarante^ fleures. On a la consolation de voir, malgré e dépérissement général de la piété, un ;rand nombre de fidèles se tenir assidûment lu pied des autels durant ces trois jours, 't comme ils y sont exhortés par les milistres de I Evangile , s*unir aux Ames ferrentes qui dans les monastères de Tun et le Tautre sexe en font des jours d'adoration

lerpétuelle.

L*nutenr du Raccolta dit que ces prières lurent quarante heures , en mémoire des piarante heures que le corps de Notre-Sei- ;neur est resté dans le tombeau; qu'elles )nl commencé h Milan, en I53i, se sont ItenJues dans les autres villes d'Italie, fuont introduites à Rome par saint Philippe de SVri, en 1548, et rendues perpétuelles, par Jément Vlll, en vertu d*une bulle solennelle lu 25 novembre 1592, commençant par ces uots. Graves et diutumœ.

Les prières desQuarante-Heures s*ouvrent I Rome, le premier dimanche de TArent, lans la chapelle du palais apostolique, et tassent sans interruption d*une église dans inc autre, jusqu'à la fin de Tannée, selon 'onire établi (1).

Il existe, en outre, une pieuse association l'adfiraleurs du saint sacrement, auxquels l^ie VII a accordé beaucoup d'indulgences et ir privilèges spirituels (2).

Benoit XIV, voulant favoriser cette pieuse nsliiution, accorda, nar sa bulle IfUer cœrra hene muUa^ du V' janvier 1748, pour ous les Etats de l'Eglise, l'indulgence piéliêre k ceux qui se confesseraient, commulieraient et visiteraient le saint sacrement, 'XfK)sé à la vénération publique pendant rois jours de la semaine de la Septaagésime, le la Sexagésime ou de la Quinquagésime» mmédiatement avant le jour des Cendres.

Clément XIII étendit cette indulgence à toutes les églises du monde chrétien où le »int sacrement serait publiquement exposé pendant trois jours, ou dans l'une des trois semaines qui précèdent le Carême, ou un our dans chacune d'elles , ou seulement le leuili de la Sexagésime, appelé vulgairement ^jeudi-gras. Cette concession est du 23 juil* et 1765.

Tout évëque peut procurer à tous les idèles de son diocèse le mo;|ren de gagner l'indulgence plénière dans ces jours de scaniales.

Il 7 a , en outre , dix ans ei dix quaran-'

Elle a été coofirinée par Benoit XIV, dans la bulle Hi 17 mai 1749, pour l*aniiée saioie de 1750; Cléiieut UY, dans la bulle du 15 mai 1774, pour Tiiiiu!e sainte de 1775; et Léon XII, dans la bulle du 20 juin lH2i, pour rannée sainte de 1S25. (t)Oci esi TAdoration perpétuelle. Foy. cet

irlirle.

\,i) Vojf. Part. Car.^aval.

taines d*indulgonce pour chaque fois qu'on visite le saint sacrement ainsi exposé, d^a* près un bref de Paul Y du 10 mai 1606. Il j a sept ans ei sept quarantaines seulement pendant le jubilé de Vannée sainte, par concession de Benoît XIII, le 2 mai 1725.

Pie VU , par un rescrit du 12 mai 1817, a rendu ces diverses indulgences applicables aux Ames du purgatoire, et a déclaré privilégiés, pour ces jours-là,. tous les autefs des églises oh. se fait Texposition.

Néanmoins, aucune messe ne doit être célébrée en noir dans l'église où le saint sacrement est exposé pour les Quarante-Heures, d'après rinslruclion de Clément XI et une décision de la congrégation des Indulgences du 7 mai 1746 , commentée par Gardeliini (7om. F/, p. 95 ei suiv.). On applique Tindulgence en disant la messe du jour, ou une autre messe votive permise par lus rubriqnes.

Ce sont donc les évoques qui instituent lesQuarante-Heures dans les églises de leurs diocèses; par-là même ils peuvent les supprimer quand ils le jugent convenable. sVis n'accordaient que verbalement la permission d'exposer le saint sacrement , il n y aurait rien h craindre pour la validité de Tindulgence; car Tinduleenee ne vient pas d*eux ; elle est attachée à Tinstitution même. Cependant il e4 plus conforme aux règles d'une bonne administration de faire cette concession par un écrit authentique , qui reste dans les archives de la fabrique, et est, à perpétuité, le titre légitimede la fondation i\iis Quarante-Heures. (Mgr Bouvier, passim.)

D. EsiM nécessaire que le saint sacrement soit exposé pendant quarante heures entiêres ?

Ji. Nous ne le croyons pas ; car ni Benoit XIV ni Clément XIII n'exigent cette condition : ils demandent seulement, l'un et l'autre, l'exposition pendant trois jours. Or, il n'est pas nécessaire que le saint sacrement soit exposé exactement pendant quarante heures pour aue les paroles des deux f»ontife^ soient veriGées; il suffit qu'il le «oit moralement pendant les trois journées, selon le langage ordinaire des hommes. Or, s'il est exposé cha(jue jour depuis six ou sept heures du matin jusqu'à cinq ou six heures du soir, c'est bien moralement pendant trois jours. Si, au contraire, il n'était exposé que le matin, ou que le soir, ou (\ue pendant les offices, 00 ne pourrait [>és dire raisonnablement qu*il a été ex|H)$é pendant trois jours. (Mgr Bouvier.)

D. Est-il nécessaire^ pour gagner Vindulgence^ d'aller prier f chacun des irais jour s^ devant te saint sacremeni f

R. Benoit XIV le dit positivement dans m constitution Jnter cmiera (1). Clément XIII

(I) Carandum a vobis est (Episcopis) Jt in una a**! in pluribus ecclesils sanctissimuin Euclittristij! sacni* inentuin per irtduuni publico culiiii exponatiir... Nim liiterea plenani culpanim veiiîani impcrtinius quibualibet Cbristt fidelibos qui, pœnitentia et sacra synaxi

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REL

DICTIONNAIKE

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le suppose également ; néanmoins, lorsque le saint sacrement u*est exposé que le jeudi de la Sexagésirae, il accorde la môme indulgence, et Q exige qu'une visite faite avec dévotion (1).

0.1 peut se confesser quelques jours d'avance, pourvu qu'on le fasse avec 1 intention de gagner Tindulgence, et qu'on communie run des trois jours. Il n'est pas nécessaire de communier dans Téglise où les Quaranlo* Heures sont établies, puisaue les deux pontifes dont nous avons parle n'en disent rien.

On n'exige nas non pi us l'assistance à l'office qui se fait orainairemeut matin et soir devant le saint sacrement. Cet odice môme n'est point nécessaire. Lqs curés, cependant, ne doivent point y manquer, autrement ils iraient contre la pratiaue universelle et contre les intentions de leurs évoques. Il est aussi d'usage qu'ils fossent eux-mô:r.es ou fassent faire ar d'autres, ces jours-là, des instructions à a messe et aux Vôpres. En tous cas, ils doi-

vent donner In bénédiction, le soir, «t^ It saint sacrement ; Benoît XiV le prescrit.

Les prières que Ton doit faire ne soolps désignées; il suffit, à la rigueur, délai:': celle qui est prescrite pour toute iodulgeor: plénière. Mais dans des jours où il s'agiUe dédoromagor Jésus des outrages qu'il n^x de la part de tant d'âmes qui se liT.^emu

gi^ché ou à rindifférence, fa piété desmj dèles ne se borne pas là. Us proloi^ût, autant que leurs occupations et leur posilK: peuvent le leur permettre, leurs eotr^ tiens avec Notre-Seigneur, daoi le »

crement de son amour. Les prières qui cr«ir viennent le mieux sont les psaumes dri

Eénitence, les litanies, les aoiendes booor:les , avec les entretiens que l'on Iruot dans plusieurs livres do piété, entre ^utnrs les YisUes au saint sacremeni et les MéàtU' tions sur les souffrances de NotreSeignw JésuS'Christ, {Voy, Adobatio9C peapétoeui. Saint sacrehent, etc.)

RACHAT DES CAPTIFS. Voy, Confrérie

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