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DES I!CDtLGENCES.
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rénormilé du péché et les malheurs où il précipite, jamais vous ne consentiriez à en commettre un seul. Hais prenez le Rosaire ; méditez les mystères de rincaroation, de la PassioQt de la mort do votre Sauveur, qu'il vous rappelle » et bientôt les ténèbres qui vous aveuglent se dissiperont. Demandezvous à vous-même : Pourquoi le Fils de Dieu s'est-il fait homme? Pourquoi est-il né dans une étable ? Pourquoi a-t^l mené une vie si laborieuse et si pénitente? Pouniuoi a-t<il sué sanç et eau dans le Jardin des Olives? Pour* quoi a-t«il été déchiré de coups de fouets, couronné d'épines, attaché à une croix ? C'est à cause du péché : Et iête omnia fruciu$f ui auferaiur peccaiumu Oh I gue la malice du péché est donc grande, puisqu'il a fait mourir un Dieul Comment, à cette vue, votre cœur ne concevra-t-il pas de l'horreur pour J e péché ?
C'est encore cette méditation qui nous lionne une idée de la rigueur des peines par lesquelles le péché sera puni. Une seule goutte de sanç de Jésus-Christ était suflisaute pour expier tous les péchés du monde, |iuis<]u'elie était d'une valeur infmie. Pour* quoi donc son Père Ta-t-il condamné à le verser tout entier, et par des doul«>urs si excessives? Ecoutons saint Paul : Quem pro^
fioiuit Deus ad astensionemiusiitiœ suœ. Dieu *a exposé, maltraité, afflige de la sorte aux >eux de tous les hommes, pour leur faire voir la sévérité incompréhensible de sa justice, et nous donner quelaiie idée des horriî^les supplices de l'enier. Vois, pécheur, vois flans le châtiment sévère du Fils de Dieu la rigueur de la punition qui te sera infligée tlans l'autre vie, si tu no préviens la justice divine par une pénitence sincère. Ahl si rinnocent, si le juste par excellence est traité si rigoureusement, seulement pour s'être chargé de péchés qu'il n'a pas commis, que fera-t-on aux coupables? Ou I qu'il est borri* hie de tomber entre les mains du Dieu vivantl
Telles sont les réflexions oue suggère la inédilatiou des mystères du Rosaire. Est-il rien de plus capable de retenir l'homme près de tomber aans l'abîme du péché , ou lie l'en retirer, s'il y est déjà plongé? Son irœur fût-il plus dur que la pierre, comment, h cette vue, ne serait-il pas effrayé, touché. Attendri, amolli? Comment ne ierd-t*il pas lies efforts pour se convertir? La dévotion liu Rosaire est donc Irès-efQcace pour la conversion des pécheurs.
Elle n'est pas moins puissante pour nous porter h la pratique de la vertu, puisqu'elle nous en découvre les beautés par les exemples que nous en ont donnés Jésus et Marie flans les mystères de leur vie et de leur [Mission 9 puisqu'elle nous montre, dans les mystères de leur gloire, les couronnes qu'ils ont obtenues, et que Dieu promet à tous C4)uxqui les imiteront. Cette vue, sans doute, jointe k la force de leurs exemples , doit nous encourager, nous exciter furtemeut à marcher sur leurs traces. Quel effet, surtout, doit produire dans nos cœurs la tuc de ccltu
immense charité aue Dieu nous-montredans les prodigieuses numiliations , et dans les excessives douleurs qu'il a souffertes pour nous! Nes'allume-t-il pas alors au dedans de nous un vif amour pour ce Dieu qui nous aime jusqu'à cet excès? Et cet amour, eomnient ne nous ferait-il pas haïr le péché, qui outrage tant cette immense bonté? Que ne nous fera-t-il pas entreprendre pour plaire à ce cher Ciuciué, et pour procurer sa gloire ? Ahl si le Rosaire était plus connu , mieux pratiqué, quel changement ne produirait- il pas parmi les chrétiens 1 Rientôt on verrait toute la face de l'Eglise changer, les désordres finir, la piété renaître. Dieu aimé» Jésus-Christ imité, et sa sainte Mère hono* rée.