‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 3 sur 370 · AVIS IMPORTANT · texte numérisé non relu

AVIS IMPORTANT

D'après une d«s1ols providentielles qui régisseiil le raonde» >vremenl les œuvres au-dessus de l'ordinaire se font uns coQtradletion» plus ou moins fortes et nombreuses. Les AUlien Catholiqiu» ne pouvaient guère échapper à ce cachet diffn de leur utilité. Tantôt on a nié leur existence on leur importance ; tantôt on a dit qu'ils étaient femici ou 9u'ils allaient l'être. Cependant ils poursuivent leur carrière depuis 31 ans, et 1rs productions qui eu sortfot defiennent de plus en plus graves et soignées : aussi paraît-il certain qu'è moins d'événem«inls qu'anciioe prudenre humaine ne saurait prévoir ni empêcher, ces Ateliers ne se fermeront que quand la Bibliothèaue du Clergé sera terminée en ses 2,000 volumes in-i*. Le passé parait un sAr gar ni de Pavenir, pour ce qu'il y a à ejipéreroii à rraindre. Cependant, p^irmi les calomnies auxquelles ils se sont trouvés en butt«>, il en est deux qt:i ont été continuellement répétées, parce qu'étant plus capitales, leur effet entraînait plus de conséquences. De petits et ignares concurrents se sontdone acharnés, par leur correspondance ou leurs voyageurs, à répéter partout que nos Editions étaient mal corrigées et mal imprimées. Ne pouvant attaquer le fond des Ouvrages, qui, pour la plu|»rt, ne sont que les chefs^'œuvre du Catholicisme reconnut pour tels dans tous les temps et dans tous les pava, il fallait bien se rejeter sur la forme dans ce qu'elle a de plus sérieux , la correction et Timpression ; en effet , les chefs-d œuvre même n'auraient qu'une demi-valeur, si le texte en était inexact ou illisible.

Il est trè»>Trai que, dans le prlmîpe, un succès inouï dans les fastes de la Typographie ayant forcé l'Editeur de recourir aux mécaniquea, afin de marcher plus rapidement et de donner les ouvrages ï moindre prix, quatre volumes do double Ccwra d*Bcriture gainfe et de Théologie furent tirés avec la correction insufDsante donnée dans les imprimeries à presque tout ce qui s'édite; il est vrai aussi qu'un certain nombre d'autres volumes, appartenant a diverses l'ubl lestions, hirent Imprimés ou trop noir ou trop blanc. Mais , depuis ces temps éloignés, les mécaniques ont cédé le travail aux presses à bras, et l'impression qui en sort, sans être du luxe, attendu que le luxe jurerait dans des ouvrages d'une telle nalure, est parfaitement convenable sous tous les rapports. Quant ï la correction, il est de fait qu'elle n'a jamais été portée si loin dans aucune édition ancienne ou contemporaine. Et comment vu seraitril autrement , après toutes les peines et toutes les dépenses que nous subissons pour arriver à purger nos épreovis de toutes faulesT L'habitude, en t}'pograpbie, même dans les meilleures maisons, est de ne corriger qui) deux épreuves et d'en conférer une tro sième avec la seconde, sans avoir préparé en rien le manuscrit de l^uteur.

Dans les Atelierg Calhotiquei la différence est presque incommensurable. An moyen de correcteurs blanchis sous le harnais et dont le coup d œil typographique est sans piiié pour les fautes, on commence par préparer la copie d'un bout à l'autre sans en excepter un seul mot. On lit ensuite en première épreuve avec la copie ainsi préparée. On lit en aecoDde de la même manière, mais en col alionnant avec la première. On fait la même chose en tierce, en collalionnant avec la seconde. On agit de même en quarte, en collationnant avec la llerce. On renouvelle la même opération en quiute, en collationnant avec la quarte. Ces coHatlonnements ont pour but de voir si aucune des faut4>s signalées au bureau par MM. les correcteurs, sur la marge des épreuves, na échappé à MM. les corrigeurs sur le marbre et le métal. Après ces cinq lectures eniièrss contrélées l'une par l'autre, el en dehors de la pri'paratl< u ci-dessus mentionnée, vient une révision, et souvent il en vient deux ou tro»; puis l'on cliché. Le clichage opéré, p'ir conséquent la pureté du lexte se trouvant immobilisée, on fait, avec la copie, une nouvelle lecture d'un bout de l'épreuve à l'autre, on se livre ï une nouvelle révision, et le tirage n'arrive qu'après ces innombrables précautions.

Aussi ya l il h Montrougedes correcteurs de toutes les nations et en plus grand nombre que dans vingt-cinq imprimeries de Paris réunies ! Aussi encore, la correction y coAte-t-elle autant que la composition, tandis qu'ai leurs «Ile ne coôte que le dixième ! Aus«i enfin, bien que l'assertion poisse paraître téméraire, l'exactitude obtenue p«r tant de frais et^e soins, blt-elle que la plupart des Editions des Ateliers Cathotimiet laissent bien loin derrière elifs celles même des célèbres Bénédictins Mabitlonet Montfaocon et des célèbres Jésuites Petau et Sirmond. Que l'on compare, en effet, n'importe quelles feuilles de leurs éditions avec celles des nôtres qui leur correspondent, eu grec comme en latin, on se convaincra que l'invraisemblable est une réalité.

p'ailleurs, ces savants éminents^ plus préoccupés du sens des textes que de la partie typographique et n'étant

Kiot correcteurs de profession. Usaient, non ce que portaient les épreuves, mais ce qui devait s'y trouver, lei.r ule intelligence suppléant aux buies de l'édition. Ue plus les Bénédictins, comme les JésMites, opéraient presque toujours sur des manuscrits, cause perpétuelle de la multiplicité des fautes, pendant que les Ateherg Catholiques, dont le propre est surtout de ressasdter la Tradition, n'opèrent le plus souvent que sur des imprimés.

Le H. P. De Bocb, Jésuite Bollandisie de Bruxelles, nous écrivait, il y a quelque icmps, n'avoir pu trouver en dix-huit mois d'éludé, mte seule faute dans notre Pairologie latine. M. Denzinger, professeur de Théologie à TUniversité de Wurxbourg, et M. Reissmann, Vicaire Général de la même ville, nous mandaient, à la date du 19 juillet, n'avoir pu également surprendre une seule faute, soit dans le latin soit dans le grec de notre double Patrologie. Kniin, le savant P. Pitra, Bénédictin de Solesme, et M. Boneiiy, directeur des Ammles de phUosopkie chréiieime, mis su défi de nous convaincre d'une seule erreur typographique, ont été forcés d'avouer que nous n'svluns pas irop présumé de notre parfaite correction. Dans le Cieraé se trouvent de bons latinistes et de bons helénisies. et, ce qui e«t plus rare, des hommes très-positifs et très-pratiques, eh bien ! nous leur promettons une prime de 25 centimes par chaque laute qu'ils découvriront dans n'importe lequel de nos volumes, surtout dans les grecs.

Maigre ce qui précède, l'Editeur des Cours complets, sentant de plus eu plus l'Importance et même la nécessité d'une correction par&ite pour qu'un ouvrage soit véritablement utile et estimable, se livre depuis plus d'un an, et est résolu de se livrer jusqu'à la fin à une opération longue, pénible et coûteuse, savoir, la révision entière et universelle de ses innombrables clichés. Ainsi diacun de ses Tolumes, au fur et à mesure qu'il les remet sous presse, est corrigé mot pour mot d'un nout à l'autre. Quarante hommes y sont ou y seront occupés pendant tO ans, et nne somme qui ne saurait êtremoiiidre d'un demi million de francs est consacrée à cet important conlréle. De celte

certes être bien oénétré d'une vocation divine à cet effet, p<iur ne reculer ni devant la peine ni devant la dépense, surtout lorsque l^Eurupe savante proclame que jamais volumes n'ont été édités avec tant d'exactitude que ceux de la Bibliothique universelle du Clergé. Le présent volume est du nombre de ceux révisés, et tous ceux qui le seront è l'avenir porteront cette note. Eu conséquence, pour juger les productions des Ateliers Catholiques sous le rapport ^yde la correction, il ne faudra prendre que ceux qui porteront en lèie l'aits ici tracé. Nous ne reconnaissons que cette

Mr des Grecs, le Latin et le Français par les premiers correcteurs de la capitale en ces langues.

•Nous avons la consolation de pouvoir Unir cet avis par les réflexions suivsntes : Enfin, notre exemple a fini pat ébranler les grandes publications en Italie, en Allemagne, en Belgique et en France, par les Canons grecs de Rome le Gerdil de naples, le Saint Thomas de Parme, VBncyclopédie religieuse de Munich, le recueil des déclarations de% rites de Bruxelles, les Bollandisles , le Su-ires et le Spieilége de Paris. Jusq^'iri, on n'avait su réimprimer que des ouvrages de courte haleine. Les in-&*, où s'engloutissent les in-folio, faisaient peur, et on n'osait y tottcher, par crainte de se nojnr dans ces abîmes sans fond et sans tires; mais on a fini par se risquer à nous Imiter. Bien plus , sous notre iiopuUion. d'antres Editeurs se préparent au Butlmre uniTUrsel, aux Décisions de toutes les Congrégations, à une Biographie et k une Histoire générale, etc., etc. Malheureusement, la plupart des éditions déjà bites ou qui se font, sont sans autorité, parce qu'elles sont sans exsctitude ; la correction semble en avoir été faite par des aveugles, soit qu'on n'en ait pas senti la gravité, soit qti'on ait reculé devant les frais; mats pjtiencel une reproduction cortecle surgira bientôt, ne fût-ce qu'à la lumière des écoles qui se sont faites ou ^i se feront encore.

DOGHâTIQUe, mSTOBIQDI, ASCÉTIQUI BT PBATIQUI,

DBS

mfûm ET ASSOGIATIOXS GiTIOlIQDES ,

A Vmmmge 4tm Eeelé«la»ll«ac«, étm tiéwtm éa «aactaaire et éem VMèle» picax t

Chanoine honoraire de Limoges, Directeur de l*OEuTre dea Bon^ lirres ei de I^CEurrede Saînt-FrançAft'- Xavier de celle ville, ex-souft-Sapërieur du petit Séminaire du D«>nit, auteur du Dictionnaire d*AucL«diites chréi.eones, et d*un grand nombre d*Ouvrages religieus :

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