‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 325 sur 370 · VENDE HONORABLE · texte numérisé non relu

VENDE HONORABLE

Je vous adore avec le profond respect qoe m'inspire la foi, d mon Dieu et moo Saureor Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, et je vous aime de tout mon cœur, renfermé dâos le très-auguste Sacrement de rautel,eD réuration non-seulement des irrévérences, des profanations et des sacrilèges que j'ai eoii^ malheur de commettre moi-même jusqu; présent, mais encore de tous ceux qui onit commis contre vous, ou qui pourraient, et qu'à Dieu ne plaise I l'être à l'avenir; je toss adore, ô mon Dieu, non comme vous mérita d'être adoré, ni même comme je le dtm\u mais au moins autant que j'en suis capaUe; et je voudrais pouvoir le faire avec toute h

1»erfection dont une créature est susceptible. 'ai l'intention de vous adorer malutecaQi et toujours, non-seulement pour ces calboliques qui ne vous adorent point et oe tous aiment point, mais encore à la place et poor la conversion de tous les hérétianes, scliismatiques, impies, athées, blaspnémateurs, malfaiteurs, mahométans, juifs et idolâtm. Soyez, ô Jésus 1 connu, adoré, aimé, loué de tous les hommes^ et à tout moment, dans k très-saint et très-<liviji Sacrement de Tauldl Ainsi soit-il.

Oraisons jaculatoires.

Je vous adore à chaque instant, paia céleste, pain de vie, divin sacrement.

0 Jésus I l'amour de Marie, je vous pne de bénir mon âme et ma vie.

Jésus, mon Sauveur, à vous seuljedonoi mon esprit et mon cœur. . ,

SACREMENT (Adoration du très-saint). Indulgences accordées à perpétuité à tous les fidèles qui adoreront Notre -Seigjieuf Jésus-Christ dans le saint sacrement de 1 autel, au son de la cloche qui annonce l'élévition d'une grand'messe, d'une messe to paroissiale, ou d'une messe conventuelle.

!• Indulgence d'un an, toutes les foisqufl" son de cette cloche on se mettra à genotn^ dans quelque lieu que l'on se troure, v>

ces des Adoratrices perpétuelte$ du Salnt-Sacrewfljt du inonaslère de RiMue, qui sonldans 1'""»^t'i ciier ceue amende iiODorabte pendaol iear mi^ d'adoralion. . ,^.^. ^

(\) Pie VII, rescril du 21 janTier J»»»; " Léoo XII , rescril écril de sa propre ujamijw jj aoûi ifôS , qui se conserve dans les archi»» •" wonaslére des AîoralricCs perpclucilca, a K«"^-

SAC

DES INOOLOEffCES.

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fon adorera Jésus-Cbrisl en récitant quelque

prière.

2* Indulgence de deux ans^ toutes les fois qu'au lieu d^adorer Notre-Seigneur du lieu où Ton se trouve» on se rendra exprès dans r^glise où se dit la messe chantée, conventuelle ou paroissiale, pour adorer de même Jésus-Christ pendant Télévation de celte messe (i).

Voir les articles Oraison jaculatoire au taint iacrement ; Actes d'adoration , etc. ;

PlNGB LINGUA, etc. ; CONFRÉRIE DU SaINT-Sa- CREMENT.

SACREMENT (Adoration perpétuelle du très-saint). Anne d'Autriche, mère de Louis XiV, fonda, en 1633, le premier monastère (le Bénédictines réformées, qui se proposaient d offrir habitueflement de solennelles réparadons à Jésus-Christ pour les outrages qu'il reçoit sans cesse dans la divine Eucharistie. Ces pieuses Qlles se succédaient jour et nuit, sans interruption, dans leur chapelle, se telidul humblement prosternées devant le saint iacrement , et s'oifraient.à lui comme des nclimes d'expiation pour toutes les irrévéences commises d son égard. Leur devise tait CCS paroi i'S : Loué soit le très-saint sor rement de fautel à jamais. Elles les répéaient à chaque instant, au commencement t à la Gn des heures de l'oflice, en se renuntranC dans la maison, en allant au tour ou la grille, avant et après le repas, avant de endormir» en s^éveillant, etc. Cette sainte istitution fut adoptée dans plusieurs mai* )ns; elle se propagea et s est conservée [sau*à nos jours.

Cléuient X, voulant encourager les per- '/jnes séculières à Tembrasser, accorda, par I Bref du 22 janvier 167&, indulgence pléère h ceux qui s'uniraient dans le dessein honorer le saint sacrement. Une pratique louabio ne pouvant être établie partout, a tâchép dans bien des endroits , de faire partie ce qu'on ne pouvait observer enreinent. Dans des communautés et les Yiisses où Ton n'a pu avoir pendant la it des fidèles pour adorer le saint sacrent on s'en est procuré pour tous les rs, eo assignant a chaque personne por- Je bonne volonté, pour un jour et une ire délerminés de chaque semaine ou de que mois, une demi-heure ou au moins ((uart d'heure d'adoration du saint sacren. Là où il à été impossible d'en avoir s les jours de la seruaine , on a essayé I avoir, ou trois jours entiers, ou l'après- )r de chaque jour , et du moins les diiches et les fêtes. Dans bien des parois- . pour avoir des adorateurs du saint cinenC V les dimanches et les fêtes, il i d*une heure d'adoration par an , assi- * h chaque paroissien pour tel dimanche ^Ue fête. Pour cela, H. le curé publie en re à la (srand'messe les noms des adora- ^ du saint sacrement nour je dimanche I fôte suivante, avec l'heure qu'il leur

Gréi^oire \IH cou%iiiuiu>û Ad excitnndum, ilu

assigne* Celui qui est Qddie à son heure d'adoration gagne ce jour-là ou un autre jour de la semaine une indulgence plénière, en se confessant, communiant et priant pour les Ans ordinaires. Dans les enoroits où il n'y a pas assez d'associés pour toutes les heures de la journée, il est nécessaire, pour gagner cette indulgence , de s'unir intérieurement aux associations existantes. Clément X, 22 janvier 167i.

Dans certains endroits, voici comment se fait cette adoration : ainsi, naguère une association vient d'être formée dans la Tille d'Aix, ayant pour but l'adoration nocturne du très-saint sacrement , en réparation des offenses qui se commettent contre Notre- Seigneur, et pour attirer sur la France les grâces dont elle a besoin. Les hommes seuls peuvent faire partie de l'œuvre de l'adoration nocturne. Divisés en plusieurs séries, ils se succèdent deux à deux, et d'heure en heure, devant le saint sacrement, depuis dix heures jusqu'au lendemain guatre heures, où, tous réunis, ils font la prière du matin et assistent à la sainte messe. Mgr l'archevêque d'Aix est le supérieur de l'association ; c est lui qui en nomme le président, le sousprésident et les secrétaires.

Pour montrer l'excellence de cette œuvro, nous ne pourrions mieux faire que de reproduire la dernière lettre pastorale de Mgr Tarchevêque de Paris, h l'occasion du premier anniversaire de l'établissement de l'adoration perpétuelle du très-sairit sacrement.

« Une année s'est écoulée , nos très-cher.s frères, dej)uis le jour où, avec l'aide de la bonté divine , nous avons institué pour le diocèse de Paris le pieux exercice de l'adoration perpétuelle. Vous vous souvenez que ce fut à |:artir du premiio* dimanche de l'Avent que le très-saint sacrement resta exposé chaque iour à vos constants homma-

fes. Cette année, une cérémonie semblable celle qui eut lieu à Notre-Dame vous réunira également, et inaugurera dans le diocèse une nouvelle série d'adorations. Mais en vous conviant à y prendre part , nous éprouvons d'abord le besoin de vous expri* mer combien notre cœur s'est déjà réjoui du succès de la sainte entreprise que nous avions formée. Partout nous avons vu avec bonheur le clergé régulier et séculier du diocèse, les communautés religieuses , les fidèles, rivaliser de zèle et de piété, non-> seulement pour environner notre divin Sau« ▼eur de la pompe extérieure qui est due au Roi du ciel et de la terre, mais surtout pour lui prodiguer leurs adorations et leurs priéres, que son amour préfère à tout l'éclat de nos ornements. Que de supplications ferventes, durant ces pieux exercices! que da grAces obtenues au nied du laberuaclet que de saintes œuvres août l'adoration a été pour vous le principe, Tencouragement et le soutien. Toutefois, N. T*-€. F., vous savez que, pour les œuvres chrétiennes, c'est peu qu'elles débutent bien, si la persévérance ne les consomme et ne les couronne ; ce serait peu qu'uue première année li^èlement con*

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