‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 327 sur 370 · III.— Hautes bt saintes recommandations · texte numérisé non relu

III.— Hautes bt saintes recommandations

DE l'oeuvre.

Dans rimpossibilité où nous nous trouons de mettre sous les jeux de nos lecteurs tous les mandements ou lettres paslo« aies qui ont paru à Toccasion de rétablisse- 3cot de Tœuvre de la Sainte-Enfance, nous ous bornons k leur en communiquer quelues-uns.

.BTTRB PASTORALE de Son EfMnmce Mgr l^ cardinal évéque d'Arras^ concernant l'œuvre de la Sainte-Enfance^ ou Aseoeiation des enfants chrétiens pour le rachat des enfants infidèles en Chine et dans les autres pays tdoàtres.

t Jaloux de vous faire [varticiper h toutes es œuvres qui font la gloire de la religion l rhonueur de l'humanité, nous ne sauions, N. T.-G. F., résister au besoin que lous éprouvons de vous recommander d'une Qanièrc toute particulière une œuvre qui loit être précieuse aux cœurs catbo\jques, laui doit exciter toute l'ardeur de leur cbaile et Téner^e de leur dévouement; une euvre qui doit trouver parmi vous des sympathies d'autant plus vives et généreuses, [Quelle a pour objet de secourir 1 Age le plus oléressant de la vie, l'enfance pour laquelle (otre-Seigneur avait des paroles si pleines iamour, et qu'il se plaisait à caresser et à >énir; une œuvre enun à laquelle nous devons tous applaudir, puisqu'elle semble desio6e k taire briller un jour le flambeau de a foi et de la civilisation dans un vaste em- >ire enseveli jusqu'ici dans les ombres de la ûorl.

Mmnonnat de ieanet perseones dont il n^avatt ré- ^ioé que qoeiquea prières, afin d*oblenir de Dieu ) rofhiaiton de Tœovre k laquelle aucune forme (éuit même encore assignée, ces aimables enfants miçareni k riiitlani un projet» qu'elles obttnreni la «rmisiion d'exéculcr aiir-le^bamp, celui de suppléer t répaisemenl de leurs petites Imurses par le travail nanoei le plus actif et le plus assidu do^ deux jours le coiijgé ; un des congés fut même anticipé. Le tra- [ail fait et vendu, son prix est porté k 1 évéque de ^si^y, Irès-étoiiné de recevoir dans une fort Jolie >(^tir« ttoe pièce de 20 francs, prémices de zélé et de rbarité qu*il n*eut garde de refuser, non pins que 1 maicaUon dn nom de baptême pour Tun des prcuien enfants k racheter.

« Cette grande œuvre, N. T.-C. F., cette œuvre est si belle devant Dieu et devant les hommes , c*est l'œuvre de la Sainte - Enfance , ou association des enfants chrétiens pour le rachat des enfants infidèles en Chine et dans les autres pays idolâtres.

« Nous ne vous tracerons pas ici , N. T.- C. F., Tafiligeant tableau de toutes les cruau* tés dont Tenfance est fobjet dans ces contrées que TEvangile n*est point encore parvenue à éclairer de sa vivifiante lumière. Il nous suffira de vous rappeler que, dans Tempire seul de la Chine, dont on voudrait nous vanter la vieille civilisation, chaque jour des milliers de petits enfants , rachetés comme nous au prix du sang divin, meurent sans avoir été régénérés par les eaux du baptême, victimes du caprice, de la misère ou de la cupidité de ceux qui leur ont donné le jour. La nature frémit et recule d'épouvante, lorsqu'on pense que ces innocentes créatures sont précipitées impito>flblement par milliers dans l'eau des fleuves et des rivières, ou jetées comme des immondices sur toutes les places et dans toutes les rues des villes, pour servir de pâture k la voracité des chiens et des animaux immondes.

« Or, arracher k la double mort du corps et de l'âme le plus grand nombre possible de ces êtres infortunés, que ne réjouira ja« mais le sourire maternel, leur ouvrir le ciel par le baptême ou en faire, par une éducation chrétienne, des apôtres zélés qui iront plus tard procurer le même bienfait k leurs concitoyens : telle est la pensée magDiflc|ue et charitable qui a présidé k la création de l'œuvre pour laquelle nous venons aujourd'hui solliciter votre généreux concours. N'y a-t-il pas Ik de quoi remuer au fond dos âmes tous les sentiments de la plus noble philanthropie, et de quoi éleclriser le cœur de Thomme et du chrétien?

« Aussi k peine a-t-elle paru, cju'elle a rencontré de toutes parts les plus puissants el les plus flatteurs encouragements. Sans parler ici de l'illustre suffrase qu'elle a obtenu de Sa Majesté le roi des Belges, qui a voulu que ses augustes enfants en fussent les protecteurs, nous vous dirons que la plupart de nos vénérables collègues dans l'épiscopat l*ont déjk accueillie avec empressement, et nous ne doutons pas que l'appel <|u'ils vont faire k la sensibilité et k la charité de leurs diocésains ne trouve de l'écho dans leur cœur. Pourquoi n'en serait-il pas ainsi parmi vous, ri. T.-C. F. 7 Oh ! oui, nous espérons que notre diocèse ne sera point en retard et prendra lui-même un rang hono* rable parmi tous les autres.

. « Revétex-vous donc comme des élus de Dieu^ saints et bien aimés^ d'entrailles d» miséri^ corde (Col. m, 12). O mères chrétiennes, qui chérissez vos enfants, voulez-vous attirer sur eux et sur vous les bénédictions du ciel? associez-les, même dès le berceau, k une œuvre aussi sainte et aussi roériloins accoutumez-les, dès le matin de la vie, k goûter la plus douce et la plus pure drs jotiissances, celle de faire le bien; k mesure que

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leur înlellîgence se développera, faites-leur comprendre qu'il y a dans des contrées lointaines une multitude de petits enfants comme eux, moins bénis de la Providence, qui leur tendent des mains suppliantes, en les coniaraiil de ne pas les abandonner à leur triste sort, mais de dcvonir, par une légère aumône et une courte prière, leurs sauveurs, leurs protecteurs, et en quelque sorte leurs pères. Vos enfants émus, attendris , sentiront leur ieune cœur tressaillir d'une pensée d'amour; leur nom, écrit sur la liste des bienfaiteurs de l'enfance infidèle comme sur un livre de vie, sera un éclatant témoignage de leur reconnaissance envers Dieu, et bientôt, grflce à leur petite aumône et à leur innocente prière , il y aura une grande joie de plus dans le ciel et une foule d'infortunés de moins sur la terre.

« t Ch. CàBDINALDE LA ToCR-d'AuTERGNE,

a Evéque d'Arras, »

Mandement de Mgr révéque de Saint-Flour^ à l'occasion de la seconde visite générale de son diocèse,

« Qu'il nous soit permis, N. T-.C. F., d'entretenir votre piété d'une œuvre admirable que nous nous reprocherions de vous laisser ignorer plus longtemps : c'est Tœuvre de la Sainte-Enfance. Un des plus illustres pontifes de notre- Eglise gallicane s'est pris d*une tendre commisération pour une muhitude d'innocentes victimes de la barbarie d'un peuple si vainement fier de sa fausse sagesse, et son cœurd'apôtre a jeté au milieu de sesfrèresunimmensecridedouleur: itft«creor5uper hane turbam (Afarc. viii}. Ohl quej'ai grande pitié de tant de pauvres petits enfants qui périssenlenChineetdanslesautres pays idolâtres I La Belgique et la France ont déjà répondu au noble appel de M^^r de Forbin-Janson, évéque de Nancy et de loul. Plusieurs de nos vénérés collègues dans Tépiscopat ont parlé à leur diocèse de celte pieuse association, spécialement proposée à Tâme compatissante de la jeunesse ciirétienne. Jeune sœur de la grande œuvre catholique de la Propagation de la Foi, ne craignez pas, N. T.-C. F., qu'elle arrête le développement régulier de son aînée, et que, par suite d'un xèle qui ne serait pas selon la science {Rom* x), elle finisse par nuire è ses succès. Non, et la connaissance des documents relatifs è cette œuvre vous prouvera que tout y a été combiné dans la pensée d« procurer à la grande association de nouvelles consolations avec de nouvelles ressources, et de lui préparer même une plus nombreuse génération de souscripteurs.

« Nous laissons à nos bien-aimés coopérateurs, N. T.-G. F., le soin de vous instruire de la nature, des moyens et des avantages dû cetteœuvre,selon qu'ils jugeront dans leur sagesse qu'elle pourra être établie dans leurs paroisses, sans nuire en aucune manière, à Tœuvre principale de la Propagation de la Foi, appelée à faire encore de nouveaux progrès dans certaines localités, et toujours si ^^uc de nos sympathies et môme clo notre

préférence. Toutefois vous ne pountz e • tendre sans verser des larmes le récii •; * nous font les missionnaires des cnuji^i exercées dans l'empire chinois sur les ]n vres petits enfants que des parents déiav rés vouent h l'infamie et à la mort. Desn,:liers de victimes périssent chaque année r deviennent la pâture des animaux ironion^A sont jetés sur de vils fumiers, précipitésd •» les fleuves ou vendus pour être destinés iïï plus infâmes prostitutions. £n vain rbanpnité outragée pleure, comme Rachel, suri^ sort de ces êtres innocents qui rencontra la mort dès leur entrée dans la vie ; en u.-. la religion, cette tendre mère de tous rea qui sont faibles et malheureux, voudrailit^ recueillir dans son sein et les marquer}, front du sceau régénérateur du baptême :il^ périssent sans que l'eau sainte puisse ci:<!i»' sur leurs fronts, et avant qu*un brassauT^c ait pu les soustraire à la mort. Et de$femm'\ entrailles mat(^rnelles, frémissez 1 des f^jjmes se rencontrent dont le salaire se mesure sur le nombre des enfants étoulTés parlears mains I

« Nouveau Vincent-de-Paul, le zélé m teur d'une œuvre réparatrice a dit, non |nL> seulement h une simple assemblée de ptrs'j.* nés charitables, mais à tous les calboli^{i.'^« au cœur noble et généreux : Or sus, <' ckers amisj voulez-voiu que tant de ptli*' créatures périssent f Prononcez^ leur $ort * entre vos mains. On ne vous demande que obole, 60 centimes par an. Mais avec m obole que d'enfants baptisés et devenus \< vous des anges protecteurs 1 combien dauir*' élevés dans la vraie foi qui, grâce à vos ^ mônes, seront peut-être un jour les aj>v ' • indigènes de la Chine, quand aura si^c *

Eour elle l'heure de la résurrection à U i > • le vie du catholicisme et de la cv..sation I

« Chers et bien-aimés enfants de nr''^ diocèse, que nous aimons tant à t>énjr, et ; aimez aussi à vous presser, radieux et r^ cueillis, autour de notre personne, roosaur i donc aussi v^tre apostolat; l'œuvre de Sainte-Enfance sera la vôtre. Dans la ts civile de vos menus plaisirs, vous feM part destinée au rachat de pauvres r*^ * enfints dont vous serez les véritâblt^ $> vours, titre qui vous rendra heureux d«?:noncer à une légère satisfacf ion, de ^ * imposer un sacritice pour grossir Y'ïo\».^^ santé collecte qui vous placera au ran; -^ apôlres. Car, par elle, d infortunées wà\:res seront arrachées à la mort ; des eoii^* seront donnés à l'Eglise et des élusà ii* ' des saints ; et quand vous parattiez au ir bunal suprême, ils formeront votre cori^r^ plaideront votre cause, et vous mentir" d'entendre de la bouche de Jésus-Cbm^^' douces paroles : « Veuez, les bien^in^'^ '^' « mon Père, possédez le royaume qui a <^- <( préparé dès le commencement du o'^' « car, je vous le dis en vérité, tout re v « vous avez fait au plus petit de vas f'i ' « c'est à moi-même que vous Tavei f'î • Yenite^ benedicli Patris mei^ possidetf f *

TES INDULGENCES

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lum vobis regnum a constitutione mundj,.,. Amen dico vobis ^ quandiu fecistis uni ex his fratribus mets mtntmts, mihi fecisiis

CïRCCLiïiiB de Mgr V archevêque d'Aix^ foncernnnt l'œuvre de la Sainte-Enfance en date du 'ISjuin 18^5.

• Je viens vous faire connaître une œuvro admirable ♦ née d'une pensée éminemment calliolique el que je désirerais voir sVtablir et prospérer dans mon diocèse^ persuadé qu'elle attirerait sur nous tous les plus abondantes bénédictions.

« Vous n*ignorez point les événements qui ont ouvert au commerce européen les vastes régions de la Chine. Ces événements, personne n'en doute, ont quelque chose do providentiel , et semblent préparer dans ce pays les voies au christianisme. Le sang dos martyrs, qui a coulé plus abondamment dans ces dernières années sur cette terre infidèle, n crié vers le ciel el en a fait desrendre , comme toujours , la miséricorde. Les esprits faligui^s en Europe par des révo- • luttons sans cesse renaissantes, ou gênés par elles dans Texpression de leur zèle» se sont tournés avec ardeur du côté de ces esjiérances si belles qui se levaient à l'extrémité de l'Asie. Le nombre des missionnaires a augmenté. Ils ont redoublé de courage, et tout porte k croire qu'une abondante moisson se prépare, et que tant d'efforts héroïques seront couronnés, même ici-bas.

« C'est au milieu de ces circonstances heureuses qu'un projet di^ne du cœur do saint Vincent de Paul a été inspiré h Mgr do Forbin-Janson » ancien évèque de Nancy, [fui a consumé, pour le réaliser» tout ce que »es longs travaux apostoliques lui avaient laissé de force et de vie. 11 existe en Chine, (>t dans toutes ces régions lointainessurchar- {l'es d'une population exubérante, un usage )art)are qui livre à la mort , chaauo jour, las milliers d'enfants, victimes de la misère .'t de la dépravation des parents. Ces paufres créatures sont jetées dans les fleuves. Kl hîen» ce qui est plus horrible, exposées lans les rues pendant la nuit, et puis ramas- ^'.'5 avec les immondices de la ville et jetées la voirie, quand elles n'ont pas déjà été lévorécs par les chiens et par les pour- (*aut. Tous les voyageurs et tous les mislonnaires rapportent ces faits , qu'on aurait t* la peine a croire , s'ils n'étaient univerellement attestés, el si l'on ne savait, d'aili'iirs, que l'antiquité païenne la plus ralliée coinmi'ttait des crimes semblables con- -e Tenlance , et que le christianisme seul a lie cesser des horreurs qui , presque parmi avant lui, déshonoraient 1 humanité, et ui la déshonorent encore làoù son influence e s'est pas fait ressentir.

m Sauver le plus possible de ces pauvres liants si cruellement abandonnés ; fesarraic>r h la rnort , et • de plus , avec la vie du >r/^s leur assurer la vie de Tdnie, Icsaj^p»'-

lor h tous les bienfaits de la foi ; les élever dans le christianisme en les plaçant, soil dans des familles chr'^tfennes du pays, qui ont déjà l'habitude charitable d'en recevoir quelquefois quand elles en ont les moyens, soit dans des établissements fondés dans ro but; faire de ces enfants, s'il est possible, autant d'a|>ôtres , de catéchistes, de maîtres d'école qui aillent ensuite répandre dans ces contrées la connaissance de la religion h laquelle ils devraient tant : voilà In grande et sainte pensée que Mgr de Janson a voulu réaliser en fondant l'œuvre de la Sainte-Enfance, œuvre h la fois d'humanité et de prosélytisme catholique, et à laquelle il a ap* pelé principalement à concourir, par une inspiration touchante, les petits enfants chrétiens de l'Europe et de 1 Amérique.

« Cette œuvre, à peine née, a déjà passé par des épreuves qui devaient la ruiner et

3ui n'ont servi qu à montrer qu'elle venait e Dieu et qu'elle n'avait pas uesoin , pour se soutenir, de la main des hommes. Son saint fondateur lui a été enlevé, sans que la mort lui ait laissé le temps de recueillir les premiers fruits de son zèle, et de semer partout, comme il le voulait, le germe de rtdéc au développement de laquelle il avait consacré sa vie. D'un autre côté, l'œuvre elleaième, malgré son but si utile et si élevé, ol à cause mi>ine de ce but , avait excité quelques préventions. Des personnes infiniment respectables , dévouées à l'œuvre de la Pro* pagation de la Foi, qui est la plus belle et ïtm plus grande des œuvres de notre siècle> avaient craint pour elle une rivalité nuisible* dans l'œuvre nouvelle de la Sainte-Enfance^ Certes, s'il en avait été ainsi, il aurait fallu bien vite abandonner rentrej)rise , et pour notre compte , nous n'aurions voulu pour rien au monde la favoriser. Mais heureusement il est clair aujourd'hui que ces craintes n'étaient pas fondées , et toutes les préventions ont dû tomber devant les éclaircissements qui ont été donnés.

« Mj^r de Forbin-Jansou , quelgues jours avant de mourir, recueillit sqs forces pour adresser au cardinal Fransoni, préfet de la Propagande à Kome, une apologie de l'œuvre de la Sainte-Enfance. Cette lettre tou* chante. écrite sur le seuil même de l'éternité, répond à tous les reproches et réfute toutes les objections. Elle prouve que, loin d'être dans le cas de nuire à la Propagation de la Foi, l'œuvre de la Sainle-Enrance, par son organisation, doit aider puissa '«roent^ an contraire, à la conserver et à la développer, en lui préparant dans les petits enfants comme un séminaire do futurs souscripteurs. Aussi, après avoir !u celte a^)ologie, 3ue nous avons sous les yeux, S. E. le carinal préfet de la Propagande s'est-il empressé de répondre pour donner h Tœuv:?

naissante toutes les marques de bienveillance et de protection dont elle avait besoir. c Mgr d^ Janson n'a pas reçu cette lettre, qui l'aurait comblé de joie ; mais du haut (la ciel, où nous avons la confiance que ses vurUis lui o!it déjà fait trouver place, il a dû

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ne pas demeurer étranger k un résultat qui assure l'existence d'une œuvre pour la fon* dation de laquelle Dieu s'est visiblement servi de lui, et dont il sera maintenant, dans Je ciel, le premier protecteur.

« Aujourd'hui Tœuvre de la Sainte-Enfance Tient d'être placée, par le conseil central de Paris sous la direction de Mgr Tarchevéque de Calcédoine, supérieur général d'une de ces sociétés de missionnaires dont le zèle a reçu pour héritage une partie du Nouveau- Monde à convertir. Nous espérons que sous un tel chef les succès de l'œuvre seront rapides, et qu'elle ne tardera pas à produire des fruits abondants.

« Notre désir, monsieur le Curé, serait de voir cette œuvre de la Sainte-Enfance fondée dans votre paroisse à côté de l'œuvre de la Propagation de la Foi, dans le but, comme vous venez de le voir, de lui servir de com-

|)lément et de préparation. Vous verrez, dans 'extrait du règlement que je vous adresse ici , aue les enfants doivent surtout être enrôles depuis leur bas-Age jusqu'à leur première communion , et qu'a()rès l'Age de 21 ans ils ne peuvent plus faire partie de l'œuvre de la Sainte-Enfance, h moins qu'ils ne soient aussi reçus dans l'association pour la Propagation de fa Foi. »

Lbttbb circulaire de Mgr Pari$\s^ ivéque de Langres ^ président de Vœuvre de la Sainie-Enfance,

f Paris, en la fête du Sacré-CoRur de Jésus,

I le vendredi 7 juin 1850.

c Après la mort du vénérable et zélé Mgr de Forbin-Janson , fondateur de la Sainte-En- &n';e, le conseil central de cette œuvre fut

£ résidé par M^r Bonamie, archevêque de alcédoine, qui, avec le concours dévoué de ce même conseil et particulièrement de M. le directeur, M. l'aboé Jammes, non-seulement arracha l'œuvre naissante aux dangers extrêmes qui la menaçaient, mais lui rendit de la consistance, lui procura de Texlension et lui obtint surtout de la part du Saint-Siège, sous deux pontificats différents , des faveurs spirituelles qui lui donnent en ce moment un caractère vraiment catholique.

ff Après six ans d'une direction si utile et si féconde, elle a paru assez solidement établie pour que Ton pût sans danger procéder, ainsi que le veut le règlement (ch. 4), au renouvellement triennal des membres constitués en charge ; et Mgr l'archevêque de Calcédoine, sans cesser de faire partie du conseil, mais par un sentiment de délicatesse que partaient MM. les supérieurs des autres congrégations de missionnaires envers une œu\re dont ils reçoivent des secours, a cru pouvoir Quitter la présidence qu'il avait acceptée aans des circonstances si difficiles, c Le conseil central ayant cru alors devoir nous proposer l'honneur de siéger à la place de ce digne prélat, nous nous sommes, nial-

i^ré des occupations déià au-dessus de nos brccs , rendu à ses aésirs ; parce que los

membres les plus actifs de celte œufre précieuse nous ont assuré que nous poumo» 7 faire quelque bien, et jparce que leur activité même et leur intelligence nous dispo* seront d'y employer un temps considérable.

« Toutefois, à l'exemple de nos trèsniigfics prédécesseurs , nous nous croyons obligé dès le début d'envoyer h tous ceux qui coopèrent au succès de la Sainte-Enfance Teipression sincère de nos pensées et de dm vues.

« Ce qui nous frappe avant tout,ce qui noos pénètre d'un sentiment profond d'adroiralion et de reconnaissance, c'est cette fécondité merveilleuse dal'EjiIise qui, malgré les pe^ sécutions et les ruines, se crée, pour des besoins toujours nouveaux, d'intarissables ressources ; qui , à l'exemple de Dieu toimême dans la production de ses œurres, les feit naître de rien, leur communique la m et les développe sans fin.

« L'œuvre de la Propagation de la Foi est sans contredit de nos jours l'a plus magnifique manifestation de celte vérité que l'Evangile a prédite et que l'expérience confirme. Imperceptible à sa première origine, soutenue et développée d'abord par le plas faible et le plus modeste instrument , issue véritablement du grain de sénevé dont parie TEcriture, elle est devenue un arbre immense qui protège de ses rameaux vivifiants les parties du monde les plus lointaines et les plus délaissées. Et Dieu a permis quelle prit ses proportions vraiment incrojables au moment où des malheurs de toutes sortes avaient été au saint-siége les moyens de sufiire par lui-même aux innombrables besoins de la propagande catholique dans les pays infidèles.

« La propagation de la foi est donc ici rœu> vre principale, l'œuvre fondamentale, r<envre-roère. Disons donc tout de suite ce que nous ne cesserons de redire, que nous n aorions jamais voulu protéger pour notre faible part l'œuvre de la Sainte-Enfance, si elle pouvait causer le plus petit dommage à celle de la Propagation de la Foi , et que méoM nous la regarderions comme beaucoup muins digne d'intérêt si elle ne lui apportait pas on utile concours.

« Mais, il faut bien le reconnaître, TœuTre de la Propagation de la Foi, considérée dans ceux qui concourent à la souteoir, lais* sait une lacune , puisqu'on fait elle oe s'adressait pas au premier âge et que sa dénomination même , quoiqu'exprimant ooe Srande idée religieuse, pouvait être regarée comme peu accessible aux très-jeuoes intelligences. Aussi, était-ce généraleoeDi après l'adolescence que les fidèles eotraieut dans cette Krande association, telleoeotqut dans les famrlles les plus chrétiennes, k premier âge s'écoulait le plus souvent sans aucune préoccupation et sans aucun sacritice pour le salut de nos frères infidèles.

c Cette lacune regrettable, l'œuvre de b Sainle-Ëofance est appelée h la combler, ^ c'est un de ses avantages les plus éminiittts

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DES INDt}LGCIi(CBS.

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et les moins coates tables, On le sait» la Tcrtii est une habitude » et c*est par des actes réitérés surtout dans reDfance, que le plus souvent rhabitude se contracte. C'est en déposant lui-même TaumÂne de sa mère entre les mains du pauvre que Tenfant acquiert la douce habitHide de la charité : c*est en récitant, chaque jour» à genoux et les mains jointes , des prières qu*il ne comprend pas bien encore» qull se forme à la sainte habilude de la piété. C*est donc aussi en prenant chaque mois sur ses petites épargnes Tohole destmée au salut corporel et spirituel des enfants exposéa à une double mort qu'il contracte ces pensées de foi habituelle et ces sentiments de zèle chrétien qui sont si exposés à rester étouffés sous 1 indifférence et l'incrédulité de notre siècle. C'est là aussi ce qui peut dt^jà lui faire comprendre cette grande doctrine de la communion des saints»

Îui compense admirablement l'indigence es uns par l'abondance des autres et qui, loin des exagérations et des chimères, fait véritablement de toutes les nations une seule famille. «

Comprenez-le donc bien, parents chrétiens, en faisant entrer vos enfants, dès le plus bas âge, dans l'œuvre dont nous sommes en ce moment Torgane, vous travaillez avant tout à leur plus grand bien. En refour de la si faible somme consacrée chaque année à sauver des enfants idolâtres, vous uocurerez d'abord à vos propres enfants es avantages les plus précieux que puisse désiref votre foi. Vous ne savez pas toujours d'une manière distincte quelle part emcace lura votre légère offrande dans le bien que vous vous proposez au loin ; mais ce dont /ous êtes surs a l'instant même» c'est que rous obtenez par là des mérites devant Kqu pour votre famille, et que vous dépo^ ez dans son sein un germe de bien spiriuel qui devra porter ses fruits dans son emps» Ils comprendront mieux le prix de eur âme , ceux qui de bonne heure auront encouru par leurs sacrifices au salut des utres i et ils seront plus sensibles h la Joire de Dieu, ceux qui, à cet Age où se ferlent les affections, auront voulu la propaer jusqu'aux extrémités de la terre.

Ce dont vous éie^ sûrs encore, c'est que ^s pauvres enfants recueillis dans leur délissement par vos secours et qui porteront eut-éire vos noms ( chapitre m du règleleul)» vous bénissent dès ce.monde, ei que Ml s en plus grand nombre qui sont morts, iiinis par suite de votre aumône de la âce du saint baptême, prient pour vous ins le bonheur étemel qu'ils vous doivent. Celte oeuvre est donc spéciale» puisque c'est incipftlefneot et presque exclusivement Fu vra de Tenliance. Ce sont des enfants qui I sont Tobjet; ce sont des enfants qui la (utieDMOt; ce sont des enfants iiui se [>uTent h la tète des $érie$ et des dhiiion$ »Dt se compose cette association charitable. le ne pourrait donc pas être absolument nfondue avec Tœuvre générale de la Pro-

DlCT10!<l9l. DKS l9IDUL6B!ICKS.

pagation de la Foi, à moins d'être absorbée et détruite.

On a dit que ?*œuvre de la Propagation de la Foi s'occupait aussi du rachat et du baptême dés enfants idoIAtrcs, et que » conse-' quemment, celle de la Sainte-Enfance n'était qu'une superfétatiôn et un double emploi. Sans aucun doute les missionnaires» à qui 1 ŒuVre de la Propagation de Id Foi enVoio des secours , les emploient à laire toute espèce de bien, et le salut des enlants a toujours été im des objets les plus cbers de leur sollicitude apostolique. Mais, qui peut ignorer que , sous ce rapport surtout , leurs ressources ont été douloureusement insulfi^santés? Comment donc pourrait-on blAmer un moyen propre à les augmenter, ouand ce moyen est en lui-même si respectaole et si pieux? Comment, au contraire, ne pas bénir le secours qui vient s'ajouter k d'autres pour des besoins toujours bien au-dessus de nos forces?

Le seul inconvénient qui pourrait résulter de ce double concours « ce Serait que, par défaut d'entente entra les deux œuvres les diverses missions ne fussent pas proportionnellement secourues : or, cette entente est facile, et c'est surtout dans Tesiioir de rol>tenirque nous avons accepté cette nouvelle charge.

Mais il est une autre crainte que nous avons d'abord partagée nous-même et sur laquelle nous devons surtout nous expli-

Suer. On a demandé si Tœuvre de la Saintenfance, puisant Si*s ressources dans une forme d'organisation analogue è celle de la Propagation de la Foi, ne nuirait pas h cette dernière, d'autant plus que sa cotisation est beaucoup moindre» et que les fidèles y élent habitués dès le bas Age aimeraient sans doute mieux s'y maintenir que d'entrer dans une eauvre nouvelle. Nous allons examiner, par le raisonnement et par l'expérienee, quelle est la valeur de cette appréhension.

D'abofd, indépendamment de toute mesure ré^leooentaire, est-il à présumer que les fidèles arrivés è TAçe mûr ou même à la jeunesse feront de préférence partie d'une couvre appelée la Sainte-Enfance? N'est-il pas vrai, au contraire, que pré|[iarés de bonne heure, comme nous l'avons dit, à compren* dre et h goûter les œuvres de foi, ils aime* ront naturellemeut à s'associer à celles qui leur seront recommandées et qui sont plus appropriées à cette époque de la vie ?

On peut donc légitimement eroire que, même dans le cas où toute facilité serait donnée à tous les Ages d'appartenir è la Sainte-Enfance, sans s'associer à la Propagation de ta Foi, celle-ci n'y perdrait rien, et que l'autre lui formeraiti pour «inri dire, des néophytes.

Mais comme» malffré des présomptiOBS très-légitimes, on n^ jamais voulu abandonner ce point capital a de simples coqeo* turesi le règlement, tel qu'il est sorti des mains du pieux fondateur, décide formellement (art. S) ^ au* aucun membre ^ dé$ qu*ita aUeint Fàge d$ M osa, ne eantinue d'en fme

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partit que s'il appartient à taormde anocia-tion de la Propagation de la Foi, . Nous tiendrons essentiellement h cette disposition fondamentale sans laqueUe , quelques don^ que Ton fasse, on sera considéré comme bienfaiteur, mais non comme associé, ni même comme agrégé. Voilà donc déjà tout l*Age d*homme, c'est-à-dire celai qui sans contredit fournit les plus grandes ressources à (a Propagation de la Foi, entièrement rois à Tabri de ce qu'op pourrait; appeler une concurrence.

Ce n*est pas tout. Nous ne voulons pas laisser oublier que Toeuvré dont il s'agit est tout spécialement l'œuvre de l'enfance; que le plus grand nombre des associés se compose à*en fonts admis depuis Cage le plus tenare jusqu'à la première communion (art, k). Tous les directeurs de l'œuvre devront donc engager les enfants, aussitôt après la première communion, à devenir membres de la Propagation de la Foi. Nous aurions même voulu, en ce qui nous concerne personnellement, qu'à partir de cette grande action qui termine le premier ftge de notre vie, on ne pût continuer d'appartenir à noire œuvre sans devenir membre de l'œuvre générale, et dans notre diocèse nous en avions fait une obligation expresse.

Mais on nous a représenté que beaucoup d'enfants pouvaient ne pas avoir à cet Age les moyens nécessaires pour appartenir en même temps aux deux œuvres, ou même pour a{>partenir seulement à celle qui exige une cotisation plus considérable; qu'en leur demandant trop tout de suite, on s'exposait à leur faire tout quitter; qu'il y aurait de l'inconvénient et quelque chose de dur à les séparer sitôt et si brusquement des habi* tudes de leur première enfance, et qu'aii lieu d'une mesure générale pour tous, il valait mieux arriver progressivement, selon les moyens de chacun, au but qu'on se propose.

Ces raisons nous ont touché , nous les croyons sages; mais nous n'en persistons pas moins à dire que les directeurs de la Sainte-Bnianoe doivent se regarder comme obligés de mettre tout leur zèle à faire entrer te plus tôt possible les «nfants, à partir de leur première oominunion, dans la grande œuvre de la Propagation de la Foi; quMIs doivent se faire les avocats, les soutiens, les apôtres de cette cauvre éminente dont l'autre n'est que l'humble accessoire et la féeonde préparation.

Leurs efforts, en ce qui concerne la Sainte-

. Enfance, doivent se diriger surtout sur les

eafanta désignés en Tarlicle 4 du règlement;

. ils arriveront à ces enfants par leurs pieuses

ludres, par les écoles chrétiennes et souvent

aussi par l'industrieuse propagande des

eafanta eui-ioAmes. Jusqu'à la première

eoMiiMunian» ils ne leur parleront que de

cette première couvre : ils leur irepresente-

V ront souvent, sous des couleurs diverses,

mais toujours vraies, le malheur de ees

DOinl)reui enfants idolâtres, délaissés par

teara propres mères en entrant dans la vie,

afiandonnés sur les places, exposés k la dert dos bêtes ou jetés dans d'impurs égouts; il< leur diront combien il est beau, devaot Di^o et devant les liommes, de recueillir ces tendres créatures humaines, de leur donner de nouvelles mères, de les conservera la vif présente, et de leur conférer le saint baptèoy^ |)Our la vie éternelle; ils porteront aiusi leurs jeunes auditeurs à la compassion \mt de si touchants malheurs, et à la recoonii^ sancepourla boiité particulière de Dieu, qui leur a donné des parents si boas et kst rendus enfants de I^çlise.

Hais, après la première communion (ai(e« de ces considérations, qu'ils leur répéteroot souvent encore, ils arriveront peu i iieoà des réRexions plus étendues sur les peuples infidèles eux<mémes envisagés <laos leur ensemble ; ils leur parleront des roalbeun de toute sorte qui résultent pour ces peuples, encore nombreux, des ténèbres spirituelles dans lesquelles ils sont (Hoogés; Os leur raconteront les travaux et lessouffraoees des missionnaires qui se sacrifient pour dissiper ces ténèbres et réparer ees malbeors; ils leur diront combien on est henreex d^ pouvoir, sans quitter sa patrie* s'associer aux mérites de ce lointain et glorieux ap(tttoJat. Et pour mieux être compris, ils Diéaageront à ceux qui en sont caJMibles la lc^ turedes Annales de la Propagation delà Foi ; ils feront tout cela sans diminuer ea rien la haute et particulière estime duel l'œuvre de la Sainte-Enfance ; maïs pea 1 peu les enfants s'habitueraient à la lotr comme une partie importante d'un gnni tout. C'est ainsi que les deux couvres, loia de se nuire, s'appliqueront et se soutiefidront mutuellement.

La simple raison suffirait donc d^ pour faire voir que les développements de rœam de la Sainte-Enfance ne doivent pas nuire à ceux de la Propagation de la Foi, nm nous n'en sommes pas r6duit à de sioplfs présomptions ; nous possédons déjà des ms acquis assez considérables pour dissirer toutes les craintes; nous avons sous les yeux l'état oom(>aratif de la recelte des lieai œuvres dans tous les diocèses de Fraotf- Nous V voyons, il est vrai, que dans qur>-

3ues localités où la Sainte-Enfance a b:: es progrès, il s'est opéré depuis deai tf^ quelques d^roissements dans Toeavre de b Pronagation de la Foi; mais il «stévidN^ qu'A faut Tattribuer, avant tout, k la délf«^^ où se sont trouvées les pepulatioDs, d'ssU^ plus que cetke détresse, qui pesait sur le» chefs de famille et sur toutes les persoooa habituées à donner le sou par seieaine, «^ s'est pas fait égatement sentir aux staluf^ qui donnent le sou par moîs«

II se trouve néanmoins onie diocèses à la recette des deux oauvres a dimiiNié* même temps.

Mais, ce qui domine tout VBnmsalM ^ ce tableau comparatif , e*est que, o»^ l'effroyable malneur des eiroonstenees. ^ sommes reçues pour cbacune des (Buvnssr sont accrues simultanéfflenl dans triait dit-

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DES INDOLGl

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c^ses ; ce qui fait présumer, avec une certitude morale, qoe sauf les obstacles partica* liers et accidentels qui se montreront çà et là, ce résultat deviendra le même pour tous quand la Providence nous aura rendu des temps meilleurs.

Ce fruit de Texpérienoe ne nous étonne pas; nous serions beaucoup plus surpris qu*il en fût autrement. Car» à mmns d imprudences formelles, les œuvres de Dieu se soutiennent toujours les unes les autres, parce que toutes contribuent à former les cœurs a l'amour du bien. Ce ne sont presque jamais les ressources matérielles qui man-

3ueDt aui bonnes œuvres : c*est la volonté en faire le sacrifice. Les contrées les plus opulentes sont souvent les plus stériles en œuvres généreuses, et souvent au contraire» on a vu des populations pauvres produire de leurs propres ressources toutes les institutions charitables et chrétiennes. On n*ob* tient rien de celui qui n*a jamais rien fait : il suffit, au contraire, d*avoir donné toujours pour aimer à donner encore. Un fervent associé de la Sainte-Enfance deviendra donc naturellement et presque nécessairement un rueuibre zélé de la Propagation de la Foi. Nous lie pouvons pas terminer cette lettre sans apporter à Tappui de tout ce que nous renons de dire le témoignage unanime des ricaires apostoliques et des autres missionlaires de toutes les contrées du monde ivangélisé, et surtout de ceux de la Chine, lont les enfants plus exposés que tous les lutres sont plus particulièrement Tobjet de lotre œuvre. On en a vu des preuves nombreuses et frappantes dans les Annales de la »ainte-£nfance : et nous ne connaissons pas le témoignages plus graves, plus touchants, lus décisifs*

Nous invitons instamment les fidèles de jiii Ageè lire ces Annales, très-diçnes d*in- Srét pour la religion et pour Thumanité lôme, après celles de la Propagation de la bi.

Nous mettons avec un profond sentiment \idoratioo cette lettre-circulaire aux pieds e Jésus enfant. Nous conjurons sa divine 1ère de la lui faire agréer en la couvrant e sa toute-puissante protection. Puisse-t- Ile contribuer, si faiblement que ce soit, la gloire de Dieu, en lui créant des adorafurs en esprit et en vérité, en faisant bénir ni noDQ jusqu'aux extrémités du monde, i eo continuant à peupler le ciel de ces lilliers d*enfantssi eiposés à mourir, comme s sont oéSt enfants de colère, mais que fiumble sou par mois fait devenir des ennls de Dieu sur la terre et des héritiers i son bonbeur dans le ciel I

Noos prions nos vénérables frères dans ^pisGopal de vouloir bien uermetlre que >s paroles parvienoeot aux fidèles qui leur ^ut confiés autant qu'il sera nécessaire aui térôls de notre œuvre. £t nous terminons tte première communication aux associés aux bieeititears de la Sainte-Enfance par

ces paroles do l'Apôtre, qui sont sitilen l'expression de notre ocaur (1) :

PiBBHB-Louis, évoque de Langres»

Comme dans ces derniers jours l'œuvre de la Sainte-Enfance a été attaquée, nous croyons utile de produire quelques documents.

Ceriituie et aveux de Vinfaniieide en Chine, — Proclamation de S. Ex. Kv lieutenant^ gouverneur de la province de Canton^ 19 février 1838 Après enquête, j'ai constaté

que, dans la province de Canton, l'usage de noyer et d'etoulTer les petites filles est commun, et aue les riches aussi bien que les pauvres nliésitent pas de recourir à ce moyen. Les causes ae l'infanticide sont manifestement celles-ci : les pauvres préten* dent que, n'ayant pas de mojrens suffisants d'existence, il ne leur convient point de nourrir et d'entretenir une denrée, une marchandise (les petites filles) qui ne peuvent être pour eux qu'une source de dépenses toujours croissantes, pendant que les riches soutiennent que de si chétifs sujets de nourrissage ne parviendront jamais à occuper un poste important dans le ménage.

M. l'abbé Guillet écrivait le 37 octobre ÎBM : « S'il est encore des personnes qni contestent l'existence de l'mfanticide en Chine, je vous envoie ci-joint la traduction anglaise de Tédit du grand juge de Canton, qui, effrayé du grand nombre de petites victimes exposées et mourantes chaque jour, vient de publier une proclamation portant des peines sévères contre les malfaiteurs. »

Edit eanlre Vinfanlicide.

« Le juge criminel de la province de Kwang^Tung défend strictement l'abandon des petites filles, pour at)olir cette détestable coutume et pour faire remplir les devoirs de la vie.

« J'ai appris que dans Canton et les faubourgs on avait l'abominable coutume d'abandonner les petites filles. Dans quelques cas, c'est parce que la famille est pauvre, et qu'on ne peut subvenir à l'entretien d'une nombreuse famille; dans d'autres cas, les parents désirent un garçon, el dans la crainte que les soins à donner de la part de la mère ne retardent une seconde progéniture »

3uand une fille natt, aussi tdt elle est abanonnée.

« Bien qu'il y ait des établissements pour les eofanis trouvés du sexe féminin, cependant Ton n'a pu détruire cette révoltante pratique, qui est un ontra|;e à la^, morale et a la civilisation, et qui brise l'harmonie du ciel. »

Extrait fune lettre écrite ée ta Chine à M. Maxet^ cwré de Rançon [Hanie*Vienne)t par M. Pinchonf miseianmmre apostolique :

« Mô-Più, le IS août 1850.

« Vous désirez des détails sur l'œuvre de

ft) Detn âutem mans Im^leat ente dasideriam vcsurom iccnodam divitias suas, in glortt in Chriftlo Jeta. Deo auteai et Pain ne»tro cloria in lACttldrutti. AmaoAPkiiip. iv, 19, 30.)

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DICTIONMAIRE

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la Sainte-Enfence. Je vais e!i donner à M. F... Quand vous verrez cet honoré père* priez-le de vous raconter ce que j*aurai Tbonneur de lui écrire. Bn allendanl, si quelque incrédule à léle creuse vous fait la guerre làdessus, dites-lui de ma part qu'en Chine, terme moyen, sur vingt enfants qui viennent au monde au sein du paganisme, il y en a nu moins cinq d*étouffés et jetés à la voirie. Je tiens d*un de mes confrères le fait suivant : parmi les néophytes qu*il a baptisés dans l'espace de deui ans, se trouvaient dix femmes; ces di\ femmes, lorsqu'elles étaient encore païennes, avaient tué un grand nombre de leurs enfants. Le prêtre, avant de les baptiser, les interrogea, et compta le nombre d'enfants ainsi détruits, il en. trouva soixante ; terme moyen, elles se trouvaient (jn avoir éloutfé chacune six. L*œuvre do la Sainte-Enfance consiste h faire baptiser, à recueillir ces pauvres eufants et ces autres u)illiers d*eo&nts qui meurent avant V&^q de raison, à les baptiser, et par Ik leur ouvrir kis portes de la céleste patrie. Pour moi, j ai eu le bonheur de faire baptiser dans io cours de cette année plus de quatre mille enfants, dont plus de trois mille sont morts. Ne pourrions-nous faire en Chine que cela« noire peine serait déjà sufDsamment payée.

PiNGHON, mis. aposL »

Nous y joignons la note suivante d*un ecclésiastique aussi respectable par ses lumières et par ses vertus que par la charge importante quUl remplit et qui le met en étal do connaître parfi\itement les besoins des missions. Le jugement qu'il porte de Vœuvre de la Sainte-Enfance, les espérances <iu*elle lui fait concevoir, les considérations 8ur lesquelles il les motive, renferment de trop précieux encouragements, pour que nous ne nous fassions pas un devoir d'en f ire part à nos associés.

« La pensée qui a donné naissance à f œuvre de la Sainte --Enfance n*est point une pensée humaine. C'est du ciel qu'elle est descendue dans le cœur d'un évéque dévoré de zèle pour le salut des Ames; et

' elle a pour objet d'ouvrir à la propagation de l'Evangile une carrière nouvelle, qui, surtout au temps où nous vivons, présente une riche moisson de fruits de salut. Comme toutes les œuvres de Dieu, elle n'est dans 6es commencements qu*un grain de sénevé ; mais, fécondée par la prière et les bénédictTons du ciel, elle est destinée à devenir un grand arbre, qui étendra ses rameaux bien-

* faisants jusqu'aux extrémités du monde, et à l'ombre duquel une multitude d'Ames trouveront le rafralchissemenl et le repos éternel. Il suffit de considérer ses premiers succès, pour comprendre qu'un bel avenir lui est réservé. Elle a rencontré partout dans les fldèles, et particulièrement parmi les enfants, une sympathie touchante ; un élao de zèle a poussé vers elle tous les cœurs animés par la foi; un empressement atlmiraUe s'est manifesté pour concourir à sa fondation et pour favoriser ses dévelop*

pements. Les résultats déjà obtenus attestent gue les sentiments se sont résolus en eifeu importants.

« C'est quelque chose sans doute, c'est beaucoup même aue de procurer le baptême aux enfants infidèles de ta Chine, de recueillir ceux qui sont abandonnés, de racbeler ceux qui sont destinés à être réduits à Télit d'esclaves. Mais ce n'est pas à ces seob résultats que doit se borner Faction de l'œuvre de la Sainte-Enfance. Db chamti plus vaste lui est ouvert, et la Providence a d'autres desseins sur elle. C'est l'enboce de l'Europe, qui est appelée k sancti6er, à sauver l'enfance infidèle sur tous les poiots de l'univers. Ce sont des liens nonTeaai que forme la charité de Jésus-Christ, (xrar unir plus étroitement les générations diretiennes avec les générations assises eoeore dans les ombres de la mort.

« Un fait constaté par l'expérience, c'est que le moyen réellement efficace pour établir solidement la foi au sein d'un peuple infidèle, c'est l'éducation de la jeunesse. Ce oe sont point les adultes convertis qui forment une chrétienté; ce sont les générations qui s'élèvent, et que l'on nourrit des euseignt^ ments de la reliKion. La lumière delà Terile éclairant insensiblement l'esprîi desenfaais et la charité dilatant par degrés leur tmiu au bout de quelques années, ils présenteoi un peuple tout nouveau et un peupla de chrétiens. Si on regarde avec raison la boonr éducation de la jeunesse comme le seoi moyen de régénérer le catholicisme en Europe, nous pouvons sans hésiter assurer que ce n'est que par ce même moyen qa'il est possible de l'établir et de le développer chei les nations infidèles. Ce fait est manifeste, surtout au temps où nous vivons. Il senit facile de l'appuyer de nombreux exemples. Nous nous bornerons à celui que présente la mission de Constantinople. Elle eiiste depuis plusieurs siècles; et pendant cette lonffue existence, à peine a-t-on vu de Ioîa en loin s'opérer quelques conversions dliérétiques, et le catholicisme lui-même allais toujours s'aifaiblissant. Or, il y a six ans. des frères des écoles chrétiennes et des sœurs de la charité y ont été envoyés et j ont ouvert des écoles. Dès ce moment, do< riche moisson à recueillir se présenta dttf cette capitale de l'islamisme; aiJ|jourd1i« de nombreuses conversions ont lieu; oe<i« chrétienté a tout k fait changé de faort^ elle otfre les plus douces consolations wi ouvriers évangéliques. Les mêmes résulti^ sont obtenus à Smyrne et à Alesao<lr< d'Egypte, et dans toutes les autres m^ssiù^ où on peut employer le même moyen.

« Aussi le Sainl-Siége, frappé de ces w^ vient de déclarer solennellement qae c^ par ce genre d'action que la foi caM^ a recueilli dan§ eeê derniers temps Ussetf" les plus keureuùs. Bans une instntctioo ^^ récente, en date du SS novembre IMS, a^ la Propagande vient d'adresser de b t''' du Souverain Pontife à tous les clieb £' missions, elle leur recommande pèt4ÊS»

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DES IMIOLGENCBS.

Sârl

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tout de former partout dee éeoles de gar^^ns et de ûlleSt assurant qu'on ne peut imaginer un moyen plus puissant pour développer la foi catholique, pour la perpétuer et la mettre en honneur par toute la tt^re* : Qu4i nil validiut ad ipsius catholicœ fidei incremenêutn^ perennitaiem et decu$ fingi unqiuim aut exco' aitari potesL Ky a-l-il pas quelaue chose de remarquablement providentiel dans la coïncidence de cette manifestation de la pensée du Saint-Siège avec la naissance de rœuvre de la Sainte-Enfance ? Et cette œuvre naissante n'en reçoit-elle pas comme une solennelle consécration ?

« Le protestantisme n'ignore pas la puissance de ce moyen d'action. Effrayé des conquêtes qu^il procure à la vraie foi« il tente d'en user lui-même pour attaquer plus eflicacement le catholicisme. Dans ce moment il réunit des sommes immenses en Angle« terre pour entreprendre de former des écoles k Constantinople et arrêter par là les progrès du catholicisme. Ce sont les mêmes armes dont il se sert dans llnde» dans la Perse, dans rOcéanie^ pour s'opposer aux progrès de la prédication de TEvangile. Il n'y a qu'un instant que les portes de la Chine sont ouvertes aux ouvriers évangélic[ues ; et déjà de nombreux essaims de prédicants méthodistes apparaissent dans les cinq ports où a été proclamée la liberté de conscieoc^e. Combien il serait important, Récrit un missionnaire de la Chine), qu'il y eût à Ninç-po des écoles catholiques, pour préveniruien des maux causés par six missionnaires protestants qui y distribuent à pleines mains leurs doctrines perverses l C'est une honte pour nous de ne voir faire aucun effort eo faveur de la religion dans un lieu où il y a pleine liberté, pendant que l'esprit d'er* reury déploie tant de moyens de séduction. 11 y a dans cette localité toutes les commo* dites pourétablir des écoles et former parmi nos chrétiens des personnes qui pourront être d'une grande utilité pour de semblables établissements dans l'intérieur de l'empire^ Jendis autant de Tcheu-San,oùjetraYaille« Et si dé)à nous avons acquis ici une si grande considération parmi les païens, que ne penseraient'^ils pas, que ne diraient-ils pas s'ils avaient devant les yeux le spectacle que donnent nos bonnes soaursde la charité dans les pays étrangers où elles sont établies? > « 11 semble bien évident que c'est à l'eau* vre de la Sainte-Enfance qu est spécialement réservée la mission de mettre en usage ce moveo puissant d'action. C'est au nom de la Chine qu'elle a été fondée; ce sont les enfants de la Chine qui ont apparu comme les premiers objets ae sa sollicitude ; c'est vers eux qu^elle doit diriger les premiers elforls de son zèle, pour en étendre ensuite la dou je influence à tous les pavs infidèles. En effet» il est bien difficile d'espérer que la Propagation de la Foi, qui pourvoit à tant d'autres besoins, paisse satisfaire à toutes les nécessités d'une œuvre de cette nature. « L'œuvre de la Sainte-Enfance est suscitée du ciel pour tui venir en aide et la suppléer

dans cette partie si intéressante de raetioil du catholicisme sur les peuples infidèles. Elle sera un nouveau rayon ajouté à la gloire qu'elle procure à la religion. On admire avec raison le spectacle qu^elle donne au monde en inspirant à tous les fidèles le zèle du bon* heur et du salut des nations dispersées sur les |:4ages les plus lointaines. On admirert aussi le spectacle que donnera bientôt cette œuvre nouvelle, quand elle présentera les enfants de notre Europe adoptant les enfants de rinfidélité, les recueillant avec tendresse» les réchauffant au feu de la charité^ les nourrissant du pain de la parole divine, les régénérant dans les eaux au baptême, leur ouvrant les portes du ciel. Ce spectacle sera bien nouveau dans l'Eglise; il n'en sera qu'une preuve plus glorieuse et plus sen* sible de la puissance de celui qui tire de la bouche dtê enfante la louange la plus parfaite et qui sait rendre leur langue ^/a^uenle, quand une fois il a répandu sur eui son esprit et allumé dans leurs Jeunes cœurs la flamme de la divine charité. »

i IV. — HftOLBUBNT, BrEaCICBS ET INOUL-

6BNCB8.

Organisation de l'œuvre,

1* L*œuvre de la Sainte- Enfance est placée sous l'invocation de Jésus enfant.

2" La très-sainte Vierge en est la première

Ïatronne. Les saints Anges Gardiens, saint oseph, saint François-Xavier, saint Vincent de Paul en sont les patrons secondaires.

3* Tout enfiint baptise peut être- membre de cette association.

k"" Les eniants sont admis depuis l'Age le plus tendre jusqu'à leur première communion.

9* Les membres de l'œuvre peuvent y de^ meurer agrégés jusqu'à l'Age de vingt-un ans ; jusqu'à cet Age aussi, les enfants qui ont fait leur première communion peuvent être agrégés; mais, à vingt-un ans, aucun d'eux ne continue d'en faire partie que s'il appartient en même temps à la grande association de la Propagation de la l>oi.

6* L'assoeiation se partage en séries de douze membres pour honorer les douze années de l'Enfance du Sauveur. Douze séries forment une sousndivision, douze sous-divisionsforment une division.

Les séries se distinguent entre elles par un numéro d'ordre correspondant à l'une des années de l'Enfance de Jésus, sous te nom denrerniVreofiii/e, deuxième année de la Sainte-Enfance, etc.

7* La cotisation pour chaque membre est de eina centimes par mois.

8* Cnaçiue série a un collecteur, chaque sous-division un trésorier, chaque division un grand trésorier.

9* Le directeur spirituel de rassocialion sera, de droit, H. le curé de chaque-paroisse dans laquelle elle s'établira» ou un prêtru désigné par lui pour le remplacer.

Il choisira dans chaque paroisse un cer-^ tain nombre de i>ersonnes zélées qui s'in-

fW hU DKTIONIUIRC SAl ISBk

téresterout spécialeiMOt au progrès de rœu- d*iiooorder aux membres de rœuTfe ou vre* tain nombre de jours dMndulgeiiee.

Resiourees de Fauvre. Conseils de Cœuvre.

Les ressources de Tœuvre sool fixes ou éfeotuelles.

Les ressources fixes sont : 1* les colisa-* tions de 5 centimes par mois, 2* les sooscri* ptions et les abonnements.

Les ressources éventuelles résultent des quêtes et des dons volontaires.

PraiifUiê pieuse» et grâce» spirituelles de rassociaiion.

Chaque membre de Tassociation récitera tous les jourst ou, s'il est trop jeune encore, on Toudra bien réciter pour lui : 1* un Ave^ Maria fil sufiira d'appliquer à cette intention celui de la prière au malin ou du soir; 2* Tinvocalion suivante ; Vierge Marie^ priez pour nous et pour les pauvres petits enfants infidèles,

2* Comme lien spirituel entre les enfants bienfaiteurs et les enfants objet des bienfaits de l'œuvrCyles noms de baptême À donner aux enfants infidèles seront, autant que possible, choisis parmi ceux de leurs jeunes protecteurs.

' 8*. Chaque année, à Tépoque où TEglise honore plus particulièrement la sainte En* faoce, une messe sera célébrée pour tous les membres de l'association dans tous les lieux où sera établie, soit une division, soit au moins une sous*division de l'œuvre.

La messe sera toujours suivie de la bénédiction solennelle des enfants présents. Une Suéte au profit de Tœuvre sera faite par Tuu 'eux.

La cérémonie se terminera par le tirage des noms de baptême qui devront être donnés aux enfants rachetés.

i*" Indépendamment de la messe, dont le jour et l'heure seront fixés par le directeur spirituel, deux messes par mois seront célébrées dans les principaux sanctuaires oon* sacrés à la sainte Enfance de Jésus et à la très-sainte Vierge, particulièrement à Beth* léem, Nazareth , N.-D. de Lorelte, Saint- Jean en Judée, le Mont-Carmel, Sainte* Uarie-Migeure, N.-B.-des-VictoireSi,N,-0. de Fourvières,N.-D.deChartres,N.-D.deLiesse, N.-D.-de-la-Garde. N.-D.-de-Bon-Secours , k Nancy; l'une, pour les membres et bienfaiteurs ; l'autre, pour les enfants dont le salut est l'objet de l'œuvre.

8r Parmi les intentions des prières et des messes de Tœuvre, sera comprise, en faveur des mères chrétiennes, une intention spéciale pour obtenir que tous leurs enfants arrivent k la grâce du saint Baptême.

Ces prières et cas messes auront également pour objet d'attirer les grâces de Dieu sur les jeunes membres de l'association, pour qu'ils se disposent plus saintement au grand jour de leur première communion, et qu'ils iiersévèrent dans leurs bonnes résolutions.

6* Chacun de NN. SS. les évêques est prié

i* CouseU estUTêl»

Il se composera d'on président dlioimeor, d'un vice- président d'honneur, da pr^ dent de l'œuvre, de vingt-quatre membm, tant ecclésistiqucs que laïques, dont HM. les supérieurs ou les délégués des commnnautés qui envoient des missionnaires dan5 les pars infidèles et le Frère supérieur général des écoles chrétiennes feront partie.

Parmi les yingt-quatre membres seront choisis: un vice-president de l'œuvre, oo trésorier et un vice-trésorier , un secrétaire et un vice -secrétaire.

Au conseil central seul appartient la direction générale de l'œuvre , la répartition des fonds ; elle sera fixée à la majontédesmean bres présents du conseil, qui ne pourront être moins de neuf, et mii régleront les sommes à envoyer aux diverses missions, sans jamais sortir de la spiciaKté de Tceufre.

Organisation du conseil central. —Les membres du conseil central , tant ecdésia^ tiques que laïques, à l'exception des prélab qui en leraient partie, seront soumis toari tour h une réélection. Le sort en décidera.

Cette réélection se fera au scrutin, cbaqoe année, à un jour désigné, entre Noël et la Purification.

Les membres sortants seront ilu nombre de quatre : deux ecclésiastiques, et deux laïques.

ils seront tous rééligibles ; les membres constitués en charge le sont pour trois ans seulement.

La première réélection n*aura lieu qo'aa bout de trois ans.

Le bureau, formé du président ou vice* président, du trésorier ou vice-trésorier, do secrétaire on vice-secrétaire et de quelqocs autres membres, selon l'exigenoe des affaires, sera chargé de préparer le trarail pour les réunions du conseil et d*en exécuter les i^ solutions.

9* Conseils diociudnê.

Chacun de NN. SS. les évêques est prié de fermer un conseil diocésain diargé de la direction de l'œuvre.

Ce conseil correspond avec le eoasâl central, pour l'envoi des fonds et tout oe qoi peut intéresser le dévek^ipeamQt et la f^ périté de l'œuvre.

BxrucÀTioiia nu aieLsasKiiT.

Mllet î»l

De f admission à Vœuvrede la Satnte-Eslestt — Première classed^assoeiés^ — Lae»fse^

L*œuvre de la Sainte-Enfance est prtucii'lement établie pour les enfants ; les entM^» y sont placés au premier rang, au rang<rb*^ ueur auprès de Jésus enfant ; ils oot ('^^^'^ tage d*être appelés à l'œuvre de Dieu ^> j prejoiiere heure du jour ; à eux le priî^l^r

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DE8 INDULGENCES

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d'une grande part dans les prières publiques le rassocialion» dans les messes qui sont célébrées aux principaux sanctuaires consacrés à la sainte Enfance de Jésus et à la très-sainte Vierge.

Deuxième cloue â^a$iocii». — Ltê agrégés.

Mais» outre cette premièreclasse d'associés, *œuvre de la Sainte*Enfance en a une seconde, sous le nom iïagrégéê pour les personnes de tout Age. Ainsi les enfants» depuis ie baptême jusqu'à TAge de douze ans résolus, sont les membres proprement dits de *œuTre , les premiers et les véritables asso* ;iés ; les personnes qui ont dépassé cet Age •ont associées aussi, maïs en qualité d'agré' fées. Ces deux classes d'associés sont distinguées Tune de Tautre par TAge ; TAge de louze ans est la limite sacrée qui les sépare ; )ar le rang d'honneur donné k la première ur la deuxième» par la part privilégiée qui si accordée aux enfants dans les grAces [ûrituelles de Tœu vre. Toutefois » les agré- ;és font partie de Tœuvre» ont une part éelle h ses mérites» à ses prières» à ses aveurs spirituelles» aux indulgences qui y ont attachées.

Condiîions de Vassoeiationm

Pour appartenir à la première ou à la econde classe des associés de la Sainteenfance» quatre conditions sont requises :

* le baptême dans Téglisc catholiciue ; 2* inscription sur des tableaux de 1 œuvre;

* Taumône de 12 sous par an ; h^ la récitaion journalière à faire par Tenfant» ou» s*il st trop jeune» par un autre associé à sa •lace d*un Ave nfaria^ etc., et deTinvocation uivante : Vierge tUarie^ priez pour nous et our les pauvres petits enfants xnfldiles*

En effet» le baptême seul peut donner le Iroit d*entrer dans une association d*enfants hrétiens. Dans les associations et confréries ieuses, l'Eglise attache ordinairement assez 'importance à Vinseription sur les tableaux u registres» pour en faire une condition udispensable» sans laquelle on ne peut i'igner les indulgences accordées. Cette onditioo n*est pas de rigueur absolue pour lous ; mais elle est d*au(ant moins k neçliicrque» dans la Sainte-Enfance» Tinscription les noms de baptême est nécessaire pour a tirage au sort (les noms envoyés en Chine» t qui doivent être donnés aux nouveaux »aptisés. Enfin» la Sainte-Enfance étant à a fois une assoeitatioD d*aumdnes et de •rières» il est facile de comprendre au*il ne But pas se contenter de faire Taumone de louze sous» et qu*on doit, aux cinq centimes le chaque mois» joindre fidèlement les deux ourtes prières prescrites pour chaque jour. I est donc instamment recommandé à tous es associés» et particulièrement aux cheft de \ouxaineSt aux sous-trésoriers, aux trésoriers t à M*M. les directeurs» de ne pas oublier es quatre c-onditionstdefaire en sorte qu'elles jient fidèlement observées» afin que les dsociésy ea concourant au salut des enfants

infidèles» profitent poureux-mêmes desavau* tages de cette pieuse association.

La qualité d'associé peut se perdre.

Ainsi» on ne peut acquérir le titre d'associé de la Saiote-Eiifanoe qu*eu vertu du saint baptême ; on oe peut en conserver tous les avantages spirituels que par la fidélité à remplir les conditions précédentes ; mais on peut perdre ces avantages, en tout ou en-

Cirtie» soit par une vie peucbrétiedne» soitpâ^ négligence decescooditions* On peatperdn»

le titrelui-même en un seul cas : un agrégé de la Sainte-Enfance cesse de Têtre à vingt* un ans» s'il refuse de s*associer à Tœuvre de la Propagation de la Foi» quoique ses facultés h lui permettent En les privant de leur titre d'agrégés et des bienfaits de Tassociation» Tœuvre de la Sainte-Enfance montre hautement par là^ çu^elle veut être» non la rivale» mais Tauxiliaire de la Propagation de la Foi ; qu'elle ne veut pas attirer k elle» aux dépens de cette grande œuvre» mais lui préparer de longue main de nouveaux associés^ et y porter les siens autant qull est en elle.

L'œuvre n'accorde pas à tous h titre et les bienfaits de rassociationf mais elle ne refuse l'aumône de personne.

MM. les directeurs» trésoriers» sous-trésoriers ou chefs de douzaines doivent donc prévenir les agrégés» parvenus k TAge de vingt-un ans» de s'associer k la Propasatiou de la Foi» s'ils ne veulent se iiriver des avantages de leur association k la Sainte- Enfance ; mais ils ne peuvent que les avertir et les engager» en leur laissant k eux-mêmes déjuger s'fls ie peuvent ou le veulent ; et» en tout cas, ils ne refuseront jamais leur aumône : car Tœuvre de la Sainte-Enfance ne re|;)ousse Faumône de personne. Et, en effet» il y a des protestants, et même des Arabes» qui ont voulu» au moins par humanité» y concourir, quoiqu'ils ne puissent être associés tant qu'ils sont hors de TEglise catholique.

De la collecte des aumônes et des versements^

Les trésoriers et les associés sont libres de recevoir et de verser les cotisations» ou par mois ou par an : la chose est laissée k la sagesse et au zèle des uns et des autres ; ils peuvent iS-dessus consulter la commodité do chacun, et voir ce qui convient le mieux pour le pays qu'ils nabitent. La collecte par an serait plus prompte et plus sûre, la col* lecte par mois plus numble> plus k la portée de tous, et, en rappelant l'cauvre plus fré-

Îuemment, entretiendrait mieux le zèle, our éviter les inconvénients de ces collectes, ou trop éloignées ou trop rapprochées les unes des autres» peut-être vaudra t-il mieux les faire par trimestre ou par semestre. Les collectes par semestre auraient le double avantage de coïncider tout k la fois avec les deux messes dont nous parlerons plus tard, et avec les deux époques indiquées k MM. les trésoriers pour leurs versements entre les mains de M. le trésorier général. Ces

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DICTIONNAme

deux époques répondant au commencement et à la fin des catéchismes dans les paroisses, c'est-è-^dire» Tune» aux mois de novembre et de décembre, l'autre aux mois d'avril et de mai, il serait donc bon que les trésoriers

{lussent avoir fait leurs collectes partieulères un peu avant ces époques, pour être en état d'opérer leurs versements à temps. Toutefois, ces époques ne sont pas de rigueur ; ils peuvent en prendre d'autres d'après les occasions qui se présentent. Nous recevons des versements pendant tout te cours de l'année ; mais les comptes sont chaque année arrêtés au 1*' mai, et les sommes arrivées plustard ne peuvent âgurer que dans l'exercice suivant.

A cette occasion , nous recommandons de nouveau à HM. les trésoriers : 1* de bien distinguer le produit des cotisations, souscriptions et abonnements, du produit des médailles, images, livrets, etc. ; ^ d'y joindre le tableau des noms de baptême à envoyer en Chine, d'après la désignation du sort; 3r d'adresser les fonds directement au trésorier général de l'œuvre de la Sainte- Sofance, a Paris et non ailleurs.

AêêociéM^ Souicriptions ^ Alfonné$f Bienfaiteurs.

Nous n'établissons aucune distinction entre les souscripteurs et les abonnés. Us pour» raient n'être pas associés^ par exemple, s*ils u'étalentpas catholiques. Au surplus, ce ne sont d'ordinaire gue des dénominations diverses des associés, selon qu'ils concourent à l'œuvre, ou par de simples cotisations mensuelles, ou par des souscriptions: toutefois nous ne donnons ce titre de bienfaiteurs 3u'è ceux qui soutiennent l'œuvre par des ons extraordinaires, par la protection qu'ils lui accordent, comme NN. SS. les évêques, ou par le zèle qu'ils mettent à la propager, comme les membres des divers conseils, les trésoriers , sous-trésoriers, chefs de douzaines et les correspondants. A ce tilre de bienfaiteurs, ils ont une part spéciale aux inérites et aux prières de l'œuvre.

Du tirage au sort des noms de baptême.

Tous les associés de la Sainte-Enfance sont les frires et les sajArs, les pires et les mères des pauvres petits enfants infidèles. Ce sont eiix qui leur conservent, et, pour ainsi dire, leur donnent une seconde fois la vie du corps, en les sauvant d'une mort certaine et en leur procurant, par le baptême, la vie spirituelle de la grâce, la vie de l'âme, qu'ils leur a> surent ensuite par le bienfait d'une éducation chrétienne. Quelle douce pensée que celle de ces tendrez relations entre les enfants sauvés et leurs sauveurs I Çlle suffit sans doute pour rnultiplier le nombre des associés et enflammer leur zèle. Le pieui^ évêque de Nancy y avait trouvé un moyen de resserrer encore ces liens de charité, et de faire sentir plus vivement au cœur des enfants chrétiens la consolation intime de leur sainte bienfaisance. Dt^jè tous les en- >Mts sauvés appartiennent à tous hp asso-

ciés; mais quelle nouvelle jo'e, si lesisso. clés pouvaient adopter particulièremeDt quelques-uns de ces malheureux enfanls, l« regarder comme les leurs, leur dooDern nom, les placer, eux aussi, sous laproteetifli du saint patron qui leur fut donné au tMptême ; à prendre à leur égard les solliotudes d'une sainte paternité. Cette satisixtion, bien digne d'être ambitionnée, oe pouvait, au moins dès le commenoement, être accordée & tous les associés ; il éUit d'ii> leurs impossible de préférer personne eotn ceux qui montraient un même zèle. La iiy tribution de cette récompense a donc A^ laissée au choix de celui qui gouverne la busard, e(, selon la parole des saintes Ecntures, tempère les sorts. Il a été décidé qu'oa tirerait au sort les noms de baptême (]ui seraient envoyés en Chine pour être àomi flux nouveaux baptisés.

Ce tirage au sort est une pratique pie^^e qui i*eut s'accomplir dans rÉglise. MaLs quelle proportion établir entre le nonlire total des associés et celui des noms à tim! Cette question nous a d^à été adres^ plusieurs fois. Les mêmes raisons qci avaient empêché le vénérable fondateur 4e l'œuvre de rien prononcer là-dessus, dm ont interdit Jusqu'à présent de donner uif réponse dénnitive. Aujourd'hui, Fœ^jm avant atteint son dernier but, qui est déu bJir des écoles aux frontières de la Cbiie. les aumônes seront partagées entre qoatfv objets principaux: le baptême, le racbi, Tadoption et l'éducation dans les écoles mtérieures, enQn les écoles extérieures. Puisque le quart à peu prè^ des aumèoes doi! être affecté aux baptêmes, il semble coûfenable que le quart ries associés y soitsfê cialement intéressé. *

Les noms de baptême seront dope tirt> au sort dans la proportion de 3 dans chaque série de 12, et pas m 9/060, afin que cbaqui^ série contribue. Ce tirage donnera donc ^ noms pour une subdivision de ISdouzaioe», et 432 noms pour 18 sulnlivisions ou uo< division. La souscription simple de 12 ^ ne donne droit qu'à un seul nom de bapiêioe; et chaque associé, par conséquent, oe peut mettre dans l'urne qu'un de ceux qu'il po^^* mais à son choix. Nous engageons les a>>t^ ciés, retardés jusqu'ici par rincertiluJe qw nous venons de lever, à procéder au pltt^^*^ à ce tirage j et à nous en adresser le^^ sultat.

De rétablissement de Tcaisor» dmt Utf^

roisses.

On nous a demandé plusieurs fois sirœ"* vie pouvait être établie sans la participais de MM. les curés dans leurs paroisses* ^^' leur direction ou celle d'un ecclésiastique ^^^ siçné par eux, ainsi que le règlement eoeiprimo le désir. Nous répondons que l'œu'J^ de la Sainte-Enfance étant surtout rœurre^i clergé, puisqu'elle a été fondée et est emy dirigée par un évêque, et qu'elle a cup'f sieurs évêques pour ses premiers P"^^ teurs, il est dans l'esprit de sa fopualK»»^

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DES INDLXGENCES

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s*appuyer surtout sur MM. les curés et le clergé des paroisses. Il conyient donc de s'adresser* i eux à*abord : s'ils sont empéàt\és ou par le défaut de temps, ou par d'autres œuvres de charité, ou par quelques considérations que ce soit, de prAlerde suite h la Sainte-Enfance un concours actif, il ne faut pas conclure de là qu'ils y soient contraires; mais plutôt, par un redoublement de zèle, suppléer à ce gu'ils regrettent sans doute de ne pouvoir faire par eux-mômes. Nous ne pouvons supposer qu'il y ait un seul curé qui repousse l'œuvre de la Sainte-Enfance, déjà florissante dans un grand nombre de paroisses, favorisée par tant d'évëques, approuvée par deux Souverains Pontifes. Ce ne sera donc jamais contre leurs intentions, mais auelqueiois sans leur direction active, que 1 œuvre s'établira, par le choix d'un cdrrespondant av£c le conseil central , la formation de séries, de sous-divisions et lie divisions, et d'un conseil provisoire, et bientôt elle aura assez d'importance pour obtenir l'attention et mériter la protection de MM. les curés qui, d'ailleurs, laissent toujours leurs paroissiens libres de placer leurs aumônes où ils veulent. En somme, le concours actif de MM. les curés, comme la protection de NN. SS. les évoques, est bien à désirer et à rechercher, mais n'est pas indispensable pour l'établissement de l'œuvre. Sans ce concours, le? associés peuvent eu répandre les publications, recueillir les souscriptions, écrire à Paris, demander i Mgr le président ou au directeur de Tœuvreles instructions qu'ils ne trouvent pas luprès d'eux, se réunir en conseil, et obtelir les moyens et résultats qu'elle a en vue.

Dtê moyem de propager Fauvre.

La Sainte-Enfance, demandant seulement K) cent, par année, ne peut que mettre 'œuvre à la portée de tous. Ceux-ci doivent, )Our ainsi dire , se multiplier à TinGni, à :ause de la modicité même de la souscripion et du tendre intérêt qu'elle doit ins[)irer >artout. Chacun de ses membres s'appli- [liera donc à la faire connaître et à l'étendre iclon ses forces.

Pour cela les associés auront soin : 1* de ire attentivement les diverses publications le l'œuvre, le règlement surtout, de bien e pénétrer de son esprit ; 2* de répandre le ilus possible les livrets, circulaires, surtout es images, les mé tailles (pour ceux qui payent au moins ^ mois, ou & sous en s*ins* rivant), les Annales, soit en les communi- |uant ou les donnant aux personnes de leur onoaissance, soit en établissant des dépôts lans les communautés, les séminaires, les olléges, les institutions, les hôpitaux, ou Déme chez les libraires chrétiens; 3* de hercher des associés et de les disposer par éries de douze ; V d'obtenir la protection el a direction de MM. les curés, ou de quelfues-uns de leurs vicaires, surtout de ceux |ui sont chargés des catéchismes, et la co- , aération des dames zélées qui s'occupent 'oeuvres de charité ; 5* de chercher dans le

clergé, ou, à défaut du clergé, parmi les personnes chrétiennes du monde, un ou plusieurs correspondants qui veuillent bien se mettre en relation avec le conseil central de Paris, et de former, aussitôt que possible, un petit conseil, ou d'ecclésiastiques, ou de dames charitables, ou de jeunes personnes; 6* de procurer la réunion de ce conseil, ou tous les mois, ou tous les trois mois ; !• de tâcher que les deux messes pour les associés de l'œuvre soient annoncées d'avance ,

Su'elles soient célébrées exactement et aux poques maraaées, et que tous les associés y soient invités ; 8* de donner connaissance au conseil central, par une correspondance régulière, surtout vers les époques de ces réunions, fixées au commencement de chaque trimestre, de tout ce qui intéresse Tœuvre dans les pays qu'ils habitent, de ses progrès, des obstacles qu'elle pourrait éprouver; en un mot, de faire leurs rapports à peu près sur les modèles de ceux qui ont déjà paru dans les Annales, et de contribuer ainsi, pour leur bonne part, à l'intérôt de ces Annales {nous recommandons ce point bien instamment); 9* de trouver des personnes charitables et aisées qui veuillent lûen faire les frais, au moins de quelques médailles et images, qui seraient distribuées aux enfants pauvres, ou données en récompense.

De la distribution des Annaleê parmi le$

associés.

II a été décidé qu*un bulletm des Annales serait donné à chaque douzaine d*associés, et, par conséquent, adressé au chef de la douzaine, qui voudra bien, après l'avoir lu, le faire passer successivement à ses associés. Nous enverrons des exemplaires aux principaux trésoriers et correspondants : ils Tondront bien nous en accuser réception, et nous leur laisserons le soin d'en faire la répartition la plus convenable : nous les prions même dfe ne pas tenir rigoureusement , pour tes premières publications, à ne donner qu'un bulletin par douzaine, surtout dans les lieux où l'œuvre serait à peine établie et connue, mais a répandre des Annales avec assez de libéralité, pour la faire bien connaître. Outre cette distribution gratuite, elles seront vendues au prix de SM) centimes par exemplaire, et on en trouvera des dépôts, indépendamment de celui établi aux bureaux de l'œuvre , chez MM. Sagxibe et Beat, libraires, rue des Saints-Pères, 6i, à Paris, et chez les libraires de province que nos correspondants nous indiqueront. La propagation de ces Annales devant être l'un des plus puissants moyens d'extension de Tœuvre, nous invitons ceux de nos associés qui pourraient faire cette dépense, à les distribuer aux personnes moins aisées.

Des asêemblées générales des associaiions*

Le règlement, h Tart. 3 du chap. III, demande que « chaque année, à l'époque ou TEglise honore plus particulièrement la Sainte- Enfance, une messe soit célébrée pour tous les membres de l'association, dans tous les

MCTIONMAIRE

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