‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 348 sur 370 · Je m'acquitterai de mes devoirs enverr mes parents · texte numérisé non relu

Je m'acquitterai de mes devoirs enverr mes parents

k. Je regarderai la sainte Vierge comme ma mère, et j'aurai recours à son assistance da is les tentations.

mais votre Dieu, parce que vous le regarder comme votre juge. En effet, il vous traite « juge ; il vous regarde comme un criminel universel, chargé des péchésdè tous les hommes, depuis que vous avez bien voulu vous offrir pour les expier. C'esten cettequalitéqu'il toi s abandonne extérieurement à la fureur de u<s ennemis, et intérieurement à la douleur la plus vive qu'on puisse ressentir. Je tous adore, 6 Jésus, abandonné à la plus amère et la plus vive douleur pour l'amour de moi; je vous rends grâces de ce que' vous Touiez bien souffrir cet abandon que j'avais mérite; je déteste mes péchés qui vous l'ont attiré. Faites que je profite des instructions que vous me donnez ici.

2. Cette plainte est moins une plainte, qu'une instruction pour moi. Vous îoulei par là m'appliquer à la grandeur de tos souffrances, et aux mystères de U croix; vous voulez me faire sentir quelle est rénorniité du péché, les châtiments qu'il mente, la rigueur de la justice de Dieu sur le pé* cheur.

Que ne dois-je pas craindre en effet, moi qui suis pécheur, et si grand pécheur, lorsque je vous vois ainsi abandonné de votre Père, dans un tem])s où les Juifs et Jes Geatils, de concert, déchargent sur vous tout ce que leur rage et leur fureur peuvent iOTeoter de plus cruel ! Seigneur, ne m'abaodoch nez pas dans le temps de la tentation. Vous êtçs seul ma force, mon soutien, mon refage et ma ressource dans les combats que j'^i à livrer ou à soutenir contre les ennemis da salut. C'est en vous, ô Jésus, que je mets ma confiance.

3. Vous m'apprenez encore, ô divin Maître, à ne point chercher de consolations auprès des hommes, dans les disgrâces de la vie, mais à m'adressera Dieu dans toutes mes peines. Lui seul est le vrai consolaKur des alUigés. Oh 1 que j'ai mal profité de votre instruction, aveugle et insensé que j*ai élét Dans mes ipeines, j'ai cherché des adoucissements auprès des hommes, au lieu de rr (ourir à vous, 6 mon Dieu; et ce n'est qu'après avoir éprouvé leur impuissance ou i€ur indifférence, que j'ai imploré votre secours : n'ai-je pas mérité par là d'être abaudonué de vous et d'eux? Vous voulez encore,* !**• suS;que,Ior5({'Z*il nlattà mou Dieud*ap(»esaa-

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DES INDULGENCES

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tir son bras sur moî, je ne désire pas toujours des consolations de sa part ; mais que je lue contente de lui demander la force nécessaire pour me soutenir, et la grâce de faire un bon usage des peines qu'il veut que je souffre. Je vous prie de demander pour moi, à votre Père, la grâce de tout souffrir dans uo esprit d*union à vos souffrances, et de me sanctiûer par la croix.

Voici, mon Dieu, mes résolutions; accordez-moi la grâce dnles garder.

1. Dans mes afflictions, j'aurai recours à vous pour vous demander la force de les supporter, et d'en faire un bon usage.

2. J'adorerai les ordres de la Providence sur moi, à l'exemple de Marie» au pied delà croix.

V« MÉDITATIO?!.

Cinquième parole de Jésus en croix : J'ai soif.

1. Alors Jésus voyant que tout était aecom- 9/1, afin pii'une parole de l'Ecriture fût encore Kcomplie^ il dit : J'ai soif (Joan. xix, 28; Pf. Lwiii, 22). Cette soif, A Jésus, venait sans doute de la violence et de la longueur le vos tourments. 11 fallait qu'elle fût bien irdente, puisque vous vous en plaigniez, rous qui avez tant souffert sans ouvrir la >ouche. Puis-je penser à cette soif ardente, !t ne pas condamner mes intempérances, na sensualité et ma délicatesse, qui en sont a cause? Me sied-il bien de me dispenser, ans grande raison, du jeûne et de Vabsti7 lence commandés par l'Eglise; de boire 'ntre mes repas les jours de ieûne 7 Que de léréglements sur celte matière ne voit-on «s dans le m^nde 1

Vous proférez cette parole. J'ai soif^ non our recevoir quelque soulagement, mais our accomplir tout ce qui avait été prédit e vous par les prophètes. Quelle exactitude ! ille condamne en moi et eu tant de chrétiens ui font profession de vous appartenir, le lépris des fautes légères qu'ils accumulent ins remords, et leur négliffence à remplir *s plus petits devoirs; négligence qui conuit insensiblement au violement des plus ssentiels. Inspirez-moi, 6 Jésus, une sainte orreur des péchés les plus légers, et une Lacté Gdélité à remplir les plus petits delirs. Ayant l'honneur d'être membre de >tre corps, faites que j'observe, à vcftre exnple, la loi dans toute son étendue.

2. Vous proférez encore cette parole. J'ai if^ pour me rendre plus attentif h la gran- ^ur de vos souffrances ; et puis-je rester différent à ces souffrances, sachant surtout le c'est pour moi que vous les endurez 7 ius diies,/'at sot/, pour souffrir davantage ; r eiiGn , quel soulagement vous accorde- >n dans cette soif ardente 7 des soldats huDsains vous présentent'du vinaigre. Ce nt là , ô Jésus, les adoucissements que us accordent les hommes pour oui vous nnez votre vie! Quoi ! vous répandez votre ng pour eux,* et en échange ils vous offrent I vase plein de vinaigre I Vous qui avez ^^, pour eux la mer, les fleuves et les fou-

taines ; vous qui promettez une récompense éternelle à celui qui donne un verre d'eau froide à quelqu'un des vôtres, vous ne trouvez que du vinaigre pour vous soulager dans votre soif! Après cela, me conviunt-il, à moi misérable pécheur, de me plaindre de l'ingratitude de ceux à qui j'ai fait du bien, du peu de consolation que je reçois de mes amis 7 Je vois bien, ô Jésus, que vous avez voulu passer par toutes les épreuves, afin que je ne fusse pas surpris de celles qui m*arriveraient, et que je vous eusse toujours pour modèle : faites -moi la grâce de tue conformer aux exemples que vous me donnez.

3. Vous dites, /'otMt/. Si j'entre bien dans les sentiments de votre cœur, je comprends

3ue vous brûlez de la soif de mon salut et e celui de tous les pécheurs. Cette soif mystérieuse est un effet de votre amour : je vous en remercie , mon aimable Sauveur. Mais pendant que vous êtes si altéré de mon salut, d'oii vient que je le regarde avec tant d'indifférence 7 je n'y pense presque jamais, et quand i'y pense, c est d'une manière si superficielle !

J'ai de temps en temps quelque désir de me sauver, je fais même quelque démarche : mais je perds d'abord courage : c'est que mon âme brûle d'une autre soif que la vôtre. J'ai une soif insatiable des biens de la terrei des plaisirs séducteurs, de la gloire fragile : voilà ce qui m'occupe lout entier, ce qui m'empêche de penser sérieusement à mon salut. O soif de mon Sauveur, qui expiez nos excès et nos intempérances 1 soif qui délivrez les pécheurs de la soif éteroefle, guérissez-moidelasoif que mes passions excitent dans mon cçBur; donnez-moi une soit ardente de la gloire de mon Dieu, de l'établissement de son rèçne dans l'Eglise, et de ma propre sanctification.

Voici mes résolutions , 6 Jésus : votre grâce les a formées dans mon cœur; elle les y affermira.

1. Je veux éviter l'intempérance, les excès, la sensualité, et mortifier mes sens ; et pour en venir à la pratique, je m'imposerai chaque jour quelque légère privation dans ud de mes repas.

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