Je garderai exaclement les jeûnes d'obligation
3 Je veux être exact à éviter les fautes légères et â remplir les plus petits devoirs.
VI* MÉorrATioN.
Sixième parole de Jésus en croix : Tout est
C02«S0MMÊ
1. Oui, aimable Jésus, tout est consommé {Joan. XIX, 5j. L'envie et la malignité de vos ennemis sont consommées. La fureur et la rage des bourreaux sont consommées. Vos souO'rances et vos humiliations sont consommées, les figures et les prophéties sont consommées. La mission que vous avez reçue de votre Père est consommée. L'œuvre de notre rédemption est consommée. Votpe vie est consommée ; vie sainte, vie innocentai
SilP
DlCTlONNAmS
vie pr 'cieu e, vie si laborieuse, si pauvre, si souifraote 1
Je vous adore, ^ Jn^sus 1 j.e lUie jette au pied de votre croix, convaii^ci^ die votre grandeur iuQuie et de mon néant. Je vous rends grâces d'avoir voulu, pour Tarpour do moi, souffrir des tour,ménts si cruels. Je veux vous aimer jusqu^^if dernier soupir de ma vie. Je veux faire la ^uer^^e 9u péché, et exterminer ce meurtrier impUojable de mon Dieu.
2. Tout est consommé. Cette parole ^ un sens bien étendu ; elle renferme de grandes instructions. Elle m'appreud comment je dois vivre et comment je dois mourir. S'il est vrai que les membres doivent vivre de la vie du cnef, ayant Thonneurde vous avoir pour chef, et d'être membre de votre corps, il faut qu*à mgi mort je soi$ e^ état d^e dire comme vous, dans une proportipn convenable : fout est consornme: autrement c'en ^st fait de mon salut é^ef^nel ; vous me retrancheriez comme un meipbre pourri; vouso^e rejetteriez comme un membre di; démon.
Quelle consolation pour un chrétien de pouvoir dire à la fin de sa vie : tout est consommé ! J*ai été exposé à bien des dangers, j'ai eu beaucoup à souffrir, j'ai passé par de rudes épreqves ; j*ai éié en outte ii la médisance, à r^nvie^ au mépris, aux railleries , aux persécutions des mondains ; le démon, le monde et la chair m*ont livré de terribles assauts ; j'ai été assiégé de mille tentations : mais, par la miséricorde de mnn pieu, j'ai triompné de tout ; j'ai touiours été 0dèip à mon pieu ; j'ai gardé sa loi ; j'ai toujours marché dans les sentiers de la justice ; j'ai accompli tous les desseins de ï)ieu sur moi : Tout est consornmé. Quoi de plus consolant pour un chrétien k la mort, lorsaue sa conscience lui rend cet avantageux témoignage ?
3. Mais, pour avoir cette consolation à la mort, il faut mener une sainte vie, une vie réglée. Ce n'est pas assez d^exam^ner sa vocation, de la connaître ; il faut la suivre, y persévérer, en remplir tous les devoirsf. Ce n'est pas assez d'éviter Iqs vices grossiers, il faut éviter les péchés véniels. Ce n'est pas assez de garder quelques points de la loi, il faut les observerions; ni de remplir quelques devoirs de son état, il faut les accom-
Elir tous. Ce n'est pas assez de former de eaux projets de conversion, il faut se convertir sans délai. Ce n*est pas assez d'être fidèle à tous les exercices extérieurs de la religion, de la piété chrétienne, il faut avoir une piété intérieure, solide, sincère; il faut atmer Dieu de tout son cœur, préférer Dieu h tout , rapporter tout à Dieu , aimer son prochain comme soi-même, et réprimer ses pÎBissions; il faut se régler, non sur Ips maximes et les usages du nionde^ mais sur la loi de Dieu, sur 1 flvangilé ; il faut, en un mot, accomplir en tout la volopté de Dieu. L'ai-je fait jusqu'ici? le fais-je en ce moment, le veux-je laire toujours?
Voici, ô mon Dieu, mes résolutipns : daignez y répandre votre bénédiction.