‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 359 sur 370 · UI · texte numérisé non relu

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C*e5t ainsi que Marie a toujours été 01a mère : el moi, me suis-je toujours montra son enfant? De quel retour ai-je payé sa tendresse? quelle reconnaissance ai-je eue pour ses bienfaits ? Un enfant est avec raison regardé comme dénaturé, lorsqu'il n'a point d'amour pour celle dont il a reçu un corps sujet à mille maux, el qui dans peu sera la pâture des vers; quels sentiments ne dois-je pas avoir pour une mère è qui je suis redevable, après Dieu, de tous les biens que je possède dans le temps, et de tous cei^x que j'espère un jour posséder dans l'éternité l Que mon peu d'amour pour elle approche bien de Tindifférence el ae la froideur! Quand aurai-je enQn pour Marie le cœur de Stanislas ! quand serai-je comme lui, tout brûlant d'amour pour une si bonne mère, aûn d'avoir, comme lui, le bonheur de mourir entre ses bras !

Pratique. Regardons Marie comme notre luère, el témoignons-lui, en celte qualité, l'amour,le respect et l'obéissance qu'une telle mère a droit d'attendre de nous : l'amour, en ne faisant rierf qui puisse déplaire à son Fils ; le respect , en contribuant, autant que nous pouvons, à son honneur; l'obéissance, en gardant à son Fils la Gdélilé qu'elle nous a recommandée : Quœcunque dixerit vo6ts, /aeite •

PRIÈRE

Saint Stanislas, je me prosterne è vos pieds; je vous en supplie au nom de Marie; vous ne me refuserez pas au nom d'une mère qui vous fut si chère; faites que mon cœur n'ait plus d*affeclion que pour Jésus el Marie. Vous pouvez, 6 grand saint 1 tn'obtenir des sentiments conformes aux vôtres : que ma vie, formée sur le modèle de la vôtre, soit désormais une vie sainte, qui me prépare à une mort bienheureuse. Alors je me présenterai avec confiance devant le tribunal du souverain Juge, pour bénir avec vous le Dieu des miséricordes dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Méditation pour le jour de la fête de saint

Stanislas^ le 13 novembre.

Sur la mort de saint Stanislas en religion.

Rien de plus terrible gue la mort, disait un ancien sage du paganisme ; et ce qu'il disait était véritable, plus véritable môme qu'il ne pensait , dit saint Chrysoslome , s'il s'agit de ces hommes du siècle qui mènent leur vie dans les plaisirs et meurent dans î'élal du péché : Mon peccatorumpessima. La mort les dépouille de tout, elle leur ôte tout ce qu'ils regardaient comme des biens, et les plonge dans une infinité de maux qui seront éternels. Mais il n'en est point ainsi par rapport aux justes ; c'est ce gui met le comble a leur bonheur : Beati qui in Domino moriuntur. C'est la fin de leurs peines et le commencement de leur félicité. Le tombeau est (lour eux, dit saint Ambroise, le berceau de Timmorlalité glorieuse. Sous ce dernier point de vue, la mort n'avait rien d'eflrayanl pour SlaTJislas. Quoique jeune encore, il trouvait

déjà son exil bien long, et il soupirait après le moment où, les liens de son corps étant rompus, il pourrait se réunir à JésuMIhrist. Ce sentiment s*accrut en lui d'une manière extraordinaire aux approches de l'Assomption de la Reine des vierges. Il conçut alors le désir le plus ardent de célébrer d«os le ciel, avec les saints et les esprits bienheureux, le triomphe de leur auguste Reioe; et pour obtenir ce qu'il désirait avec tant d^arJeur, il prit pour son protecteur spécial le glorieux saint Laurent, dont la fôte précède de quelques jours celle de l'Assomption. On dit même qu'ayant écrit comme une requête à la Mère de Dieu, dans laquelle il exposait la vivacité de ses désirs, il |)Osa cet écrit sur sa poitrine, et que, le tenant ainsi collé contre son cœur, il communia le jour de la fête de ce saint.

Réflexions. 1. Pour être capable d'une pareille démarche, il fallait sans doute qu'il fût dans cet heureux état où la perfection de la charité élève l'âme au-dessus de toute crainte: Perfecta charilas foras mt/^tV ltmor«m. Tandis qu'on n'est pas entièrement à Dieu et que le cœur est encore partagé, la pensée de la mort a toujours quelque chose de triste et d'aflligeant ; ou n y trouvera de douceur que lorsque le cœur, parfaitement détaché de tout lien terrestre, pourra librement prendre soi essor vers le ciel» Hfltons cet heureux moment ; et pour adoucir au moins l'amertume de la pensée de la mort, agissons en tout comme si chaque action devait être la dernière de notre vie. En vivant de la sorte, nous aurons la douce confiance que, lorsqu'il nous faudra paraître au tribunal du $ouTe« rain Juge, ce sera pour recevoir la bénédiction d'un père tendre, et non la malédiction d'un Dieu vengeur ; confiance qui, croissant toujours en nous, fera disparaître à nos jeui tout ce que la mort a de plus hideui, et lui donnera même des charmes qui nous la fe* ront désirer.

3. La bonté divine ne tarda pas à satisfaire les désirs qu'elle-même avait inspirés à son serviteur. Stanislas fut attaqué d'une fièvre légère, qui lui dura jusqu'à la veille de l'Assomption, où il tomba dans une langueur mortelle. On connut alors, aux symptômes qui parurent, la vérité de ce qu'il avait dit peu de jours avant avec une entière assurance , que sa mort était prochaine. Pour pratiauer tout ensemble la pénitence el Tbu* milite, il ne voulut point avoir d'autre ht qu'une simple paillasse qu'on étendit sur le pavé de sa chambre : ce fut là que, dans la posture la plus respectueuse, il reçut le saint sacrement avec des démonstrations de con* tri lion, de tendresse et de joie qui reropb* rent de la dévotion la plus vive tous eeut qui furent présents à celle pieuse eéréioonie. Depuis ce moment jusqu'à celui de son bienheureux trépas, pendant plusieurs heures, il ne sortit de sa bouche d'autre parole que celles que lui sugjgérait le feu du divin amour qui le consumait ; el ses regards restèrent constamment fixés sur Timage de Jésus cru-

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DES INDULGENCES

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cilié ot sur cdie de sa sainte Mère» qu*il tenait è la main.

Réflexion. Que ce spectacle était édifiant I QuMl est doux de mourir ainsi I Comment méditer sur cette mort et ne pas en désirer pour soi-même une qui lui ressemble : Jforialur anima mea morte justorum I Mais en foniiant ces désirs, il faut prendre les iDoyeus d*en obtenir Taccomplissement. La D)Ort est telle que la vie : pour mourir comme 1p<: saints, il faut vivre comme eux. Jl^es mêmes pensées qui nous auront occupés pendant la vie nous occuperont encore a la mort. Stanislas, en mourant, ne pensait qu*à Jésus et à Marie ; c*est que Jésus et Marie avaient été, pendant sa vie, le principal objet de ses pensées, le centre de ses affections. Vivons-nous pour Dieu, sommes-nous uniquement attentifs à devenir saints , nous n'avons rien à craindre: notre esprit, à la mort, sera rempli des mêmes pensées, notre cœur, des mêmes affections. Mais si nous sacriQons nos jours au monde, à Tamour-propre, à la vanité, prenons-y ^arde, tout est à craindre pour le serviteur infidèle et dissipateur ; son maître viendra tout à coup lorsqu'il sera le moins attendu : Veniet dominus servi illius in die qua non êperat^ et hora qiM nescU,

3. L*heure était venue où le Seigneur voulait couronner son serviteur-et le récompenser de ses travaux. Que la mort de Stanislas fut précieuse aux yeux de sa divine Majesté I

8u|eUe fut pour lui-même pleine de douceur I ne troupe de saintes vierges, ayant Marie à leur tête, environnaient le lit du saint jeune homme, et l'invitaient à les suivre dans la gloire. Qui pourrait dire quelle fut alors la joie elles transports de son amour? Pendant quelque temps il a le bonheur de s'entretenir avec cette troupe de bienheureux. Enfin, rame inondée des plus pures délices, les }eux fixés sur l'image de la Mère de Dieu, parmi les pleurs des assistants, entre les bras des anges et de la Reine du ciel, Stanislas expire a la pointe du jour où l'Eglise célèbre l'Assomption triomphante de Marie, ^ Tâge de dix-nuit ans, après dix mois de noviciat dans la Compagnie de Jésus.

Réflexion, Suivons dans le ciel cette Ame Brigéliuue; contemplons-y la gloire éclatante dont elle est couronnée. Voilà la ré- (^ompense de ses travaux, de ses souffrances H de son amour. Pour des travaux passagers, Jne récompense éternelle; pour des soutfrances légères et momentanées, un poids immense de gloire qui surpasse toute mesure ; pour prix de son amour, un bonheur ncompréhensible, une jouissance entière et 'orfaite de tous les biens, de tous les vérita- /les plaisirs ; les complaisances ineffables , 'ternelles des trois personnes de l'auguste IVinité : à jamais le Père lui fera part de sa grandeur ; a jamais le Fils le revêtira de ses splendeurs; à jamais l'Esprit-Saint f'inonlera de ses délices. Heureux sont ceux qui servent un maître si libéral. Heureux ceux {ui raiinentl Heureux ceux qui souffrent à >on service, puisqu'il doit y avoir de la pro-

portion entre les peines de la vie présente et les joies de la vie future : Secunaum mti/titudinem dolorum meorum in eorde meo^ con-solationes tuœ lœtificaverunt animam meam.

Pratique. Dans la communion de ce jour, demandons h saint Stanislas qu'il nous aide et nous anime h pratiquer souvent, pendant la vie, les actes qu'il sera bon de pratiquer à la mort.

On peut encore, pour points de méditation, choisir les Litanies suivantes :

Litanies en Vhonneur de saint Stanislas Kotska.

Kyrie, eleison.

Christe, eleison.

Kyrie, eleison Christe, aùdi nos.

Christe, exaudi nos.

Pater de cœlis, Deus, miserere nobis.

Fili, Redomptor mundi, Deus , miserere.

Spiritus Sancte, Deus , miserere nobis.

Saneta Trinitas, unus Deus, miserere.

Sancta Maria , ora pro nobis.

Saneta Dei Genitrix , ora.

Sancta Virgo sine labe originali con-

cepta; ora.

Sancte Stanislae Kostka , ora.

Serve Dei a conceptu mirabiliter desi-

gnate, ora.

Vere imitator Cbristi, ora.

Fili dilecte Virginis Maris^ orn.

Ad Societatem Jesu ab illa vocate, ora.

Sancti Ignatii fili dignissime, ora.

Fidelis Dei vocatioui et ^ratim, orn.

Societalis Jesu decus eximium, ora.

Exemplar et patrone novitioruin, ora .

Mundi et divitiarum contemptor, ora.

Humanœ çloriœ triumphator, ora.

Innnocentis corpusculi severissime cas-

tigator, ora.

Insi^ni puritate admirabilis, ora.

Cuniditatum omnium domitor, ora.

Religiosœ disciplina cultor assidue, ora. Latenti in ara Victimœ devotissime, ora. Gratis cœlestis thesaure, ora.

Obedientiœ, humilitatis et patientiœ

spéculum, ora.

Candoris, modestiœ et pietatis exemplar, ora. Evangelicae paupertatis zelator, ora.

Supra œtatem prudens, ora.

Fraternœ dilectionis amator, ora.

Sincère tui ipsius contemptor, ora.

Amoris divini victima, ora

Christian® juventutis exemplum, ora.

Sensibili infantis Jesu prœsentia di-

guate, ora.

Vita et moribus angele, ora.

Pane angelico ab angelis refccte, ora.

Zelo et meritis a|K)Stole, ora.

Fide et desiderio martyr, ora.

Pi( tate et constantia confessor, ora.

Intra chorus Vir^num cœlos penetrans, ora. Virtutibus omnibus in brevi consum-

mate, ora.

Avitœ gloriœ décos et spicndor, ora.

Columua ettutela remorum, ora«

Ad te clamantium refugium et salus, ora. Praesidium et roedela infirinorum, ora

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DICTIONÎ^AIRE

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Iq vita et post mortem miraculis inclyle, ora.

Cœlestis Jérusalem civis beatîssiroe» ora.

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi» parce iiobis, Domine.

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, exandi nos, Domine.

Agnus Dei,qui tollis peccata mundi, miserere Dobis.

t. Ora pro nobis, sancte Stanislae, i9. Ut digni efliciamur promissionibus

Chrisli

OREMOS.

Deus, qui inter estera sapientiœ tu® miracula, etiam in tenera œlate maturœ sanctitalis gratiam contulisti ; da, quœsumus, ut beati Stanislai exemplo, tempus instanler operando redimentes, in œternam iogredi requiem festinemus. PerDominum nostrum Jesum Christum, etc.

Les mêmes en français.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christy ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, eiauccz-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu» ayez pitié de nous.

Es[)rit-Saint, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez.

Sainte Marie, conçue sans péché, priez.

Saint Stanislas Kotska, priez.

Désigné miraculeusement pour serviteur de Dieu, dès votre conception, priez.

Sincère imitateur de Jésus-Christ, priez.

Enfant bien-aimé de Marie, priez.

Appelé par elle à la Compagnie de Jésus, priez pour nous.

Fidèle à la vocation et à la grâce de Dieu,

S riez pour nous, s-digne Gis de saint Ignace, priez.

L'un des plus beaux ornements de la Compagnie de Jésus, priez.

Modèle et patron des novices, priez.

Ennemi du monde et de ses richesses, priez pour nous.

Triomphateur de la gloire humaine, priez

Châtiant très-sévèrement votre chair innocente, priez.

Admirable par votre insigne pureté, priez.

Vainqueur de tout penchant dépravé, priez pour nous.

Observateur exact de la discipline religieuse,

priez.

Très-dévot au saint sacrement de Tautei, priez pour nous.

Trésor de grâces célestes, priez.

Miroir d^obéissance, d*bumilité et de patience, priez.

Modèle de candeur, de modestie et de piété. .

priez.

Zélateur de la pauvreté évangélique, priez.

Prudent aundessus de votre âg(% priez,

Ainnteurdela charité fralenudle, priez.

Pénétré de mépris pour vous-même, pria Victime de Tamour divin. priei.

Exemple de la jeunesse chrétienne, priez. Honoré de la présence sensible de Jésus enfant, priez. Ange par votre vie el par vos moeurs, priez

pour nous.

Nourri du pain céleste par les Aoges, priez

pour nous.

Apôtre par votre zèle et vos désirs, priez. Martyr par votre foi et vos désirs, priez. Confesseur par votre piété constante, priez

pour nous.

Entrant au ciel au milieu du chœar des

Vierges, priez.

Consommé dans toutes les vertus, malgré

votre courte vie, priez.

L'ornement et la gloire de vos aïeux, priez

pour nous.

L'appui et le soutien des trônes, priez. Le refuge et le salut de ceux qui vous inro-

quent, priez.

Illustre par les miracles que vous avez pfté-

rés avant et après votre mort. priez. Très-heureux citoyen de la Jérusalem céleste, prez.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du

monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du

monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du

monde, ayez pitié de nous.

t. Saint Stanislas, priez pournoas;

^. Afin que nous soyons dignes des pro* messes de )ésus-Christ.

OftÀlSOll.

O Dieu 1 qui entre les miracles de votre sagesse, avez accordé à TAge le plus tendre la grftce d'une sainteté accomplie, dites. nous vous en supplions, qu'à rexemple de saint Stanislas, nous nous empressions, en rachetant le temps par de continuelles bonnes œuvres, d'arriver au repos étemel. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, etc.

STATIONS DE ROME. - On lit dans le Manuel de Lyon : « Les indulgences des stations de Rome sont les indulgences attachée.^ à la visite de quelqu'une des nombreuses églises de cette capitale du inonde chrétien, suivant les jours réglés par le Souverain Pontife , et indiqués dans le Missel romain. Leur origine est due au concours do ckné et des fidèles qui s^eropressaient de s'v rendre les jours marqués pour honorer Kotn^ Seigneur, la sainte Vierge, les reliques d'an martyr ou de tout autre saint. Accordées successivement par différents Fapes, à commencer par saint Grégoire le Grand, elles ont été définitivement réglées par Pie VI, en 17T7, et confirmées, avec quelques coDcessions spéciales pour Rome, par Léon XII en

« Les indulgences des stations de Roir<'. le Pape les accorde quelquefois à une «gl'^^'

Eartieulière , quelque part qu'elle soit étilie, moyennant la visite de celte église)'' vilégiéc ; quelquefois à une confrérie •"« pieuse réunion , moyennant la visite <2J

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DES INDULGENCES

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i7dl

Tégiise da la confrérie ou de la réunion , avec prière pour le Souverain Pontife; queU quefois endo à une pratique habituelle de piélé , moyennant une visite à une église quelconque. Ainsi Pie VI accorda c% privilège à rcgliso de Notre-Dame du Puy, le 2C mai 1789, et ce |)rivil6ge a été confirmé pa/ Grégoire XVI. Ainsi ce môme privilège a-l-il été accordé à la confrérie du Sacré-Cœur et aux congrégations de la sainte Vierge , comme nous le dirons plus bas, et à la recitation du Cbapklet de NoTas-SEiGiisua.

{V0g. cet article.)

« Les religieuses 9 les infirmes et autres qui ne peuvent faire cette visite , pourront y supfW4erà Teffei de gagner les indalj|;ences, i>ar toute autre bonne œuvre proscrite (lar le confesseur.

« Voiei maintenant quelles sont les indulgences des stations de Rome, telles qu «lies sont indiquées dans le Racaolia.

Indulgence plénUre moytnnanU ie$ eoniiiioni 4$ eeUt Jbtuulgenee :

< Le jeudi s«inl ; — la fête de Pâques ; — la fdte Je rAsceoakxi et la f6te de Noël.

Indulgence de trente ans et de trente

quarantaines :

< La fête de la Circoncision , 1" janvier ; — la fôte de rEpiphanie, 6 janvier ; — les dimanches de la Septuagésime , de la Sexa-

Sésime et de la Qumquagésitue ; — le venredi saint et le samedi saint ; — le lundi et les autres jours de Toctave de Pftques ; —le dimanche de Quasimodo; — tes trois jours des Rogations ; — la fête de la Pentecôte et tous les jours de Toctave;— les fêtes de saint Etienne, de saint Jean et des saints Innocents dans Toctare de Noël.

Indulgence de vingt-einq ans et de vingt-cin^

quarantaines :

« Le dimanche des Kameaux.

Indulgence de quinze ans et de quinze

quarantaines.

« Le mercredi des Cendres; — le 4* dimanche de Carême ; — le 3* dimanche de TA vent ; — la veille de Noël ; — la fêle de Noél à la messe de minuit ; Item à celle du jour.

Indulgence de dix ans et de dix quarantaines t

« Le jeudi après les Cendres ; — tous les dimanches et tous les jours de Carême, à moins qu'il ne soit autrement marq^ué ; — la veille de la Pentecôte ; — les trois jours des Quatre-Temps de septembre et de ceux do décembre ; — le i", le 3* et lé 4' dimancho de TAvent.

<t II y a encoreles visitesdes sept églises si célèbres, de Saint-Pierre, au Vatican ; de Saint* Paul Aors des murs; de Saint-Jean de Latran« de Sainte-Croix de Jérusalem, de Saint-Laurent , hors des mursy et de Sainte-Marie- Majeure; — et, de plus, la visite des sepl autels privilégiés de Saint-Pierre, au Vati* can : qui sont ceux de la Madone de saint Grégoire ; des saints Processe ei Uartinien « martyrs; de saint Michel, archanges d« sainte Pétronille» vierge; de la Madone de la Colonne; des apôtres saint Simon et saint Jude; et enfin de saint Grégoire 4e Grand, Ceux qui visitent ces églises ou ces autels , moyennant la confession, la communioUi la prière pour le Pape, gagnent les indulgences plénières ou partielles dont ces églises at ces autels sont enrichis pour tous (es iours à cause de leur incomparable célébrité. «

[Yoy. OEuvuES PAancuLiiaES paEScams POUR GAGMEA Va JusiLi , Inireduction de ce Dictionnaire).

SVB TUUM. etc. Voy. Sai-yk RsaiiiA*

TREIZE VENDREDIS (Dévotion des}. Vog.

François de Paule.

TRENTE PRATIQUES DE PIÊTÊ , à cha^ cune desquelles est attachée une indulgence piéniire par mois. Voy. Tartiole Calaroribr.

TRÉPASSES (Confrérie des). Comme ttous renvoyons irès-souveni à cet article , nous tenons à présenter les réflexions les plus propres k extiter notre charité pour les morts. Avant de dire ce qu'est celte confrérie, neos établissons donc la doctrine ea-, tholique sur le purgatoire.

% V. -^ 6o6«< sytj rORQAtoîRE.

D. dmment tproutfe^^^MH 4"eseiâiewûe du pmn/mtêiret

R. Ud fr«u0B Vextetwiee en fwr^toire par tes dirines Eeritures , par la tradition et t^ar )a tbîsod.

V Par les divines Ecrftures. Le texte le idus formel de TAncien Testament est celui du deuxième livre des Machabées, cli. xii,

Diction?!, des Indilgrnces.

où il est dit fue Judas Maohaibée ayant ve* counu que plusieurs de ses soldats s*étaieDi rendus coupables de quelques fautes avant de mourir, tous ceux qui étaient vivants s ) aairent en prières pour coniuf^ le Seigneur d'oublier lejpéchéque ces solâate atmieni oommis. Judas nt faire une quête pour offrir des sacrifices à la même intention. 11 est évident, d après ce texte, nue les Juifs étaient persuadés quMl v a des péchés que Dieu pardonne uaos rautre vici et que les vivants (meuvent cootribuer par leurs aumùnes, mr eurs sacrifices, k en obtenir le pardon (l).

Jésus-Christ dit«n saint MkiUh., akmp. ui, que 4e ftévké cmUre te Se^int^sprit ne sem remis fit en ce mande n{ en r autre. Ce passage Suppose également quMl y a des pécni§s qui sont remis en I*autre vie, dans un lieu d*e&«

(i) Daiis le ritael des JoHs on iraote wm priéie

3 lie le dief de famille devait dive fNM» la tlélit raacf es moris, avant de se mettre à table.

TKC

TRE

tS!l

piation. C'csl le raisonnement de saint Grégoire [Dial. liv. lY, chap. 39) , et de saint Augustin {Cil/, iiv. xxi, chap. 2!h).

Jésus-Christ parle en saint Mattn., ch.ip.v» d*une prison dans l'autre vie, doù Ton ne sortira qu'après avoir payé jusqu'à la dernière obole ; cette prison est précisément ce que nous appelons le purgatoire.

* 2" Tous ces passages et beaucoup d'autres ont été regardés par les SS. Pères comme fournissant des preuves de l'existence du purgatoire, et ils nous fournissent euxmômes la preuve d'une tradition constante de la foi de TEglise sur l'existence du purgatoire, et l'efiicacité de nos prières et de nos bonnes œuvres en faveur des morts.

SaintCiémenl d'Alexandrie (l),Origène (2), TertuUien (3j , saint Cyprien(4), saint Jérôme (5), saint Ambroise (6), saint Augustin (7), etc., etc., parient au purgatoire et des prières et bonnes œuvres qu'il laut oifrir pour ceux qui y sont détenus.

3* Ce n'est pas seulement par les docteurs de l'Eglise que la foi catholique sur le pyiv-

f;(itoire a été transmise, c'est par les conciles, es constitutions apostoliques, les liturgies, les cérémonies, les prières pour les morts , en sorte qu'il est impossible de citer un moment dans le cours des siècles chrétiens où ce dogme aurait été introduit, d'où nous pouvons conclure qu'il a été enseigné par Jésus-Christ et les apôtres. . k* Il n'est peut-être point de dogme, après celui de l'existence do Dieu, dont le souvenir ait été aussi bien conservé par la tradition universelle de tous les pays et de toutes les religions, que celui d'une expiation passagère qu'on est obligé de subir dans i autre vie à raison des fautes qu'on a commises, et après laauelle on jouit des récompenses attachées à la vertu (8).

5* Mais la raison ne sudit^elle pas pour nous faire comprendre qu'il n'est pas juste qu'un pécheur, qui a passé sa vie dans l'oubli de tous ses devoirs , soit traité de la même manière que les justes, qui se sont toujours occupés de Dieu, et n'avaient d'autre désir que de lui plaire et d'accomplir ses saints commandements ?

(I) Strom, liv. vi, ch. ii.

(%) Dans plusieurs passages, hom, 3 in ps. vi, et liv. vin, m ep, ad Rom.

(3) De anima, ch. 35.

(4) £p. 52, ad Anton.

' (5) Liv. m, in Amo%. — In cp, ad GalalaM, cap. 5. (èj In pi. xxiti, n. 26. — ^erm. ï6, in ps, Ckvni, ti; 12 el 13.

(7) Les passages de SJiinl Augustin soni muliipliés. On sait que sa mère lui recommandait en mourant de ne jpas l*oublier au saint sacrifice de la messe.

(8) Platon , dans le livre intitulé Gorgia», parle bettemBot du Jugement de Dieu, et distingue parfaitement les coupables qui sout condamnés à une punition temporelle, et ceux qui ayant atteint les limites du mal, souffriront éternellement des supplices épouvantables. — Voyez Virgile, JEn., liv. ?i, Ters.7-5, où il est Question des peines temporelles pour kt pécheurs dans Vautre vie. On pourrait faire sur le même objet de nombreuses citations d*autcurs anciens et modemea.

D. Pourquoi les protestants rejettent-ils U dogme du purgatoire f

R. Les protestants ne donnent et ne peuvent donner aucune preuve directe et positive de la non-existence du purgatoire; ili se contentent de faire des efforts pour aOhiblir les preuves que nous en donnons d'après l'Ecriture, la tradition et la raison ; mais les subtilités qu'ils emploient sont si peu solides, que beaucoup de ministres aujourd'hui admettent l'utilité des prières pour les morts.

Les auteurs protestants conviennent qu(>, dès les premiers siècles de l'Eglise, les prières pour les morts étaient en usage (t . Luther commença par reconnaître l'existenr^ du purgatoire, m oratione Lepsika; ensuite il le nia. De abroganda missa. Calvin admrt une espèce de purgatoire {Institut, lib. m. cap. 25, S 6); il le nie ensuite (capSS, n.6. Les Anglais ont retenu l'oflice des morts, ii les auteurs protestants modernes se rapprochent de la doctrine catholique (2).

11 y a plus encore, c'est qae dans ce moment la plupart des protestants nient Téternité des peines de Taulre vie, et n'admettent que la peine temporelle, c'est-à-dire qu*il$ ont changé l'enfer en purgatoire : triste conséquence de l'égarement de Tesprit bumaio; 3uand il a commencé à s'éloigner de la TOie roite, il se précipite dans les écarts les plus honteux et les plus contradictoires.

D. Quelles sont les peines quon endurt dans le purgatoire?

R. Les peines qu'on endure dans le purgatoire sont : l*" la séparation de Dieu, dont on aperçoit les perfections etauauel oo voudrait être uni; 2* la vue des péctiés qu*0D a commis, qui excitera des regrets etdesre mords en empêchant Pâme d'aller au ciei; 3" la vue des péchés auxquels on a donné occasion par ses conseils, ses négligences, et qui rendent malheureuses des personnes qu'on aime; &* le souvenir des grflces qu*oD a reçues et dont on connaît mieux le prix; S*" l'action d'un feu surnaturel qui fait expier h la partie inférieure de l'âme toutes les satisfactions coupables qu'elle s'est procurées par les sens (3); 6* c'est une réunion de peines si grandes, que saint Augustin les appelle cruelles et inexprimables, et ne

(1) Beausobre, Bi$t. de Manieh., liv. vii, ch. 5. Moshctnri, Hist. eccL, n* siècle, ii* part., dup* 3b Calvin lui-itiéme convient que Tusage de prier poor les morts est très-ancien, et accuse TËf lise caiMlique de Tavoir emprunté des païens (lasfit. cb. S, n. 10). Voye2 Bellarmin, ds Purgatoria, cap. 1

^2) Voy. le baron de Surk, Entretient pkiletopkh

^ues, etc., p. 333, où il cite plusieurs ministres pr>

testants qui admettent le purgatoire et les pner^

pour les morts. — Voyez aussi u iHscusùsn smtMy

par Mar de Trevern., t. Il, lettre iti

(5) Jfious disons un feu surnaturel, car il n'est pas de foi que le feu du purgatoire soit matériel coaiw^ celui de cette vie. Ou se sert de la oompanisoo <'» feu, pour exprimer les terribles effets ae bju^ù^^e lue Dieu exerce contre les pécheurs, parce <(neU -eu est de tous les éléments, le plus actif et celui ^m nous redoutons le plus. On se sert écaleoictu de la comparaison du len pour exprimer les cietf ^ Tamour de Dieu.

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TRE

DES INDLLGENCES.

TPiE

craint pas de dire qu'elles son au-dessus de toutes les souffrances de cette vie (1) ; 6aint Cyprien (2) , saint Jérôme (3) , saint Ambroise (4), saint Césaire d^Arles (5), saint Grégoire pape (6), tiennent le même langage ; saint Thomas (7) va plus loin encore, puisqu'il dit que les peines du purgatoire sont . les mêmes que celles de Tenfer, et qu'il n'y i a de différence qu'à raison de la durée.

D. Combien de temps dureront les peines du purgatoire ?

R. Elles dureront peu, si on les compare à l'éternité des peines de l'enfer ; mais, considérées en elles-mêmes, elles dureront toujours beaucoup. Un quart d'heure, un jour, un ropis , un an de douleur dans cette vie paraissent toiuours bien longs ; or il n'y a que les âmes les plus ferventes qui puissent espérer de rester si peu de temps en purgatoire ; l'Eglise autorise les anniversaires de plusieurs années et même de plusieurs siècles ; ce qui suppose qu'il y aura des Ames 3 ut resteront tout ce temps en purgatoire ; es auteurs graves (8) pensent qu'il y aura des pécheurs qui resteront en purgatoire jusqu'à la fin du monde. On est moins étonné de cette opinion quand on pense que ceux qui se sont rendus coupables de plusieurs

t léchés mortels ont par là mérité plusieurs ois les peines éternelles de l'enfer ; or, le purgatoire est comme une compensation et une commutation des peines de l'enfer.

D. Dans quel lieu se trouve le purgatoire 7 R. La foi ne nous apprend pas où est le purgatoire. Saint Thomas et quelaues autres auteurs croient qu'il est dans l'enfer ou près de l'enfer ; mais le saint docteur ajoute âu*ll

Îr a des Ames qui font leur purgatoire dans e lieu même où leurs fautes ont été commises ; ce dernier sentiment est assez conforme à l'opinion oui régnait autrefois parmi les philosophes de l'antiquité (9), et qui règne encore parmi les fidèles.

0. Pouvons-nous secourir lésâmes du purgatoire et abréger leurs souffrances ?

R. Oui, nous le pouvons en vertu de cette admirable communion des saints dont il est parlé dans le Symbole des Apôtres, et à laquelle la plupart des chrétiens ne font pas assez d'attention. On distingue trois Eglises dont Jésus-Christ est le chef : l'Eglise triom-

(ihante, qui est dans le ciel ; l'Eglise soufrante, qui est dans le purgatoire, et l'Eglise militante, qui est encore sur la terre. En vertu de la communion des saints, ces trois Eglises n'en font qu'une : il y a union et communication entre les fidèles qui sont sur la terre, les saints qui sont dans le ciel , et les Ames qui sont dans le purgatoire. En

(I) Inps, xzxni, n. 3.

(i) EpMi. S5, ad AniOH.

J3i Jm epUt. ad Epk, c^p. 5.

lA) in M. zixvi. — Serm, 10,

(5) Serm. iOi.

(6) maloa. ch. 19. 7) Supp/. b. iOO, .irl. 1.

nellarmîii, de Inlulgent., lib. i, c. 9.

in ps, cxviii.

(9) Ci(

, , Cîcéron, Songe de Scipion. — Virgile, jEn., Vib. Ti, vers. 735, cic.

vertu de cotte union, nous honorons les saints qui, de leur côté, prient pour nous et demandent les grAces dont nous avons besoin ; les Ames du purgatoire prient également pour nous, et, par nos prières et nos bonnes œuvres, nous obtenons leur délivrance. Ce commerce de charité et de secours est admirable, et devrait souvent exciter notre reconnaissance et ranimer notre confiance.

D. Quelles sont les bonnes esuvres qu'il faut faire pour obtenir le soulagement des âmes du purgatoire ?

R. Il faut 1* faire des prières ; 2* faire offrir le saint sacrifice de la messe, qui est la plus excellente de toutes les prières; 3* faire la sainte communion ; &** faire des aumônes et autres bonnes œuvres, enseigner le catéchisme, visiter les hôpitaux, les prisons, etc., Sfjeûner et offrir à Dieu ses travaux , ses afflictions, ses souffrances , les contradictions et les humiliations qu'on éprouve ; 6* gagner des indulgences.

D. Quels sont les motifs (fui nous engagent à secourir les âmes du purgatoire ?

R. Ces motifs sont : 1* la compassion, à raison de leurs souffrances ; 2* l'amitié que nous avions pour elles pendant la vie ; 3* In reconnaissance : ce sont des pères, des mères , des maîtres , des bienfaiteurs ; k* In justice, si nous possédons leurs biens, s'ils ont fait des fondations ; la justice encore, si c'est par notre faute qu'elles sont en purgatoire, si nous avons négligé de les instruire, si nous leur avons donné de mauvais exemples ; 5* l'obéissance à l'Eglise, qui prescrit des prières pour les morts ; 6* notre propre intérêt, soit parce que les Ames prieront

1)0ur nous, surtout quand elles seront dans e ciel ; soit parce que les bonnes œuvres que nous faisons nous sont utiles à nousmêmes, puisqu'elles servent à nous faire craindre le purgatoire età nous le faire éviter. D. Peut'on invoquer lésâmes du purgatoire et leur adresser des pri res ?

R. Le sentiment commun, parmi les théo* logieos (1), est qu'on peut adresser des prières aux Ames du purgatoire, et quequoi-

Ïu'elles ne puissent plus mériter pour elles, ieu daigne les exaucer quand elles exercent la charité envers nous, en demandant les choses oui nous sont nécessaires. Les saints dans le ciel ne peuvent plus mériter pour eux ; cependant ils peuvent prier pour nous.

D. Que faut-il penser des devins qui se tan*. tent de f avoir ce qui se passé en purgatoirr^ et de connaître le besoin des âmes qui s'y trouvent ?

R. Les devins qui se vantent de savoir ce qui se passe en purgatoire sont des imposteui squi abusent delà crédulité du peuple (2);

(I) Voy. le RUuel de Belley, t. III, p. 377 de a no ivelle édition, note troisième.

(1) Il jr en a plusieurs qui, avant de monrir, ont fait pabliqiiemcni Taveu qii*ils avaient trompé ceux qui les consulbiient, et ont môme Indiqué la niuniére dont ils %*j prenaient pour savoir ce qqi ^c passait dans rintcneur des familles, afln de pouvoir

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ils se rendent coupabifjs par là d*un grand péché qui, dans l'ancienne loi, était [mnide mort, et qui, dans la nouvelle^ est un cas réservé aux évêques, et entraîne avec lui rexcommunication. Ceux qui les consultent sont cpupables également , et rabsolution de iBurs fautes est aussi réservée aux évèques dans beaucoup de diocèses.

D. Que faut-il penser des reyenakts^c* estd-dtre des dmes qu'on assurt revenir de l'autre monde sôus une forme sensible , en faisant entendre des bruits^ des paroles articulées ^ quelquefois en apparaissant soUs les traits corporels qui les aistinguaietit pendant la vie?

R. !• il est de foi que les anges ont apparu aux hommes sous une forme sensible ; dans l'Ancien Testament, un ange apparaît h Âgar dans le déserl. Genèse, en. xyi. Trois anges apparaissent, à Abrahagfi , ibid.^ ph. xviii. L'histoire de Jephté, do Manuel de Tobie, etc.; font mention d'apparition d'anges. Dans le Nouveau Testament, l'archange Ga,briel apparaît à Marie ; un ange apparaît à Joseph pour le tranquilliser; un autre apparaît aux mages pour les diriger.

2* Il est certain que Dieu peut permettre également aux saints, aux Ames du purgatoire, et môme aux démons et aux réprouvés, d'apparaître sous une forme sensible. Ceux qui croient en Dieu peuveot-ils mettre des bornes è sa puissance ? et puisque tous les êtres intelligents sont sous son empire,

3ui petit. l'empêcher de les faire servir a ses esseins? '

3" Non-seulement Dieu peut permettre des apparitions de morts et de revenants, mais il y a de^ faits qui constatent qu'il Ta réelIcT ment permis, Samuel apparaît à Saùl, liv. î des Rois, ch. xxyiii; le grand prêtre Qnias et le prophète Jérémie apparurent h Judas Machabée. Nous lisons qu'à la mort du Sauveur et après sa résurrection , plusieurs morts, api'rarurent à diverses personnes {Matth, XXVII, 72) (i).

. k" W a été rapporté un si grand nombre de faits entièrement faux sur cette matière qu'il ne faut pas se montrer facile à croire ceux qui ^ont racontés. 11 y aurait témérité et faiblesse h tout croire, mais il y aurait témérité et imprudence a tout nier (2j.

ensuite raconter, sur les morts, quelques pariic'itarilés de leur viC; et faire croire qu'ils les avaient devinées.

(1^ Voy. Tabrdgëdu Diclionnaire des cas de cornàence^ de Pontas, par Collet, art. Vision, On trouve dins l^ Cours de ihléraiure de Lahaijpe, loni. 111, un fait fort singulier. Dom Calmet et Langtet Dafresnoy disent aussi sur cela des choses fort curieuses. Traité sur les appariiiotu des esprits par dont Calroel, 2 vol. Traité historique el dogmatique sur les dûparidons par Langtel Dufre&rïoy, t vol.

(2) Vojr. Benoft XlV, dârVs ^on 'graïïd ouvrage de la Canonisation des Saints^ liv. iv, ch. ^2. — Saint Augu^îi'i, iitrlà Genèse, cli. li,et lettre 159, à Evode, — b;dnt Grégoire, pnpc: Dlhlôyues, liv. ni, ch. ^4, 2.^ ; liv. iV, ch. 40, 5S. voVez àuSsi dans Tes Vies des Pères, etc., traduites de rahglnîs, par Goifescnrd; l'mvcntion des reritfires de saint Elienne, 5 por.i; Irs Mes de saint Blartîn, de soint Chrys^^s- Icjîie, de saini Thomas dWqiiin, ric.

C'csl celte croyance aux soiifrrnncés du

f)ur^atoire qui a donné liaissancé aux cou* réries des Trépassés.

, Lé Manuel de Cambrai dit : « Voulant favoriser ël accroître de plus teri plus pàrini les fidèles la piété envers les morts, lesSouvc*rainsPonlifes ont depuis lorigléiiips approuié de semblables copfiéries, leur accordant deis indulgences partout où elles koht érigées par l'Ordinaire des lieux. Mais, pour que ces confréries jouissent de ^rftces plus abuodantes etd'iudulg,èi1ces plus nombreuse^, il faut, après avoir onlenu de J'Ôrdinàli'é réréctioi) de cette conixérie, soliiciilêr auprès du Saint-Siégé son aflilia(ion à l'afcbiconfréi-ie érigée è Rome, dans réalise dé ëaiilt-Élàisé, sousle Utrede Notre-Dame -du-Sàîht-Su£rrà^e, laquelle à été enrichie de jpriv.ili^ffei fort étendus, pai* le S. P. Clément Tlll, lé 9 âei)tembre ÏSdk. »

§ !)• — ÎÊTABLISSE}tfENT DE cfeirÉ CÔkFRilïÉ.

Voici comment Celle eohfréiiB eè\ élâbliô dàtis le diocèse dé Belley; et les règlemfent.s dit le Mahûcl de Éelley, (}ue nods citoto^ ici, peuvent servie de modèles aui p&rois^esqoi désireraient faire de s'ei'nblablbs établisse^ fben.U.

« La confrérie des Hiorts, ôtf db îfôt're- Dame-du-SuCfrage j30ui' lé isbiilagement Ses Ames sainte^ du purgatoire, fut établie dan) l'église collégiale et pai^oiâ^iàl'ô de Rotre- Dame-de-Poni-de-Vauî, en Tatihéë 1(564, par l>ulorité et approbation dé rôrdloàir», le 21 novembre ae ladite année, à là prière ei h la sollicitation des sieurs doyen, cDÀnoines et chapitre de ladite église, et de plusieurs personnes dé piété, et en particulier do sièur Nicolas Delacour, bourgeois de ladite Ville, (Jui, parmi plusieurs bonnes œuvres et pieuses loridations qu'il a fiâtes, a fondé à perpétuité dans ladite église huit grandes messes et autant de prédications (endant Todave des Morts, et a procuré l'agrégation de ladite confrérie à rarchiconfrérie de Notre-I)attedu-Suffrage de Rome, el parlicH)atîon èiit pi-iviléges qui ont été accordés par le^ Souverains Pontifes , par les bulte^ donnéeis à Rome, le 23* jour d'août ltS55, l'an ïl' «lu pontificat de N. S. P. le P. Aletandre VU. Et comme lesdit$ privilèges él grâces accordées par lesditos bulles ne sotit pas connues des confrères , et qu'il est liès-éxnédieot ou'elles le soient, attii qu'ils se mettent ei état d'en profiter, on a jugé. à propos delewr donner en français tesdiles bulles, ensemble l'approbation et Ih peniil^sioû de l'Ordinaire pour l'établissement de ladite conîr^ri^, t^hi qu'ils conçoivent l'estime que îait i'E^ise d'un si saint établissement, auquel èl{^ a attaché de si grandes grAces ; qu'ils s'affection* nent de plus en phis aux saintes pratiftAfS de leur confrérie, et se disposefil ft prdlitef des grâces qu'elle leur présef^te, etilln tmlis s instruisent dans leurs devoirs de confrères, tant envers laditie société' au "fenVers tesâtJics fidèles du purgatoire, en lavèùr dcsquclfrs elle est élab'it-. »

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DES l>il>i]LG£iNCES.

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