ISIS
TRI
DicnorauiRE
TRI
fSU
Indulgonces accordées à perpétuité à tous les fidèles uui récitent, avec dévotion^ en rbonueur ae la très-sainte Trinité, et pour obtenir une bonne mort, trois Patery trois Ave et trois Gloria Patrif avec les offrandes suif antes :
1* Indulgence d^ cent jours pour chaque fois qu*on les récite ;
2" Indulgence plénière une fois par mois pour ceui qui les auront récités tous les jours pendant le mois. Ils pourront gagner cette indulgence un des derniers jours du mois, à leur choix, où, s'étant confessés et ayant communié^ ils prieront selon les intentions de TEghse (l).
N. B. Ces indulgences sont applicables aui âjaes du purgatoire*
FUàae.
Offrons, etc. (Foy. cette prière art. Préparation A LA mort).
Les prêtres de la congrégation de Saiotl'aul ont établi une messe quotidienne dans réglise de Notre-Dame-de-Lorette, près la colonne Trajane, àBome, pour rendre grAce à la très -sainte Trinité des privilèges qu'elle a accordés à la sainte Vierge. Un décret de la congrégation des Rites, ou 15 avril 1815, a approuvé cette Institution et permis qu'on dtt la messe Totiye de la Trinité, les jours de fêtes doubles-mineurs et au-dessous : les autres jours la messe*est du jour, avec l*oraison de la sainte Trinité. Un décret de la congrégation des Indulgences, du 28 avril 1815, approuvé parle cardinal vicaire de Rome, accorde de nombreuses indulgences» tant plénières que partielles, à ceux qui assis* tenta cette messe et à certaines prières
Îue le prêtre récite avant de quitter l'autel. *ar concession de Pie Vif, en date du 13 juillet, même année, les évêques sont autorisés à faire une institution semblable dans chaque ville ou lieu de leurs diocèses, et les mêmes indulgences j sont attachées.
L'intention de la messe reste libre, et dans les lient où l'on ne pourrait avoir une messe quotidienne, une ou deux par semaine, réglées par j'évêque, suffiraient. Ces associations particulières devraient être affiliées à celle de Rome.
Pie IX, par décret du 8 août 1847, a accordé à tous les fidèles qui feraient publiquement ou en particulier un triduo ou une neuvaine, soit immédiatement avant la fête de Ift Trinité, le 1" dimanche après la Pentecôte, Boit à une autre époque de Tannée, sept ans et sept quarantaines pour chaque jour, et indulgence plénière à la fin de la neuvaine ou du triduQf moyennant la confessioni la communion et quelques prières,
(1) Léon XII« rescrit écrit de sa propre main, du SI octobre t825, dont Toriginal se conserve dans les archives dts Pères mineurs de TObservance, au euuvent dit Aracœli^ à Roine«
selon les intentions du Souverain Poolife, dans une église publique. (Corregpondmce de Rome du 28 janvier 18(^9) (1).
Nous reproduisons les instructions suivantes comme éléments des pensées nni doivent animer ceux qui veulent ^arîuer la Trinité par Its prières ci-dessus.
A la tris-êainte Trinité.
Je vous adore, je vous bénis, je vous glorifie, Trinité sainte. Dieu tout-puissant^ Père, Fils et Saint-Esprit, je m'offre à tous, détruisez en moi tout ce qui voua offense* je vous prie, et ne me laissez pas trop longtemps exilé des lieui où réside votre gloire. Semblable à ce peuple choisi qui ne goûtait point de consolation, oui ne trouvait aucun charme sur les bords u»rliles de Babjrlooe, j'appelle de tous mes désira la véritable patrie : moi aussi je m'interdis les chants d'allégresse pour soupirer mes douleurs i
Jusques à quand mon exil se prolongeratril iGi4>as 1 — Loin de vous, que j'endtAre de peines et que je perds demomenls heureux!
GrAce à vos miséricordes, Trinité sainte,
t'e conserve encore la foi ; mais peut-être, àélas I le peu que j'en ai est-il insuffisant pour m'inspirer le courage et le zèle oéces* saires au salut 1 — Queie sache me servir, au moins, des faibles débris qui me restent pour vous demander sans cesse la grAce d'arriver à vous ; surtout, que je comprenne et pratique bien cette grande parole : « Il faut vivre de la foi dans ce monde, pour mériter de vivre un jour dans la gloire I • Trinité sainte, donnez-moi, je vous prie, une espérance ferme de Timmortaliié, également éloignée du découragement et de l'orgueil ; faites que tous mes désirs se
(!) DiGtSTtiii Urbis et obbis. — Ex 0udieaiim Saaclinimif die 8 augutii iM7.
HumiUimîs delatis preclbus saoctîssinio doeiîoa Dostro Papae Pio IX, a R. P. Fr. Aniomo s Maire Det, aenerali procuratore ordinis sanctissimie Trioltalis Dlscalceatoram, ut Christi adeles tridoaiils sen novendialibus obsequiîs inefiabile ejosdeni sancUs* simae Trinitatis myslerium Yeneranles, alioBoiiNliilgenUarum lucro de Ecclesi» ibesawe diiareator, sanetitas sua; referente me iiifra scripte sacne eengrcfatioois eardinali pnBCecio, clemenler iadnisii «c onmes et sioguli uirius^ue sexus Chrisll fldties aai vel publiée, vel prÎTaUni triduum sut aoTCodiaie, tam immédiate ante Dominicam piimam post Piatecosten, qoam quocunqoe aiio snni tempore dévoie peregerint, septem annomm totidemqae quadragenarum indulgentiam semel singulis bolosOKMli didbss lucrari possint et valeant. lis vero Christi êâeStm qui Integrum tridanm seu aovemliale jienehfrin* Indulgentiam pleuarian lam post tndami ^oas post oovendiale ac4|^uirendam mimmodo ea die vere pœoilenles, confessi ac saucta commnnîooe refeciî, aliquaro publicam ecdesiam visitaverint, ibiqoe per aliquod temporis spatium juxta meniem saoctiiatit su» pie oraverint, bénigne concessit Praseaii per^ petuis futuris leroporibus Tslituro, absque alla bre* vis expedilione, eum Aiciiliate qnoque eaadeai iih dulgentias animabus In porgatorio detcaiia applî» candi.
Datum Ronue, ex secretaris sacf» coegrcgaiianis (ndttlgentiantm.
(Correipondance de Rome^ 24 janvier IM9.)
TRI
DES INDULGENCES
TRI
\ùl^
parlent vers la céleste patrie, où vos élus^ ravis par un élan sublime de la vérité et de la vertu, jouissent sans dégoût, aiment sans remQrds, parce que leur amour croît avec la possession du bien suprême.
Trinité sainte, que vos miséricordes sont abondantes, et que les si^jets d'espérance se multiplient devant moi I Plus je considère vos œuvres, plus j*y trouve de traits Ëropres à m'insoirer une douce confiance, ^ans 1 ordre de la grAce, les patriarches» les prophètes, les martyrs, les confesseurs et les vierges témoignent sufQsamment de vos miséricordes ; et, dans Tordre de la nature, n*est-ee pas vous qui vêtez le lis des campagnes ? ri*estH:e pas vous qui mesurez le vent au faible agneau qui vient de nattre? Ah l je vous en coi\jure, purifiez mes lèvres pour que je puisse dignement célébrer votre majesté, et redire à Tuiiivers que vous êtes en trois personnes :
Le Dieu grand, cdmirable et magnifique, en qui tout se meut et s*agite et respire ; le Dieu clément et miséricordieux qui nous ordonne d*aller à sa recherche et court tou-^ jours au-devant de nous ; le Dieu devant' qui toute richesse est indigence, toute , splendeur difformité, toute prudence folie, toute science enfantillage, toute force fâfblesse, toute grandeur abaissement ; le Dieu parfait sans orgueil, tout-puissant dans sa majesté » incomparable dans sa bonté , terrible dans sa justice, inestimable dans sa sagesse» généreux dans sa miséricorde, noble dans ses bienfaits, et toujours miséricordieux dans sa vengeance 1 Trinité sainlei Père, Fils et Saint*Esprit« ie voua adore, je in*abandonne à vous ; créez en moi, je vous prie, un cœur qui vous comprenne ]H)ur mieux vous obéir, un cœur gui ne respire que pour vous I Cette grAce, je vous la demande au nom et par les mérites de Nolre^Seigneur Jésus-Christ.
Oraison à la iainte Trinité pour lui dèntander V exaltation de VEuchartstie et les besoins de T Eglise (1).
Auguste Trinité, Père, Fils, 8aint*Esprit, Dieu tout-puissant auquel TAme sainte de Jésus, dans ioù divin sacrement, rend des honneurs inGniset des louanges immortelles^ je vous crois, je voué adore, je voua time, et je me joins dans un profond abaissement sux auprèmes honneurs que celte humanité sacrée vous offre sous ces voiles aveo tant de religion. Quelle bonté. Père éterMl, de nous avoir donné ce Fils bien-aimé, et de ue ravoir point épargné sur la croix pour nous sauver par ses souflfrancesl Quelle mi« ^ricorde inOnie d*avoir substitué aux an* <:iens sacrifices, si peu convenables à votre Majesté, oè suprême holocauste, et, à la manne que vous avez fait autrefois pleuvoir du ciel, la chair vivifiante et le sang précieux de cet Homme' Dieu 1 Recevez, s^il vous plaît, ^ti sacrifice perpétuellement offert sur les
. (t) Cette prière et les suivantes sont tirées en partie de diflercnts auteurs*
autels, comme le titre de votre grandeur et le témoignage le plus authentique de votre souveraineté; recevez-le comme Tauguste action de grAces de tout Tunivers, et surtout du peuple chrétien, pour tant de bienfaits dont vous Tavcz comblé. Receve2-le comme une satisfaction infime pour tous les péchés qui irritent votre justice, et enfin comme la plus eOicace de toutes les prières, pour obtenir de votre bonté les grAces nécessaires à la sanctification de nos Ames et à Texaltalion de l'Eglise, A la consommation deTEvangile et à la glorification de votre saint nom.
Regardez, ft grand Roi du cièl et de la terre. Ta face de votre Christ immolé pour toutes nos offenses ; considérez cet objet de vos complaisances défiguré sur la croix, anéanti sur TAutel, cache dans les Tabernacles, mangé par les fidèles , et nous accordez , eu vue a*un si auguste spectacle, votre pardon, votre protection, votre royaume eterneU Vous avez orné son humanité sainte de dons infinis, et d*une plénitude immense de toute sorte de grAces; vous l'avez établi notre Chef, notre Docteur, notre Pontife, notre Médiateur ël le fondement inébranlable de notre salut. Il vous parle pour nous, il nous instruit en votre nom, il se sacrifie en notre place et pour nos besoini, il nous réconcilie h vous dans le très-saint sacrement. Qu'une si puis-* santd médiation fléchisse votre colère, et nous procure tous les trésors de votre charité paternelle.
Venge?: eii même temps sa gloire aussi bien que la vôtre sur ses persécuteurs, sur les ennemis de son adorable sacreipent. Cet innocent Agneau est comme un but de contradiction, oontre lequel les infidèles, les juifs, les hérétiques, les schismatiqnes, les impies, les mauvais chrétiens, lancent leurs flèches les plus empoisonnées. C'est un roi desloire, auquel lesnrinees de ténèbres, par la mreiir exécrable ae leur suppôt et de leur ministre, font souffrirla plushorrible passion et les plus extrêmes humiliations qui furent jamais. C'est un père au moins que souvent ses propres enfants oublient, un souverain
Sue ses sujets négligent, un maître que ses isciples abandonnent, un époux que ses épouses quittent, un Dieu que ses créatures déshonorent. Faites, Père étemel, que ce Fils si chéri de vous, auquel la nature humaine est si redevable, rentre dans ses droits sous les symboles eucharistiques; que toutes les nations et les sectea différentes le reconnaissent; que tous les esprits et les cœurs lui soient asstq'ettis { que ce divin sacrement soit traité avec révérence et avec amour, visité avec confiance, conféré avec tremblement, prêché et adoré par toute la terre avec une sainte liberté*
Pour votre Eglise sainte, qui dit gloirn d'exalter son culte, rendez-la toute pure el toute parfaite par la présence de ce divin Sau • veur; augmentez dans ses membres vivants la foi, Tespérance, la charité ; rendez la vlu h ses membres morts, multipliez le nombre de ses enfants, défendez-la contre ses adversaires. Bénissez le Souverain Poulife, le
1Sa9