‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 363 sur 370 · TUE · texte numérisé non relu

TUE

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faites, des bonnes pensées qu'il vous a inspirées. 2* Demandez-lui pardon des négligences que vous avez eues. 3* Prenez quelques résolutions. .

Faites aujourd'hui et pendant toute Toctave quelques-unes des prières et pratiques de pieté qui sont indiauées dans le cltapitre suivant : telles que le chemin de la croix, la visite à une image du cœur de Jésus, la récitation des actes de foi, d*espérance et de charité, du chapelet, etc.; et appliquez aux ftmesdu purgatoire les indulgences que vous gagnerez en faisant ces pratinues.

Bouquet spirUuel : Il dépenu de moi d*éviler le purgatoire.

Méditation sur l*aiioor de dieu , eomxdéri comme un motif qui noM engage à soulager ies âmes du purgatoire,

J*ai déjà méJilé, 6 mon Dieu 1 la rigueur des peines que les Âmes du purgatoire endurent pour satisfaire à voire justice, et mon cœur s*est ému en considérant leurs souffrances. La compassion, les vues de la foi, les sentiments de la nature, la justice, la reconnaissance, se sont réunies pour m'engager à les secourir pendant Toctave consacrée à leur mémoire, et j*ai pris la résolution de les soulager, autant que je le pourrai, par mes bonnes œuvres et mes prières. Mais vous connaissez, 6 mon Dieu I la légèreté de mon esprit, et vous savez que j*ai besoin de ranimer souvent ma vigilance pour persévérer dans les bons propos que j'ai formés. Me voici donc encore à vos pieds pour méditer sur les motifs qui doivent m'exciter à redoubler de charité envers ces &mes, et c'est dans votre amour que je veux chercher à les puiser.

Premier point.

L*amoar de Dieu ne nous permet pas d*élre insensibles à sa gloire. Celui qui en est consumé ne se contente pas de brûler ])0ur le Seigneur, il souhaite avec ardeur que tous les cœurs lui soient consacrés , que tous les esprits le connaissent , que toutes les langues le bénissent, et il embrasserait avec joie les plus pénibles sacrifices pour lui procurer cet honneur. Voilà i>ourquoi de saints missionnaires quittent leur patrie, leurs parents, traversent les mers, et vont s*exposer à la mort, au milieu des peuples les plus barbares. C*est votre amour, 6 mon Dieu 1 qui leur donne le courage de se dévouer à tout ce qu'il y a de plus pénible pour la nature, alin de faire adorer votre nom aux nations plongées dans les ténèbres de Terreur. Il n*est pas donné à tous d'exercer ce noble ministère ; mais nous pouvons imiter la générosité de ces hommes apostoliques, en travaillant avec zèle à la délivrance de nos frères défunts. Quelle gloire ne vous rendront-elles pas, 6 mon Dieu I ces &mes justes qui se puritient dans les flammes , lorsqu'elles seront admises dans l'assemblée des bienheureux 1 Malgré les iiuperfeciions qui les retienneut éloignées <ic vous, il en est parmi elles qui ont acquis

des droits sur vos plus magnifiques récompenses, et qui sont enrichies de vertus et de mérites. Avec quelle ardeur elles vous béniront ! combien leurs louanges et leurs adorations vous seront agréables, quand elles seront placées dans le haut rang que vous leur avez destiné ! Je puis avancer ce moment heureux en acquittant, par mes bonnes œuvres et mes prières, les nettes qu^elles ont contractées, et augmenter ainsi la gloire qui vousestren Jue dans le ciel. O mon Dieu I ne permettez pas qu*un motif si touchant puisse me laisser insensible , mais aidezmoi à profiter de tous les moyens que votre bonté me donne, pour hAter le bonheur de ces Ames saintes, qui doivent vous glorifier éternellement.

Celui qui vous aime, ô mon Dieu I 8*ap« piique à connaître votre volonté, pour y conformer la sienne, et il suffit de savoir ce qui vous plaît davantage, pour Tembrasser avecardeur.Jedoisdoncavoirduzèle pour le soulagement des Âmes du purgatoire, si j'ai pour vous un amour véritable, puisque je suis assuré de vous plaire en les soulageant. Oui, Seigneur, vous désirez que nous nous efforcions de délivrer ces Ames justes et soul'«frantes. Ce n*est pas seulement à leur amour que le purgatoire fait une continuelle violence ; si elles souffrent un tourment rigoureux en se voyant éloignées de vous, votre justice vous impose à vous-même une sorte de contrainte, en vous obligeant de les repousser. L*amour que vous leur portez est comme un torrent de délices prêt à les inonder ; mais il se trouve arrêté par les taches légères que vous apercevez en elles, et vous nous invitez à faire disparaître ces taches, pour ne plus trouver d'obstacle à vos bienfaits. « Je cherche , ditesvous, quelqu'un qui s'oppose à ma justice, et qui m'aide à suivre les inclinations de ma miséricorde. Je voudrais qu'on arrêtAt mon bras pour m'empécher de frapper ces Ames chéries que je ne chAtie qu'avec peine, et dont il me tarde de récompenser les mérites. Ne trouverai -je personne qui veuille seconder mes désirs? »

Me voici, mon Dieu, puisque vous voulez bien agréer mes faibles satisfactions et mes prières. J'ai trop éprouvo les effets de votre clémence, pour ne pas chercher à la faire triompher.

Jcvousaimede tout mon cœur,etc'est pour vous témoigner mon amour que je veux m'etforcer d'introduire ces Ames que vous aimez dans le séjour de vos récompenses, afin que vous puissiez déployer sur elles votre libéralité.

Second point,

O divin Jésus I qui êtes venu apporter le feu de votre amour sur la terre, pénétrez bien nos cœurs de cet amour, afin qu'il nous porte à secourir, autant que nous le ftourrons , les justes souffrant au purgatoire. Vous nous les avez rccommaiidés, aimable Sauveur, quand vous avez daigné nous dire : Tout ce que vous ferez au moindre des

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muni 9 B^est à ïnoi-méme ^ue vous Vaut tz fait ^ O phrote touchante, et bien propre è enâammet* kl charité d*un cœui* qui vous aime ! Je ne pùUdonc en douter, adorable JésuB« c*est ▼oUs que je soulage ou que je délivre, quand je cherohe à secourir ces Ames affligées. Vous me tiendrez compté de mes ettbris, vous eu serez la récompense, vous tes regarderez 0(>mtne des marques d'amour données à votre personne. QueHe serait donc» àprèt»cel«, faoti ifisensibilité» si«je ne mettais

t)as tout en œuvre pour adoucir et abréger es meui d« m«!s frères défunts 1 8i je vous voyais encorei A mon Sauveur 1 plongé dans cette douloureuse agonie qui fit êortii" le sang de tous v^% membres, je m'einpres^e^ rais de vous consoler etdepaHoger votie douleâri 6« vous étiez au milieu d'unbfasier ardeni» et que vdus kn*invitas$iez à en étein» dre tes flammes^ je me bAterais de vous obéir et je m*estimerais beureux de pouvoir vous donner ce témoignage de ma tendresse. Voilà eepeâdantco que vous me demandez ^

ausDd viens m'invitez i secourir les Ames u purgatoire; vous m'assurez que j'exerce ta cnafiié envers vous, en l'exerçant envers vos diem>bres; comment donc ai'^je pu si souvent oublier cei Ames prédestinées qui vous appartiennent, et .les laisser languir dans Ibs ftesMles allumées par votre jus-^ ti^er

Pèrdt)nne2-lsttfH, ô mon IKeu ! cet oubli i qui est l'effet de ma légèreté et de mon inùonstance. le ne négligerai rien pour la réparcft-è l'avenir; je prierai, je memortifiC'rai, je m'bufnilîerai , je m'empresserai de 3agneriEles indulgences, «t de pratiquer loutes les bonnes <BUvres que je pourrai em«bhi5ser> ^fin de hAter le moment où mes frèl*es déAints iront, dans le ciel; cbanter vos OiiMficonées et vos grandeurs.

Fes/. M raopuNtMS, Otfigb ntts teORTs» ot

PmÈafe rOVR LBS Moait}.

TB4IW0. fey. TarNirt.

TRINITÉ (bières iA pratiques en l'IiM^ nwt de la Irès-^sai'nte).

Indulgences accordées à perpétuité à tous les ôdèles qui, adorant la très-sainte îrinité, réciteront avec dévotion et un cœur cotiirit la prière suivante, connue sous le nom de Trisagium (1) :

1* Cent jours d'indulgence pour la dire une fois le jour ;

3" Indulgence plënière une fois par mois

f>our tous ceux qui l'auront récitée une fois e Jour dans le cours du mois; ils gagne-

(1) Le prophète Isaie rapporte (ch. vi, v. 5) quil vit dans le ciel les séraj^liîns qui enlouraicnl le trône ie IMeo touer et bénir le Père, k Fil^ et le Saint- £s|yrH> en répétait sans cesse : Saint, sâiirt, ■aini. eic. ; ei les ouatre animaux mystérieux que saint Jean vit dans le ciel, et dont il parle Âans son Apocalypse, répéiaienl aussi continacllemeifi les mêmes parales. C'est h IViïemple de ces haletants de la Jérnsatero céleste, ^ue les fidèles deîveni s'effon^cr il^henorer dî|^cnfent le mystère d« tu trèsleinte TrMié ije'Hs fdtil profession de croira.

ront celte indulgence piénière le jour du mois, à leur choix, oii, s^étaut confessés et ajant communié* ils prieront selon les in* tentions de TEglise ;

3* Lln.iulçonce de cent jours accordfe \ ceux qui récitent cette prière peut se gagûcr trvii fois le jour de la fôte do la sainte Trinité, tous les jours de Toctave de cette féie et tous les dimanches de Tannée (1).

Prière.

Saint, saint, saint est le Seigneur, te Dieo des armées : la terre est remplie de sa gloire : gloire au Père, gloire au Fils, gloire auSaiol- Esprit.

Indulgences accordées à perpétuité i tous les fidèles qui font partie d*uDe union de trois personnes, lesquelles conviennent mu* tuellemeot de réciter, ensemble ou 6épar(>* ment, avet un cœur contrit, trots fois par jour^ à des heures différentes^ savoir ; te matin, dans raprès-miai et le soir, sept Gloria Pçitri^i un Ave Maria, afin d'honorer ainsi le mystère de la sainte Trinité, celui de flti carnation du Verbe et la très-sainte Vierue Marie (2J :

1* Cent jours d'indulgence pour cbaqoe jour}

^ Sent ans et sept quarantaines tous ks dimancnes;

i" Deux indulgences plénières (lar moii pour tous ceux qui réciteront ainsi exactement trois fois par jour les sept Gloria ?•> tri et Y Ave Marxa; ils gagneront ces indul* gences deux dimanches du mois , à leur choix , en priant, après s*ètre confessés cl avoir communié, selon les intenlions de Vt" glise (3).

N. B, Quand une des trois personnes qui composent cette sainte union vient à mounr ou a manquer de toute autre manière. Us deux autres doivent en chercher une nouvelle qui prenne sa place, afin que la [lieuse union des trois personnes puisse ainsi soth sister à perpétuité.

Indulgences aeoordées è perpétuité A Mus les ûdèk» qui rédtemnt, le mafà», 4 miéiH ie soir, trois €hria Patri pour remercfar la très-saiiite IVinflé des fav>eufs et des gr4crs singulières <iu*elle a accordées à la tMeiiheureuse vicH^ge Marte, spécialemeol dans sa glorieuse Assomption :

i* Cent jours d'indulgenoe pour dMqiie fois que Ton récitera ces trois iftorm Ptairti ce qui fait trois cents jouns pCMT chèque

2*^ indul^^nc^ plétrière UM Me par m^, pour ceux qui tes auront ré(ritfis exaRtemetit

(l)tllémeiit XlV, décret de la sscrëe con|ntitîon des Imlulgonces, du 26 juih 1775.

(2) Cette pfeuseprtnique a oommeneé en TrmKt avec rapprobaiion et sons les auspices et ^.ét Be«iimoHi, »rcbevèqite de Paris.

(3) Pie VI, déci«i de la sacrée congfégaiiM iki IndiflgPirccs, du \5 mal 1784.

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DES INDULGENCES

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trois fois par jour, dans le cours du mois, te jour, à leur choit, où, s*éfant confessés et ayant coniiDuaié, ils prieront selon les intentions de i*Egtise (1).

N. B. Ces indulgences sont applicables aux âme» du purgatoire.

Indulgences accordées à tous les fidèles gui adresseront les prières suivantes h la trèsmainte Trinité, en action de grftces des privilèges accordés h la glorieuse Vierge Marie dans sa glorieuse assomption.

1* Indulgence de trois cents jours , «ne fois par jour;

3* Indulgence plénière une fois par mois pour ceux qui les auront récitées chaq[ue jour pendant le mois, le jour, à leur choix, où, s*étant confessés et aj^ant communié, ils prieront selon les intentions de Tf^lise (S).

PRI&BBS,

On adorera le Père étemel en récilani un Paieff an Ave et le Gloria Patri ; puis on dira :

Je vous adore, A Père étemel, avec toute la cour céleste, comme mon Dieu et mon Seigneur, et je vous remercie inûniment, au nom de la bienheureuse Viei^e Marie, votre Fille bien-aimée, de toutes les grâces et faveurs dont vous Tavez comblée, et particulièrement de la puissance que vous lui avez donnée depuis sa glorieuse assomption au ciel.

Pater ^ Ave et Gloria pour adorer le Fils de Dieu.

Je vous adore, 6 Fils éternel, avec toute la cour céleste, comme mon Dieu» mon Seigneur et mon Rédempteur, et je vous remercie infiniment, au nom de la bienheureuse Vierge Marie , votre Mère bien-aimée, de toutes les grâces et faveurs dont vous l'avez comblée, et particulièrement de cette souveraine sa^sse dont vous l'avez enrichie depuis sa glorieuse assomption au ciel.

JPo/er» Ave et Gloria Patri pour adorer le Saint-Esprit.

Je vous adore, 6 Saint-Esprit consolateur, comme mon Dieu et mon Seigneurs 9t je TOUS remercie inflniment avec toute la cour céleste, au nom de la bienheureuse Vierge Marie , votre Epouse bien-^aimée, de toutes les grâces et faveurs dont vous l'avez comblée , et particulièrement de cette parfaite et divine charité dont vous embrasâtes son très^ur et très-saint Cœur» au moment de sa glorieuse assomption dans le ciel. Je vous supplie humblement, au nom de cette Epouse incomparable, de m'accorder le pardon de tous les affreux péchés que j*ai eu le malheur de commettre depuis le premier instant où j'ai eu l'usage de ma rai-

(1) Pie VII, rescrii de b sacrée congrégation des liidulMiiees, du il jnillei i8i5.

(i) Pie Vit, rescrti de la secréuîrerie des Mémoires, de 49 juillet ISSS, dont roriginal se conserve dans Is secrétairerie de la sacrée çongrégaiion des liMliilgences.

DfCTIOMI DBS IXDULGRTICBS.

son jus(iu*à pèsent, et d'agréer le repentir infini que j'en ai , et la ferme résolution où io suis de mourir plutôt aue d'offenser à 1 avenir votre divine Majesté. Je vous demande, encore, par les mérites et la puis-* santé intercession de cette Vierge sainte, votre digne Epouse, de m'accorder, ainsi qu*& N., le précieux don de votre grâce et de IV mour divin, et de ne pas me refuser ces lumières et œs graines spéciales, au moyen desquelles votre divine providence a résolM de toute éternité de me sauver.

On dira ensuite trois fois :

Sainte Marie, et vous tous, saints et saintes, intercédez pour nous auprès du Seigneur, afin de nous obtenir le secours de sn grâce et le salut éternel.

Prière à la très-sainie Yiergt Marié.

Je vous' salue, Vierge sainte, Reine du ciel et de la terre, et vous rends mes humbles hommages, comme à la Fille du Père éternel, la Mère de son Fils bien-aimé et l'Epouse chérie du Saint-Esprit. Prosterné à vos pieds, je vous supplie, avec l'humilité la plus profonde, par cette divine charité dont vous fûtes remplie dans votre glorieuse assomption, de me prendre sous votre puissante protection et de m'admettra au nombre de ces heureux chrétiens que vous portez dans votre cœur* Daiçnez recevoir le mien, tout misérable qu'il est, ma mémoire, ma volonté, toutes les puissances de mon âme et tous les sens de mon corps. Je vous offre mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mes mains et mes pieds, afin que vous en régliez tous les mouvements conformément au bon plaisir de votre divin Fils, et je désire, par chacun de ces mouvements, vous ren* dre iTionneur et la gloire qui vous sont dus ; je vous conjure aussi, par cette sagesse profonde que vous tenez de votre ^ivin Fils, de m'ootenir les lumières qui me sont nécessaires pour me bien connaître moimême, pour connaître mon propre néant, mes pécnés pour les détester, les pièges et les attaaues du démon pour les surmonter. Enfin, Mère pleine de miséricorde, je vous demande surtout telle ou telle grâce. (Ici, chacun désignera la {[race qu*il veut demander ; puis on dira trois fois) :

Virgo 8in|[tt]aris, Inter orones miUs, Nos Gulpis solutés, Miles fac ei castos.

PRIONS

Nous VOUS prions. Seigneur, de pardonner à vos serviteurs les péchés dont ils sont coupables, afin que dans l'impuissance où nous sommes de vous plaire i^r nos actions, nous sovons sauvés par l'intercession de la sainte Mère de votre Fils, Notre-Seigoeui* Jésus-Christ, qui, étant Dieu, vit et rè^ne dans toute la suite des siècles. Ainsi spit-il.

Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux, Père, Fils et Saint-Esprit, nous bénisse et nous conserve. Ainsi soil-il^

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