‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 89 sur 370 · Animé de celle conSance, je médite la · texte numérisé non relu

Animé de celle conSance, je médite la

Ïremière douleur de la bienheufeuse vierge, lère de Diea, lorsqu'elle préseota au temple son Fils unique Jésus/ et que le saint TieillarcJ Siméon, le prenant dans ses bras, lui dit : Un glaive de douleurs percera votre âme ; ce qui lui annonçait les souffrances et la mort de son Fils Jésus.

Da Pain et sept Ave Maria.

S. La sioconde douleur de la sainte Vierge fut Tobligation de fuir en Egypte, pour se soustraire à la persécution du cruel et impie Hérode qui cherchait son Fils bien-aimé, pour le faire mourir.

Un Pater et sept Ane Maria,

3. La troisième douleur de la sainte Vierge fut, lorsqu^au temps de Pâques, ayant été à Jérusalem avec son époux saint Joseph et son fils bien-aimé Jésus, elle perdit, a son retour, ce divip Fils, el en pleura la perte pendant trois jours.

Cn PaUr et sept Ave Maria.

k, La quatrième douleur de la sainte Yierga iut de rencontrer son aimable Fils Jésus portant une pesante croix sur ses é/iaiiies délicates, et montant au Calvaire liour j être crucifié.

do Paier et sept Ave Maria.

5. La cinquième douleur de la sainte Vierge fut de voir son divin Fils élevé sur la croix, tandis que le sang ruisselait de toutes les parties de son très-saint corps.

On Pater et sept Ave Maria.

6. La sixième douleur de la sainte Vierge fut de recevoir entre ses bras le corps, sans vie et i>ercé d^une lance, de son Fils bienaimé Jeitus, lorsqu'il fut détaché de la croix.

Do Paier et sept Ave Maria.

7. La septième et dernière douleur de la 5aiote vierge Marie, Tavocate spéciale de ses st^rviteurs et des malheureux pécheurs, fut de voir le corps de son divin Fils mis dans le tombeau.

Cn Paier et sept Ave Maria.

Ici* 1*00 récitera trois Ave Maria en Thonneur des larmes que répandit Marie pendant ses douleurs, pour obtenir par elle la grâce de pleurer nos péchés, et pour gagner les saintes indulgences ; puis Ton dira :

) Priez pour nous. Vierge très-aflligée ;

iî AGn que nous soyons faits dignes des f-roiuesses de JésuarChrist.

^BlOlfS.

Seigneur Jésus» nous implorons maintenant* et pour Theure de notre mort. Tintercession de la bienheureuse vierge Marie, votre mère, dont la sainte Ame a été transpercée, lors de votre passion» d'un glaive de doaleur. Ainsi soit-il.

Voici des réflexions sur le même sujet extraites de Liguori.

V* DOULBUR.

ta prophétie de saint Sitnéa^*

Dans cette vallée de larmes tout homme aait pour pleurer, et il doit souffrir les maux

qui lui arrivent chaque jour; mais combien la vie ne s»erait-elle pas plus malheureuse» si Ton savait d'avance les malheurs dont elle doit être- traversée. Sénèque disait qu'il serait trop malheureux, celui qui connaîtrait son avenir : // serait à plaindre, celui qui percerait dans Vovenir; son malheur seraii ai^-dessus de tous les malheurs (ep. 98). C'est par un effet de sa miséricorde que Dieu nous cache les croix qui nous attendent, afin que nous ne les souffrions qu'une fois. Il n'en a p^s agi ainsi envers sa sainte Mère; il voulait qu'elle fût la reine des douleurs et toute seml)lable è son Fils : elle eut sans cesse devant les yeux toutes les peines qui l'attendaient, en un mot, la mort et la pasision de Jésus, son Fils bien-aimé. Dès que saint Siméôn a reçu ce divin enfant dans ses bras, il prédit à Marie qu'il sera en butte à la contradiction et aux persécutions des hommes : Cet enfant sera un signe de contradiction ; et

3ue sou ftme serait percée d'un glaive de ouleur : Le glaive de la douleur transpercera votre âme (Luc. i). La sainte Vierge dit à sainte Mecthilde, qu'd ces paroles toute sa joie se changea en tristesse. Quoiqu'elle sût le sacritice que son Fils devait faire de sa vie pour le salut du monde, elle ne connut qu'alors la mort cruelle qui lui était réservée et les horreurs de sa passion, comme il a été révélé & sainte Thérèse. Elle sut qu'il souffrirait contradiction en tout : dans sa doctrine; il devait passer pour un blasphémateur en enseignant qu'il était le Fils de Dieu; l'impie Caiphe le déclara devant tout le peuple': Il a hlasphéméf il est digne de mori {Joan. IX, 22). Dans son origine, il était de race royale, et il fut méprisé comme un homme de rien : N'est-ce pas là le fils du charpentier (Matth. XIII, S5)? N'est-ce pas là le charpentier f fils de Marie IMatc. yi, 3)?I1 était la sagesse même, et il fut traité d'ignorant : Comment cet homme peut-il savoir quel-» Sue chose f lui qui n'a rien appris [Joan. xv) î e faux nrophète : Et ils le couvrirent d'un voile, ei lui frappaient le visage.... disant ; Prophétise-nous qui t'a frappé (Luc. xxii, 64) ; de fou: C'est un fou, pourquoi l'écoutex^ vous (Joan. x, 20j? de gourmand, d'ami des sens de mauvaise vie, de sorcier : C'est par le prince des démons au'il chasse les dé-' mons (Matth. ix, 34); d'hérétique et de pos« sédé : N'est-ce pas avec raison que nous di-» sons que vous êtes un Samaritain, un possédé du démon (Joan. viii, 48)? En un mol, Jésus passait pour un homme si scélérat, qu'il n'était pas besoin Ue faire son procès pour le condamner; les Juifs le dirent à Pilate ; Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne vous l aurions pas livré (Joan. viii, 48). Il souf-^ frit contradiction dans son âme, puisque lo Père éternel, pour satisfaire h sa justice di-» vine, refusa d'exaucer sa prière: MonPire^ s'il est possible, que ce calice s'éloione de moi sans que je le boive (Matth. xxvi, 39); et l'abandoniia à la crainte, à l'ennui, a la tristesse, tellement qu'il s'écria, dans son affliction : Mon âme est triste jusqu'à la mori {Matth^ xxvi, 38} ; et qu'il sua du sang, tant

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