‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 97 sur 370 · GUE · texte numérisé non relu

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qu'il fnul que tout ceci arrive, comment l'^s Kcril'iross'accomplirnîenl-elles? Jésus-Christ dit ensuite aux princes des prôlres, aux magistrats du teinple et aux anciens qui étaient présents : Vous êtes venus avec aes bAtois et des glaives, pour me prendre, comme un malfaiteur; je préchais tous les jours dans le temple auprès de vous, et vous ne vous êtes point empan^s de moi; mais voici quelle est votre heure : voil^ quolle est la puissance des ténèbres. El c'est ainsi aue les prophéties s'avançaient»vers leur pariait accomplissement; en effet, ses disciples Tabandonnèrent alors, et prirent la fuite. Un seul jeune homme le suivit encore, le corps recouvert d'un simple linceul : ces gens l'arrôtèrent; mais le jeune homme laissa tomber le linceul, et leur échappa- Il* Partie. — Réflexions vtr les stations,

CtttUlV DR LA CAPTIVITÉ OU

Chemin qu*a parcouru Jésus chargé de chaînes. Première slation. — Le tribun romain et sa cohorte, et les gardes des Juifs, vo vaut Jésus-Christ en leur puissance, l'enchaînèrent et le conduisirent en premier lieu chez Anne, beau-père de Caïphe, grand prêtre cette année-là» le même qui avait donné aux Juifs ce conseil : II vous est avantageux qu'un seul homme meure pour sauver tout le peuple.

Deuxième station. — Anne l'envoya enchaîné à son gendre. Ce pontife interrogea donc Jésus sur sh doctrine et sur ses disciples. Voici quelle fut la réponse de Jésus- Christ : J'ai parlé publiquement à tout le monde. J'ai toujours prêché dans le temple et dans les synagogues. C'est là aue tous les Juifs se réunissent. Jamais je n ai parlé en secret. Pourquoi m'interrogez-vous ?Interrogez ceux qui ont entendu ce que j'ai dit; ceux-là savent bien ce que j'ai enseigné. A ces mots un des gardes présents lui donna un soufflet, en lui disant : Est-ce ainsi aue vous répondez au grand prêtre? Jésus lui répondit : Si j'ai mat parlé, faites connaître ce que j'ai dit de mal ; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappez-vous?

Cependant Pierre avait suivi Jésus de loin dans la compagnie d'un autre disciple, qui était connu du grand prêtre; celui-ci était entré dans la grande cour du palais, mais Pierre était demeuré au dehors. Le disciple qui était connu du grand prêtre revint donc sur ses pas ; il parla à la portière, et fit entrer Pierre, qui se tint alors dans la partie la plus reculée de la cour. La nuit était froide ; on avait allumé» au milieu de cette cour, un grand feu, autour duquel tout le monde se chauffait. Pierre s'en approcha. La portière

2ui était au service du grand prêtre, j vint gaiement. Ayant aperçu Pierre à la clarté du feu, elle disait : Cet homme était avec celui qu'on vient d'amener; elle le fixa attentivement» s'approcha de lui, et lui dit : N'êtes-vous pas, vous aussi, un des disciples de cet homme ? Oui, lui dit-elle, après l'avoir considéré plus attentivement encore : Vous étiez bien avec Jésus de Nazareth eu Galilée;

mais il le nia en ces termes, en pp^scnce de totit le monde : Non, femme, je ne le connais point, je ne comprends rien \ ce que vous dites. Les serviteurs et les gard»'$ continuèrent à se chauffer; mais Pierre s'éloigna du feu, il sortit de la cour, et léchant du coq se fit entendre aussitôt.

Dans le. même moment, les membres du conseil provoquaient de faux témoignages contre Jésus; ils ne réussissaient point dans leurs efforts, quoique plusieurs faux t(f*moins se fussent déjà présentés. On entendait bien sortir de leurs bouches de fausses dépnsitions, mais elles ne s'accordaient point. A la fin, on introduisit deux faux témoins, et voici quelles furent leurs déclarations mensongères : Nous l'avons entendu dire, afBnni Yun : J'ai le pouvoir de détruire le temple de Dieu et de le reconstruire en trois jours; il a dit, assura l'autre : Je renverserai ce temple fait de la main des hommes; et, daos l'espace de trois jours, j'en élèverai un autre qui ne sera pas leur ouvrage. Ainsi leurs ti^ moignages n'étaient point d'accord. Le grand prêtre, se levant de son siège, au milieu da conseil, interrogea Jésus, et lui dit : Ne répondrez-vous rien aux accusations que portent ces témoins contre vous? Jésus cootiuaa à garder le silence.

Le grand prêtre reprit donc son intem)satoire, et lui dit : Etes-vous le Christ, le nlsdu Dieu des bénédictions? Je vous adjure, au nom du Dieu vivant, de nous déclarer si vous êtes réellement le Christ, fils de Dieu ? Jésus lui répondit : Vous venez de le dire; oui, je le suis. Et j'ajoute, do plus, que bientôt vous verroz le Fils de l'horonie assis à la droite du Dieu de majesté; vous le verrez s'avancer, porté sur les nuées do ciel. A ces mots, le prince des prêtres déchira ses vêtements, en s'écriant : Il a blasphémé I Que nous faut-il de plus? Vous venez d'entendre ses blasphèmes : quel est votre avis ? 11 a mérité la mort, répondirentils à l'euvi; quel besoin avons-nous maintenant de recourir à des témoins 7 Nous l'avons convaincu par ses propres paroles. Ils prononcèrent tous son arrêt de mort.

Pierre, qui jusque-là s'était tenu en dehors de la porte, était sur le point de rentrer dans Ja cour, lorsqu'une autre servante l'aperçut. Elle dit à ceux qui se trouvaient là : Cet homme était aussi avec Jésus de Nazareth, et son sentiment fut confirmé par un des spectateurs, qui ajouta : Oui, c'est la vérité, vous êtes un de ses disciples; et les autres reprirent alors tout d'une voix ; N'étieivous pas au nombre de ses disciples? Pierre le nia avec serment : Non, leur répondit-il» je ne connais point cet homme.

A ce moment, les soldats qui gardaieut Jésus, lui crachèrent au visage; ils le frap* paient en se moquant de lui; ils couvrirent sa face d'un voile, et la mirent en sanç» à force de coups; ils le souffletaient^ puis 1 in* terrogeaienl en ces termes : Christ, prophé^ tise-nous; révèle-nous quel est celui qui t'a frappé. Et ils vomissaient contre lui uo<) infinité de blasphèmes semblables.

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