VM
M étant la charge du conducteur, V son potentiel et C sa capacité (Voy. Conducteor, Condensateur, Bouteille, Batterie).
Ces résultats ont été vérifiés par M. Hiess, à Taide de son thermomètre. L'énergie électrique peut s'exprimer en ergs; on se sert plus souvent de l'unité pratique appelée watt ou voltampère.
Energie d'une source d*électHcité, — Si une source a une force électromotrice E et donne un courant d'intensité I, la force électromotrice soulève pour ainsi dire, à chaque seconde, une quantité d'électricité I à la hauteur E, et fournit par suite une quantité d'énergie El; c'est la puissance mécanique de la pile. En t secondes, l'énergie développée est EU, Les mêmes considérations s'appliquent & une machine électrostatique, I étant son débit et E la différence de potentiel entre ses deux pôles ou entre la machine et le sol.
L'énergie produite par une source est transportée dans le circuit, où elle peut être dépensée sous forme de chaleur, d'action chimique, de travail mécanique. L'énergie dépensée en une seconde dans un conducteur de résistance p est
w =s pl« ss el
e étant la différence de potentiel aux deux extrémités de ce conducteur. Dans le circuit extérieur total, de résistance R, l'énergie dépensée est de même
tt^ = (p + p' + p' + ....)I* = HI^.
Dans la pile, de résistance r, on a de même
w' = ri*.
L'énergie dépensée dans tout le circuit est donc
W = u; + M?' = (R -f r) I* = El.
Ces lois ont été vérifiées par Joule.
ENREGISTREUR ÉLECTRIQUE. — On nomme enregistreurs les appareils qui servent à inscrire d'une manière continue les variations d'an phénomène. Nous n'avons à citer ici que ceux dont les organes sont mus par l'électricité et ceux qui enregistrent les phénomènes électriques. Dans la première série se placent les électro-diapasons et les chronographes (voy. ces mots). Quant aux enregistreurs des phénomènes électriques, nous les indiquons, soit à leur ordre alphabétique, soit à propos des phénomènes dont ils sont chargés de garder la trace. (Voy. Ampèremètre, Électromètre, Fluviographe, etc.) Nous ne placerons ici que ceux qui n'ont pas reçu de noms spéciaux.
Enregistreur de la charge et de la décharge des accumulateurs. — Nous avons indiqué plus haut (Voy. Ampèremètre) comment on peut disposer un ampèremètre pour obtenir des indications continues. M. de Montaud £P fait usage également, pour suivre la charge et la décharge de ses accumulateurs, de la balance enregistrante de MM. Richard frères. Les résultats ont été parfaits, et le diagramme montre exactement tous les crochets que peut produire la variation de marche de la source électrique.
Les plaques de l'accumulateur (fig. 317) sont suspendues à l'un des plateaux d'une balance ; une tare est placée dans l'autre plateau, de sorte que le premier soit exactement au bas de sa course au commencement de l'observation. Les déplacements du fléau sont transmis à un style enregistreur.
Pendant la charge, l'accumulateur éprouve, par suite de la désulfatation des plaques, une perte de poids, qui est de 373 grammes pour 100 ampères-heure. Quand la charge est complète, le poids devient constant; enfin, pendant la décharge, la réaction inverse fait augmenter le poids de la même quantité. A l'aide du contrepoids fixé sur le fléau, on peut régler la sensibilité pour que l'aiguille s'élève ou s'abaisse exactement d'un millimètre pour une variation de poids de 3,73 gr., c'est-à-dire pour un ampèreheure. Le diagramme ci-dessous correspond à la charge ; il montre qu'en continuant à charger pendant 4 heures après avoir obtenu l'horizontalilé on n'a produit aucun résultat, mais l'accumulateur n'a nullement souffert.
Enregistreurs de la vitesse des trains da
ENREGISTREUR ÉLECTRIQUE
Fig. 317. — Enregistreur de la charge des aceuinublaurs.
ENREGISTREUR ÉLECTRIQUE
chemins de fer. — La compagnie P.-L.-M. emploie un enregistreur formé de six électro-aimants, montés sur un bâti vertical, et commandant chacun un style muni d'une plume. Les six plumes, placées sur la même ligne, écrivent à 10 millimètres Tune de Tautre sur une même feuille de papier, qui avance de o millimètres par minute. Chacun des électroaimants communique avec une pédale placée sur la voie. Quand un train passe sur la pédale, il ferme un circuit qui contient une pile et Télectro correspondant, et la plume trace un trait. Si Ton connaît la distance des pédales, la
disbmce des traits tracés par les six plumes fait connaître la vitesse.
La compagnie d'Orléans emploie un enregisreur construit par MM. Richard frères sur les indications de M. Sabouré. Il se compose d'une roue finement dentée faisant un tour en deux minutes et demie, et d'un petit électro-aimant portant un style qui vient s'enclencher sur la roue, lorsque l'électro est traversé par un courant. Tant que le courant passe, le style, entraîné par la roue, trace une ordonnée sur un cylindre enregistreur. Deux pédales sont disposées sur la voie; un système électrique à double
Fig. 318. — Bnregislrcment à dislance des indicaUons d'un thcrmomèlre (Iransmclleur et récepteur).
électro-aimant ferme le circuit dès qu'un train passe sur la première pédale, et le rompt quand le train rencontre la seconde. La longueur de l'ordonnée fait connaître le temps employé par le train pour passer d'une pédale à l'autre.
Enregistreurs météorologiques. — MM. Richard frères ont imaginé plusieurs dispositions qui permettent de transmettre électriquement, à une distance quelconque, les indications d'un thermomètre, baromètre, etc. L'appareil transmetteur est alors disposé de façon à mener une aiguille indicatrice communiquant avec une pile et sur laquelle est placé à cheval un cavalier métallique dont les deux branches sont isolées l'une de l'autre (fig. 31 8). Le récepteur comprend
deux électro-aimants reliés à ces deux branches et qui commandent chacun un rouage d'horlogerie : les électros agissent ainsi sur l'une des roues d'un engrenage différentiel dont le pignon commande le style enregistreur.
Lorsque l'aiguille, en se déplaçant, touche une des branches du cavalier, elle lance un courant dans l'électro correspondant; celui-ci déclenche le rouage qu'il commande, et le style se déplace d'une division. En même temps, ce rouage fait plonger un doigt métallique dans un godet de mercure et ferme un circuit contenant une autre pile. Ce courant retourne au transmetteur et agit sur un électro qui déplace le cavalier et remet ses deux branches à égale distance