‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 108 sur 310 · ÉTALONNAGE. — ÉTAT SENSITIF · texte numérisé non relu

ÉTALONNAGE. — ÉTAT SENSITIF

ÉTALONNAGE. — Étalonner un galvanomètre ou un instrument analogue, c'est déterminer en ampères la valeur de chaque division de la graduation. Si l'on possède déjà un instrument étalonné, il est facile d'en étalonner d'autres par comparaison. Dans le cas contraire, on fait passer dans l'appareil un courant constant et d'intensité connue. Pour les instruments dans lesquels la déviation est une fonction connue de l'intensité, comme les boussoles, il suffît d'une opération; pour les galvanomètres ordinaires, il faut en faire un grand nombre. Pour le galvanomètre de Thomson, une seule opération suffit, car les déviations sont proportionnelles aux intensités; mais il faut recommencer chaque fois qu'on déplace l'aimant correcteur, car la sensibilité dépend de sa position. Pour connaître l'intensité du courant qu on fait passer dans l'appareil, le plus simple est d'intercaler en même temps dans le circuit un éleclrol yte (Voy. Intensité). On peut aussi intercaler une résistance connue R et mesurer par un volLraètre la différence de potentiel i aux deux extrémités de cette résistance, l'intensité est

On peut enOn étalonner un galvanomètre à l'aide d'une bobine étalon ; l'électrodynamomètre de l'Association britannique, décrit plus haut, peut servira cet usage.

ÉTAT ÉLECTRIQUE. — État d'un corps électrisé.

Êtai permanent. — État d'un conducteur parcouru par un courant constant.

État varûible. — État d'un conducteur parcouru par un courant d'intensité variable. Il y a toujours, même avec une source constante,

un état variable au moment de la fermeture et de l'ouverture du circuit. L'état permanent est donc précédé et suivi d'un état variable . On admet que l'intensité pendant cette période est représentée par

I étant l'intensité finale, i l'intensité au temps ^ e la base des logarithmes népériens, R la résistance totale, L le coefficient de self-induction. Cette formule ne s'applique plus lorsque le circuit renferme un électro-aimant. On peut se servir alors de la formule suivante, établie par M. Leduc:

(E-Ri)d/=//?

<p étant le flux de force total qui traverse le circuit au temps t.

M. Guillemin à étudié expérimentalement l'état variable. Pour un fil télégraphique de 570 km. et une pile de Bunsen de 60 éléments, la durée de cette période est 0,02 seconde. Près de la pile, les intensités vont en diminuant ; elles croissent au contraire dans la partie du circuit voisine de la terre.

ÉTAT SENSITIF. — MM. W. Spattiswoode et J.-F. Moultonont étudié en 1879 « l'état sensitif des décharges électriques à travers les gaz très raréfiés.

(c La colonne lumineuse produite dans les tubes à vide par la décharge électrique manifeste quelquefois une grande sensibilité quand on approche du tube le doigt ou un autre corps conducteur. L'effet exact de ce rapprochement varie beaucoup avec les circonstances de la décharge. Dans bien des cas, la colonne lumineuse est repoussée (fig. 323); dans d'autres, et surtout quand on touche le tube avec le doigt, la

Fig. 323. — État sensitif des décliarges dans les gaz rart'fK^s.

colonne est coupée; dans ce dernier cas, outre l'éclat lumineux qui existait auparavant, on voit souvent saillir de l'intérieur du tube, au point où repose le doigt, la lueur bleue qui caractérise généralement le bout négatif d'une décharge. Dans quelques cas, l'action de la décharge est

si énergique que l'on voit apparaître sur le côté du tube opposé au point touché la fiuorescence bleue ou verte bien connue.

« Le degré de sensibilité varie entre des limites écartées. Cet état sensitif ne semble pas appartenir en propre à un milieu gazeux particu-

ÉTHER. — EUDIOMÈTRE.

lier, ou à une forme de tube spéciale, et il est très probable, en réalité, qu'avec des précautions convenables, on peut produire des décharges sensitives dans presque tous les tubes. Cet état peut se manifester dans des décharges stratifiées, mais plus généralement il accompagne les décharges où Ton ne voit pas de traces bien nettes de stratification. Toutefois, il ne se présente pas constamment dans ce genre de décharge. » Le lecteur trouvera des renseignements très complets sur ce sujet, que nous ne pouvons développer ici, dans le Traité (Vélectricité de Gordon, dont nous avons extrait les passages qui précèdent. Nous citerons aussi les travaux de M. Desruelles sur le même sujet.

ËTHER. — Milieu élastique, extrêmement raréfié, que l'on suppose répandu partout, même dans le vide, et par les vibrations duquel on explique la propagation de la lumière et de la chaleur. On tend à regarder aujourd'hui les phénomènes magnétiques et électriques comme étant aussi des manifestations des propriétés de l'éther. « Les différents phénomènes d'électricité et de magnétisme sont favorables à la conception de Faraday, qui consiste à' abandonner ridée des actions à distance,. et à considérer les forces comme transmises par les réactions élastiques d'un milieu intermédiaire. C'est une hypothèse analogue à celle qui sert de base aujourd'hui à la théorie physique de la lumière; mais il serait contraire à l'esprit scientifique d'imaginer ainsi autant de milieux différents qu'il y a de phénomènes à expliquer, comme on le faisait autrefois par les hypothèses distinctes du fluide calorifique, des fluides électriques et des fluides magnétiques.

« Le grand problème que soulève la philosophie de la science est donc de connaître la constitution d'un milieu unique qui permette d'expliquer en même temps tous les phénomènes physiques.» (Joubert et Mascart.)

ÉTINCELLE ÉLECTRIQUE. — Trait de feu se produisant entre deux corps chargés d'électricités contraires ou entre un corps électrisé et le sol. C'est une des formes de la décharge disniptive. Sa forme varie avec sa longueur. Quand elle est courte, c'est un trait rectiligne très lumineux et dont l'épaisseur augmente avec la quantité d'électricité mise en jeu. Si l'on augmente la distance ou qu'on diminue la capacité du conducteur, le trait devient plus grêle, moins lumineux et se replie en zigzag (flg. 324), puis se ramifie de plus en plus et se transforme enfin

en aigrette (voy. ce mot). Dans les ^z rar^

l'étincelle se transforme en lueur (voy. cen

La couleur de l'étincelle varie avec la n.

du gaz : elle est violacée dans l'air, Tun.

Fig. 324. — ÉlinceUe ramifiée.

l'azote, rouge dans l'hydrogène, ver le . l'acide carbonique, etc. La longueur de 1 celle dépend de la différence de potentitrl les deux électrodes (voy. Distance EXPL0^.^

Les tubes et globes étincelants ausm-r considérablement la longueur de rétîn ■ une série de losanges métalliques sont les uns à la suite des autres, et se char$:ei. I par influence quand on relie Tune des -\ mités de l'appareil à la machine, l'autre a'il'étincelle éclate à la fois dans tous ](•^ i valles.

L'étincelle est toujours accompagut^r .

bruit sec produit par Tébranlenient du m. On le montre avec le thermomètre de Kir^ri ley (voy. ce mot). Elle peut traverser les isoL solides et liquides : elle perce une carie, . lame de verre; quand elle passe dans !' l'ébranlement casse le tube qui renfennliquide.

L'étincelle produit des effets physique?. ■ miques et physiologiques. Sa chaleur fonJ volatilise les fils ou lames de métal trt^? (portrait de Franklin). Elle provoque \e< •' ■ binaisons et les décompositions chimique^ : tolet de Volta) ; mais, là encore, c'est gène" ment à sa chaleur qu'on attribue les ^'^' ' produits. Elle donne des commotions van suivant son énergie, depuis une simple pij jusqu'à un choc formidable. La commoti^'r. la bouteille de Leyde peut être ressenti' même temps par un grand nombi*e de .

sonnes faisant la chaîne; elle est plus f' aux extrémités qu'au milieu. L'effet phy>. gique semble proportionnel à l'énergie ; on ? porte plus facilement des étincelles de ±^ 30 centimètres provenant d'une machine or' naire que des étincelles de quelques mîllia très produites par une batterie de grand-* pacité.

EUDIOMÈTRE. — Appareil destiné à produir la combinaison ou la décomposition des i'sous l'influence de l'étincelle électrique. I*

EUDIOMÈTRE.

xnciens eudiomètres, dont la figure 325 montre leux spécimens, se composaient d'un tube de w erre épais, traversé par deux tiges métallii|ues BG soigneusement isolées, entre lesquelles on fait passer une étincelle, à Taide d'un élec-

trophore ou mieux d'une bobine de RuhmkoriT. Une plaque de métal empêche les gaz de sortir pendant la détonation . Le second modèle s'emploie sur Teau. L'étincelle jaillit entre la tige isolée et la monture métallique. Un tube étroit et

Pig. 325. — Eudiomèlre i mercure et eudiomèirc à eau.

gradué sert à mesurer le résidu gazeux. Une jauge, représentée à part, sert à introduire les gaz.

Eudiomètre d'Hofmann. — Les instruments précédents sont incommodes et ont l'inconvénient d'exiger de nombreux transvasements, pendant lesquels on peut perdre du gaz. 11 existe un certain nombre d'appareils plus récents dans lesquels on a évité ce défaut. L'eudiomètre d'Hofmann (fig. 326) est composé d'un tube de verre en forme d'U, dont la branche fermée est traversée en A par deux fils de platine destinés à <îxciter l'étincelle, et muni de deux robinets de verre R et P; ce dernier, qui a un conduit coudé, est représenté à part. Pour introduire un gaz, on commence par remplir l'appareil de mercure, puis on adapte à la tubulure T un caoutchouc en <'ommunication avec l'appareil producteur de «e gaz, et l'on tourne la clef P de manière que le conduit coudé aille de T en V. On laisse dégager le gaz pendant quelques instants, de manière à chasser l'air du caoutchouc et du conduit TV, puis on fait faire à P un demi-tour, pour faire arriver le gaz dans le tube AB; en même temps, on ouvre le robinet R pour laisser écouler le mercure. Quand on a introduit la quantité de gaz nécessaire, on ferme les deux

robinets, et on aniène le gaz à la pression vou-

Pig. 320 . — Eudiomèlre d'Hofmann.

lue en faisant écouler du mercure ou en en ajoutant par C.

EUDIOMÉTRIE. — EXCITATEUR.

EîvHomèlre de M. Riban. — Dans l'appareil de M. Riban, on a évité les longs fils de platine ou de cuivre des instruments précédents, qui peuvent se casser facilement et retiennent des bulles gazeuses au moment des transvasements. 11 se compose d*un tube de verre (fig. 327) traversé par

Fig. 3i7. -• Eudiom^tre de M. Riban.

deux fils de platine Aa et B6, fondus en boule en A et B, et dépassant à peine le verre en a et 6, mais placés assezprèsTun de l'autre pour laisser passer Tétincelle. Le bouchon est en liège et traversé par un tube capillaire, qui laisse sortir puis rentrer le mercure au moment de l'explosion, et diminue ainsi le choc supporté par le verre.

Nous avons décrit les modèles les plus usités parmi les eudiomètres récents ; il en existe un certain nombre d'autres pour la description desquels nous renvoyons aux ouvrages de chimie.

EUDIOMÉTRIE. — Ensemble des procédés d'analyse fondés sur l'emploi de l'eudiomètre.

EUDIOMÉTRIQUE (Analyse). — Analyse des gaz par l'eudiomètre.

EXCITABILITÉ ÉLECTRIQUE. — Sensibilité des organes à l'électricité.

EXCITATEUR. — Instrument qu'on relie aux pôles d'une source électrique pour recueillir l'électricité.

Excitateur à manches de verre. — Arc métallique muni de deux manches de verre MM' et formé de deux parties BB' réunies par une charnière A (fîg. 328). Il sert & charger et à décharger

les conducteurs, notamment les baturi'^ les faisant communiquer avec une marLir avec le sol.

Excitateur universel. — Appareil fore:

deux tiges métalliques, portées par de^ isolants, et pouvant s'incliner à volonté rt. ser dans leurs montures (fig. 329). Les ex-tés peuvent recevoir des accessoires de f • ■ variées (pointes, boules, serre-fils, etc.i;uv micrométrique C mesure la distance dece^c pièces. Les deux montures OO' peuvent reliées aux pôles d'une pile, d'une bobin d'une machine électrostatique, ou aux arn.v d'une batterie. On peut observer les élin entre EE' ou placer en ce point l'apparu; métallique, portrait de Franklin, etc.), qutraverser la décharge.

Excitateurs médicaux. — Dans les âp;

tions médicales, on nomme excitateurs ou

'trodes les pièces métalliques de diver5*rr

mes qui établissent la communication à>

malade.

Pour l'électricité statique, il suftitdun, nombre d'excitateurs : 1** un excitateur n \f simpley formé d'une tige de laiton po't 2° un excitateur à boule; 3<» un excitateur >' > tes multiples, petit cylindre de laiton te:^ par une plate-forme hérissée de pointes; t excitateur en bois, tige de bois dont ïti mité est arrondie en boule . Le premier • à produire un souffle assez rude, et 1^ ' sième un souffle plus doux. Le secondai des étincelles; enfin le dernier, étant peu ducteur, produit des étincelles faibles et nbreuses donnant une assez vive révulsisert notamment à électriser la tète.

Pour l'application des courants, il esi '' mode d'avoir un manche isolant (fig. 33*' ' lequel on fixe en V un excitateur de forme q conque, et en B les rhéophores; un bouton id'interrupteur.

Lorsqu'on fait usage des courants conu^^' seulement pour utiliser leur effet sur la n' tion générale, mais non l'action produite' contact de l'électrode, il est avantageux.? diminuer la résistance au contact de laj" et éviter l'action chimique en ce point, d^^^ ployer de larges plaques de métal ou de c»* bon recouvertes de peau ou d'amadoa,eiq»i imbibe d'eau salée au moment d3 s'en s»^-^^ Ces plaques (fig. 331) peuvent être tenues -= main ou appliquées par des courroies^' employé aussi, dans le même but, un roai'^^ qu'on déplaçait à la surface de la peau; 'j disposition est moins bonne, parce que ^^ '^

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