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VI. Bibliographie, histoire

Après cette Exposition, qui obtint un succès très vif, d'autres furent organisées successivement à

Londres, Munich, 1882.

Vienne, 1883.

Philadelphie, Turin, Tœphtz, Nice, 1884.

Paris (Observatoire), Anvers, Steyr (Autriche), 1885.

Bruxelles, 1887.

De plus, l'électricité a joué un rôle important à l'Exposition internationale de 1889. La classe 62 (groupe VI), consacrée spécialement à l'électricité, comptait plus de 500 exposants. En dehors de cette classe, de nombreux exposants étaient encore disséminés dans les classes 6, 7, 8 (enseignement technique), 13 (instruments de musique), 15 (instruments de précision), et enfin 48, 61, 65 et 66 (matériel et exploitation des mines, métallurgie, matériel des chemins de fer, de la navigation et de l'art militaire). Il serait trop long de donner ici un aperçu, même très rapide, des appareils exposés les plus intéressants. Nous décrirons chacun d'eux à son ordre alphabétique. Le lecteur trouvera à l'article Éclairage des renseignements sur l'éclairage électrique de l'Exposition.

Enfin une Exposition internationale du génie

électrique et des inventions et des inda^; générales s'est ouverte à Edimbourg .ia> premiers jours du mois de mai 1890.

La division I, spécialement consacrée .

lectricité, est partagée en six sections:

Section I. — Production d'électricit-^.

— II. — Ck)nductears électriqu-'i.

— III. — Mesures.

— IV. — Applications.

— V. — Bibliographie.

— VI. — Histoire.

EXTINCTEUR D'ÉTINCELLES A JET Di:

— M. E. Thomson empêche la producth étincelles qu i se forment toujours aux coUëides dynamos, les échauffent et brûlent S'i les balais, en lançant un jet d'air d'une ;r violence contre les bouts des balais qui tent sur les segments du collecteur [Hz. i

Fig. 346. — Extincteur d'éUnoelles & jet d«ir. (Thomson-Houston Electric Company.'

Ce jet interrompt toute traînée de pousv^ qui tendrait à réunir les segments du c^ teur, et l'on peut obtenir des forces électro: trices supérieures à 2,000 volts avec des 1rences de potentiel considérables d'un se^s* à l'autre, en se servant d'un seul commutai relativement très étroit, et sans échauffer ni détérioration.

L'appareil se compose d'un petit ventilât rotatif placé sur l'axe de la machine. L'air aspiré par des ouvertures munies d'une < métallique très fine, pour éviter les pous^i*^' et refoulé par des orifices communiquant '• des ajutages à jets plats." On a six jeU [ tour, trois dans chaque tuyau.

EXTRA-COURANT. — Gourant indoit v prend naissance dans un conducteur trav^" déjà par un courant de pile ou de machina, ^ moment de la fermeture et de l'ouvertun' circuit (Voy. Induction).

EXTRACTEUR. — Voy. Exploratbdr.

FAISCEAU MAGNÉTIQUE. — FARAD.

FAISCEAU MAGNÉTIQUE. — L^aimantation «les barreaux d*acier ne dépassant guère les couches superficielles, il est préférable, pour obtenir des aimants puissants, de réunir un certain nombre de lames minces, aimantées séparément. Tous les pôles de même nom sont juxtaposés et réunis par une armature de fer . doux, qui présente à son extrémité un pôle de môme nom (Voy. flg. 63).

FANAL ÉLECTRIQUE. — Les navires munis d'une installation électrique semblable à celles que nous avons décrites plus haut (Voy. Éclairage) peuvent s'en servir pour alimenter les fanaux réglementaires. Pour plus de sûreté, chaque feu est formé de deux lampes à incan- : descence placées Tune au-dessus de Vautre et munies chacune d'un système optique. Chaque ^ lampe est placée sur un circuit particulier, dans ^ lequel est intercalé un avertisseur d'extinction pouvant mettre en marche une sonnerie. Une dynamo spéciale alimente ces fanaux, et maintient chargée une batterie d'accumulateurs pouf vant, en cas d'accident, entretenir l'éclairage des feux pendant huit ou dix heures.

FANFARE ADER. — Appareil microtéléphonique présenté par M. Ader à. l'Exposition de 1881, et qui tire son nom de ce qu'il se prête surtout à la transmission des fanfares et des airs de chasse, tandis qu'il donne d'assez mauvais résultats pour la transmission de la parole ; cet instrument a figuré de nouveau à l'Exposition de 1889 (pavillon des téléphones), où il était installé de la manière suivante.

Quatre personnes fredonnaient chacune leur partie dans un nombre égal de transmetteurs microphoniques, à peu près comme on le fait dans un mirliton. Chaque transmetteur se compose d'une plaque disposée au fond d'une embouchure et qui vibre à l'unisson du son émis par le musicien. Ces vibrations produisent des interruptions plus ou moins rapides entre la plaque et la pointe d'une vis placée derrière elle, et dont le contact se règle par un bouton. Chaque récepteur se compose d'un aimant en U, portant entre ses branches deux petits noyaux de fer doux munis chacun d'une bobine et comprenant un intervalle de quelques

DlCTIONIlAIRB D'ÉLBCTRICITi.

millimètres. En face de ce vide est placée une petite pièce rectangulaire de fer doux, fixée sur une lame vibrante en sapin de 10 centimètres environ de longueur. Le courant qui passe dans les bobines subit les interruptions périodiques du transmetteur ; l'aimantation des noyaux de fer doux varie, et ces changements font vibrer fortement la lame de sapin ; un pavillon de laiton, en forme de trompette, renforce le son émis. Chaque transmetteur était placé dans un circuit spécial, comprenant une batterie d'accumulaleurset cinq récepteurs; il y avait donc en tout vingt récepteurs pour les quatre parties.

FANTOME MAGNÉTIQUE. — On nomme fantômes ou spectres magnétiques les figures qu'on obtient en saupoudrant de fine limaille de fer une plaque de verre ou de carton placée dans un champ magnétique. Les parcelles de limaille s'aimantent par influence et se disposent en files suivant les lignes de forces.

On se ^ert de ce procédé pour étudier le champ produit par un aimant. Pour cela, on recouvre l'aimant d'une feuille de carton ou d'une lame de verre, qu'on saupoudre de limaille de fera l'aide d'un tamis. Les grains de limaille s'aimantent par influence et se disposent suivant les lignes de force. La figure 347 montre les spectres obtenus dans les cas les plus importants, à l'aide soit d'un pôle unique, soit d'un ou de deux aimants.

On peut facilement conserver ces courbes, en couvrant d'avance la lame de verre soit d'un mastic transparent qu'on fond ensuite, pour y faire pénétrer la limaille, soit de gomme qu'on ramollit ensuite en l'exposant à la vapeur d'eau ou bien en projetant à sa surface de l'eau réduite en fine poussière par un vaporisateur.

FARAD. — Unité pratique de capacité du système électromagnétique C.G.S.; c'est la capacité qu'un coulomb peut charger au potentiel d un volt. Le farad vaut 10"' unités électromagnétiques et 3» X 10^* X 10-« = 3^ X 10*» unités électrostatiques G.G.S. de capacité. Le farad étant extrêmement grand, on emploie le plus souvent son sous-multiple, le microfarad, qui en est la millionième partie. Voy. Unités.

FARADISATION. — FEEDER.

FARADISATION. — Électrisation par les courants induits (Voy. Électrothérapie, Excitateur, Machine, etc.).

FEEDER. — On entend par feeder une canalisation spéciale partant de Tusine de production et alimentant chaque centre de distribution.

Fig. 347. — Lignes de force magiidiquc.

A Faide de rhéostats, on fait varier la pression d'émission dans cette canalisation spéciale,

de façon à obtenir une difTérence de potenliei constante sur les divers points du réseau.

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