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FER A SOUDER ÉLECTRIQUE. — FERRURE ÉLECTRIQUE

FER A SOUDER ÉLECTRIQUE. — Instrument caraposé d'une sorte de coin en platine ayant à peu près Ja forme d'un fer à souder. Il est porté par deux tiges de cuivre dissimulées dans un manche de bois et qui sont reliées aux deux pôles d'une source puissante. Quand on ferme l'interrupteur placé sur une de ces tiges, le fer rougit assez pour permettre de souder des métaux quelconques. Procédé imaginé par M. Boll, (le Philadelphie. Nous indiquons plus loin f voy- Soudure) d'autres méthodes.

FÏ5R DOUX. — Fer pur et non écroui qui s'aimante et se désaimante instantanément.

FERMER (un ciRCUir). — Établir dans un circuit les communications métalliques nécessaires pour qu'un courant puisse le parcourir.

FERMETURE. — Action de fermer (un circuit).

FERRO-MAGNÉTIQUE (Corps). — Corps attirable par l'aimant. Synonyme de magnétique et de paramagnétique.

FERRURE ÉLECTRIQUE. — Une des applications les plus curieuses de l'électricité est certainement son emploi pour ferrer les chevaux rétifs. Le capitaine de Place se sert pour cela d'une petite bobine de RuhmkorlT, dont on fait

Fig. 348. — brîdon élcclriquc.

passer le courant dans la bouche de l'animal, et qui est alimentée par une petite pile au bichromate de potasse dont on enfonce le zinc plus ou moins profondément, pour graduer l'intensité d'après l'effet produit : pour cela l'aide qui tient la pile observe la physionomie du cheval, ainsi qu'on le voit sur la figure 349. On relie les <ieux pôles du fil induit au mors brisé du bridon placé dans la bouche du cheval. Ce mors (fig. 348) est aménagé de la façon suivante : les deux conducteurs, dénudés à leur extrémité sur une longueur d'environ 3 centimètres, sont placés en regard sur les deux brisures du filet à :i ou 6 centimètres l'un de l'autre. Les canons <lu filet sont préalablement renfermés dans un bout de tube de caoutchouc, fendu dans sa longueur pour l'introduire et fixé sur les canons. Ce tube a pour objet d'isoler les extrémités des conducteurs, qui portent chacune, sous une ligature circulaire terminale de laiton, une petite

éponge humide qui, faisant le tour du canon, assure un contact parfait de chaque rhépphore avec la bouche du cheval.

Cette méthode donne d'excellents résultats : elle est simple et facile à mettre en pratique ; la terreur que font naître chez les animaux les décharges électriques est si grande et leur souvenir si vivace qu'en une seule séance le cheval se trouve corrigea tout jamais, sans qu'il puisse en résulter d'accident pour lui. Que la rébellion au ferrage provienne de la maladresse et de la brutalité des gens qui les mènent à la forge, de la frayeur ou de toute autre cause, les chevaux les plus difficiles sont bientôt vaincus par l'électricité, et la plus énergique volonté doublée du plus bel entêtement cèdent bien vite à quelques rapides inversions de courant.

Avec un cheval qui se défend parce qu'il est irritable par tempérament, nerveux, impressionnable, ce qui arrive aux chevaux de pur sang, il

FERRURE ÉLECTRIQUE

faut donner la secousse très faible et graduelle avant de chercher à prendre le pied. Le cheval fait alors un bond violent et cherche à se renverser. H faut suivre le bond pendant qu'un

aide maintient le cheval au caveçon, el «ji ensuite Faction du courant. Il n'y a ensuite qii> prendre le pied; le cheval ne se défend plo; Avec certains chevaux gros et lourds, d :

Fig. 349. — Ferrure électrique. Le cheval reçoit l'action du courant (d'après une photographie).

naturel brutal, il faut donner le courant en Taugmentunt peu à peu et prendre le pied pendant que Faction se produit. Le plus souvent le passage du courant sur ces chevaux, dont les

muqueuses sont moins sensibles, ne <Wi^ qu'une position légèrement stupéûée el ctractée de la tête, accompagnée d'un léger > raisseraent. C'est une jument de cette naluffî

Fig. 350. — Le cheval a cessé do recevoir le courant et se laisse ferrer (d'après une photographie).

est représentée par les dessins ci-joints, exécutés d'après des photographies représentant les expériences du capitaine de Place : cette jument ayant été amenée se défendit d'abord avec

rage tant qu'on chercha à lui lever les pie<J> /'^ la méthode ordinaire; mais à peine le coura'' eut-il agi pendant une quinzaine de secon' ' qu'on put lever les pieds, frapper les fer? ^^-

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