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FUSION PAR L ÉLECTRICITÉ. — GALVANATYPIE

tissu métallique qui recouvre Tépau le du tireur. L'autre extrémité de cette baguette touche une seconde tige pouvant, au moyen de la détente, être mise en communication avec une broche métallique, qui remplace Tamorce dans Tétui de

la cartouche, traverse la poudre et vient aboutir assez près de la cloison métallique pour que Tétincelle jaillisse, la communication étant établie d'autre part. L'accumulateur peut fournir dix mille coups sans être rechargé.

Fig. 36 i. — Fusil éleclrique Pieper.

Ce fusil présente néanmoins quelques inconvénients : le mode d'inflammation en avant de la poudre, qui n'est pas complètement brûlée avant la sortie du projectile, la complication du mécanisme et la nécessité de recharger Taccumulateur. Il a l'avantage de ne pouvoir partir accidentellement, puisqu'il faut épauler pour faire feu.

FUSION PARL'ËLEGTRIGITË. — La décharge d'une batterie peut fondre un fil de métal fin, mais la chaleur de l'arc voltaïque peut fondre des masses métalliques plus considérables. Davy l'a constaté le premier. On essaye aujourd'hui d'appliquer ce procédé à la métallurgie et à la soudure directe des métaux (Voy. Électrométallurgie et Soudure).

GALVANATTPIE. — Mot qui signifie galvanoplastie faite sans moule. Procédé imaginé

par M. Juncker fils, et dont les détails sont en grande partie tenus secrets.

Fig. 365. — Galvanalypie.

Les objets qu'on veut reproduire, statuettes, feuilles, fruits, branchages, insectes, etc., sont disposés de manière à produire l'efTet désiré.

puis on métallisé leur surface, soit à la plombagine, soit, pour les objets plus délicats, par une solution de nitrate d'argent qu'on réduit

GALVANIQUE. — GALVANOCAUSTIQUE CHIMIQUE.

ensuite par Taction de la lumière ou de Tacide sulfhydrique. On recouvre alors d'un mince dépôt de cuivre galvanique toutes les parties qui doivent être vues, et Ton enlève ensuite avec précaution les objets ainsi recouverts, soit par fragments, soit plutôt en les brûlant, puis on coule à leur place, pour renforcer la pellicule de cuivre, un métal ou un alliage suf-

fisamment fusible. Il est évident que les parties très minces, comme les feuilles, doivent être disposées de façon à n'être vues que d'un côté, afin qu'on puisse les renforcer par derrière. On obtient ainsi des pièces rigides, sonores comme le bronze, qui conservent toutes * les puretés et les finesses du modèle, n'exigent aucune retouche, et peuvent se river et se sou-

Fig. 366. — Galvanatypie.

der facilement, ce qui permet de les employer à toute espèce de décoration. Les figures 365 et 366 montrent les beaux effets qu'on peut obtenir par ce procédé.

GALVANIQUE. — Qui a rapport au galvanisme ou à la galvanoplastie.

GALVANISATION. — Électrisation par les courants continus. (Voy. Électrothérapie.)

GALVANISER. — Electriser par les courants continus.

GALVANISME. — Syn. d'électricité dynamique.

GALVANO. — Abréviation par laquelle on désigne les objets en cuivre obtenus par la galvanoplastie, notamment les reproductions galvaniques des bois employés pour l'illustration des livres. Voy. Electrotypie.

GALVANOCAUSTIQUE CHIMIQUE. — On nomme galvanocausdque chimique, galvanopuneture, électropuncture ou électrolyse la cautérisa-

GALVANOCAUSTIQUE CHIMIQUE.

lion produite par Faction chimique du courant. Le dénomination d'électropuncture est moins Juste que la première, car on ne fait pas toujours usage d'aiguilles dans cette opération. Pendant la galvanisation, les acides et les bases qui se déposent, les premiers au pôle positif, les secondes au pôle négatif, peuvent produire des eschares tout à fait semblables à celles que

donnerait Faction directe des acides sulfurique ou azotique d'une part, de la potasse ou de la chaux d'autre part. L'action de l'électricité a de plus Favantage d'être très rapide et de supprimer l'emploi de médicaments d'un dosage toujours difficile. Les eschares obtenues au pôle négatif sont molles et donnent une cicatrice généralement préférable ; celles du pôle positif

Fig. 367. — Anses galvaniques (Trou^ù et Chardin).

sont sèches, dures et rétractiles. L'action des liquides dégagés à ce dernier pôle fait coaguler la fibrine et l'albumine : de là l'application de l'électropuncture au traitement des anévrysmes.

Toute pile peut servir à l'électropuncture. La résistance dans ce cas atteint rarement 500 ohms ;

on peut donc obtenir un courant de 60 milliampères avec 18 éléments au bisulfate de mercure. Par conséquent les piles médicales disposées pour la galvanisation peuvent parfaitement servir pour l'électropuncture, sans qu'il y ait besoin d'ajouter de nouveaux éléments. Cependant on fait usage quelquefois d'inten-

Fig. 368. — Fetilo anse galvanique (Chardin).

sites plus élevées, qui peuvent aller jusqu'à 300 milliampères : il faut alors 125 éléments au bisulfate de mercure.

Dans la galvanisation, on emploie ordinairement des électrodes construites de manière à éviter que Faction chimique se produise dans la peau; ici, au contraire, il est préférable de recourir, au moins pour le pôle dont on veut utiliser Faction, à des électrodes métalliques

nues, pour concentrer l'action électrolytique sur le point qu'où veut cautériser. Ces électrodes sont le plus souvent des aiguilles d'acier ou d'or ; pour les anévrysmes, elles doivent être enfoncées profondément, et pai conséquent, il est bon de les vernir sur la plus grande partie de leur longueur, sauf à l'extrémité. Quant au pôle dont on ne veut pas utiliser Faction, il doit être constitué par une large

GALVANOCAUSTIQUE THERMIQUE.

plaque métallique recouverte d'amadou et de peau humide pour éviter les effets de Télectrolyse, ou par une large couche de terre glaise humide. Nous indiquons au mot Excitateur

les différentes formes d'appareils usitées pour Félectropuncture.

La galvanocaustique chimique présente de nombreuses applications. Nous avons déjà cité le traitement des anévrysmes. Nous indiquerons encore le procédé désigné par le D' Tripier sous le nom de cautérisation tubulairey et qui permet de pénétrer dans une cavité sans employer les instruments tranchants. Elle s'effectue avec une tige implantée dans les tissus ou introduite par la canule d'un trocart dans leur profondeur.

GALVANOCAUSTIQUE THERMIQUE. — Cautérisation produite par un fil de platine porté au rouge par un courant.

On emploie des cautères de différentes formes, suivant l'opération à effectuer et le point où l'on doit les appliquer (Voy. Galvanocautère). Ces cautères sont ordinairement alimentés par une pile à grand débit, par exemple une pile au bichromate; un rhéostat permet de maintenir l'appareil exactement à la température voulue. La nécessité d'employer une pile

Fig. 369. — Cautères divers.

est le plus grand inconvénient de cette méthode ; encore est-il possible, dans les installations hospitalières, de remplacer la pile par une petite machine magnéto-électrique.

Le cautère électrique offre en revanche de nombreux avantages ; il peut prendre les formes les plus variées et se réduire même à

un simple fil plus ou moins long ; il peut être introduit froid au point qu'on veut cautériser, et porté ensuite à la température voulue sans danger de brûler les parties voisines ; on peut enfin arrêter son action instantanément et le retirer froid comme il est entré. Sa température peut du reste être graduée à volonté en intro-

GALVANOCAUSTIQUE THERMIQUE.

duisant dans le circuit une résistance conve- j rouge supprime les hémorrhagies inévitables nable. Enfin Vemploi d'instruments chauffés au | avec les intruments tranchants.

Fig. 370. <— Manche isolant et cautères divers.

GALVANOCAUTÈRE.

GALVANOGAUTÈRE. — Cautère porté au i pratiquer la galvanocaustique thermique (Voy. rouge par un courant électrique et servant à | ce mot).

Cautères pour le pharynx.

Cautères pour le nez.

Caut>res pour les oreilles, la bouche et les yeux. • Fifç. 371 , — Cautères divers.

Les cautères galvaniques prennent des formes 1 ils sont destinés. Le plus souvent, ils se fixent différentes, suivant les opérations auxquelles | sur un manche isolant, aux extrémités de deux

GALVANOCÉRAME. — GALVANO-MAGNÉTIQUE.

Ois de cuivre qui traversent le manche dans t^ate sa longueur et reçoivent les rhéophores à Tautrebout: un interrupteur, placé sur le trajet d un de ces fils, permet de faire passer le courant au moment voulu.

L'anse galvanique (ûg. 367) sert à Tablation des polypes, tumeurs, etc., dont la base peut être entourée par un fil de platine. On serre d*abord le fil jusqu'à entourer étroitement la base de la tumeur, puis on appuie d'instant en instant sur l'interrupteur pour faire rougir le fil, et l'on diminue à chaque cautérisation le contour de la boucle. Avec 1 anse de M. Chardin, on tourne le bouton D qui attire la pièce P, à laquelle sont fixés les deux bouts du fil de platine.

Dans celle de M. Trouvé, on enroule le fil autour du treuil E ; dans ce modèle, on peut remplacer le fil G par l'anse coupante L, l'aiguille 0 ou le cautère ponctué P.

La petite anse (fig. 368) peut remplacer la précédente dans les petites opérations : elle se manœuvre d'une façon analogue, mais avec une seule main. On tire le fil avec l'index par l'intermédiaire du chariot B et l'on fait passer le courant au moyen de la pédale F.

La figure 369 montre divers cautères qui se fixent sur un même manche. Les deux premiers servent à cautériser le larynx, l'arrière-bouche ou le coi utérin. Le troisième est un cautère très . effilé pouvant servir à l'épilation des cils et à l'opération des tumeurs érectiles de petit volume. Le quatrième est destiné à l'applicatLon des pointes de feu, et le cinquième à, l'ouverture de petits abcès ou à la cautérisation de cavités étroites et profondes (fistules par exemple). Enfin le dernier est un petit couteau destiné à ouvrir les collections purulentes ou à pratiquer la cautérisation transcurrente.

La figure 370 représente un manche isolant dans lequel une petite ouverture, fermée par un guichet d'ivoire G, laisse voir l'interrupteur, et permet au besoin de le nettoyer : la pédale D commande cet interrupteur, et l'on peut, en poussant le verrou G, fermer le circuit pour un temps quelconque, sans avoir besoin de maintenir le doigt sur la pédale. On voit au-dessous différents cautères pour le larynx et les amygdales. Le figure 371 montre des cautères pour le pharynx, la bouche, les oreilles, le nez et les yeux. Notons enfin, et c'est là un des avantages de la cautérisation galvanique, que chaque opérateur peut fabriquer instantanément, à Taide d'un fil de platine, les cautères dont il a besoin, s'il ne les trouve pas dans le commerce.

GALVANOGËRAME. — Objets céramiques sur le fond desquels on dépose une couche de cuivre galvanique.

GALVAN06RAPHIE. — Procédé imaginé par M. Kobell, de Munich, pour transformer un dessin en une planche de gravure, en la recouvrant d'un dépôt de cuivre.

Le dessin est fait au pinceau sur une feuille de cuivre plaquée d'argent, à l'aide de colcothar mélangé avec une solution de cire et d'un peu de résine de Damara ou de gomme laque. La surface de l'argent représente les clairs. Les ombres très intenses sont renforcées avec de la couleur à l'huile, qu'on saupoudre de graphite en fine poussière,

La plaque est ensuite posée sur une autre plaque de cuivre dans un bain de sulfate de cuivre additionné de sulfate de soude, et l'on constitue une pile en plaçant par dessus une plaque de zinc laminé plongée dans l'eau légèrement acidulée. Ce liquide est séparé du premier par une feuille de parchemin. On réunit les lames de zinc et de cuivre ; le cuivre se dépose d'abord sur les parties conductrices de l'image, puis on voit apparaître sur la couleur de petites protubérances qui augmentent peu à peu et finissent par recouvrir l'image tout entière. Il faut de trois à huit jours pour achever l'opération : on nettoie le zinc et l'on change l'eau acidulée tous les jours. Les planches ainsi obtenues ne peuvent pas donner plus de 300 à 600 épreuves ; mais on peut augmenter le tirage à volonté en eu faisant des copies par la galvanoplastie.

On peut également obtenir une planche gaivanographique à l'aide d'une épreuve sur papier. On applique cette épreuve, encore fraîche, sur une plaque de, cuivre qu'on a d'abord trempée dans l'eau forte. On soumet le tout à la presse, ce qui transporte l'encre de l'épreuve sur la plaque de cuivre, puis on plonge celle-ci pendant une demi-minute dans un bain de dorure galvanique. L'or se dépose seulement sur les parties non recouvertes d'encre. On enlève l'encre grasse par l'essence de térébenthine et l'on creuse les parties non dorées en employant la planche comme électrode soluble. On a alors une planche bonne pour la gravure. Les mêmes procédés ont été appliqués aux images daguerriennes, mais ils sont sans intérêt aujourd'hui, puisqu'il existe de meilleurs procédés d'héliogravure. (Voy. Julien Lefèvre, La photographie et ses applications,)

GALVANO-MAGNÉTIQUE. — Syn. d'ÉLECTRO-

MAGNÉTIQCE.

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