‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 127 sur 310 · FRICTION ÉLECTRIQUE. — FUSIL ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

FRICTION ÉLECTRIQUE. — FUSIL ÉLECTRIQUE

aimants sur les bandages des roues, ne donne qu'un serrage très insuffisant, comme il résulte des essais faits en 1884.

Le frein W. Siemens et Bootby a été essayé en Ecosse et a donné, dit-on, de bons résultats. Sous chaque voiture est placée une dynamo réceptrice B (flg. 362) qui actionne par une vis sans fin C un secteur D calé sur l'arbre A des leviers EE' des freins. Ces leviers sont calés sur un manchon d'embrayage FF ou sur Farbre tant qu'il n'est pas embrayé par la griffe G. Le levier E' est relié par son prolongement au ressort I qui tend à serrer les freins. Si la corde d'intercommunication M, qui règne sur toute la longueur du train, vient à se tendre, par exemple par une rupture d'attelage, elle agit par l'intermédiaire du mouflage NK'N sur le levier L, qui débraye le manchon F, et le ressort commence à serrer les freins. La dynamo achève le serrage automatiquement ou à volonté, dès qu'en serrant la corde on laisse l'embrayage G se refaire. Pour desserrer, on fait tourner les dynamos réceptrices en sens contraire, sans

changer le sens de la génératrice, grâce à une distribution convenable du courant.

M. Sartiaux, ingénieur du chemin de fer du Nord, a proposé d'installer sur chaque wagon une petite dynamo servant de serre-frein et actionnée par un moteur placé sur la locomotive.

M. Marcel Deprez a étudié deux systèmes de freins, qui n'ont pas encore fait l'objet d'essais industriels. L'un est basé sur l'emploi d'un solénoïde commandant une bielle qui agit sur deux sabots. L'autre est formé par de puissants électro-aimants dont les pôles s'épanouissent en regard d'un fort disque de cuivre calé sur l'essieu du wagon. Quand on lance un courant dans l'électro, les courants de Foucault, qui prennent naissance dans le disque de cuivre, tendent à arrêter le véhicule.

FRICTION ÉLECTRIQUE. — Franklinisation produite en promenant un corps électrisé à petite distance de la peau, couverte de flanelle.

FUSIL ÉLECTRIQUE. — Bazin songea le premier, il y a plus de vingt-cinq ans, à employer

Fig. 363. — Fusil électrique Trouvé.

l'électricité à la déflagration de la poudre dans les armes à feu. La source d'électricité était une petite pile, qui ne pouvait fournir qu'un petit nombre de décharges, à cause de sa polarisation rapide.

M. Trouvé a imaginé aussi en 1867 un fusil dont la crosse contient deux couples hermétiques au sulfate mercurique (flg. 363). Le liquide ne baigne pas les éléments lorsque le fusil est vertical, mais seulement lorsqu'on met en joue. En pressant la détente, on relie ces piles à un fil fin de platine placé à l'avant de la cartouche et qui devient incandescent, pro-

voquant ainsi l'inflammation de la poudre. Ce système donne un tir assez rapide.

Enfin M. Pieper a présenté à l'Exposition de Vienne (1883) un fusil électrique alimenté par un petit açumulateur, qui se place dans la poche et peut rester chargé pendant quinze jours.

L'un des pôles est relié directement avec le mécanisme de fermeture du canon et de là avec l'enveloppe métallique et une cloison également métallique de la cartouche. L'autre communique avec une baguette isolée placée dans la crosse (fig. 364) par l'intermédiaire d'un

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