‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 131 sur 310 · GOUVERNAIL - MOTEUR-PROPULSEUR · texte numérisé non relu

GOUVERNAIL - MOTEUR-PROPULSEUR

Gouvernail portant le moteur électrique qui met en marche le bateau (système Trouvé). (Voy. Bateau.)

GRADUATEUR ou DÉRIVATEUR. — Appareil employé dans la téléphonie à grande distance (système van Rysselberghe) pour empêcher d'entendre les courants télégraphiques.

En médecine, on donne ce nom aux appareils qui servent à graduer Taction de Télectricité,. notamment au cylindre de cuivre que, dans certaines bobines, on enfonce plus ou moinsprofondément autour du noyau central de fer doux pour diminuer l'intensité du courant induit.

GRAMME (machine de). — Voy. Machines d'induction.

GRAPHOPHONE. — Sorte de phonographe dû à MM. Bell, Chichester et Simmer Tainter.

L'enreifistrement des sons se faisait d'abord

Fig. 395. ^ Graphophonc.

en spirale sur un disque de papier enduit d'un mélange de 2 parties de paraffine et une de cire blanche; ce papier est fixé, pour cela, sur un disque métallique qui tourne autour de son axe, avec une vitesse de 180 à 190 tours par minute, tandis que cet axe avance parallèlement à luimême avec une vitesse d'environ 25 millimètres par minute.

Une lame coupante, fixée à une feuille mince de mica, décrit à la surface du disque une fine

spirale et découpe un copeau de cire plus fin qu'un cheveu.

Le disque de paraffine est ensuite plombagine et employé comme moule dans un bain galvanoplastique, ce qui donne une plaque de cuivre présentant en saillie l'empreinte du sillon qui se trouvait en creux sur la paraffine. A l'aide de ce galvano, on grave mécaniquement le tracé phonographique primitif sur un disque de fer.

Enfin, pour reproduire les sons, on place

riRAVURE SLR VERRE PAR L'ÉLECTRICITÉ. — GRÊLE.

devant ce disque un aimant, dont Fun des pôles porte une bobine ayant pour axe une aiguille de fer doux, qui affleure le disque sans le toucher ; cette bobine communique avec un téléphone.

Si Ton fait décrire au disque de fer un mouvement hélicoïdal identique au premier, les paroles se reproduisent dans le téléphone.

La figure 395, dont nous devons la communication à M. Brault, montre la forme la plus récente dû graphophone. Le disque est remplacé par un cylindre formé d'une série de bandes de papier léger et résistant enroulé sur un mandrin, puis recouvert de cire. Le tout est passé plusieurs fois dans un moule chauffé vers 100<^ au bain-marie pour chasser les bulles d'air; enfin, comme dans le phonographe, la surface de la cire est rendue parfaitement lisse et cylindrique par une plane disposée en avant du «tyle inscripteur.

Le cylindre ainsi préparé est placé sur les deux manchons c; il est mis en mouvement par une pédale, à Taide du régulateur a et de la poulie 6. On arrête le mouvement en appuyant «ur le bouton d, qui soustrait le rochet 6' à Teniratnement de la poulie 6.

L'appareil inscripteur est un large disque de mica g, portant en son centre une pointe fine, qui trace sur la cire un sillon d'environ 0,025 millimètres de profondeur. Il est monté sur une vis f, 43ommandée de b par un train d'engrenage, et qui le fait mouvoir le long du cylindre enregistreur ; il est équilibré par un contre-poids.

Le parleur, qui se voit en i, présente une forme très originale : il est constitué par une petite membrane de mica ou de papier, à laquelle le style s'attache par un fil de soie passant au travers d'un petit tube. Il se fixe à la place du récepteur sur la gaine de la vis / à l'aide d'un petit chariot à griffes. L'enveloppe de la membrane est munie d'un tube acoustique bifurqué, dont on introduit les extrémités dans les deux oreilles.

Il existe actuellement aux États-Unis plus de 30 sociétés ayant un capital total d'environ 100 millions, et destinées à exploiter le phonographe et le graphophone.

Page 1