GRAVURE SUR VERRE PAR L'ÉLECTRICITÉ
— Dans ses recherches sur les phénomènes présentés par les décharges à haute tension, li. Planté fut amené à indiquer le procédé suivant de gravure sur verre.
« On couvre la surface d'une lame de verre avec une solution concentrée de nitrate de potasse, en versant simplement le liquide sur
la plaque posée horizontalement dans une cuvette peu profonde. D'autre part, on fait plonger dans la couche liquide qui recouvre le verre, et le long des bords de la lame, un fi i de platine horizontal communiquant avec le pôle positif d'une batterie secondaire de 50 à 60 éléments ; puis, tenant à la main l'autre électrode, formée d'un fil de platine entouré, sauf & son extrémité, d'un étui isolant, on touche le verre, recouvert de la couche mince de solution saline, aux points où l'on veut graver des caractères ou un dessin.
« Un sillon lumineux se produit partout où touche l'électrode, et, quelle que soit la rapidité avec laquelle on écrive ou on dessine, les traits que l'on a faits se trouvent nettement gravés sur le verre. Si l'on écrit ou si Ton dessine lentement, les traits sont gravés profondément ; leur largeur dépend du diamètre du fii de platine servant d'électrode ; s'il est taillé en pointe, ces traits peuvent être extrêmement déliés. On peut graver avec Tune ou l'autre électrode; il faut toutefois un courant moins fort pour graver avec l'électrode négative, et la gravure est plus nette. » (G. Planté, Rechei^elies suri électricité.)
GRÊLE. — Volta a fait intervenir le premier l'électricité dans la formation de la grêle, en supposant que les grêlons, renvoyés d'un nuage à un autre, comme les balles de la gréie électrique, se couvrent chaque fois d'une nouvelle couche de glace. Plus récemment. M. Faye, M. Luvini et G. Planté ont proposé d'autres théories électriques de la grêle, mais aucune n'est parfaitement satisfaisante.
G. Planté considère la grêle comme « résultant de la congélation, dans les hautes et froides régions de l'atmosphère, de l'eau des nuages pulvérisée et vaporisée par les décharges électriques. »
Par ses expériences sur les décharges électriques de haute tension, il a été amené à penser qu'il peut se produire une gerbe de globules aqueux, lorsqu'un nuage ou un courant aérien électrisé pénètre dans une autre masse nuageuse à l'état neutre ou moins fortement électrisée.
« De plus, en raison de la basse température de l'ensemble du nuage lui-même ou des régions élevées dans- lesquelles le phénomène se produit, ces globules peuvent être congelés instantanément et donner naissance à des grêlons.
« L'intensité des phénomènes électriques que présentent généralement les orages à grêle, pendant lesquels les éclairs se succèdent d'une manière incessante et forment comme la dé-