GRÊLE ÉLECTRIQUE. ~ GRUE ÉLECTRIQUE
charge continue d'un puissant courant d'électricité dynamique à haute tension, montre Timportance du rôle que doivent jouer les effets mécaniques et calorifiques dont il s'agit dans la production de la grêle.
« Lors des violents orages de grêle qui sévirent, en Suisse et en France, du 7 au 8 juillet 1875, 8 à 10,000 éclairs se succédaient par heure, en formant comme un immense incendie.
« Les mouvements violents qui se produisent au milieu des nuages d'où tombe la grêle, la transformation rapide des cirrus en nimbus, s'expliquent aussi par l'action calorifique des décharges électriques ; car les nimbus apparus subitement ne peuvent provenir que de la vaporisation rapide et de l'eau condensée d'une partie des cirrus.
« Les déchirures multipliées des nuages à grêle, leurs formes déchiquetées, doivent égament résulter de Teffet des décharges électriques.
« La forme ovoïde ou en pointe des grêlons, leurs aspérités ou protubérances, peuvent être attribuées à leur origine électrique, car, dans Texpérience ci-dessus, les globules ont aussi une forme ovoïde, et l'étincelle d'où ils jaillissent a l'aspect d'une couronne à pointes de llamme. »
A l'appui de cette théorie, l'auteur a fait un certain nombre d'expériences. Nous citerons la suivante.
« Si on plonge d'avance l'électrode négative d*nne batterie de 400 couples secondaires environ dans un vase contenant de l'eau salée, et si on fait toucher l'électrode positive à la surface du liquide, il se produit une gerbe d'innombrables globules ovoïdes qui se succèdent avec une extrême rapidité, et sont projetés à plus de 1 mètre de distance du vase où se fait l'expérience.
« L'étincelle se présente, dans ce cas, à la surface du liquide sous la forme de couronne ou d'auréole à pointes multiples d'où jaillissent les globules aqueux. La métallité de Télectrode n'est pas nécessaire pour obtenir cet effet ; un fragment de papier à filtrer, humecté d'eau salée, en communication avec le pôle positif, produit également le phénomène <rig. 396).
« Si cette expérience de la gerbe était f produite avec une tension plus élevée sur de l'eau ordinaire, dans une enceinte à très basse température, les gouttelettes projetées seraient évidemment solidifiées, et on aurait une repro-
duction artificielle plus complète du phénomène naturel (1). »
Pour éviter la difficulté d'employer une vaste enceinte refroidie, G. Planté s'est servi d'une solution concentrée de nitrate de potasse, chauffée près du point d'ébullition, de manière à ce que les gouttelettes projetées par la dé-
Fig. 396. — FroductioQ artificielle de la gi^le.
charge électrique pussent se solidifier rapidement par le refroidissement à la température ambiante. En plaçant le vase à 2 mètres de hauteur, il obtint une grêle artificielle de nitrate de potasse (fig. 396).
GR£L£ électrique. — Expérience servant à montrer les attractions et répulsions électriques. Des balles de sureau, placées entre deux plateaux métalliques reliés aux deux i»ôles d'une machine électrostatique ou bien à la machine et au sol, se chargent par infiuence et sont successivement attirées et repoussées par chacun d'eux.
GRISOU (Indicateur de). — Voy. Indicateur. GRUE ÉLECTRIQUE. — Grue mise en mouvement par un moteur électrique. Ce moteur est généralement une dynamo qui reçoit le courant d'une autre dynamo, placée à une certaine distance. C'est une application de la transmission électrique de l'énergie.
La fonderie de canons de Bourges possède depuis 1882 une grue électrique d'une force portante de 20 tonnes, dont tous les mécanismes sont actionnés, séparément ou simultanément, par une machine Gramme pouvant développer 12 chevaux. La génératrice, placée à 300 mèti*es environ de la grue, est commandée par la transmission générale de l'usine, et absorbe au maximum environ 20. chevaux. Cette grue rend
(Ij G. PlanI/, Les phénomènes électriques de Vatmosphére»