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GYROSCOPE

nouveau il est passé au tour et exactement équilibré.

L'inducteur est un anneau de fer à pôles conséquents dans lequel tourne concentriquement le tore électromoteur. Sur cet anneau, qui porte Taiguille indicatrice des déplacements de l'appareil (en réalité l'appareil est immobile dans l'espace absolu et ce sont les

objets terrestres qui tournent autour de lui) sont fixés deux montants de cuivre formant une cage rectangulaire qui sert de point d'appui à l'axe du tore. L'inducteur et l'induit sont montés en série.

Tout le système est supporté par une suspension à la Cardan, au moyen d'un axe vertical terminé par des pointes qui pivotent dans

Fig. 399.

Gyroscope marin.

des crapaudines d'agate, comme l'axe du tore lui-même.

A la suspension de Cardan est adjoint un pendule à tige rigide qui est sur le prolongement de l'axe du système et lui donne une verticalité parfaite, malgré les oscillations continuelles du bâtiment. On conçoit en efTet que les faibles inclinaisons subies par l'appareil sont d'autant plus petites que le pendule est plus

long, puisqu'elles se trouvent réduites dans le rapport de la longueur du pendule au rayon du tore. Comme le montre le pointillé de la figure, ce pendule peut être prolongé au-dessous même du plan d'appui de l'instrument.

Quant au courant, il est envoyé dans l'électromoteur comme dans le gyroscope électnque précédent, au moyen de deux petites tiges de platine isolées de l'ensemble et plongeant dans

GYROTROPE. — HÉLICE MAGNÉTISANTE.

deux petites cuves, circulaires et concentriques, remplies de mercure.

Ainsi constitué, le nouveau gyroscope n'a plus à redouter ni le tangage, ni le roulis du navire et se trouve disposé pour corriger la boussole avec sûreté; en de nombreuses conjonctures, en effet, Taiguille aimantée s'affole : pendant la manœvre des canons, les temps orageux, les aurores polaires et surtout à la suite d'une chute de la fondre sur le bâtiment.

L'axe de rotation du gyroscope électrique, au

contraire, est absolument invariable dans l'espace, et, si on a eu soin de l'orienter, une fois pour toutes, dans une position connue, celle-ci devient un point de repère parfaitement stable. GTROTROPE. — Ampère a donné ce nom à un commutateur formé d'une sorte de bascule qui plonge alternativement dans quatre godets de mercure, reliés d'une manière convenable aux deux pôles de la source. Nous avons décrit plus haut un appareil analogue (Voy. Commutateur).

HALL (PuÉi«iOMÈ.NE de). — Voy. Phénomène de Hall.

HAMEÇON ÉLECTRIQUE. — Appareil assez compliqué dans lequel la ligne est fixée à un flotteur qu'on lance, à l'aide d'un rouage, à ane distance quelconque. Le poisson, en mordant l'appât, ferme un circuit contenant un petit appareil électro-magnétique qui tire immédiatement la ligne hors de l'eau, et une sonnerie qui avertit le pêcheur de retirer le système.

HAVEUSE ÉLECTRIQUE. — Machine servant à abattre le charbon dans les mines et mue par un moteur électrique, ordinairement une machine Gramme (application de la transmission de Ténergie).

La « Sperry Electric mining machine C° » a exposé en 1889 une baveuse inventée par M. Sperry et qui donne de très bons résultats, ^ous empruntons à la Revue internationale d'é- Àectricité la description de cet instrument.

« Une manivelle agissant sur une tige sert à «errer ou à détendre un ressort très puissant. Elle n'est pas fixée d une manière rigide sur l*arbre moteur, mais disposée de façon à ne faire corps avec lui que lorsque l'effort exercé sur elle est contraire à la direction de la rotation. Lorsque cette force est renversée et coïncide avec le sens de la révolution, la manivelle est dégagée de l'arbre et permet à l'outil d'être projeté en avant. La tige est munie d'une fente, de sorte que, si l'outil est arrêté dans son travail avant la fin de sa course, la manivelle, en xaison de sa force acquise, dépassera l'autre point mort et permettra un mouvement de reirait proportionnel à la longueur de la tige ; à

ce moment, elle fait instantanément corps avec l'arbre moteur en rotation et est obligée de faire immédiatement le reste de sa course. Lorsque ce mouvement est terminé, l'outil est dégagé automatiquement et il se produit un nouveau choc très énergique. Ce système convient parfaitement pour les argiles dures ou la houille et a résisté aux plus forts travaux qu'on lui ait imposés.

« Cet appareil a l'avantage de diminuer considérablement les frais d'installation par rapport,' aux machines à air. Une dynamo coûtant 4000 francs, installée sur le sol de la halle des machines, remplace une forte machine à air comprimé revenant à 18 000 francs et exigeant des fondations lourdes et dispendieuses. Toute machine à vapeur peut actionner la dynamo ; l'eau serait également une force avantageuse et économique.

a Voici quelques renseignements intéressants fournis par l'inventeur, M. Eimer Sperry.

Force absorbée par la dynamo génératrice pour chaque baveuse. 2,55 chevaux.

Watts fournis par la génératrice. . 1579 watts.

Watts transmis au moteur 1^32 —

Longueur du circuit tOOO mètres.

Puissance de l'outil 1,73 cheval.

Perte dans la transmission 2,25 volts.

Intensité du courant (courant constant) 20 ampères.

Différence de potentiel 80 volts.

Rendement du moteur 80 p. 100.

HËUGE MAGNÉTISANTE. — Fil isolé enroulé en spirale et parcouru par un courant électrique, de sorte qu'un barreau placé à l'intérieur s'aimante, temporairement s'il est en fer doux, et d'une façon permanente s'il est

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