HÉLIOGRAVURE. — HORLOGE ÉLECTRIQUE
en acier. Suivant son sens d'enroulement, Thélice est dite dextrorsum ou sinistrorsum.
HÉLIOGRAVURE. — Voy. Photogravure.
HÉMOPHONE. — Appareil électrique qui s'applique à un malade et avertit automatiquement s'il se produit une hémorrhagie.
HOLTZ (Machine de). — Voy. Machines électrostatiques.
HOLTZ (Tube de). -- Tube analogutf a de Geissler, montrant l'influence de> p ■ sur la direction des courants dans ces app. Ce tube (fig. 400) contient des soupape< r ques, formées de petits entonnoirs en v dont les pointes sont tournées en stn^ traires dans les deux branches. En reliân deux électrodes avec une bobine d'indu.'
Fig. 400. — Tube de Holtz.
, on constate que la décharge ne traverse qu'un des deux tubes, ou au moins les traverse tous deux très inégalement. Elle passe de préférence du pôle positif au pôle négatif en pénétrant dans les entonnoirs par la pointe.
HOMOLOGUE. — Se dit du pôle qui, dans un corps pyro-électrique, devient positif par une élévation de température et négatif par un refroidissement. L'autre pôle est appelé anfilogue.
HORLOGE ÉLECTRIQUE. ~ Horloge dont le mouvement est produit ou régularisé par l'électricité. L'électricité peut agir dans ces appareils de plusieurs manières différentes.
Horloges mues par l'électricité. — Dans les horloges les plus simples, le moteur mécanique, poids ou ressort, est complètement supprimé : c'est l'énergie fournie par la pile ellemême qui entretient le mouvement du balancier et par suite celui du mécanisme entier. On obtient ainsi des appareils relativement simples et fonctionnant d'une manière continue, sans avoir besoin d'être remontés, jusqu'à l'épuisement de la pile.
Dans certains modèles, le mouvement du pendule lance, puis interrompt, à intervalles réguliers, un courant qui fait monter un petit contre-poids d'une hauteur déterminée. Ce poids, retombant chaque fois de la même hauteur, communique au mécanisme une impulsion toujours identique. Dans d'autres systèmes, l'action du courant est utilisée pour bander un ressort d'une quantité toujours la même.
Enfin, dans le modèle représenté par la figure 401, un électro-aimant, placé à gauche du balancier, qui porte à la partie inférieure une
traverse de fer doux, l'attire de ce cMè il est animé par le courant; lorsqu'au con? le circuit est interrompu, le pendule, ^t; par la pesanteur, fait une oscillation i-
Fig. 401. ^ Horloge électriqve à defflisecoa<i^
droite. Le balancier lui-même comniâii'^' moment convenable le mouvement del"' rupteur qu'on voit auprès de rélectro-^»^
Les dispositions de ce genre servent sar à construire des appareils simphfiés: elle* l'inconvénient d'utiliser sans cesse r^^n^r-' la pile, qui par suite s'use assez rapideniefi
Nous citerons cependant le régulateur
HORLOGE ÉLECTRIQUE
M. Lombard qui se fait remarquer par une construction très simple; il est fondé sur un prin-
Pig 40i. ^ Régulateur Lombard.
cipe analogue et sert à la distribution de l'heure. Il se compose d'un pendule, d'environ 1 mètre
de longueur, monté sur couteaux en acier (fig. 402), dont le mouvement est entretenu par un petit électro-aimant, et qui distribue l'heure à des cadrans en nombre quelconque, en lançant des courants toutes les 20 secondes.
Pour entretenir le mouvement, le pendule porte, vers le haut de sa tige, une petite cuvette g, percée à jour, et renfermant une armature de fer doux p.
Le courant d'une pile de deux éléments au sulfate de cuivre passe par le fil -f 1 . traverse Télectro-aimant, file le long dé la tige du balancier et vient à l'interrupteur c, pour passer en d et retourner par — 4 à la pile.
Le pendule étant lancé, le courant ne passe que juste au moment où l'électro-aimant est à 2 millimètres environ de l'armature, lorsque le petit doigt c est en contact avec la partie inférieure du plan incliné d. Cette attraction rend au pendule, à chaque oscillation, la force vive qu'il a perdue à l'oscillation précédente.
L'appareil pour la distribution de l'heure se voit à droite de la figure. Un doigt mobile b actionne un rochet de 10 dents portant une touche qui, à chaque tour du rochet, c'est-àdire toutes les 20 secondes, fait communiquer les bornes +2 et — 2 et lance le courant de piles Leclanché dans tou s les cadrans récepteurs. L'aiguille de ces appareils, analogues à des récepteurs de télégraphes, avance alors d'un tiers de minute.
Enfin la remise à l'heure peut se faire très simplement à une heure quelconque de la journée, en lançant un courant électrique qui actionne un doigt 6 venant arrêter, à. tous les cadrans, l'aiguille des minutes juste sur l'heure. Quand on interrompt le courant, les aiguilles repartent toutes ensemble.
Horloges régtUarisées par Véleclricité, — Dans les horloges de précision, on se contente d'ordinaire d'employer l'électricité à régulariser le mouvement, les plus petites différences de durée d'oscillation étant appréciables dans ces instruments. On obtient une régularité très satisfaisante par le procédé suivant : les oscillations du balancier allant, comme on sait, en diminuant d'amplitude, lorsqu'elles ont atteint une valeur minimum fixée d'avance, le balancier lui-même lance un courant dans un électroaimant qui l'attire et lui fait reprendre sa déviation primitive.
Tel est le principe de l'horloge de M. Hipp. Le pendule porte à sa partie inférieure une traverse horizontale de fer doux et au-dessous une petite languette, mobile autour d'un axe
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horizontal qui la traverse à la partie supérieure.
Sur le socle est placé, en dehors du plan de symétrie, un électro-aimant dont les deux bobines sont verticales. Entre ces deux bobines est placée une lame de ressort horizontale, fixée à Tune de ses extrémités. L'autre extrémité est î libre : à Tétat normal elle se relève légèrement et s'appuie sur la pointe d'une vis isolée; lorsqu'elle s'abaisse un peu sous l'action du pendule, elle vient toucher le sommet d'une tige métallique et ferme un circuit qui contient une pile et l'électro-airaant.
Pour que ce contact se produise, le ressort porte sur sa face supérieure une pièce de métal présentant deux encoches.
A chaque oscillation, la languette qui termine le pendule touche cette pièce métallique; mais, tant que l'amplitude est assez grande pour que le pendule la dépasse, la languette s'infléchit et glisse sur elle sans appuyer. L'amplitude diminuant, il arrive un moment où l'oscillation se termine au-dessus de cette pièce métallique; l'extrémité de la languette s'arrête dans une des encoches, et cette languette, se redressant au moment où le mouvement du pendule change de sens, appuie sur le ressort et ferme le circuit. L'électro-aimant attire alors la traverse de fer doux du balancier et donne à celui-ci une nouvelle impulsion.
Transmission de Vheure par V électricité. — Il se présente souvent dans la pratique un problème plus compliqué ; au lieu d'une seule horloge indépendante, on a un certain nombre d'horloges qui doivent marquer la même heure. Plusieurs systèmes peuvent être employés pour obtenir ce résultat. Ainsi l'on peut disposer en un point une horloge dont la marche est aussi parfaite que possible, qui sert de régulateur et envoie automatiquement, par exemple toutes les secondes ou toutes les minutes, un courant dans un ou plusieurs circuits. Ces courants traversent un ou plusieurs appareils, ressemblant plus ou moins à un récepteur de télégraphe à cadran, et font avancer dans chaque appareil l'aiguille des minutes de l'angle voulu. Une minuterie ordinaire entraîne l'aiguille des heures.
Tel est l'appareil représenté figure 403, qui peut s'appliquer dans un socle de pendule ordinaire ou se fixer, comme on le voit ici, sur
une plaque de verre qui permet de l'éclairer par derrière pendant la nuit. Le courant, lancé toutes les minutes par une horloge régulatrice, passe dans les électro-aimants E, qui attirent alternativement l'armature A, mobile autour d'un axe horizontal. L'extrémité inférieure de
Fig. 403. — Horloge r<^[>6titrice à minutes.
cette armature se termine par une fourchette ^ qui, pendant ce mouvement, agit, par Tintermédiaire d'une ancre n", sur une roue à rochel placée au centre du cadran et qui commande la minuterie. Cet appareil est en usage à Lyon, où chaque cadran est fixé sur l'une des vitres d'une lanterne à gaz.
Dans les horloges de M. Thomas, Thorloge régulatrice envoie, toutes les demi-minutes, des courants alternativement de sens contraires dans les récepteurs. Chacun de ces récepteurs est formé d'un électro-aimant, dont les deux branches, placées horizontalement sur le prolongement l'une de l'autre, ont leurs pôles en regard.
Entre ces pôles peut tourner un aimant en forme de S, qui commande la minuterie. Lorsque le transmetteur lance un courant, les pôles de l'aimant viennent se placer devant ceux de l'électro, de sorte que les pôles contraires soient en présence, et l'aimant reste dans celte position. Au bout d'une demi-minute, un courant
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de sens contraire est lancé dans Félectro, dont les pôles changent de signes. L'aimant est alors repoussé et fait une demi-révolution. Une demiminute après, un nouveau courant rendant à rélectro sa première polarité, Faimant fait un demi-tour en sens contraire. Des buttoirs limitent, dans chaque cas, Texcursion de Taimant, dont les oscillations font marcher la minuterie.
Remise à V heure par Vélectricité. — Le plus souvent, au lieu d'un récepteur mû uniquement par Télectricité, et qui risque de s'arrêter, si quelque contact ne s'établit pas régulièrement, on préfère placer à chaque station une horloge ordinaire qui pourrait à elle seule donner rheure avec une exactitude suffisante, même si la distribution électrique venait à se trouver interrompue. L'électricité n'est plus employée dans ce cas que pour ramener, à intervalles égaux et plus ou moins longs, une concordance exacte entre les diverses horloges et le régulateur principal. Cette disposition donne ordinairement des résultats un peu moins exacts, mais on n'est pas exposé ix se voir privé de toute indication, si l'oxydation d'un contact ou la présence de quelques grains de poussière rient à arrêter le courant.
L'Administration municipale a fait établir dans la ville de Paris des horloges, actuellement au nombre de 15, qui sont reliées électriquement à une horloge de précision placée à l'Observatoire, de manière à marcher synchroniquement avec elle.
Cette distribution possède à la fois les avantages du système de transmission que nous venons de décrire, et ceux du système de remise à l'heure que nous allons exposer, car les récepteurs sont des horloges ordinaires, qui pourraient continuer à marcher sans le secours de l'électricité, et, d'autre part, la remise à l'heure se faisant toutes les secondes, les indications sont aussi exactes qu'avec les appareils précédents.
La marche de l'horloge régulatrice est chaque jour mise d'accord avec les observations astronomiques, en plaçant de petits poids dans une boite fixée à la tige du pendule ou en les enle- Yant, suivant que l'horloge avance ou retarde. D'autre part le pendule porte, de chaque côté de sa tige, qui est conductrice, un bras métallique; chacun de ces bras vient, à chaque oscillation, toucher,' pendant un instant très court, trois lames de platine, fixées à une traverse horizontale ; ce contact ferme un circuit et envoie un courant dans les horloges réceptrices.
Une seule lame suffirait pour établir le contact; il y en a trois par précaution, et pour qu'on puisse au besoin nettoyer chacune d'elles, sans arrêter la marche de l'appareil.
Les horloges réceptrices sont disposées pour
avancer d'une très petite quantité, r-:r— • de se-
conde par oscillation, sur l'horloge principale. Leur balancier se termine par une traverse de fer doux, au-dessous de laquelle sont disposés deux électro-aimants verticaux, placés de part et d'autre du plan de symétrie. Cette horloge reçoit du régulateur un courant à. chaque seconde; ce courant est lancé alternativement dans chacun des deux électro-aimants, qui attirent la traverse de fer doux et retardent légèrement le mouvement du pendule, de manière à le remettre en parfait accord avec l'horloge type.
Souvent on ne recherche pas une précision aussi grande. Dans certains appareils, le courant, lancé à midi précis par le régulateur, a pour effet de soustraire, dans toutes les horloges, les deux aiguilles à l'action du mécanisme pendant un instant très court, et de les ramener toutes deux sur la verticale, quel que soit le sens de la différence, avance ou retard. Dans d'autres dispositions au contraire, les balanciers de toutes les horloges sont un peu plus courts que celui du régulateur, de sorte qu'elles sont toutes un peu en avance, mais d'une quantité variable. Ces horloges sont reliées au régulateur par un circuit sur lequel elles sont montées en dérivation : chacune de ces dérivations est ouverte, et le circuit principal l'est aussi au régulateur. Quelques minutes avant midi, celui-ci ferme le circuit principal, ce qui n'a aucun effet sur les horloges, puisque les dérivations restent ouvertes. Mais, & mesure que chacune d'elles arrive à midi, elle ferme sa propre dérivation, et le courant qui la traverse arrête son mécanisme tout en laissant le balancier battre librement. Toutes les horloges s'arrêtent donc successivement, suivant qu'elles ont plus ou moins d'avance sur le régulateur. Quand le régulateur marque midi à son tour, il ouvre le circuit principal et interrompt le courant ; toutes les horloges repartent au même instant et indiquent alors exactement la même heure que l'horloge type.
La figure 404 montre les parties essentielles de ce mode de remise à l'heure, & droite le régulateur avec sa pile et à gauche une des horloges auxiliaires montée en dérivation sur le circuit principal. Lorsqu'une de ces horloges
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arrive à midi, elle ferme sa dérivation en amenant au contact les deux pièces d'un commutateur, et, comme le circuit principal est déjà fermé par le régulateur, le courant traverse
Fig. 404. — Remise à l'heure par IVleclricilé.
Télectro-aimant placé au haut de la figure; celui-ci attire son armature, qui porte un levier muni à l'extrémité inférieure d'une goupille qui vient s'engager dans une roue dentée et arrête le mécanisme, le balancier continuant à osciller. Quand le régulateur marque midi, il ouvre le circuit principal; les électros abandonnent leurs armatures et toutes les horloges repartent.
Il existe aussi des dispositions du même genre qui empruntent pour quelques instants, au moment du réglage, les fils d'une ligne télégraphique déjà existante et rétablissent automatiquement les communications dès qu'il est terminé. On peut même utiliser encore le réseau pour l'envoi d'un signal d'alerte en c^s d'incendie.
Les horloges des chemins de fer de l'Est sont remises à l'heure par un système analogue, étudié par MM. G. Dumont et Henry Lepaute, et qui utijise les fils télégraphiques pendant cinq minutes toutes les douze heures, ce qui ne peut gêner en rien le service des dépêches.
Il faut pour cela isoler les appareils télégraphiques au moment voulu et relier en même temps les horloges avec la ligne. Dans ce but, chaque horloge de gare est munie d'un commutateur formé d'un électro-aimant, dont l'armature porte deux ressorts isolés, communiquant avec les fils de ligne. En temps normal, les ressorts touchent deux buttoirs reliés au poste télégraphique, et l'échange des dépèches peut s'effectuer. A douze heures moins trois minutes, un organe mû par l'horloge et décrit plus loin ferme le circuit d'une pile locale sur
l'électro, qui attire son armature ; le? r ressorts quittent les premiers butoirs ;. i venir au contact de deux autres ; le posigraphique se trouve ainsi isolé tant que i le courant local, c'est-à-dire pn :
cinq minutes.
C'est une horloge spéciale, f l à Paris et parfaitement ré^ulii qui remet à l'heure les horl- i i réseau, au moyen de la dispi- v représentée (fig. 405). La r le !
commandée par cette horloge, la :
tour en une heure ; la goupille:. u\ donc toutes les heures sur les 1^ a et 6 destinés à fermer le cire ' i la pile P sur la ligne lélégrapl:
Ces deux leviers forment un collj tateur système Madeleine, qui prr:
de fermer et d'ouvrir un cirai' moment voulu, et pendant une .
très précise. La goupille g >»"^ d'abord les deux leviers, qui ont une Iodj: . un peu différente ; la roue R conlinoaal mouvement, le levier 6, dont le bras estk; court, échappe le premier et tombe sur le i toir B, ce qui le met en contact avec le ref>' : une minute après, le levier a échappe i ^ tour et, comme son extrémité est garnie g: matière isolante i et que sa longueur est m plus grande, il écarte le ressort r du le\ -' et interrompt le courant.
Mais il faut remarquer que la femtx produite par ce commutateur n'est utile «jî^^ l'armature A est au contact du buttoir^'^ cette armature A est attirée par Iclf aimant E. Or cette attraction n'a lieu que toi les douze heures, lorsque le commutateur identique à a6, ferme le circuit de la ? locale P', sous l'action du limaçon formé \^ * roue S, qui fait un tour en 12 heure? fermeture ainsi réalisée dure cinq m'O"*'^ ainsi que nous l'avons dit plus haut.
Les horloges réceptrices sont niuni« ^ commutateur décrit plus haut, qui estacti^^ par une pile locale de la même façon qn^"'' de l'horloge distributrice. A 11 h. 59 ffli»^"^ cette pile envoie, comme nous l'avons vo,^ courant de 60 secondes qui traverse J'éK'^' (fig. 406), et tend à atUrer l'armature pl^j' au-dessus; mais celle-ci ne peut obéir a i^^ traction que lorsque l'extrémité du le^i^' tombe dans l'encoche du limaçon C, c e^l^ dire lorsque l'horloge réceptrice marque i-"' res juste. Elle entraîne alors le levier B : retient par son crochet la goupille il ^'
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sur la fourchette F ; cette dernière se trouve arrêtée et Thorloge reste à 12 heures jusqu'à ce que, le courant cessant de passer dans Télectro E, le ressort relève Tarmature et dégage la goupille g. A ce moment précis, l'hor-
. Lifw.
loge distributrice et les réceptrices marquent toutes 12 heures exactement et ces dernières se remettent en marche.
On ne peut corriger ainsi qu'une avance de 2 minutes par jour ; les régulateurs qui varie-
Fig. 405. — Mécanisme de Thorioge distributrice.
(Figures communiquées par MM. G. Dumont et Henry Lcpaulc.)
Fig. 40d. — Mt^canisme d'une horloge réceptrice.
raient davantage seraient retirés du service. En réalité, la ligne est reliée à Tarmature A non pas directement, comme le suppose le schéma de la figure 405, mais par Tintermé-» diaîre d'un commutateur de sûreté (flg. 407), destiné à assurer les communications dans le
Fig. -407. ^ Commutateur de sûreté.
cas d'arrêt ou de dérangement de Thorloge. C'est un disque isolant R, portant sur sa circonférence des lames métalliques qui font communiquer les Trotteurs qui appuient sur elles. En temps normal, les lignes communiquent avec le poste télégraphique par le commutateur
représenté ci-dessus; mais si Ton fait faire r de
tour & la roue R, les lignes sont reliées directement à ce poste et le commutateur de Thorloge est hors circuit.
La ligure 408 montre le schéma général des communications électriques établies pour la remise à l'heure entre les gares de Paris, Troyes et Vesoul. Ce système fonctionne depuis 1887 sans interruption.
La figure 409 représente une horloge destinée à FHôtel de Ville de Paris, et offerte à la Ville par la maison Henry Lepaule. Elle a 3 mètres de longueur et 2,70 m. de hauteur. Son mouvement est réglé par un pendule compensateur qui fait 3,000 oscillations par heure. La remise à l'heure est due à un système automatique, imaginé par MM. Uédier et G. Tresca, qui corrige également l'avance et le retard.
Ce système se compose d'un pendule additionnel osciliemt en même temps que le premier, mais suspendu par une corde enroulée autour d'une poulie P (fig. 410), qui peut tourner dans un sens ou dans l'autre, suivant qu'elle est actionnée par l'un ou l'autre des deux rouages à ressort RR' placés de chaque côté, et terminés par les volants W.
Un électro-aimant E, placé au-dessus de la cage de Tappareil, porte une palette terminée par une pièce qui, au repos, arrête les deux
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volants, et les abandonne lorsqu'un courant traverse Télectro.
Autour d'un axe, placé un peu au-dessous de
celui de la poulie, peut osciller un levier L, terminé à la partie supérieure par une pièce en forme de T, sur laquelle viennent butter les
deux volants VV, lorsque le levier L est parfaitement vertical. Ce levier vient s*appuyer par son extrémité inférieure sur une roue A munie d'une entaille, et qui fait exactement un tour par heure, lorsque l'horloge est bien réglée.
Toutes les heures, Thorloge type envoie dans rélectro E un courant qui dure 30 secondes : il commence à 57,5 minutes et cesse à 58 minutes. A ce moment Tentaille de la roue A rencontre l'extrémité du levier L, dont la pièce