‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 151 sur 310 · ISOLATION. — JACK-KNIFE · texte numérisé non relu

ISOLATION. — JACK-KNIFE

Essai des isolateurs. — Voy. Cablk (Essai de risolement d*un).

ISOLATION. — Action d'isoler un corps conducteur.

ISOLÉ. — Qui est séparé par un support

isolant du sol ou de tout autre conducteur.

ISOLEMENT. — État d'un corps isolé.

ISOLER. — Séparer du sol ou de tout autre conducteur par l'intermédiaire d'un isolant.

JACK. — On donne ce nom à des commutateurs à cheville, analogues huxjack-knives, mais n'ayant pas de ressort, et qui servent, dans un même bureau, à réunir les lignes d'abonnés, lorsqu'on veut mettre en communication deux abonnés appartenant à des tableaux différents. Le jack diffère du jack-knife en ce qu'il n'a qu'un seul trou et pas de ressort. On réunit deux jacks à l'aide d'un conducteur souple terminé par deux chevilles qu'on en ronce dans les trous. Les jacks sont numérotés suivant la place qu'ils occupent dans le panneau, et tous ceux de mêmes numéros communiquent entre eux par des fils placés derrière les cloisons; ils permettent ainsi de réunir deux commutateurs éloignés, sans avoir recours à de trop longs cordons. (Voy.

Têléphonib.)

JACK-KNIFE. — On appelle ainsi un commutateur à ressort employé dans les bureaux centraux des téléphones pour relier les différentes lignes et faire communiquer les abonnés, notamment à Paris et en Amérique, il doit son nom à ce que le ressort présentait à l'origine la forme d'une lame de couteau, et à ce qu'il a été imaginé par un Français du Canada, appelé Jack. Sa forme varie un peu suivant que les lignes sont formées d'un ou de deux (Ils.

Le jack-knife pour simple 111 se compose d'une bande de cuivre percée de deux trous (fig. 458), et surmontée d'un ressort qui porte une goupille pénétrant par sa pointe dans le trou 2 et un contact fixé à l'extrémité de droite qui vient s'appuyer sur une pièce isolée, reliée par I à l'indicateur correspondant. Au repos, cet indicateur se trouve donc en communication avec la ligne L par l'intermédiaire du res-

sort, et peut fonctionner si Tabonné appelle. Pour établir la communication entre deux abonnés, on réunit leurs jack-knives par un conducteur souple, terminé par deux chevilles de laiton, fendues dans toute leur longueur pour faire ressort. L'une des chevilles est placée dans le trou 1 d'un des jack-knives, l'autre dans le trou 2 de l'autre. Celle-ci soulève la goupille correspondante et par suite rompt le con-

Fig. 458. — Jaek-knife pour simple fil (Société des téléphones).

tact qui existait & droite avec l'indicateur. Cet indicateur se trouve donc supprimé, tandis que le premier reste en dérivation, ce qui permet aux deux abonnés, la conversation terminée, de prévenir le bureau en appuyant sur le bouton d'appel, pour faire tomber cet indicateur. Lé second indicateur doit être mis hors circuit, parce que Texistence de deux dérivations nuirait à la correspondance.

On sait que les lignes à deux fils sont beaucoup plus employées en téléphonie, parce qu'elles évitent les courants d'induction.

On fait alors usage de jack-knives plus compliqués, dont la ligure 459 montre le plan horizontal et la disposition théorique. Ils sont formés de deux plaques de laiton 1 et 2 fixées parallèment sur les deux faces d'une lame isolante, et munies à leur partie inférieure de ressorts analogues à celui de la figure 458, mais

Page 1