ALLUMOIR-EXTINCTEUR
c'est le travail mécanique, et non plus l'énergie chimique, qui est transformé en électricité ; il est constitué par une petite machine statique contenue dans le manche et tout à fait analogue au petit appareil désigné par sir W. Thomson sous le nom de Replenisher (Voy. Électromètre). Le manche est un cylindre creux d'ébonite muni à Tintérieur de deux armatures d'étain occupant chacune environ un tiers de sa circonférence, et dans lequel peut tourner un autre cylindre isolant garni de six armatures d'étain sur son pourtour. Pour se servir de l'instrument, on presse un bouton (fig. 38) qui, au moyen d'un système d'engrenage, communique au cylindre intérieur un rapide mouvement de rotation : les six armatures d'étain viennent alors frotter successivement contre six ressorts disposés sur la base du cylindre extérieur, et dont les communications sont établies d'une manière convenable. Il résulte de là que, si les deux armatures du cylindre extérieur possèdent au commencement une différence de potentiel, si minime qu'elle soit, cette différence se trouve bientôt multipliée un certain nombre de fois par la manœuvre de l'appareil et devient suffisante pour produire une étincelle. On a donc ici une petite machine électrique du genre de celle de Holtz. Il est bon que le manche contienne une substance desséchante pour garantir de l'humidité les organes intérieurs. Cette ingénieuse disposition supprime les liquides nécessités par une pile et n'exige par suite aucun entretien.
La figure 39 représente un modèle analogue construit par MM. Woodhouse et Rawson.
ALLUMOIR-EXTINCTEUR. -Le nom d'allumoir-extincteur s'applique ici à un instrument destiné à allumer une lampe et à l'éteindre automatiquement au bout de quelques instants, la durée de l'éclairage étant toujours la même. Il peut être utilisé dans bien des cas, notamment pour éclairer la nuit le vestibule d'une maison chaque fois que rentre une personne. On peut alors le mettre en communication avec le cordon qui sert à ouvrir la porte d'entrée : chaque fois que le concierge tire le cordon pour ouvrir, la lampe s'allume, brûle trois ou quatre minutes et s'éteint ensuite automatiquement.
La figure 40 montre l'aspect général de l'appareil et sa disposition théorique. La partie principale est une sorte de bobine de Ruhmkorff destinée à fournir l'étincelle nécessaire
Fig. 40. — AUumoir-exlincteur Arnould.
pour allumer la lampe. Lorsqu'on ferme le circuit, le courant arrive par A et se divise en deux dérivations. La première comprend la vis B, le trembleur C, le fil inducteur D de la bobine et vient aboutir en E pour retourner à la pile : la seconde suit le chemin GHIJ et vient rejoindre la première au ressort C, de sorte que le courant entier traverse la bobine D. Dès que le courant passe, le fer doux de la bobine attire le trembleur C, qui reste collé, et le premier circuit se trouve interrompu entre B etC; mais, grâce au second fil, le courant continue à traverser la bobine, qui attire également l'armature K, située à l'autre extrémité. Cette pièce, en se déplaçant, agit sur l'éteignoir L, qui se relève et vient s'accrocher au taquet IS , sa tige prenant la direction de la ligne ponctuée. Ce mouvement interrompt entre H et I le second circuit d'une manière permanente : le trembleur G, n'étant plus attiré, revient à sa première position et se met à osciller comme dans les bobines ordinaires : la bobine fonctionne donc et produit des étincelles d'induction qui jaillissent au niveau de la mèche et allument la lampe. Toutes ces opérations se produisent pendant le temps très court où le circuit total se trouve fermé par l'interrupteur, par exemple le cordon de tirage de la porte d'entrée. Pour produire l'extinction automati^