‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 177 sur 310 · MORTIER ÉLECTRIQUE. — MOTEUR ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

MORTIER ÉLECTRIQUE. — MOTEUR ÉLECTRIQUE

atemenl sur tout le corps de ces personnes >mbreux seaux d*eau froide.

>RTIER ÉLECTRIQUE. — Petit appareil lequel on verse un peu de poudre ou une e d'élher : en faisant passer une décharge rique, la combustion de la poudre ou la risation de Féther projette une bille d'ivoire erme le mortier.

)TEnR ÉLECTRIQUE. —Appareil transfor- : l'énergie électrique en travail mécanique, premiers moteurs étaient fondés sur ration produite par les électro-aimants; nous 3ns ceux de Page, de Froment, etc. Ces mo- ; n'ont pas donné de bons résultats et sont dètement abandonnés. Ceux qu'on emploie îllement sont fondés sur la réversibilité nachines d'induction. Toutes les machines ites plus haut sont réversibles et peuvent r de moteurs. On n'emploie cependant que ynamos à courant continu ou à courants 3ssés. De plus, les conditions à remplir par machine ne sont pas les mêmes suivant [le fonctionne comme génératrice ou comme ptrice : ainsi, dans le premier cas, elle doit tionner d'une manière continue, sans s'éiffer outre mesure, et supporter sans inconent toutes les variations du courant ou celles a production extérieure. Le moteur, qui iille d'une façon intermittente, n'exige pas nêmes qualités, mais il doit en posséder très, par exemple, dans certains cas, la lété. Aussi n'emploie-t-on que rarement aud hui des génératrices et des réceptrices tiques, et seulement dans les installations ;. En général, le moteur a une forme spé- ;, combinée en vue de son application; nous is donc décrire plus loin les principaux s de moteurs, mais nous examinerons ord les conditions générales de leur em-

ms de la rotation. — Lorsqu'une dynamo est )loyée comme réceptrice, le sens de sa rotachange avec son mode d'excitation. Remarns d'abord que, dans une machine employée ime génératrice, l'action électro-dynamique s'exerce entre les inducteurs et l'armature ipose au mouvement de celle-ci, d'Après la de Lenz.

upposons maintenant que la même machine employée comme réceptrice, et reçoive un rant qui ait, dans l'anneau, le même sens ; celui qu'elle produisait comme génératrice. ;ette machine est excitée en série ou par une chine indépendante, le courant ayant gardé iiéme sens dans les deux pièces, la réaction Dictionnaire d'électricité.

électro-dynamiqne fait tourner l'anneau ei contraire.

Si la machine est excitée en dérivatic courant a changé de sens dans les électr en est de même de l'action électro-dynam i et l'anneau tourne dans le même sens. I dans une machine compound, la rotation s ; dans un sens ou dans l'autre, suivant la pr tion relative des deux fils inducteurs.

Calage des balais, — Quand une dynamo i tienne comme réceptrice, les balais doiven calés en retard (Voy. Balai).

Mise en marche. — Si on lance le couran rectement dans l'armature d'un moteur au r< : la force contre- électromotrice étant null< l'armature présentant alors une résistance faible par rapport à Télectro, on risque de 1er le fil ; de plus l'appareil reste immobil i est excité en série, et se met à tourner en i inverse du mouvement normal, s'il est à do i enroulement. On évite cet inconvénient à 1' i d'un commutateur de mise en marche ou dedéi i rage, qui introduit dans le circuit une résisU qu'on diminue ensuite progressivement. I i verse se produit lorsqu'on ouvre le circuit.

Renversement de marche. — 11 est souvent cessaire, dans certaines applications, de \ voir renverser la marche du moteur. Dans moteurs magnéto-électriques ou dans ceu:

excitation indépendante, il suffit de change sens du courant.

Mais il n'en est plus de même dans les i chines auto-excitatrices; le courant change ! de sens à la fois dans l'inducteur et dans 1 i duit, et le sens de la rotation ne serait i changé. Il faut donc renverser le sens seulem i dans l'une des deux parties.

Pour le renverser dans l'armature, il suffit ( déplacer les balais. Si ceux-ci occupaient h i position théorique, il faudrait les tourner de 1 8 » si a est l'angle de calage, il faut les touri • seulement de 1 SO* — 2a. Mais, si l'on adopte ce solution, les balais sont rencontrés à renv< par le collecteur dans une des deux positioi et l'on est forcé d'employer des balais en to i métallique.

11 est donc préférable d'avoir deux jeux i balais, qui appuient (dtemativement sur le co lecteur, suivant le sens de la rotation. Cette di position a été adoptée par M. Reckenzaun si le bateau Electricity. Le levier de manœuvi commandait les porte-balais par l'intermédiai de deux galets en ébonite.

Au lieu de renverser le courant dans l'arm ture, on peut le renverser dans les électrc

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MOTEUR ÉLECTRIQUE

raai:> il faut en même temps déplacer les balais lia an^Le 2s. La machine peut être chargée da:>surer le calage automatiquement; il suffit alors d'ajouter, en un point quelconque du circuit^ un commutateur pour les électros. Uendement industriel et électrique. — Voy. Ren-

Chaix du mode d'excitation, — Certaines applications exigent des moteurs fonctionnant avec une vitesse variable; ainsi, dans les chemins de fer, la vitesse doit augmenter progressivement au moment du démarrage, à mesure que TefTort diminue. Il convient alors d'employer un moteur excité en série, sous différence de potentiel constante. En effet, si la charge du moteur augmente, la vitesse diminue, et avec elle la

Fig. 651. — Moteur type (Société alsacienne de constructions mécaniques, Belforl).

force contre-électromotrice. Il en résulte une augmentation de l'intensité, puisque la différence de potentiel est constante; le champ magnétique augmente aussi, et par suite Teffort produite

Au contraire, il résulte de là que l'excitation en série ne convient nullement pour les applications qui exigent une vitesse constante, treuils, machines-outils, etc. Il faut recourir à une machine montée en dérivation, ou plutôt à double enroulement. En effet, si la charge augmente, il faut augmenter aussi Teffort, ce qui peut se faire en augmentant soit le champ magnétique, soit l'intensité dans l'anneau. La première solution augmente aussi la force contreélectromotrice, et par suite diminue la vitesse. 11 faut donc augmenter l'intensité en diminuant

la force contre-électromotrice et par conséquent le champ. On peut produire cette variation du champ magnétique avec un régulateur automatique ou manœuvré à la main, qui modifie la résistance de l'électro, mais il est préférable d'employer un double enroulement, le fil monté en série ayant un effet contraire à celui de la dérivation et tendant à désaimanter Télectro.

Si la charge augmente, la vitesse lend à diminuer ainsi que la force contre-électromotrice; l'intensité augmente dans Tanneau et dans le ûl en série. L'action de ce fil diminue le champ, ce qui ramène la vitesse à sa valeur première.

Moteur de la Société alsacienne, — Ce moteur (ûg. 651), destiné à la petite industrie, se compose d'un anneau Gramme porté par un aeiil palier d'une longueur considérable, assurant une marche parfaite, môme à des vitesseâ dépassant de beaucoup la vitesse normale. L'anneau tourne dans un champ magnétique intense, créé par une âtïulo bobine inductrice, qui est placée en dérivation ou en tension avec Taniieau, suivant que le moteur est destiné à être alimenté par des circuits à po- :--.. 2^^ tentiel constant ou à

intensité constante.

Le collecteur est en bronze; les balais, en cuivre, sont portés par un porte-balais d'une construction fort pratique permettant un réglage et un entretien facile de ces parties. Nous indiquons plus loin l'application de cet appareil à un ventilateur.

Moteur Deprez. — Ce moteur est magnétoélectrique. La bobine est du genre Siemens. Les aimants inducteurs (fig. 652) sont placés à plat, afin d'utiliser la plus grande partie du magnétisme de l'aimant et non pas seulement celui des parties voisines des pôles. Deux balais en fil de laiton amènent le courant à la bobine. Ils peuvent être déplacés de manière à s'incliner plus ou moins et à écarter à volonté leurs points de contact de la fente horizontale du commutateur, ce qui permet de graduer la vitesse engendrée par un même courant. On peut même changer le sens de la rotation sans toucher aux rhéophores : il suffit d'incliner assez le support mobile qui porte les

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is pour alterner leurs contacts avec lèS coes du commutateur.

î moteur peut servir à des petits travaux de e espèce : actionner une machine à coudre n outil quelconque, remonter les poids de ains appareils télégraphiques, etc. Il porte utre un régulateur qui rend sa vitesse assez étante pour qu'on puisse même l'employer is travaux de précision, par exemple à faire ivoir des machines à diviser ou des cylini enregistreurs. Ce régulateur se compose 1 petit ressort en communication constante 3 Tune des extrémités du fil de la bobine, et se termine par une vis dont la pointe, par

$on contact avec le commutateur, fermi cuit. Ce ressort participe au mouvem rotation de la bobine, et, dès que la devient trop grande, il s'écarte de Tai riniluence de la force centrifuge, et le c se trouve interrompu jusqu'à ce que la ait repris sa vitesse normale.

La manivelle qu'on voit à gauche sert tourner l'armature, lorsqu'on veut em l'appareil comme machine magnéto-élec Il faut alors serrer à fond la vis du régu afin de le fixer. Les courants produits s ternatifs : on peut les recueillir directem les transformer en un courant continu s

Fig. 652. — Moteur Deprez.

position des balais sur le commutateur. Le it modèle, qui possède un aimant de 1,7 kiramme et une bobine pesant 0,4 kilogramme, nne une force électromotrice de 5 volts : il it donc remplacer facilement deux éléments nsen. Employé comme moteur, et actionné r cinq éléments Bunsen grand modèle, il )duit 1,1 kilogrammètre par seconde.

Moteur Trouvé, — Pour les expériences de vigation électrique décrites plus haut.

Trouvé s'est servi d'un petit moteur, que us avons représenté (Voy. Bateau), et dont rmature est un anneau Gramme; le noyau t formé de rondelles de fer doux, taillées ns une feuille de tôle de 2 millimètres épaisseur et séparées par des feuilles de pier. Sur ce noyau s'enroule un petit nombre

tours de fil. Les électro- aimants inducteurs itourent concentriquement cet anneau, à une stance aussi petite que possible, pour augenter la puissance à poids égal. Pour d'aues apphcations, M. Trouvé construit un mour dont la bobine f (fig. 653) est du genre emens; elle tourne entre deux pièces polaires (/, eusées en forme d'ellipsoïde, et animées par

un électro-aimant placé à la partie inféri i de l'appareil. La figure 653 montre le nu (

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