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CoupéMN
Fi^. 663. — Poinles de paraloonorres.
nicalion avec le sol, pour les protéger contre la foudre. Si un nuage électrisé passe au-dessus de l'édiflce, la pointe laisse écouler de Télectricité contraire, qui pourra, si Tair est calme, aller neutraliser le nuage ; sinon cette électricité pourra au moins se répandre dans Tair au-dessus de Tédifice et neutraliser Faction
des nuages. Si la foudre vient à tomber, elle frappe la tige de préférence aux parties voisines de Tédifice, et s'écoule dans le sol par le conducteur, sans causer aucun dommage. Mais il faut pour cela que le paratonnerre soit en parfaite communication avec le sol; sinon il devient plus dangereux qu'utile.
Les paratonnerres sont formés le plus souvent d'une tige en fer ayant 3 à 5 mètres de longueur, et 2 centimètres de diamètre. La pointe du paratonnerre doit être bien conductrice, afin qu'elle ne soit pas fondue par l'action de la décharge : aussi la forme-t-on généralement d'un cône de cuivre de 30 degrés environ d'ouverture, que l'on ÙJ-e solidement & la partie supérieure de la tige de fer.
La figure 663 représente deux formes très employées; l'une est un tronc de cône terminé par une olive, puis par une pointe très aiguë ; l'autre est un cylindre terminé par un cône assez évasé pour éviter la fusion de la pointe.
M. Buchin a fait breveter en 1877 des pointes
Fig. 664. — > Pointes de paratonnerres, système Buchio.
de paratonnerres à section angulaire (fig. 664), qui se terminent au sommet par une pyramide; cette disposition facilite l'écoulement de l'électricité. Dans l'autre modèle figuré, les arêtes
PARATONNERRE
sont divisées en un grand nombre de pointes ou de pyramides, qui augmentent encore Tac-
Couper cd
Fig. 6G3. — Montage des paralonnorres Buchia.
tien préventive. Ce système a été adopté à l'Observatoire du Pic du Midi.
La communication avec le sol est établie par
un câble en Ûl de fer ou plutôt une série de barres de fer, et, pour éviter toute solution de continuité, Ton recouvre soigneusement tous les joints de soudure. Des barres en fer de 15 à 20 millimètres d'épaisseur conviennent parfaitement. Toutes les masses métalliques importantes placées à Textérieur ou à l'intérieur de rédiûce, toitures, chéneauz, gouttières, charpentes en fer, conduites d'eau et de gaz, doirent être rattachées soigneusement aa conducteur pour éviter qu'il jaillisse des étincelles entre ces pièces et le conducteur lors des chutes de foudre. •
M. Buchin a rendu le montage des paratoDnerres extrêmement facile. La tige conique est en fer creux. Elle porte à sa partie supérieure la pointe décrite plus haut, et sa base est filet^^e sur une certaine longueur et reçoit trois écrous (fig. 665). Peux brides forgées à la demande du poinçon, disposées en croix sur ce dernier et fixées par des boulons, sont percées d'un trou laissant passer la tige ; ces brides sont fortement serrées entre deux des écrousde la tige pour la maintenir. Le troisième est destiné au serrage du conducteur. La partie inférieure du conducteur, ou perd-fluide^ 'doit présenter une bonne surface de contact; c'est généralement une plaque métallique d'environ 1 mètre carré, ou une tige munie d'un certain nombre de pointes, comme on le voit figure 666. Le premier modèle est le perd-fluide Callaud, en fer forgé, qui est adopté par le génie militaire; le second est celui du Pic du Midi ; il est en fonte.
Le perd-fluide doit être constamment en bonne communication avec le sol, au moyen d'une nappe d'eau qui ne tarisse jamais, ou bien, à défaut de ce procédé, en remplissant de charbon de bois ou de braise un trou creusé dans un sol humide. Il n'est pas inutile de remarquer qu'une citerne, même si elle ne tarit jamais, constitue, à cause de ses parois imperméables, un conducteur insuffisant : il faut que le paratonnerre soit en contact avec le sol entier.
Il est utile de vérifier de temps en temps le bon état des communications.
Zone de 'protection, — Il est de la plus grande importance de savoir quelle est exactement la surface protégée par un paratonnerre. On a admis pendant longtemps qu'elle était limitée par un cercle ayant pour centre le pied du paratonnerre et un rayon double de la hauteur. On tend à penser aujourd'hui que cette limite est trop forte. La Commission chargée d'étudier l'établissement des paratonnerres des édifices
PARATONiNERRE.
municipaux de Paris a admis que, dans une construction ordinaire, le paratonnerre protège efûcacement le volume d'un cône vertical de révolution ayant la pointe pour sommet, et la hauteur de la tige, mesurée à partir du faîtage et multipliée par 1,75 pour rayon du cercle de base. Au Congrès des électriciens tenu à Paris en 1881, M. W. H. Preece, ingénieur électricien du Post-Ofûce de Londres, a déclaré que, d'après les documents qui lui étaient parvenus, un paratonnerre parait protéger absolument un espace solide limité par une surface de révolution dont la demi-courbe méridienne est constituée par un quart de cercle, de rayon égal à la
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Pig. 668. — Perd-fluide.
hauteur du paratonnerre et tangent à celui-ci à son extrémité supérieure et aussi à Fhorizontale passant par sa base. Cette dernière limite est la plus petite et par conséquent celle qu'il est le plus prudent d'accepter.
Yérification des paratonnerres, — Les paratonnerres pouvant devenir fort dangereux lorsqu'il se produit une solution de continuité dans le circuit métallique, il est indispensable de vérifier de temps en temps le bon état des communications. Pour cela, on mesure la résistance de l'appareil par les méthodes ordinaires. On peut encore attacher à la pointe du paratonnerre un fil relié avec une sonnerie et une pile dont l'autre extrémité est en parfaite communication avec la terre. Si la sonnerie tinte, le circuit est en bon état.
Paratonnerre Melsens, — Un autre système a été appliqué par Melsens à l'Hôtel de Ville de Bruxelles et adopté depuis par divers constructeurs (fig. 667).
Fig. 667. — Paratonnerre Melsens.
Ce procédé consiste & disposer sur toutes les parties saillantes de Tédifice des pointes ou des bouquets de pointes courtes, et à les relier au sol par une série de conducteurs enveloppant la maison d^une sorte de réseau métallique à très larges mailles, qui suffit cependant pour constituer un écran électrique et soustraire Tédifice qu'il enveloppe à toutes les manifestations électriques extérieures.
Fig. 668. — Paratonnerre Grenet.
La figure 668 montre les paratonnerres du système Grenet, qui est analogue à celui de Melsens. Dans ce système on emploie comme conducteurs des rubans de cuivre rouge ayant 3 centimètres de largeur et 2 millimètres d'épaisseur, et pesant 500 grammes par mètre. Ce ruban a le même pouvoir conducteur que les barres de fer de 2 centimètres d'épaisseur exigées par la Commission municipale, qui pèsent 3 kilogrammes par mètre.
PARATONNERRE
Grâce à leur légèreté, ces conducteurs ne
f ig. 669. — Perd-fluide (système Grenet).
surchargent pas les toitures ; par suite ils n'exi-
gent aucune précaution spéciale k: j truction et peuvent être appliqu-^î ::
fices déjà existants. A cause de kr peuvent s'appliquer facilement sir surfaces du bâtiment en en soiu:
contours; ils offrent plus de sark:
et se soudent plus sûrement avec métalliques des faîtages, de la coc chéneaux, gouttières, tuyaux de d-
Enfin la forme de ruban permet di avantageusement Tancien perd-ÙEi: i spirale d'environ 15 mètres de ion. sur un croisillon spécial, et qui ocer.: du puits, une hauteur inférieure i\ i très (lig. 669), de sorte qu'il suffit d tite hauteur d'eau pour établir urn communication.
Paratonnerres pour appareils ^ — Les appareils électriques reliés i i d'une certaine longueur, notammrs télégraphiques et téléphoniques, >ce paratonnerres destinés à éviter quel- !
ne soient détériorés et que les op^r soient atteints parles courants inter- 1 vent circuler dans les lignes pendant
Les paratonnerres employés à ce; l^^ très nombreux, mais peuvent se m i petit nombre de types différents; 1^: sent la chaleur dégagée par les courir ses, les autres leur grande différen" tiel. Les paratonnerres à pointes apf au dernier groupe, ceux àtil fin au f^
Les paratonnerres à fll sont fore ' fm recouvert de soie, reposant sur métallique reliée au sol. Les coum l orages brûlent la soie, et le fil >^' communication avec la terre.
Fig. 670. — Paralounerre i fil fin et à pointes (Bréguel).
Dans d'autres appareils, deux plaques métalliques, dont l'une est à la terre et l'autre inter-
calée sur la ligne, sont séparées pa^^ mince de papierparaffîné,demica*^^-
PARATONNERRE
la. Les courants intenses percent la lame -ite et vont à la terre, tandis que les coutélégraphiques sont sans action.
Le modèle (fîg. 670) possède les deux systèmes. La ligne est reliée aux appareils par un fil de fer très fin, protégé par un petit tube de
Pig. 671. — Paratonnerre à 25 directions.
creux, et qui fond lorsqu'un courant énergitraverse la ligne. D'antre part la borne qui te la ligne est fixée sur une plaque de mélunie de dents, en face de laquelle se trouve autre plaque, située à très petite distance, ement munie de dents et communiquant
la terre. Pendant les orages Télectricité >ule à la terre par les pointes. Enfin une ette permet de relier la ligne directement appareils ou à la terre, en la plaçant sur ou Tautre des deux plots métalliques situés ►art et d'autre.
A^dministration des Téléphones de Paris u sage de paratonnerres à pointes et aussi de Ltonnerres à lames (fig. 671). Ces derniers iploient pour postes de 1 à 50 directions, ocle en fonte est strié ; les lames placées au- ^us le sont également. En cas de décharge, )urant passe d'une lame au socle et de là à îrre.
n adjoint souvent à ce paratonnerre un cyire d'ébonite, dont la moitié est recouverte le lame de cuivre reliée au sol. Quand l'o- 3 commence, on fait faire un demi-tour à ce ndre, et toutes les lames sont mises à la e. On peut enfin ajouter à chaque lame un In.
l. Van Rysselbergbe a imaginé un paratonre formé de deux disques de cuivre séparés
une mince feuille de papier ayant la forme résentée (fig. 672), qui produit un écartent de 0,05 à 0,06 millimètre. Ce paratonre est très sensible : il devient conducteur ir le courant de 200 éléments Leclanché. Il it d'ailleurs supporter des étincelles de ;m. de longueur sans être détérioré; les deux es sont seulement brunies légèrement. Tous
DiCTIONNAIRB D*ÉLECTRICITÉ.
les postes du système Van Rysselbergbe et les appareils munis du système anti-inducteur du
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Fig. 672. — Paratonnerre Van Kyâsell>crghe.
même inventeur ont des parafoudres de cette espèce.
La télégraphie militaire fait usage d'un paratonnerre à stries (fig. 673) analogue aux para-
PARÉLECTRONOMIQUE. — PATE A PAPIER (Fabrication delà.
tonnerres à pointes. Deux planchettes de cuivre, séparées par une distance d'environ un demi-
Fig. 073. — Paratouncrre à slricâ.
millimètre, portent des rainures profondes de 2 millimètres et formant des arêtes bien vives, tes rainures sont longitudinales sur la planchette inférieure et transversales sur fautre. Les nombreux points de croisement des deux systèmes d'arêtes rectangulaires forment autant de points d'écoulement à la terre. La plaque inférieure est maintenue dans un plateau en ébonite; elle communique d'une part avec la ligne, de l'autre avec les appareils du poste. La plaque supérieure glisse dans des rainures pratiquées dans le plateau d'ébonite, et peut être poussée plus ou moins loin vers la droite. Si on la pousse incomplètement, elle se trouve en contact avec les pièces marquées : Terre; on fonctionne avec paratonnerre. En cas d'orage.
Fig. 674. — Parafoudrc E. Thomson.
on pousse complètement la plaque supérieure vers la droite, ce qui a pour effet de réunir les appareils avec cette plaque et par suite avec le sol.
La Société Thomson-Houston, ayant constaté plusieurs fois des détériorations d'appareils par suite de décharges d'électricité atmosphérique,
intercale des paratonnerres sur if^ d'éclairage électrique. Le modèle i.
(fig. 674) est destiné aux eir :
II est formé de deux plaquer qui vont en s'écartant ve^irv mais sont séparées à la ky: :
distance inférieure à — de |^
mm.). La partie inférieure dr ques est entourée par les p^ld'un gros électro-aimant, de !* négligeable, intercalé dans le circuit. L plaques, marquée Earth, est rénnie &i:
terre, conduite d'eau ou de gaz; l'autre, t Line, avec la ligne à préserver. Un â| ce genre est disposé sur chaque 61, i . 1er, l'autre au retour.
S'il se produit une décharge, elle i' terre aux plaques de l'appareil; mai^ l^ par suite, à la base des plaques, un ai sisterait et formerait un court circuit : s'il n'était repoussé par l'action de^i l'électro vers la partie supérieure de> ; où il se trouve rompu, l'écart étant tr . Des appareils analogues sont dispo>^^ lignes à incandescence.
PARÉLECTRONOMIQUE. -Du Bci^^r appelle ainsi la partie du tissu qui h muscle et dont la force électromotnce.
contraire à celle du muscle, Tannule c : ment.
PARKÉSINE. —Substance isolante ffulmi-coton et d'huile de ricin, et mri M. Parkes.
PARLEUR ou SOUNDER. —Appareil les dépêches télégraphiques au son. C^ est très employé en Italie et en Xméni Télégraphe).
PATE A PAPIER (Fabricatiox di M. Gh. Kellner a inventé récemment qd^ procédé dans lequel la pâte de bois ^• lorée par l'électricité.
Le bois découpé est trempé dans c tion de sel gemme, puis le mélange e>'' à l'électrolyse, qui donne de la soutie > négatif et du chlore au pôle positif- (' substances agissent comme dissolvant* chissants. On renverse le courant de '^ temps pour mélanger la soude et le Sous l'action de ces agents, le boi^ 'f' désagrégation et un blaochiment ('-^ tandis que le sel marin se reforme s^i^' Cette nouvelle application de Itlectr rapproche de celle décrite plus hauti^f chiment).