PHÉNOMÈNES ÉLECTRO-CAPILLAIRES. — PHONOGRAPHE
M. Allard, inspecteur général des phares français, a fait une série d'expériences et de calculs, d'où il résulte que la portée des phares croit beaucoup moins vite que leur intensité ; il n'y a donc pas un très grand avantage à augmenter beaucoup cette dernière.
Ainsi un phare de 6250 carcels porte à 53 kilomètres par une transparence moyenne i de l'atmosphère, à 24 kilomètres par un état ; moins transparent et à 3,7 kilomètres seule- j ment par un brouillard intense qui règne envi- ! ron dix nuits par an. Un phare d'intensité vingt ' fois plus grande (125000 carcels) aura dans les mêmes conditions une portée de 75,4 kilom., 32 km. et 4,6 kilom. La portée est donc augmentée dans le rapport de 1,42 pour le premier cas, 1,34 pour le second et 1,24 pour le dernier ; le gain est donc d'autant plus faible que le brouillard est plus épais.
PHÉNOMÈNES ÉLECTRO-CAPILLAIRES. — Voy. Électro-capillaires (phénomènes).
PHÉNOMÈNE DE HALL. — Supposons qu'on fixe aux deux extrémités opposées d'une lame métallique mince les deux électrodes A et B d'une pile. La lame est traversée par le courant. Si on prend deux (ils reliés par un galvanomètre et qu'on applique leurs extrémités a et 6 sur les deux faces opposées de la lame, on trouve facilement une position telle que le galvanomètre ne soit pas dévié : il suffit que les deux extrémités a et 6 soient sur une même surface équipotentielle. Si la lame est homogène et d'égale épaisseur, les surfaces équipotentielles sont des plans perpendiculaires à la ligne AB; il suffit donc que les points a et b soient dans un de ces plans.
Si Ton détermine alors un champ magnétique intense, de sorte que la lame soit perpendiculaire aux lignes de force de ce champ, une partie du courant traverse le galvanomètre. Le courant va de a à 6 à travers le galvanomètre pour le fer, le cobalt, le zinc, en sens inverse pour le nickel, l'or, l'argent, le bismuth; il est nul pour le plomb et le platine.
Si e est l'épaisseur de la lame, I l'intensité du courant total, F celle du champ, et h une constante qui varie avec la nature du métal, la dif-
klF
férence de potentiel entre o et 6 est .
Ce phénomène est dû à une déviation des lignes de flux et des lignes équipotentielles sous l'action du champ magnétique.
PHÉNOMÈNE DE KERR. — On désigne sous ce nom les résultats suivants observés par
M. Kerr. Lorsqu'un faisceau de lumière polarisée se réfléchit sur l'un des pôles d'un électro-aimant, le plan de polarisation tourne d'an certain angle en sens contraire de la rotation du courant. Ainsi le pôle nord d'un électroaimant fait tourner le plan de polarisation vers la droite.
Pour le vérifier, on place en L une source de lumière (fig. 678) et l'on tourne le nicol A de façon à polariser la lumière soit dans le plan d'incidence, soit perpendiculairement à ce plan ;
Fig. 678. — Phénomène de Kerr.
puis on amène le nicol Bà l'extinction. L'observateur se place en E. On ajoute ordinairement en G un coin de fer doux qui paraît servir à concentrer la force magnétique.
Le phénomène est plus net sous l'incidence normale,parce qu'on évite l'effet dû àla réflexion métallique.
M. Kerr a observé aussi la rotation du plan de polarisation lorsque la réflexion se fait sur le côté d'un aimant.
On trouvera à l'article pouvoir électro-optique d'autres faits observés par M. Kerr.
PHÉNOMÈNE PELTIER. — Voy. Effet Pbl
TIBR.
PHÉNOMÈNE THOMSON. - Voy. Effet Thoi