ANALYSEUR. — ANÉMOMÈTRE ÉLECTRIQUE
un procédé électrolytique] très simple, qui est maintenant appliqué à Almaden et donne de bons résultats.
. On prend un poids connu de minerai, qui puisse contenir environ 20 milligrammes de mercure ; on le met dans une capsule de platine et on le délaye dans un mélange de 90 centimètres cubes d'eau, 10 diacide chlorhydrique et de 20 de sulfite d'ammoniaque; ce dernier sel est' destiné à précipiter le sélénium et le tellure qui, sans cette précaution, seraient entraînés par le courant avec le mercure et le noirciraient. On fait communiquer la capsule avec le pôle positif d'une pile de deux à trois éléments de Bunsen, et Ton fait plonger au milieu du liquide un disque d'or pesé avec soin et servant de cathode.
Le chlore résultant de la décomposition électrolytique du liquide se porte sur la capsule, où il parait attaquer le minerai en formant des chlorures de mercure et de soufre, qui sont ensuite décomposés. Le mercure se dépose sur l'or, auquel il adhère parfaitement; l'augmentation de poids du disque donne le poids du métal déposé. Quant au chlorure de soufre, il parait se décomposer dans le liquide en acides chlorhydrique et sulfurique. L'opération doit être terminée dans les vingt-quatre heures.
Séparation du cuivre, de Vor et de Vargent. — On suspend l'alliage à analyser dans des vases poreux remplis d'acide sulfurique étendu, placés dans une dissolution de sulfate de cuivre où plongent également des lames de cuivre. Ces lames communiquent avec le pôle négatif du générateur et l'alliage avec le pôle positif. Sous l'influence du courant, l'eau acidulée est décomposée; l'hydrogène est absorbé par le sulfate de cuivre, comme dans la pile de Daniell, et du cuivre pur se dépose sur les cathodes où il peut être recueilli. L'oxygène et l'acide sulfurique se portent sur l'alliage et dissolvent le cuivre et l'argent, tandis que l'or tombe inattaqué au fond des vases. Ce premier métal ainsi séparé, on prend la liqueur qui contient le cuivre et l'argent, on la sature et on précipite l'argent par des lames de cuivre; ce dernier métal reste à l'état de sulfate, qu'on peut décomposer ou employer sous cette forme. Ce procédé, indiqué par M. Atkins, a été récemment essayé dans l'industrie.
Recherche de l'arsenic. — Pour rechercher l'arsenic dans les empoisonnements, M. C.-H. Wolff a recours à l'électrolyse de l'hydrogène arsénié. II suffit d'un cent- millième de gramme d'arsenic pour obtenir des taches caractéristiques.
En employant un courant constant, on peut comparer ces taches avec celles que donnent des liqueurs titrées du même corps, et arriver ainsi à un dosage rapide.
ANALYSEUR. — Voy. Réfraction électrique.
ANtLECTRIQUE. — Nom qu'on donnait autrefois aux métaux et autres corps incapables de s'électriser par frottement, par opposition aux substances qui s'électrisaient de cette manière et qu'on nommait idio-éleclriques. Cette dénomination a été remplacée par celle de corps conducteurs.
ANÊLEGTROTONUS. — Voy. Electrotonus.
AN£M0-CIN£M06RAPHE. — Application de Vélectro-cinémographe (Voy. ce mot) à la mesure de la vitesse du vent.
AN£M0M£TRE £LECTRIQUE. — Les anémoscopeSf anémomètres eianémométrographes îoni connaître la vitesse et la direction du vent. Dans la plupart de ces appareils, on confie à l'électricité Je soin d'enregistrer les indications.
La direction du vent est donnée généralement par une girouette dont les changements de position se transmettent à un commutateur. Dans l'appareil de M. Hervé-Mangon, l'axe de la girouette porte à sa partie inférieure un ressort métallique qui tourne sur un plateau isolant, dans lequel sont encastrés quatre arcs de cercle également en métal; ces arcs, qui ont leur centre sur l'axe de la girouette, sont isolés les uns des autres, et ont chacun leur milieu en face de l'un des quatre points cardinaux; de plus, ils communiquent respectivement avec quatre électro-aimants formant le récepteur. Le ressort métallique porté par la girouette frotte toujours au moins sur l'un de ces quatre arcs ; il est au milieu de l'un d'eux si le vent vient exactement d'un des quatre points cardinaux, et il reste sur le môme ressort tant que la direction du vent ne varie pas d'au moins 45°. Si le vent est exactement à 45^ d'un des points cardinaux, le frotteur s'appuie à la fois sur deux arcs voisins.
Une horloge qui fait partie du récepteur lance dans l'appareil toutes les dix minutes un courant qui, suivant la position du ressort, passe dans l'un des quatre électro-aimants; celui-ci attire une armature ÙJ.ée à un levier, qui se met à osciller comme dans une sonnerie ; un style porté par l'autre extrémité de ce levier trace une marque sur une feuille de papier, qui se déroule d'un mouvement uniforme sous l'action du mécanisme d'horlogerie. Lorsque le vent est à 45° des points cardinaux, le courant traverse à la fois deux électro-aimants, et
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Fig. 56. — Anémomëtre-anémoscope enregistreur de Richard frères.
ANÉMOMÈTRE ÉLECTRIQUE
Je papier reçoit deux marques simultanées.
La partie de l'appareil destinée à enregistrer
la vitesse est toujours un compteur de tours,
commandé le plus souvent par un moulinet à
ailettes hémisphériques de Robinson. Lorsque le moulinet a fait un certain nombre de tours, cent par exemple, un commutateur lance un courant dans Tapparell enregistreur. Dans
Fig. 57. — Anémoscope eDregistreur de Richard et son diagramme.
Tanémométrographe de M. Hervé-Mangon, ce courant traverse un cinquième électro-aimant placé à côté des autres, et le style correspondant fait une marque sur la bande de papier mobile. Anémomètre-anémoscope enregistreur. — L'anémomètre enregistreur de Richard frères (fig. 56)
donne à la fois la direction et la vitesse du vent.
La direction du vent est enregistrée mécaniquement. Un axe vertical porte à sa partie supérieure une pièce de fer formant girouette, terminée par un moulinet en aluminium e4.
ANION. — ANNEAUX ÉLECTRIQUES.
équilibrée par deux palettes en angle aigu. Une tige verticale, fiTée par son extrémité supérieure à la girouette, commande, par son extrémité inférieure, au moyen d'une transmission, un cylindre vertical couvert d'une feuille de papier, qui tourne autour de son axe et suit la girouette dans loutes ses orientations.
L'inscription se fait par le moyen d'un mouvement d'horlogerie, qui descend par son propre poids le long d'une crémaillère placée parallèlement au cylindre, et porte un style muni d'une plume de forme spéciale. Tant que la girouette reste immobile, la plume trace une verticale ; lorsqu'elle tourne, la courbe est dirigée du côté correspondant.
La vitesse du vent est au contraire enregistrée électriquement. Le moulinet est formé de six ailettes en aluminium, inclinées à 45°, et rivées sur des bras très légers en acier ; son diamètre est calculé pour qu'il fasse exactement un tour pour un mètre de vent. A chaque myriamètre de vent passé, l'appareil ferme un circuit qui comprend une pile et un petit électro-aimant monté sur le mouvement d'horlogerie qui indique la direction du vent. L'ai^ature de cet électro porte une plume qui trace un trait sur une bande de papier parallèle au cylindre.
La fermeture du circuit est obtenue de la manière suivante. L'axe du moulinet porte une vis .sans fin qui engrène avec une série de roues dentées, dont les engrenages sont calculés de telle sorte que la dernière fasse un tour pour 40,000 tours du moulinet. La dernière roue porte un limaçon, qui soulève une goupille fixée à un bras de levier rappelé par un ressort. A mesure que le moulinet tourne, le limaçon soulève la goupille, armant ainsi le ressort. Aussitôt que le vent a fait le chemin voulu, la goupille tombe au fond du limaçon ; le ressort rappelant le levier, celui-ci, par une tige qui se déplace horizontalement, vient faire buter l'un sur l'autre deux contacts de platine fixés à l'extrémité de lames métalliques verticales formant ressorts. Le circuit se trouve ainsi fermé ; les fils qui vont à l'électro passent dans la tige creuse de la girouette. En même temps que l'armature de l'électro-ai niant trace un trait transversal, elle ferme un second circuit passant par un second électro, placé à côté du premier contact, qui est resté établi. L'armature de cet éleclro fait sauter la tige horizontale qui maintenait fermé le premier circuit; le premier circuit rompu, le second se rompt également, et tout rentre au repos, jusqu'à ce
que le moulinet ait fait encore 10,000 tours. Il est évident qu'on pourrait enregistrer de même le kilomètre ou le demi-kilomètre de vent.
Anémoscope enregistreur. — A l'inverse du précédent, cet appareil enregistre électriquement la direction du vent. La girouette est munie d'un bras vertical qui descend extérieurement à la hampe, et qui, par un contact de platine, vient frotter constamment sur un collier isolant fixé autour de la hampe, et portant autant de touches métalliques qu'on veut avoir de directions enregistrées. De chacune de ces touches part un fil qui se rend à une touche semblable placée sur un secteur isolant, qui fait partie de l'enregistreur proprement dit (fig. 37).
Sur ce secteur passe, à intervalles égaux, et par le moyen d'un mouvement d*horlogerie produisant des déclenchements automatiques, un contact frotteur relié à un électro-aimant dont l'armature commande un style. Lorsque ce contact passe sur la touche correspondant à celle du collier sur laquelle s'appuie à ce moment le contact de la girouette, le circuit est fermé, et le style marque un point sur l'abscisse correspondant à l'orientation momentanée de la girouette. Le diagramme est donc formé par une série de points très rapprochés les uns des autres.
ANION. — Corps qui, dans une décomposition électrolytique, se porte à l'électrode positive ou anode.
ANNEAU. — On désigne sous ce nom, justifié par sa forme, Vinduit de quelques machines dynamo-électriques, notamment de celle de Gramme. Voy. Machines dynamo-électriques.
ANNEAUX ÉLECTRIQUES. — On donne ce nom à certaines apparences produites par l'action de l'électricité et observées par Priestley et par Nobili. Les anneaux de Priestley s'obtiennent en faisant passer des décharges électriques à travers une plaque de métal ; ils sont concentriques et colorés. Leur formation est due à l'action calorifique de l'étincelle, car les métaux les plus fusibles donnent le plus grand nombre d'anneaux.
Les anneaux de Nobili s'obtiennent en électrolysant une dissolution saline recouvrant une plaque métallique. Si l'on relie la plaque au pôle positif et qu'on promène à sa surface le fil négatif, les anneaux sont dus à l'altération de la surface par les acides qui s'y dégagent; dans le cas contraire, ils sont dus à un dépôt de métal ou d'oxyde. L'acétate de plomb et diverses matières organiques donnent ainsi de belles colorations.
APPARKILLAGE.
Fig. 58. — Appareils pour lampeit à incandescence.
Lf modèle A e^t un pied mobile pouvant senrir i réclaii^e d'un appartement (Aboilard). Les types B, C, D sont des lampe» de traTail (Compagnie continentale Edison) ; les deux premières sont mobiles, la dernière se fixe au plafohd. B représente une applique, F une suspension et G un lustre (Deutsche Edison Gesellschafl, Berlin^
DiCnOIfIfAlRB D'ÉLSCTRICXTft. 4