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RÈGLEMENT

déclaration préalable les installations faites à lintérieur d'une môme propriété, lorsque la force électromotrice des générateurs ne dépasse pas €0 volts pour les courants alternatifs de bOO volts pour les courants non alternatits.

Art. 3. ~ La déclaration prévue à l'article !•' doit être accompagnée d'un projet détaillé de l'installation indiquant la nature du générateur d'électricité, le maximum de la différence de potentiel aux bornes de la machine, le maximum de l'intensité à distribuer dans chaque branche de circuit, la spécification des conducteurs employés et les précautions prises pour les isoler et les mettre hors de portée du public. Elle est également accompagnée d'un tracé de la ligne et, s'il y a lieu, d'un tracé du dispositif de la distribution ; les parties distinctes de la ligne et de la distribution sont désignées par une série régulière de lettres et de numéros d'ordre.

Toute modification d'une installation déclarée donne lieu à une nouvelle déclaration dans les conditions prévues à l'article 1".

Art. 4. — Les machines génératrices doivent être placées dans un local où les conducteurs soient bien en vue; elles doivent être convenablement isolées.

Si les courants émis sont de nature à créer des dangers pour les personnes admises dans ce local, les conducteurs sont placés hors de la portée de la main; dans les parties où cette condition ne peut être réalisée, ils sont garuis d'enveloppes isolantes. Dans les cas où, à raison de la nature des courants et de l'importance des forces électromotrices obtenues, ces dangers seraient particulièrement graves, il doit être prescrit par le règlement intérieur de l'exploitation, pour les ouvriers de service, des précautions particulières, telles que l'emploi de gants en caoutchouc.

Une affiche, apposée d'une manière très apparente dans la salle des machines, indique les consignes qui doivent être observées par les ouvriers eu vue d'assurer leur sécurité.

Art. 5. — L'usage de la terre et l'emploi des conduites d'eau ou de gaz pour compléter le circuit sont interdits.

Art. 6. — Dans chacune des sections du circuit, le diamètre des conducteurs doit être en rapport avec rintensité des courants transportés, de telle sorte qu'il ne puisse se produire, en aucun point, un échauffement dangereux pour l'isolement des conducteurs ou pour les objets voisins. Les raccords doivent être établis de façon à ne pas introduire dans le circuit des points faibles au point de vue mécanique ou présentant une résistance électrique dangereuse.

Art. 7. — Les fils doivent être suffisamment éloignés des masses conductrices, en particulier des tuyaux d'eau ou de gaz, pour qu'il ne puisse se produire de phénomènes dangereux d'induction.

Les fils employés peuvent être nus ou recouverts d'une enveloppe isolante ; dans le cas où les fils sont nus, ils ne doivent jamais être à la portée de la main, même sur les toits.

Aux points d'attache qui, par leur position, présentent quelque danger, les fils doivent être revêtus d'une enveloppe isolante. L'emploi de fils recouverts est également obligatoire toutes les fois que les conducteurs sont posés sur des appuis supportant des communications télégraphiques ou téléphoniques à fil nu. Il en est de même dans toutes

les parties du tracé où le? ci«nh-:

ligne télégraphique ou téléplï'Q:; une distance de moins de d'3\ ces lignes, ou enfin passent à ii- > d'un mètre des masses €jnd: tuyaux d'eau ou de gaz.

' Art. 8. — a rintérieur des œlteurs sont soumis 8uxdispo«iti-.ine sont pas recouverts d'un^ -r ils doivent être placés d'aoe ê; i hors de la portée de la maÏD. tu lateurs ; au passage des tûit<, yiu cloisons ou dans le voisinage de u 'ils sont toujours recouverte ; ii^ ■ r être encastrés dans une matière <ij où ils sont exposées & des dar frottement ou toute antre caui'-- i < la partie de leur trajet où ils «nDt L vent être disposés de façonarir-, détérioration ; leur position est ret-r

Art. 9. — Les appareils géoénler doivent être munis d'organes P'* isoler du réseau générai, soit par .

circuit de leur conducteur propr?. > duction de résistances progressive' tre procédé agissant promptemfnl réceptrices ou les groupes dapp^r doivent être pourvus d'or^aiie* à^:i .

tant de les séparer rapidetneot «f:

duction.

Au siège des apppareiis générai leur placé d'une façon très appa* connaître à tout instant la Mt!(:> aux bornes. Lorsqu'un appareil n ; plus de dix chevaux-vapeur, il «i- ' d'indicateurs analogues.

Art. 10. — Les lettres et numOriau premier paragraphe de l'arlir;- ■ duits sur les diverses parties de ben particulier, aux points intér««'X branchements, commutateurs, m'a sure, coupe-circuits, etc.

Art. 11. — Des arrêtés pr-M' pourront prescrire qu'il soit p'^ric' cédé, par les soins des exploila«K tions de l'état des conducteurs et <:-• que les résultats en soient coosigo- très dûment cotés et paraphés ^ 1 -

Art. 12. — En sus des altriboti»conférées par le litre V du àécM bre 1 85 1 , les ingénieurs et agents d^î : graphes sont chargés, sous raulorif' ' la surveillance des conducteur? -i^''

Art. 13. — Ces ingénieurs et ageal^ avis sur les déclarations prévue? anï^' présent décret. Ils s'assurent de h^' installations réalisées et de leur "^ les déclarations déposées a la prfff -

Art. U. — Ils s'assurent au m^y an, et plus souvent lorsqu'ils eu ^^''■ du préfet, si toutes les coBdiUooJcri tes par le présent règlement ?•observées.

Art. 15. — Les registres prê™v*| dessus sont présentés à toute r^lj"^, nieurs et agents ; ils les revêtent li^ -

Les mêmes ingénieurs et agenU F crire que des expériences et éprea'^'soient effectuées en leur présence.

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

TEUR ÉLECTRIQUE.— Appareil dans îctricité est employée à rendre uniamière d'une lampe, Tintensité d'un 1 température, etc. Le nom de réguplique doncâun grand nombre d'inslifférents. Les régulateurs destinés à

réclairage électrique sont décrits à Tai Lampe.

Nous indiquerons seulement ici le régula photo-électrique, imaginé par M. Tommasi rendre dxe le point lumineux d'une bougi< blochkolT. La bougie est placée dans un

Fig. 809. — Ri'^lalour do l'éclairage de la scône (Allgemciae Ëlektricilals GeseUscliaft, Berlin}.

au fond duquel est un ressort qui la fait peu à peu. Deux galets isolés, fixés au u tube, dirigent la bougie et lui amènent :*ant. Entre la bougie et le ressort est disn petit électro-aimant à fil fin, dont les en forme de demi-cylindre, glissent à nent doux sur les parois intérieures du quand l'électro n'est excité par aucun il. Si au contraire le courant passe, l'atm du tube arrête l'électro-aimant et la

bougie cesse de monter. L'électro doit doi agir tant que le point lumineux est à la ha i teur voulue et devenir inactif lorsque ce poiii commence à descendre.

Pour cela, on fixe à cette hauteur un peti régulateur formé d'un tube horizontal contc! nant une lentille convergente et une résistanc de sélénium, intercalée dans un circuit qui con tient l'électro-aimant, et qui reçoit une dériva lion delà machine ou bien le courant d'une pil

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

locale. Quand le point lumineux est à la hauteur du tube, la lumière, concentrée sur le sélénium, diminue sa résistance, et Télectro reçoit un courant suf usant pour arrêter l'action du ressort. Dès que le point lumineux s'abaisse, le sélénium n'étant plus éclairé devient plus résistant et Télectro-aimant n'agit plus; la bougie peut donc monter jusqu'à ce que ce point ait repris sa première position. Le courant peut actionner l'électro directement ou par l'intermédiaire d'un relais.

Régulateur de l'éclairage de la scène. — Cet appareil, construit par la Allyemeine Elektricilots GeseUschaffij est installé au théâtre royal de Berlin et dans un grand nombre d'autres théâtres. 11 se compose (fig. 809) de 66 rhéostats.

dont 6 simples et 60 doabH ; faire varier l'éclairage de la sca- .

tes nécessaires et d obtenir i tions possibles dans cet éclaire; occupe fort peu de ]^ce : !«$:'.

mécanisme qui en dépend, Ie$ Ir^ le mécanisme pour l'éclairage m tenus dans dix châssis en fer kr:

un socle en foute très solide H:

2,8 m. de hauteur surl,75m.dek de profondeur. Une ingénieuî? 6 met d'accoupler rapidement Vmanière à avoir toutes les cooi:

sibles.

Régulateurs de courant -(^ vent à maintenir constante rint-

Fig. 81 U. — Hùgulatcur Edisou.

rant malgré les variations provenant de la source ou des récepteurs placés dans le circuit.

L'enroulement compound permet seul d'obtenir ce réglage automatiquement, lorsqu'on fait varier le nombre des récepteurs en circuit; mais la régulation n'a lieu que pour une valeur déterminée de la vitesse. Il arrive souvent que cette vitesse ne peut pas être maintenue constamment, par exemple lorsqu'il s'agit d'une dynamo entraînée par un moteur ou un arbre de transmission qui actionne en même temps les diverses machines d'une usine.

Avec les autres modes d'excitation, que l'on rencontre plus fréquemment dans la pratique, il faut modifier la production de la machine suivant le nombre des récepteurs en service. Dans ce dernier cas, il semble qu'on pourrait

se contenter de faire varier b ^ tion. Mais c'est bien difficile d^:^' | surtout lorsque la force est einr moteur général, actionnant toi!

11 faut donc dans tous les cai i' un régulateur, qui a pour fondiez des résistances auxiliaires dan? ic les en retirer suivant les besoin* ^

Lorsque la machine est «c»^^ ^ ^ ou munie d'une excitatrice \'^^^' place ces résistances dans lec'ff^ | de façon à agir sur la force élecirûi machine et à maintenir constâflt^| de potentiel aux bornes en nio^ ' site du champ magnétique.

On emploie alors des rt^w'^^^^ magmHique, qui introduisent c*^^'

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

Lu, soit automatiquement. Tels sont VI M. Brush, Postel-Vinay, Edison. Ce st extrêmement simple : il se compose e de bobines en fil de maillechort dis-

cercJe comme dans la boite de résis- ;. 120); la première est Veliée à l'une es; Vautre borne communique avec le manette que Ton peut amener sur Lents métalliques reliant chaque bo-

suivante (fif?. 810). On introduit donc

facilement le nombre de bobines nécessaire.

M. Fabius Henrion joint à ses dynamos compound, que nous avons décrites plus haut, un régulateur destiné à remédier aux irrégularités de vitesse, si difficiles à éviter, en introduisant des résistances dans le circuit en dérivation des inducteurs. Cet appareil, qui fonctionnait à l'Exposition de 1889, est représenté figure 811.

Une poulie, placée à la partie inférieure, reçoit un mouvement de rotation de Tarbre de la

Fig. 81t. ~ Régulateur Fabius Henrion, de Nancy.

le, soit directement, soit par une courne goupille, placée excentriquement sur oulie, glisse dans une rainure pratiquée irtie inférieure d'un levier, auquel elle mique ainsi un mouvement oscillatoire, irtie supérieure, ce levier porte deux cli- [iH, qui peuvent pivoter librement au- 3 son extrémité, et sont placés respectit au-dessus des deux roues à rochet DD', tit solidaires l'une de l'autre, et dont les ont des directions opposées. Ces roues

peuvent tourner librement dans les deux sens, et sont indépendantes du levier : elles portent un contact à ressort, qui fait corps avec elles et suit leur rotation. Quand l'intensité varie, les cliquets RR entraînent les roues dans un sens ou dans l'autre, et le contact se déplace sur une série de plots portant les chiffres 1, 2, 3, 4, 5, G, introduisant ainsi des résistances variables.

Pour obtenir ce résultat, les deux bornes de la machine sont reliées avec le solénoîde A, à fil fin, contenant un noyau de fer doux mobile V,

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

qui est attiré, et occupe une certaine position dans la bobine, lorsque le courant possède son intensité normale. Si le potentiel augmente, le noyau est attiré vers le haut et vient fermer un contact en T, au sommet, avec le solénoïde de droite S, qui se trouve ainsi en communication avec les deux bornes et reçoit une dérivation du courant. Le solénoïde S, dont le pôle infé-

Fîg. 812. — Régulateur de la Société alsacienne de consirurlions mécaniques de Bcirort.

rieur a une forme correspondante à celle du cliquet R, placé au-dessous de lui, attire ce cliquet. Cette attraction force l'autre cliquet à s'engager dans les dents de l'une des roues à rochet; le levier continuant d'ailleurs à osciller, les roues sont entraînées, avançant d'une dent à chaque oscillation, et le contact à ressort se déplace avec elles, introduisant des résistances

croissantes dans le circuit de cr:

ducteurs, ce qui amène uof 'iii tentiel.

Si au contraire le potentiel di^:

du solénoïde A retombe etràtn tie inférieure'un contact qui li rant dans le solénoïde de saut- i correspondant est attiré, l'aotTr :.

le rochet correspondant et :. contact à ressort en sens ïïïvtla résistance.

La Société alsacienne df mécaniques emploie un r^:mement simple (fig. 812 . li-^ solénoïde à fil fin, renfemnii forme spéciale, qui est su5[mité d'un levier supportant ù un godet à mercure. Le c ùt- ^ plus lourd que l'autre d'an^ v à régler. Lorsque le courant s le noyau occupe la position ir il se relève d'autant plus qu^ plus intense, et en même ten:

mercure s'abaisse. Au-(ie?<û> sont fixées une série de liire> différentes, en contact ave^: i maillechort. Lorsque la cuv t est dans sa position la plus ek^liges plongent dans ce liquide; a successivement lorsque le godet ^ Les spirales sont placées danducteur et les connexions sont fi^ sorte que le courant excitateur r deux, trois... résistances, sultan' trois.... tiges sont hors du mm^courant présente sa valeur non-n occupe une position moyenne; i^ ges sont hors du mercure et par des résistances sont intercalée* > augmente, le noyau s'élève, le v et un certain nombre de liges srcure. Si elle devient trop faible. 1 cend et le mercure vient baigner i:^ nombre de tiges, ce qui diraiDU-^ intercalée. Un petit frein sert a r-

bilité de l'appareil. ,,

M. Elihu Thomson maintient la

motrice constante dans lesdynan et en dérivation, employées P*"j^ l'incandescence, en utilisant ■ d'une résistance par le P^-^*^'' Cette résistance R, en V^^!^ placée sur un support Gouigfl<'> de mica, de façon que i^^sp'^'^'^ puissent se toucher. Elle est dir

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

.*e T, recouverte d'une substance non :rice de la chaleur, et percée à la base s donnant passage à un courant d'air

3). Une valve V peut fermer plus ou complètement Torifice supérieur. La ré- 3 R, qui est intercalée dans la dérivation licteurs F de la dynamo et forme même

grande partie de la résistance totale de érivation, s'échauffe au passage du coua valve V, commandée par ce courant, e courant d'air de manière à refroidir 1 moins énergiquement la spirale R et à

faire varier sa résistance dans le sens nable.

La valve V est fixée à l'extrémité d'ui L', qui porte l'armature d'un électro-ain monté en dérivation sur les conducteurs paux abj et qu'un ressort écarte de cet t Quand la différence de potentiel augmer lectro-aimant M attire son armature, etl V vient fermer plus ou moins complè la cheminée T. La spirale R s'échauffe, s tance augmente et diminue l'intens champ magnétique de la machine. Si

Fig. 813. —Régulateur E. Thomson.

ce de potentiel diminue, un électro-aide contrôle C, également monté en dérin sur les conducteurs principaux ab, rompt rivation de l'électro-aimant M, qui cesse rer son armature; le levier U obéit alors ssort antagoniste, et la valve V ouvre larnt la cheminée T, ce qui permet un refroiment énergique de la résistance R.

iir cela la dérivation de l'électro-aimant M irend un contact fixe D et une vis S Cu^ée itrémité du levier L, qui porte l'armature électro-aimant C et qui est équilibré par oids variable W, suspendu à son autre exilé, et par un curseur mobile W ; on obtient un réglage très délicat. Lorsque la diffé-

DlCTIONNAIRE D'ÉLECTRICITÉ.

rence de potentiel faiblit, l'attraction de \\ tro-aimant G diminue, et, sous l'action des i W et W, la vis S s'écai-te de D, mais d'une petite quantité. La dérivation de l'électr étant rompue, celui-ci cesse d'attirer son ar ture, et la valve V s'ouvre complètement, condensateur G empêche la production d'é celles en D, lorsqu'on interrompt la dérival de M.

M. Lahmeyer, d'Aix-la-Chapelle, a donm nom de régulateur de tension à distance (Fe pannungsregulator) à un appareil qui sei plusieurs usages, notamment à intercaler résistances dans le circuit inducteur ou dan circuit induit d'une dynamo.

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

Il se compose d'un lube de cuivre rempli à sa partie inférieure de mercure, dans lequel flotte un noyau de fer doux. Ce tube est à Tintérieur d'un solénoïde parcouru par le courant principal; il est surmonté d'une série de disques de cuivre isolés, entre lesquels sont intercalées les résistances régulatrices. Le mercure sert à relier ces disques. Le noyau est entouré à la partie supérieure d'un tube de verre qui porte une graduation empirique en ampères et un appareil d'arrêt (fip. 814).

Fig. 814. — H(''gulatcur I^hmcyer (HartraaDn et Hrauu, Bockenhoim, Francfort-sur-le-Mein).

L'appareil sert d'abord, étant donnés une force électromotrice constante de la machine

et un travail variable à fournir par le conducteur, à maintenir une tension constante aux extrémités de ce conducteur en intercalant ou retirant des résistances régulatrices. Il permet aussi d'insérer, au lieu de résistances, des accumulateurs dont la force électromotrice soit dirigée, suivant les cas, dans le même sens que celle de la machine ou en sens contraire. Il peut enfin servir à intercaler les résistances de rt^glage dans le circuit inducteur des machines excitées en dérivation. Le courant dérivé passe alors dans le mercure, et le courant principal traverse seulement le solénoïde. Ainsi modifié, ce régulateur est employé avec les machines à tension constante pour charger les accumulateurs et pour régler des moteurs à un nombre de tours exactement constant.

Nous signalerons enfin Ja disposition appliquée par MM. Clarke, Chapman, Parsons etC", à leurs installations de machines commandées par une turbine à vapeur, et qui consiste à rendre constante la différence de potentiel en agissant sur la valve d'admission de vapeur de la turbine. Pour cela, au-dessus de la pièce polaire supérieure des électro-aimants est placée une pointe métallique, qui attire une pièce de fer doux mobile autour d'un pivot. L'attraction augmente avec la force électromotrice, et cette pièce tourne d'un angle variable, entraînant une fourchette qui vient fermer plus ou moins complètement l'ouverture d'un tuyau à l'entrée duquel est placé un soufflet, et dont l'air est aspiré par une petite pompe calée sur l'arbre de la machine à vapeur. Quand l'orifice se ferme, l'air n'arrivant plus dans le tuyau, le vide se fait dans une capsule, qui s'aplatit. Ce mouvement commande une tige qui diminue l'admission de la vapeur.

Lorsque la machine est excitée en série, les résistances se placent de préférence sur le circuit induit. C'est généralement dans le circuit extérieur qu'on les introduit : les rhéostats peuvent servir à cet usage, ainsi que les régulateurs décrits dans le paragraphe précédent. M. Wartmann a fait usage d'un rhéostat qu'entraînait un mouvement d'horlogerie commandé par l'armature d'un électro-aimant.

Quand le courant s'affaiblit, l'armature laisse aller le mécanisme, et le rhéostat s'enroule, diminuant la résistance. Quand Tinteusité a repris sa valeur normale, l'armature est attirée de nouveau, et le mouvement est enclenché. Cet appareil à l'inconvénient de ne compenser que les afTaiblissements du courant.

M. Edison se sert pour les faibles intensités

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

d'un régulateur à poudre de charbon, dont on fait varier la résistance en la comprimant plus ou moins fortement.

Plusieurs inventeurs ont utilisé la décomposition de Teau par le courant pour faire enfoncer plus ou moins profondément dans le liquide deux lames de platine dont la résistance varie avec la hauteur immergée. Mais i'électrolyse produit une perle d'énergie inutile.

Le régulateur de M. Siemens se compose d'une lame mince de platine qui s'échauffe par le passage du courant, et dont la dilatation plus

ou moins grande introduit ou supprime un certain nombre de spires de fil de platine. Cet appareil a été modifié par M. Hospitalier.

Au lieu d'introduire des résistances dans l'un des deux circuits, on peut modifier la force électromotrice en déplaçant les balais : on sait en effet qu'en les faisant tourner de 90° on peut faire décroître la différence de potentiel depuis son maximum jusqu'à zéro. Certains modèles de dynamos sont pourvus de régulateurs destinés à modifier automatiquement l'angle de calage des balais.

Fig. HI.H. — Diagramme du r^'-giilateur Thomson-Houslon.

Les dynamos à arc Thomson-Houston sont munies d'un régulateur de ce genre qui se voit à gauche (fig. 570, page 488). La figure 81 o montre le principe de cet appareil et le schéma des communications. CC représentent les inducteurs, A le collecteur et BB les balais. Le ré- ^'ulateur est constitué par Télectro-aimaint H, de faible résistance, dont le pôle inférieur K est de forme parabolique. Cet électro-aimant est iïxé au bâti delà machine par un cadre en forme d'U renversé, dont la branche de gauche est seule figurée, et intercalé dans le circuit principal. L'armature L est montée sur pivots entre les branches du cadre, et construite de manière

que ses extrémités puissent se mouvoir à des distances égales par rapport au cadre et tournent facilement autour des pivots; elle est percée d'une ouverture circulaire assez large pour qu'elle puisse se mouvoir sans toucher le pôle. L'attraction de l'électro-aimant agit sur le levier M et modifie automatiquement la position des balais. La forme parabolique du pôle K sert à produire une attraction plus régulière" dans les différentes positions de l'armature. Pour empêcher un mouvement trop brusque du levier M, on l'a fixé au cylindre d'une pompe à glycérine, dont le piston reste fixe (fig. 816). Mais, si le courant passait directement par

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

Fig. 816. '- Régulateur Thomson- Houston.

Télectro-aimant H, l'appareil ne serait pas assez sensible. Aussi on intercale dans le circuit un

Fig. 8i7. ~.Électro-«tiiaiit 6e rx •

appareil de contrôle (ûg. 815,, fcrsolénoîdes EE, dont les no\*aux FF f i

Fig. 818. ~ Régulateur Sperry (Sperr}' Electric Company, Chicago, nitnois).

par une culasse et suspendus à un ressort susceptible d'être réglé.

La culasse porte à sa partie inférieure un

contact en argent placé au-dessus ti iïxe D. Si le courant a son inlen^it' ^ régulateur H est placé en court c -

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

D. Si rintensité augmente, les noyaux attirés et le contact D se trouve rompu : nt traverse H et la tige M agit sûr les Une résistance de charbon N, placée en Dn, empêche les étincelles quand on

rompt le contact D. Les figures 816 et 817 sentent séparément le régulateur avec sa et l'électro-aimant de contrôle.

Les dynamos Sperry, décrites plushau munies d'un régulateur très original, q

Fig. 819. —Détails du régulateur Sperry (Sperry Electric Company, Chicago, UliDols).

3 à l'arbre de la dynamo l'énergie mécanécessaire à son fonctionnement et qui

tmmandé par une palette de fer mobile

t l'un des inducteurs, qui sont montés en Le réglage s'obtient donc par les varia-

du courant, sans l'emploi d'aucun organe

ique intermédiaire.

Ce régulateur est représenté en perspect (fig. 818); la figure 819 en montre les dél en projection verticale et horizontale.

L'arbre de la machine commande, à 1'^: d'une corde, une poulie P dont l'axe porte excentrique E, destiné à imprimer, par Tin raédiaire d'une petite bielle B, un mouveni

RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE

de va-et-vient continu à une pièce N, montée sur une glissière G. Cette pièce porte deux cliquets CC, reliés par une tige articulée a et pouvant engrener avec la crémaillère M, qui porte deux dentures opposées. Quand le courant possède son intensité normale, les cliquets gardent une position intermédiaire et n'engrènent ni Tun ni Tautre.

Si rintensité augmente, la palette de fer doux F, placée devant l'inducteur I, est attirée plus fortement par celui-ci ; elle tourne autour de son axe en entraînant le levier de buttée L, qui fait corps avec elle. Ce levier appuie sur le cliquet C et le fait engrener avec la crémaillère inférieure, qui produit le déplacement des balais dans le sens des potentiels décroissants. Si rintensité diminue, l'attraction de l'inducteur I devient plus faible, et la palette F s'en écarte sous l'action du ressort R. Le ressort r fait abaisser le système CaC ; le cliquet C engrène avec la crémaillère supérieure, et les balais sont déplacés dans le sens des potentiels croissants. Lorsque le courant a repris sa valeur normale, le système CaC reprend une position intermédiaire sous l'action de l'inducteur I et des ressorts R etr, et la crémaillère n'engrène plus.

Régnlateors de pression. — Appareil électrique servant à régulariser le pression du gaz d'éclairage.

L'un des premiers est celui de MM. Giroud et Bréguet (18oo), qui se compose d'un manomètre à mercure, à air libre, placé au point où l'on veut produire la régularisation, et muni d'un flotteur qui vient fermer deux circuits distincts, suivant que le manomètre atteint l'une ou l'autre des deux limites fixées. Les deux courants ainsi produits se rendent à un moteur à poids placé près de la vanne de distribution, et le font tourner chacun dans un sens différent, ce qui augmente ou diminue l'ouverture traversée par le gaz.

Dans l'appareil de MM. Chardin et Prayer, le transmetteur est analogue au précédent, mais le régulateur actionné par les deux circuits est différent. Il est formé d'un mécanisme d'horlogerie commandé par un électro-aimant et disposé de manière à se remonter automatiquement.

Le régulateur de M. Servier est plutôt un indicateur de pression ; les contacts établis par le flotteur ferment un courant qui actionne un avertisseur placé à l'usine; la régulation se fait à la main. (Voy. Manomètre avertisseur.)

Régulateurs de température. — L'organe principal de ces appareils est généralement un réservoir à air ou à liquide, placé dans l'enceinte dont on veut maintenir la température

constante, et communiquant avec un tube en l placé au dehors et contenant une certaine quantité de mercure. Un Al de platine comitoonique sans cesse avec le mercure ; un autre est placé dans la branche ouverte, uri peu andessus du niveau du liquide. Quand la température dépasse la limite fixée, le mercure en s'élevant vient toucher le second fil et ferme un circuit comprenant une pile et l'appareil électrique chargé de produire les variations de température, appareil qui varie suivant les systèmes.

Dans le régulateur de M. d'Arsonval, cet appareil est un électro-aimant vertical, placé dans une boîte cylindrique dont la base supérieure est une membrane élastique, portant au centre une plaque de fer doux. Le nuyau de cet électro est un tube creux par lequel arrive à la partie inférieure le gaz d'éclairage, qui se répand ensuite dans la boite cylindrique et se rend au brûleur par un tuyau latéral. Loi-sque la température dépasse la limite fii^ée^ un contact est établi, comme nous l'avons expliqué plus haut, et le courant traverse l'électro-aimant, qui attii-e la plaque de fer doux; la membrane élastique vient fermer en partie le tube creux de l'électro, ce qui force le courant de gaz à se ralentir, et diminue la quantité de chaleur fournie.

M. d'Arsonval a combiné un autre régulateur analogue pour le cas où Ton emploie, au lieu de gaz, une lampe à alcool ou à essence. Un levier, mobile autour de son centre, porte à l'une de ses extrémités l'armature d'un électro-aimant vertical, à l'autre un tube qui entoure le portemèche de la lampe. Lorsque le courant ne pas"^e pas, ce tube occupe la position la plus basse, la mèche est à découvert et la flamme est au maximum. Lorsque la température s'élève trop, le courant passe dans l'électro-aimant, qui attire son armature; le tube s'élève, recouvre la flamme en partie et diminue la combustion.

Nous avons décrit, à l'article Couveuse, «n régulateur qui s'applique au cas où la chaleur est fournie par un courant électrique.

Les dispositions qui précèdent conviennent surtout à des appareils de laboratoire; dans l'industrie, elles seraient généralement insuffisantes pour maintenir la température constante dans une grande pièce ou dans un atelier. Dans ce cas, on fait agir le courant plutôt sur les orifices d'admission de l'air chaud venant du calorifère que sur la source de chaleur ellemême. Du Moncel a employé la disposition suivante. Le fil positif d'une pile plonge dans le réser^•oi^ d'un thermomètre à mercure; le pôle négatif communique avec deux circuits lermi-

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