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RELAIS

nés par des flls qui plongent dans la lige à des hauteurs un peu différentes. Quand la température dépasse la limite ûxée^ le mercure vient toucher le premier fil négatif, et le courant produit ferme la bouche de chaleur. Si cela ne suffît pas et que la température continue à monter, le mercure s'élève encore un peu et ferme le second circuit, contenant un appareil (lui ouvre une bouche d'air froid.

Régalateors de Titesse. — Appareils servant à régulariser la marche d'un moteur quelconque. 11 en existe un grand nombre. Nous avons décrit plus haut le régulateur très simple adapté par M. Marcel Deprez à son moteur électrique.

Le régulateur de M. Napoli est destiné aux machines à vapeur. La valve d'admission de la vapeur est commandée par une vis sans fin, qui reste immobile tant que la vitesse conserve une valeur normale, «t tourne dans un sens ou dans l'autre quand elle vient à augmenter ou à diminuer; suivant le sens de son mouvement, la vis sans fin ouvre à la vapeur un passage plus ou moins grand. Pour cela, deux électro-aimants tabulaires sont fixés aux deux extrémités de l'arbre de la vis, devant deux poulies, folles sur cet axe, et tournant en sens contraire. Le régulateur à force centrifuge agit sur un ressort placé entre deux boutons, qu'il vient toucher lorsque la vitesse tend à sortir des limites fixées. Le contact avec chacun de ces ,v

boutons lance un courant dans ^^=^^^

Tun des électro-aimants : la poulie correspondante y adhère et entraîne la vis sans fin dans ^ sa rotation. I

Le régulateur de M. Brown »' ^ est destiné aux navires à va- ^s^^^^^-—

peur; il remédie aux accrois- 7^;;;^"-

seraents de vitesse qui se produisent lorsque l'hélice vient à sortir de l'eau par suite du tangage. Un contact situé au bas de la coque est toujours immergé, tandis qu'un autre, placé près de l'axe de l'hélice, sort de Teau en même temps que cet axe. Lorsque les deux contacts sont plongés, l'eau ferme un circuit contenant une petite dynamo et un électro-aimant, dont l'armature est attirée. Lorsque le second contact sort de l'eau, le courant est interrompu ; l'armature, entraînée par un ressort antagoniste, agit sur des organes qui mettent en marche une petite machine à vapeur destinée à fermer la soupape de la machine

principale. On peut même placer plusieurs contacts à des hauteurs différentes, pour régler le jeu de la soupape suivant que l'hélice est plongée plus ou moins complètement.

Le nom de régulateur de vitesse est appliqué aussi à l'un des organes du télégraphe Baudot (Voy. ce mot).

RELAIS. — Appareil employé en télégraphie pour envoyer dans le récepteur le courant d'une pile locale, lorsque le courant de ligne qui parvient à la station est trop faible pour actionner directement ce récepteur. Ainsi, lorsqu'une station A est en communication directe avec une autre station B, située à une grande distance, on serait obligé d'employer en A une pile d'un grand nombre d'éléments ; sinon les courants envoyés par le transmetteur do cette station ne seraient plus assez forts pour faire mouvoir le récepteur de B. On remédie à cet inconvénient en plaçant en B un relais, qui fonctionne sous l'infiuence de ces courants très faibles, pour envoyer dans le récepteur le courant d'une pile locale, d'intensité suffisante pour actionner cet organe. Les passages et les inter-

Fig. SiO. — Relais Morse.

ruptions du courant local doivent être absolument synchrones de ceux du courant de ligne.

Le relais peut aussi être placé, non en B, mais dans une station intermédiaire C; il reçoit alors le courant de la ligne AC et envoie dans le récepteur de B celui de la ligne CB. On lui donne souvent, dans ce cas, le nom de translateur (Voy. ce mot).

On se sert fréquemment d'une sorte de récepteur Morse simplifié (fig. 820). Un électroaimant E communique d'une part avec la ligne, de l'autre avec la terre. Le levier IV, mobile au-

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