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RÉPULSION ÉLECTRIQUE. — RÉSEAU TÉLÉPHONIQUE

RÉPULSION ÉLECTRIQUE. — Propriété que possède un corps électrisé de repousser les corps légers qu'il a d'abord attirés, parce que ces r-orps se chargent à son contact de la mt^me électricité (Voy. Actions électriques).

Répulsion des conrants. — Voy. Électro-dynamique.

RÉPULSION MAGNÉTIQUE. — Propriété que possède un pôle magnétique de repousser un pôle de même nom (Voy. Actions magnétiques et Aimant).

RÉSEAU TÉLÉGRAPHIQUE. — Ensemble d un certain nombre de lignes aériennes, souterraines ou sous-marines, qui sont reliées les unes aux autres.

Le réseau intérieur d'un pays est Tensemble des communications de ce pays, un réseau international Tensemble des communications qui relient plusieurs pays entre eux.

En Europe, les réseaux télégraphiques sont, à part quelques exceptions, exploités directement par les États auxquels ils appartiennent; ceux des États-Unis sont exploités par des Compagnies particulières. Il en est de même des lignes sous-marines.

Dans le réseau français, tous les bureaux d'un arrondissement sont reliés au bureau principal du chef-lieu, tous les bureaux des chefslieux d'arrondissement au bureau du chef-lieu de département. Parmi ces derniers, ceux d'une même région communiquent avec le centre régional, tous les centres régionaux avec Paris et avec les centres les plus voisins. Les fils qui établissent cette communication sont appelés fils principaux de grande communication; ceux qui relient les chefs-lieux aux centres régionaux sont \es fils principaux de moyenne coinmunicalion. Les fils auxiliaires de grande communication servent à réunir un centre régional avec un bureau qui n'est pas au chef-lieu de déparmeiit, ceux de moyenne communication à relier un bureau de chef-lieu avec un bureau principal d'un autre département, ou deux bureaux principaux de départements différents, les fils auxiliaires secondaires à joindre deux bureaux municipaux de départements différents ou bieu un bureau municipal avec un poste de dépôt.

Les /l/s départementaux unissent deux bureaux d'un même département; ils sont dits de grande communication s'il s'agit de deux bureaux principaux, du réseau secondaire^ s'ils réunissent un bureau municipal avec son poste de dépôt.

Les fils de jonction relient un bureau de gare avec lo bureau de l'État situé dans la même localité.

RÉSEAU TÉLÉM ÉTÉOROGRAPHIQUE. - Ré

seau spécial destiné à l'échange quotidien des observations faites dans les divers observatoires météorologiques. Actuellement ce réseau emprunte encore en grande partie les fils du service ordinaire.

RÉSEAU TÉLÉPHONIQUE. — Ensemble d^ lignes téléphoniques reliées entre elles. Ces réseaux ne comprennent que des lignes aérienne'» ou souterraines, les communications téléphoniques n'ayant pas pu encore être établies par le? câbles sous-marins, à cause de la condensation. Les réseaux urbains comprennent l'ensemble des communications d'une même localité, les réseaux interurbains celles des localitt^s différentes; les réseaux internationaux comprennent des bureaux situés dans des pays différents.

Le réseau de Paris est divisé en quartiers qui possèdent chacun un bureau central auxiliaire. Ces bureaux sont tous reliés à un bureau central, ce qui permet d'établir les liaisons suivant la fréquence des communications. La plupart des lignes sont souterraines et placées dans les égouts.

La Société générale des téléphones avait obtenu aux conditions suivantes rautorisation d'organiser des réseaux suburbains autour des réseaux exploités par elle et de relier ces réseaux entre eux. Pour communiquer avec un réseau urbain, l'abonné du réseau suburbain devait payer le montant de l'abonnement à ce réseau urbain, plus une redevance supplémentaire de 600 francs; quand les deux réseaui étaient distants de plus de quatre kilomètres, il devait payer en outre une taxe de 100 francs par kilomètre. Si la ligne qui reliait les deux réseaux était construite en câbles souterrains, cette taxe était majorée de 50 pour 100. Les abonnements ne pouvaient être souscrits pour une période inférieure à cinq ans. Un tarif aussi élevé prit un caractère prohibitif, et il ne se forma aucun réseau suburbain autour des réseaux urbains exploités par la Société.

Sur les réseaux créés par l'État et faisant l'objet d'une exploitation parallèle, un système différent a été appliqué. Ce système consiste a relier à un réseau urbain, dit principal, toutes les petites localités qui les entourent et en sont comme les annexes, puis à relier ces réseaux principaux entre eux, de façon à former un groupe téléphonique. Chaque habitant demandant à être relié à un centre placé en dehors de l'agglomération dont il fait partie doit payer, en sus de l'abonnement urbain, 10 fr.

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE

par kilomètre de fil simple reliant entre eux le bureau du réseau annexe à celui du réseau principal. De plus, tous les abonnés des réseaux annexes ou principaux peuvent communiquer entre eux dans Fintérieur du f^roupe, moyennant le payement d'une surtaxe en déduction de laquelle figure la somme déjà payée pour relier le bureau annexe au bureau principal.

Depuis la reprise par l'État de l'exploitation des réseaux établis par la Société générale des téléphones, les demandes affluent de tous les points de la banlieue de beaucoup de villes, et spécialement de la ville de Paris, en vue d'obtenir des communications téléphoniques suburbaines, aux conditions jusqu'à présent admises sur les réseaux de l'État.

C'est en vue de donner satisfaction à ces demandes que le ministre du commerce a fait signer le décret suivant :

Art. 1". En vue de permettre l'échange des communications téléphoniques entre les abonués des réseaux urbains appartenant à une même région, (les réseaux téléphoniques urbains peuvent être constitués eu groupes téléphoniques.

Les groupes téléphoniques sont élémentaires uu composés.

Art. 3. Le groupe téléphonique élémentaire est formé par la réunion d'un réseau principal et d'un ou plusieurs réseaux annexes reliés au réseau principal par une ou plusieurs lignes téléphoniques directes établies et entretenues aux flrais de l'État.

Art. X. Les abonnés des réseaux aunexes faisant partie d'un même groupe téléphonique élémentaire peuvent obtenir la communication avec tous les abonnés du groupe, à charge par eux de contracter uu abonnement supplémentaire.

La taxe que comporte cet abonnement est de 10 fr. par kilomètre ou fraction de kilomètre de fil simple reliant le bureau du réseau annexe par lequel l'abonné est desservi au bureau central du réseau principal.

Art. 4. Un réseau ne peut être déclaré réseau annexe que si cinq abonnés de ce réseau au moins ont pris l'engagement de contracter Tabonnement supplémentaire.

Art. s. Les abonnés du réseau principal peuvent obteuir gratuitement la communication avec les abonnés de tous les réseaux annexes qui ont contracté l'abonnement supplémentaire.

Art. 6. Le groupe téléphonique composé est formé par la réunion de groupes téléphoniques élémentaires dout les réseaux principaux sont reliés entre eux par une ou plusieurs lignes téléphoniques directes établies et entretenues aux frais de l'État.

Art. 7. Les abonnés des différents réseaux faisant partie d'un même groupe téléphonique composé peuvent obtenir la communication avec tous les abonnés du groupe, à charge par eux de contracter un abonnement supplémentaire dont la taxe minima est de 150 francs par an.

Si le taux de l'abonnement à l'un des réseaux du groupe est plus élevé que celui des autres réseaux,

la taxe comprend en outre la différence entre les taux des deux abonnements.

Art. 8. Le montant de l'abonnement fixé par l'article 3 vient en déduction du montant de l'abonnement fixé par l'article précédent.

Art. 9. Les abonnements supplémentaires aux groupes téléphoniques élémentaires ou composés sont soumis aux règles établies pour les abonnements aux réseaux urbains par le décret du 21 septembre dernier, en tant qu'elles ne sont pas contraires aux dispositions du présent décret,à l'exception toutefois des dispositions relatives aux cercles et établissements ouverts au public, contenues dons les artilces 2 et 9 dudit décret.

Art. 10. Le caractère légal du réseau annexe ou principal et du groupe téléphonique élémentaire ou composé est déclaré par décret rendu en conseil d'État.

Ce décret détermine la taxe à percevoir par application de l'article 7.

Art. 11. Jusqu'au jour où le réseau de la ville de Paris sera entièrement reconstitué, les abonnés des réseaux qui seront déclarés annexes à celui de Paris ne pourront pas exiger la mise eu communication de ces réseaux annexes entre eux.

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE. — Tous les conducteurs offrent au passage du courant une certaine résistance, qui est d'autant plus grande qu'ils sont moins conducteurs. La résistance est l'inverse de la conductibilité; son emploi est beaucoup plus commode dans les calculs.

On nomme résistance spécifique d'un corps la résistance d'un fil dont la longueur et la section sont égales à l'unité. Soit p cette quantité. La résistance d'un fil de longueur / et de section s est

Elle est donc proportionnelle à la longueur et en raison inverse de la section, et de plus elle varie avec la nature de la substance.

Si l'on place plusieurs conducteurs bout à bout, la résistance totale est la somme des résistances

R = »'4-»-, + rj-f-r3-h

Si ces conducteurs sont au contraire placés en dérivation entre deux points d'un circuit, l'intensité est la même que si on les remplaçait par un conducteur unique, dont la conductibilité serait égale à la somme des conductibilités. La résistance R est donc donnée par la formule

D'où

r rj ri

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE

S'il n'y a que deux dérivations, on a

Unité de résistance. — On se sert le plus souvent de l'unité pratique du système électromagnétique C.G.S., qui est Vohm (Voy. ce mot) et qui vaut 10* unités absolues : c'est la résistance d'une colonne de mercure à 0** de i mm. carré de section et d'environ 106 cm. de longueur.

Mesure des résistances. — La méthode la plus simple, mais non la plus précise, consiste à intercaler la résistance inconnue avec un galvanomètre dans le circuit d'une pile. On note la déviation de l'aiguille, puis on remplace la résistance par une autre, dont on puisse faire varier la grandeur à volonté, et l'on ramène la déviation à la même valeur. Cette résistance variable s^obtient soit avec un fil dont on con-

naît la résistance par unité de longueur, soit avec une boite de résistances.

Au lieu de substituer à la résistance inconnue une résistance variable, on peut la remplacer successivement par deux résistances lixe> et connues. On mesure dans les trois cas l'intensité en valeur absolue, et l'on a trois équations entre lesquelles on élimine la force électromotrice et la résistance de la pile. Il reste une équation qui donne la résistance cherchée.

Ces méthodes, simples mais peu précises, sont généralement remplacées par des appareils qui donnent une meilleure approximation.

AfM, Woodhouse et Rawson construisent un appareil très simple, qui permet aux fabricants d'apprécier rapidement les qualités d'un 111 de cuivre ou d'autre métal avant de remployer.

Sur un support d'acajou sont fixées parallèlement deux paires de ciseaux d'une constructioi) particulière, placées exactement à un mètre d.*.

Fig. bii. — Appareil pour l'essai des fils métalliques.

distance, et une bobine étalon de résistance convenable (fig. 822). Le fil à essayer est attaché par un bout à l'extrémité de la bobine, puis tendu soigneusement entre les deux paires de ciseaux qui le serrent sans le couper. Le fil et la bobine sont alors disposés en série dans le circuit d'une pile bien constante, et l'on compare, avec un galvanomètre à réflexion, les difl*érences de potentiel entre les deux bouts de la bobine étalon et entre les deux points du fil serrés par les ciseaux. De là, on déduit facilement la résistance de cette partie du fil. On coupe alors le fil en ces deux points, et on le pèse. Connaissant le poids, la longueur et la résistance, on peut apprécier facilement les qualités du fil. Cette disposition permet de comparer rapidement un grand nombre d'échantillons.

Nous avons décrit plus haut l'ohmmètre de MM. Ayrton et Perry, destiné à mesurer la résistance d'un conducteur traversé par un courant.

La méthode la plus employée est celle du pontdeWheatstone,que nous avons décrite plus haut (Voy. ce mot), et qui convient très bien

dans le cas des résistances moyennes; mais elle est moins bonne pour les résistances très grandes ou très petites.

Les difficultés qu'on rencontre dans la mesure des résistances très faibles sont dues surtout à l'importance relative que prennent k" résistances des points de jonction, et à ce que le conducteur ne peut plus être assimilé à un fil linéaire, ayant deux dimensions négligeables par rapport à la troisième. Parmi les dispositions qui conviennent à ce cas, nous signalerons le pont double de sir W. Thomson et celui de MM. Siemens et Halske (Voy. Pont de Whbatstone) et le microhmmètre (Voy. ce mot).

M. Tait s'est servi avec avantage d'un galvanomètre différentiel pour comparer les résistances de grosses barres métalliques. Les deux barres étant placées en tension dans le circuit d'une pile, on relie l'une des bobines du galvanomèln^ à deux points de la première, l'autre à deux points de la seconde, et l'on règle la dislance de ces points de façon à maintenir l'aiguille au zéro.

Pour les résistances très grandes, la difli-

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE

culte consiste à les équilibrer avec les résistances étalonnées dont on dispose ordinairement. On peut encore employer le pont de W'heatstone, surtout si l'on n'a pas besoin d'une très grande précision.

On peut aussi se servir d'un galvanomètre différentiel, en plaçant un shunt sur la bobine qui correspond à la résistance la plus faible R. Soient m le pouvoir multiplicateur du shunt, i et ti les intensités, g et g^ les résistances des deux bobines, k et Aj deux facteurs proportionnels aux constantes galvanométriques des deux cadres ; on a

ki == Aif'i

Doù l'on tire

A(mR-f-pt)=:Aj(j:-|-^).

Si le galvanomètre est réglé, on démontre qu'on doit avoir A* = Aj et fl'=^j. D'où il reste. wiR = X.

Nous avons compris dans les résistances des deux circuits jr et R la résistance intérieure de la pile, qu'il faudra retrancher. Si le shunt ne suffit pas, on fait passer dans les deux bobines et les deux résistances deux courants distincts, {iroduits dans R par un seul couple et le shunt, dans a; par p éléments. On a alors X = mpR.

Une autre méthode consiste à mettre en série une pile composée d'un grand nombre d'éléments identiques montés en tension et les deux résistances R et a? à comparer. Un pont contenant un galvanomètre est attaché d'une part au point de jonction des deux résistances, de l'autre en un point de la pile. On déplace le second point d'attache jusqu'à ce que le galvanomètre soit au zéro. Si la pile contient n-\-p éléments et qu'il y en ait n du côté de la résistance ♦^talon R, p du côté de a:, d'après les lois des courants dérivés, le courant étant nul dans le pont, l'intensité est constante dans tout le reste du circuit; on a donc

«E = l {7ir -f Hj pE = I (pr + X},

tn appelant E et r la force électromotrice et la rt^sistance intérieure de chaque élément. On tire de là

La mesure de la résistance des diélectriques et celle de Tisolement des cables (Voy. Cable) offrent des exemples de grandes résistances.

Influence de la température. — Généralement la résistance des conducteurs augmente avec la température. Si r© est la résistance à 0<», on admet généralement que la résistance à (° est

r=:ro(l-haO.

Pour les métaux purs, a est à peu près égal au coefficient de dilatation des gaz ; il varie entre 0,0036 et 0,0038. Pour les alliages, il est beaucoup plus faible.

M. Matthiesen a indiqué la formule

r«ro(l+a^ + */«),

dans laquelle on aurait, pour la plupart des métaux purs,

a = 0.003824 ô = + 0,000001 26; pour le mercure

a = 0,0007485 6 = — 0,000000398; pour le maillechort ou argent allemand

Enfin M. W. Siemens considère comme applicable à tous les cas la formule

r=.A + BT' + CT,

dans laquelle T représente la température absolue, c'est-à-dire 273 -f-^

Résistance spécifique des métaux et des ailiai^es à 0° (eu unités électro-magnétiques).

RÉSISTANCE

spécifique.

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