‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 216 sur 310 · VALEUR · texte numérisé non relu

VALEUR

p. 100 do

la variation

pnr^deç.

Argent recuit

— écroui

Cuivre recuit

— écroui

Or recuit

— écroui

Aluminium recuit

Zinc comprimé

Platine recuit

Fer recuit

Nickel recuit

Ëtaîn comprimé

plomb comprimé

Antimoine comprimé

Bismuth comprimé

Mercure liquide

Alliage, 2 parties d'argent, 1 partie platine, en poids, écroui ou recuit

Maillechort (argent allemand) écroui ou recuit. .

Alliage, 2 parties or, 1 argent, en poids, écroui ou recuit

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE

Résistance des liquides. — Elle se détermine comme celle des solides ; on place ordinairement le liquide dans un vase cylindrique, et Ton y introduit deux disques en métal, portés par des fils recouverts d'une enveloppe isolante. La distance de ces électrodes est mesurée avec soin.

Résistance des électrolyies. — Quand un liquide est décomposé par le courant, la mesure de sa résistance devient plus difficile, à cause de la polarisation des électrodes, qui augmente la valeur de la diCférence de potentiel observée entre les électrodes métalliques.

On peut cependant éliminer cette cause d'erreur en employant des électrodes de nature convenable, par exemple des électrodes de zinc dans du sulfate de zinc. En leur donnant une surface très grande par rapport à la longueur de la colonne liquide, et en renversant fréquemment le sens du courant, on peut arriver à faire les mesures avant qu'il se soit produit une polarisation notable.

On peut encore faire deux expériences avec des colonnes de liquide de longueur très différente, mais en laissant au courant à peu près la même intensité et la même durée; on peut alors éliminer facilement l'influence de la polarisation.

MM. Kohlrausch et Nippoldt ont étudié la résistance des mélanges d'acide sulfurique et d'eau. Ils se servaient de courants magnétoélectriques alternatifs, dont la force électro-

1 1 motrice variait de - àrr d'élément Grove, et, au

moyen d'un couple thermo-électrique cuivrefer, ils réduisaient cette force à Vc./. Ai>/^ ^®

Grove. Us ont trouvé que la loi d'Ohm s'applique à cet éleclrolyte, entre ces limites de force électromotrice. La résistance présente un minimum quand le mélange contient - d'acide

sulfurique. Elle diminue quand la température s'élève.

M. Lippmann a fait des mesures en plaçant dans le circuit d'une pile l'électrolyte et une boite de résistances. Un commutateur à mercure permet de relier aux deux fils a? d'un électromètre capillaire les deux extrémités de la colonne liquide ou celles de la boite de résistances. On règle la résistance de la boîte pour que la différence de potentiel entre ses deux extrémités soit la même qu'entre celles de la colonne liquide. La résistance de la caisse est alors égale à celle de l'électrolyte. Le liquide

est placé dans un tube de verre terminé par deux disques métalliques perpendiculaires à son axe. Les parois du tube sont percées de deux trous fins, p etp\ destinés à établir la communication avec l'électromètre, par l'intermédiaire d'ajutages latéraux, mastiqués sur le tube et remplis du même liquide. La polarisation n'intervient pas, la colonnepp' ne contenfiuit aucune électrode traversée par le courant.

Résistance des gaz, — Sous les pressions ordinaires, la résistance des gaz est tellement grande, qu'ils peuvent être considérés comme absolument isolants.

MM. W. de la Rue et Hugo W. Maller, puis M. Varley, ont étudié la résistance des gaz raréfiés dans les tubes destinés à faire passer des décharges. Cette résistance dépend beaucoup plus du diamètre que de la longueur. Étant donnés deux tubes sensiblement de même longueur et de même diamètre, mais présentant, au milieu de leur longueur, une partie capillaire dans l'un, et un diaphragme en verre percé d'un trou dans l'autre, le rapport de la différence des potentiels n'était que 4,31, bien que l'étranglement, dans le premier tube, fût cent vingt-cinq fois plus long que dans l'autre. La résistance était mesurée par un pont de Wheatstone.

M. Varley donne les résultats suivants : « l» Chaque tube exige un certain potentiel pour être amorcé; 2*» une fois ce potentiel minimum P établi, si l'on donne au potentiel les valeurs P-M, P4-2,....P4-«, Fintensilé varie comme les nombres 1, 2, 3, n. Il semble qu'un certain effort soit nécessaire pour traverser le gaz raréfié ; après quoi, ce gaz se comporte comme un conducteur ordinaire, pourvu que l'on retranche de la pile réelle le nombre d'éléments capable de produire le potentiel P. »

« Il semble résulter de ces expériences, dit Maxwell, qu'il y a une sorte de polarisation des électrodes, dont la force électro motrice est d'un certain nombre n de Daniells, et qu'audessous de cette force la pile n'a d'autre effet que d'établir cet état de polarisation. Quand la polarisation a atteint son maximum, l'excès de la force électromotrice au-dessus de n éléments fait passer le courant conformément à la loi d'Ohm.

« La loi du courant à travers un gaz raréfié présente donc une grande analogie avec celle du courant à travers un électrolyte, où il faut tenir compte de la polarisation des électrodes. »

MM. de la Rue et Mûller ont cherché si, en

RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE

coupant les commanications d'un tube à gaz raréfié après la décharge, les électrodes de ce tube sont polarisées chimiquement, comme le seraient celles d'un voltamètre. Le courant obtenu a paru résulter d'une charge statique, et non d'une polarisation chimique.

Résistance des diélectriques. — Nous avons donné plus haut (Voy. Gable) un exemple de mesure de la résistance des diélectriques. Gomme cette résistance augmente avec la durée de Télectrisation, on la mesure généralement au bout d'une minute de charge.

Si on calcule la résistance H d'un condensateur à diélectrique solide, on trouve qu'elle est liée à sa capacité G par la relation

p étant la résistance spécifique et k la constante diélectrique. Ainsi, pour une couche cylindrique de gutta-percha de longueur l, comprise entre deux cylindres métalliques de diamètres d et D (enveloppe isolante d'un câble sous-marin), on a

D'où l'on tire

log. J

Pour la bonne gutta-percha, la résistance spécifique, rapportée au centimètre cube, à 24" G. et après une minute de charge, varie de 389xlO« à 450X10« mégohms, ou de 3,89 X 10s' à 4,o X 10" unités absolues électromagnétiques.

La résistance de la gutta-percha décroît rapidement lorsque la température augmente.

D après MM. Clark et Bright, la formule suivante indique la résistance Rà (• en fonction de la résistance Ro à 0®

Sous une pression p, exprimée ^Tammes, la résistance est

eu kilo-

R;,=:R(1 + 0,00327 iD),

R étant la résistance à la pression ordinaire.

M. Siemens mesure de la manière suivante la résistance des diélectriques : on forme avec la substance un condensateur à grande surface, dont une armature est portée au potentiel P, l'autre étant reliée à la terre, et l'on mesure

DiCTiOÎCNAIRE d'électricité.

le temps t nécessaire pour que ce potentiel tombe à la valeur p. On a

d'où

p=Pc G»

Clog.nép.- Clog.-

En particulier, si Ton prend p= -, on a

Un câble construit avec de la gutta-percha, dont la résistance spécifique est 389 X 10* mégohms, met cent secondes à perdre la moitié de sa charge.

APRkS

qdblqois mmutis d'élbctbisatiom.

Mica

Gutta-percha. .

Gomme laque.

Matière de Hoo-

.,J>er

LboDite

Paraffine

Verre

Air

RÉSISTANCE spécifique.

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