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SIGNAUX ÉLECTRIQUES

inscripteur. L'armature est maintenue horizontale par nn ressort. Quand le courant passe dans les électros, elle se précipite vers les pôles, entraînant le style, qui vient s'appuyer

sur le cylindre tournant. Les noyaux des électro-aimants sont des lames de fer méplates d'une faible masse, et le fil ne fait qu'un petit nombre de tours. Il suffit de fermer le courant

Fig. 84C. — Signal électrique Marcel Deprez.

pendant de seconde pour actionner le

style, et l'effet se produit avec un retard qui ne

dépasse pas rrrr de seconde. Ce petit instru-

ment est donc très sensible; on voit de plus qu'il est disposé de manière à éviter les inconvénients qui résultent du retard inégal de l'aimantation et de la désaimantation et qu'on trouve dans la plupart des électro-aimants. Cet appareil a reçu plusieurs formes différentes.

SIGNAUX ÉLECTRIQUES. — La lumière électrique peut être employée avantageusement pour les signaux de toute espèce. Nous en citerons quelques exemples.

Signaux par ballons captifs. — M. Bruce a imaginé un système de signaux optiques pour la télégraphie, qui a été expérimenté en Belgique en 1887. Un ballon captif, d'une étoffe suffisamment translucide, contenait 6 lampes à incandescence de 20 bougies, disposées sur une tringle qui le traversait de haut en bas. Ces lampes pouvaient recevoir le courant d'une batterie d'accumulateurs par deux fils de cuivre contenus dans le câble qui retenait le ballon. A l'aide de cette disposition, on reproduisait les signaux de l'alphabet Morse en lançant le courant plus ou moins longtemps dans les lampes ; on se servait pour cela d'une clef de Morse. On lit une autre série d'expériences en suspendant les lampes en cercle au-dessous du ballon. Dans les deux séries, les signaux étaient parfaitement compréhensibles à 3 kilomètres.

Signaux électriques de nuit pour la marine. — Les navires pourvus d'une installation d'éclairage électrique emploient également cette lumière pour produire les signaux réglementaires de nuit.

Ces signaux s'obtiennent dans la marine française à l'aide de dix fanaux, hissés sur une vergue, presque parallèlement à la mâture, et divisés en deux groupes, l'un supérieur, l'autre

inférieur. La plupart des autres pays emploient un système de télégraphie optique, formé de signaux analogues à ceux de Morse et obtenus à l'aide d'un fanal, qu'on démasque pendant un temps plus ou moins long. Le système français est plus rapide et plus facile à contrôler.

Sur le Richelieu, dont nous avons décrit page 223 l'installation, 10 lampes de 30 bougies, semblables à celles des feux de route, se placent dans des fanaux ordinaires et sont mises en communication avec le manipulateur, placé dans le kiosque de la Majorité. Ce manipulateur est formé d'une boîte de bois portant 10 commutateurs à bouton, correspondant à chacune des lampes, et autant d'orifices garnis de verres dépolis. Un commutateur général sert à. ouvrir et fermer le circuit total. On prépare d'abord le signal en tournant les boutons relatifs aux lampes qu'on veut allumer, puis on ferme le circuit à l'aide du commutateur général, et le signal apparaît. En même temps une disposition ingénieuse reproduit le schéma du signal sur le manipulateur même, afin d'éviter les erreurs. Ce résultat est obtenu par une lampe à incandescence qui reste toujours allumée dans l'intérieur de la boite et qui éclaire les verres dépolis correspondant aux commutateurs individuels que l'on a tournés. Il suffit d'ouvrir ensuite le commutateur général pour effacer complètement le signal et remettre en place tous les commutateurs individuels.

Le Hoche, dont l'installation est toute récente, possède une disposition analogue. Les commutateurs individuels se composent de touches que l'on abaisse pour former le signal. Le commutateur général ferme le circuit par un mouvement en arrière; un mouvement en avant sert à le rompre et relève toutes les touches primitivement abaissées. Des ampoules à filament de platine, intercalées sur les circuits des lampes, donnent le schéma du signal. Un avertisseur d'extinction est joint à ce dispositif : le

SILURE OU MALAPTÉRURE. — SIPHON POUR PILES.

circuit de chaque lampe comprend un électroaimant, qui, si elle vient à s'éteindre, abandonne son armature. Celle-ci ferme une dérivation, dont le courant allume une lampe de 32 bougies et fait tinter une sonnerie. La lampe et la sonnerie sont les mêmes pour toutes les lampes, mais Tampoule éteinte indique le feu dont le circuit est rompu.

M. de Méritens a combiné un système qui permet d^employer les signaux électriques soit sur un navire à voiles, soit sur un vapeur en station qui n'a pas un générateur en pression. Pour cela, le courant est produit par une petite machine magnéto-électrique, réduction du modèle des phares. Cette machine est munie d'un plateau permutateur portant huit bouchons à vis, que Ton peut placer de manière à grouper à

volonté toutes les bobines deTanneau en quantité pour les signaux français, ou bien moitié en tension et moitié en quantité pour les signaux Morse. Quatre hommes, agissant sur deux manivelles, donnent facilement la vitesse normale, qui est de 50 tours par minute.

Le manipulateur (fig. 847) est analogue aui précédents. Il porte 12 bornes et 12 touches. La première borne à droite reçoit le courant de la machine ; les dix suivantes vont aux dix lampes et la dernière reçoit le fil commun de retour des lampes et celui de la machine. Les dix boutons du milieu sont les commutateurs individuels des lampes, et servent à composer le signai, qu'on allume ensuite à l'aide du bouton de droite et qu'on éteint avec celui de gauche. Pour le système Morse, on fait usage d'un inter-

Fig. 847. — Manipulateur pour signaux optiques.

rupteur semblable à un gros bouton de sonnerie. Cet appareil, essayé en 1882, est en usage aujourd'hui dans la marine française.

SILURE OU MALAPTÉRURE. — Voy. Poisson

ÉLECTRIQUE et ÉlECTROGÈNE.

SIMILITUDES (THÉORÈME DES). - Proposition indiquée par M. Marcel Deprez et dont voici l'énoncé.

Si deux systèmes électro-dynamiques géométriquement semblables, et dont le rapport de similitude est wi, sont parcourus par des courants de même densité, les forces en deux points homologues sont dans le rapport m*.

Cette proposition résulte immédiatement de la formule élémentaire d'Ampère, indiquée page 249.

SINUS (BOUSSOLE DES). — Voy. Boussole.

SIPHON POUR PILES. — L'emploi du siphon

peut être commode pour vider et entretenir les éléments de piles sans avoir besoin de les déplacer. M. Radiguet a imaginé pour cet usage un siphon très simple (fig. 848). La petite branche de cet appareil est entourée d'un tube plus large avec lequel elle communique librement a la partie inférieure. Le haut du tube large reçoit un caoutchouc se terminant par une poire à deux soupapes. Pour amorcer le siphon, on plonge la petite branche dans le liquide, qui sy élève jusqu'au niveau extérieur, ainsi que dans le tube large. On souffle alors doucement dans celui-ci : le liquide est refoulé dans le vase extérieur; mais l'orifice inférieur, étant très étroit, lui livre un passage insuffisant; une partie s'élève donc dans la petite branche et amorce le siphon. Pour le désamorcer, on souffle rapidement trois ou quatre fois : l'air, ne trouvant

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