SISMOGRAPHE ÉLECTRIQUE
délicat. Lors du tremblement de terre du 23 fé- | vrier i887, deux de ces instruments établis,
l'un û l'Observatoire de San Luca, près de Bo- | logno, l'autre à Rome, à TObservatoire de
SOLÉNOIDE ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE.
M. de liossi, oui signedé la secousse principale, quoique le phénomène soit passé complètement inaperçu de la population à Rome.
Pour étudier la vitesse de propagation des mouvements du sol, MM. Fouqué et Michel Lévy ont employé un enregistreur photographique très simple. Une lampe à incandescence S, à filament rectiligne et vertical, alimentée par la
pile n, est placée derrière un diaphragme (fig. 851). Les rayons lumineux qui traversent cet orifice tombent sur une lentille L, qui les concentre sur un bain de mercure M, placé dans un vase de fer. Les rayons réfléchis vont frapper à travers un petit orifice circulaire une plaque photographique P, placée dans une chambre noire et fixée sur un disque D, qu'un mouve-
. 85i. — Schéma de l'image produite par une secousse.
ment d'horlogerie fait tourner uniformément autour de Taxe horizontal o. 1-^rsque le sol est immobile, on trouve sur la plaque, au développement, un cercle d'épaisseur et d'intensité constante. Lorsqu'une secousse parvient à l'ap- [>areil, la surface du mercure se ride, et Timage >élargit en une large pénombre, comme le montre la figure 852. Dans des expériences faites au Creusot, la secousse produite par le marteau pilon de 100 tonnes a pu être observée jusqu'à i050 mètres.
SOLËNOIDE ÉLECTROMAGNÉTIQUE. — On appelle solénoïde ou cylindre électro-magnétique un système de courants circulaires égaux, parallèles et équidistants. Chacun de ces courants peut être remplacé par le feuillet de raème contour (Voy. Feuillet et Électro-dynamh^ie), et par suite le système équivaut à un cylindre aimanté uniformément, ayant sur ses deux bases une densité magnétique ni, et ayant pour moment nlS, I étant l'intensité du courant et n le nombre des cercles par unité de longueur.
Pour réaliser un solénoïde, on enroule un fil en spirale sur un cylindre. D'après le principe des courants sinueux, chaque spire équivaut à
Fig. 833. — SoIénoTdes.
un courant ayant les mêmes extrémités, par exemple un cercle et une partie rectiligne. On annule l'action des parties rectilignes en recourbant le fil aux deux bouts et le faisant re-
SON ÉLECTROLYTIQUE. — SOXiNERIE ÉLECTRIQUE.
venir sur lui-même parallèlement à l'axe du système (fig. 853).
Un solénoide ainsi constitué se comporte comme un véritable aimant. Ainsi le solénoïde mobile, placé sur le support de la figure 274, s'oriente suivant le méridien magnétique, de sorte que le courant ait le pôle nord à sa gauche. Si Ton remplace le multiplicateur M par le solénoïde fixe, on voit que les pôles de nom contraire s'attirent et que les pôles de même nom se repoussent. Il en est encore de même si l'on fait agir un aimant sur le solénoïde mobile ou le solénoïde ûxe sur une aif<uille aimantée. L'appareil a donc bien toutes les propriétés d'un aimant.
Il y a cependant une différence essentielle : les pôles d'un solénoïde sont exactement sur les faces terminales, tandis que ceux d'un aimant sont à une certaine distance des extrémités.
On donne encore le nom de solénoïde à un système formé par des courants infiniment petit», ayant même surface et même intensité, et placés à des distances égales et infiniment petites, sur une courbe de forme quelconque, appelée directrice (Voy. Filet solénoïdal).
SON ÊLEGTROLTTIQUE. —Sorte de bourdonnement qui accompagne l'électrolyse de certains liquides, lorsqu'on emploie des électrodes de mercure. La précipitation de certains métaux, et notamment de Tantimoine, donne un son analogue.
SON (LIRE AU). — Comprendre une dépêche Morse sans lire les caractères tracés sur le papier, en entendant seulement le son produit par le fonctionnement du récepteur. Dans certains pays, on n'emploie que des récepteurs simplifiés, appelés sounders, et on lit les dépêches au son, sans les imprimer. (Voy. Télégraphie MILITAIRE.)
SONDE ÉLECTRIQUE ET MIGROTËLËPHONI- QUE. — Voy. Explorateur.
SONDE MARINE. — Appareil électrique destiné à remplacer le plomb de sonde. La sonde de M. Irish est formée d'un cylindre vertical, contenant du mercure, et porté par une corde renfermant un double conducteur souple. Les deux extrémités des fils viennent se terminer dans la boite cylindrique. Le circuit contient une pile et une sonnerie. Tant que la sonde descend, le mercure ne mouille pas les fils, le circuit est ouvert. Lorsqu'elle touche le fond, le cylindre s'incline, le mercure ferme le circuit, et la sonnerie tinte. Une aiguille, mobile sur un cadran, indique la longueur de
corde déroulée. M. de la Croix a imaginé un autre appareil analogue.
SONNERIE ÉLECTRIQUE. — Sonnene actionnée par un courant électrique. Ce couranl peut être fourni par une pile on par une petil»machine magnéto-électrique ; il y en a même qui empruntent l'énergie nécessaire aux courants induits engendrés par le fonctionnement du bouton d'appel.
Sonneries pour les usages domestiques.
Avantages des sonneries électriques, —Les sonneries forment certainement Tapplication domestique la plus répandue aujourd'hui de l'électricité; c'est en effet la plus simple à installer, la moins coûteuse et celle qui donne jusqu'à présent les meilleurs résultats. Les sonnerie? électriques sont à tous les points de vue préférables aux anciens systèmes à tirage, que leur installation difficile et leur entretien dispendieux tendent à faire abandonner de plus eu plus. Avec les sonneries électriques au contraire, aucun ennui de ce genre : avec un peu de soin, chacun peut les installer soi-même, quel que soit le nombre des détours que doiTenl faire les conducteurs; l'entretien est insignifiant et, une fois posées, rien n'entrave leur fonctionnement.
Sonneries trembleuses. — Les sonneries électriques se composent d'ordinaire d'un électroaimant E en fer à cheval (fig. 8o4) et d'une ar-
Fig. 85-i. — Sonnerie trembleusc, forme pendante.
mature de fer doux a, dont la tige fait ressort et la maintient écartée de l'électro et en coniaci avec un ressort C. Le courant qui arrive par la borne m traverse l'électro-aimant, l'arma-
SONNERIE ÉLECTRIQUE
ture, et retourne à la pile par le ressort C et la borne «. Mais le fer doux de Télectro attire immédiatement l'armature, ce qui interrompt le circuit au contact du ressort ; le courant cesî^antde passer, Tarmature revient à sa première
Fig. H55. — Souucrio li*einbieuse sur plaque de métal.
position et rét€U[)lit le contact avec C. L'armalure continuera donc à osciller ainsi entre le ressort et Télectro, aussi longtemps qu'on enverra le courant dans l'appareil, et. chaque fois quelle s'approchera de l'électro-aimant, le marteau P viendra frapper le timbre T.
La figure 855 montre un modèle un peu différent. Le ressort que nous avons appelé C est fixé
Kig. 856. — Sonnerie losange.
à l'armature, et vient toucher la pointe d'une vis placée latéralement et qui communique
Kig. 857. — Sonuerie ronde, systôme de Kedau.
avec le fil de retour. C'est entre le ressort et la pointe de la vis que se produit l'interrup-
tion chaque fois que l'armature s'approche de l'électro. La vis doit être enfoncée jusqu'à
SONNERIE ÉLECTRIQUE
ce qu'elle appuie suffisamment sur le ressort.
Dans les modèles soignés, on a coutume de monter aujourd'hui tous les organes sur une même plaque de métal, et la vis est maintenue fortement serrée par un contre-écrou ; de cette manière les différents organes ne peuvent se déplacer et Tappareil est à peu près indéréglable. C'est la disposition que représente la figure précédente. La sonnerie se pend au mur à Taide de deux clous à crochet, et une boîte de bois recouvre le mécanisme, à l'exception du timbre et du marteau, pour le préserver de la poussière. Le timbre peut prendre des dimensions et des formes très variées pour permettre de distinguer les appels de plusieurs sonneries voisines. Il peut avoir la forme d'une clochette ou d'un grelot; le bronze peut aussi être remplacé par du bois de gaïac, qui donne un son mat très distinct, mais beaucoup moins bruyant, ou même par du cristal.
Sonnerie losange. — On a cherché à donner aux sonneries un certain nombre de formes plus commodes ou plus gracieuses que la précédente. Le principe est toujours le même, mais la disposition des organes varie avec la forme.
Telle est la sonnerie losange (fig. 856), construite par MM. Woodhouse et Rawson. Un losange d'ardoise, qui se fixe au mur par deux vis, porte en haut un électro-aimant droit, et en bas le timbre. L'armature, ùxée au sommet de l'électro-aimant, est attirée par le pôle inférieur; l'interruption se produit au contact d'une vis qu'on voit à gauche de l'armature.
Sonnerie ronde. — La sonnerie de forme ronde, imaginée par M. de Redon (fig. 857), a ravantage de fonctionner également bien dans toutes les positions. L'électro-aimant est fixé à plat sur le socle; l'armature, que l'on voit en avant, oscille autour de son bord inférieur; elle porte une tige recourbée en demi-cercle et munie d'un marteau qui frappe sur le timbre. Celui-ci recouvre complètement tous les organes. Une petite colonne porte la vis qui produit les interruptions.
Sonnerie ovoïde, — M. L. Borel a exposé en 1889 des sonneries d'une forme nouvelle et très élégante (fig. 8o8). Le timbre, de forme arrondie, recouvre la partie supérieure ; une calotte métallique maintenue parunécrou achève d'envelopper les organes.
La disposition intérieure présente quelques modifications : le marteau est distinct de l'armature, dont il se sépare à chaque attraction pour frapper un coup; il sert en même temps
à interrompre le circuit, et la force de l'électroaimant est utilisée d'une manière plus complète, la rupture ayant lieu seulement quand l'armature a touché les noyaux. L'armature, une foi:> réglée, fonctionne également bien avec des courants d'intensité double ou triple. Le marteau
Fig. 858. — Somierios ovoTdes.
n'a pas de vibration latérale; à cause de ^o^ indépendance, il a un mouvement parfailonuMit isochrone, et plusieurs sonneries, mises en d*^rivation dans le même circuit, vibrent synchroniquement. L'appareil se suspend à une volute en fer, directement ou par l'internïédiaire d'un conducteur souple. Les fils qui amènent le courant suivent le contour intérieur de la volute. Cloches électriques. — Plusieurs invenlt»urs. notamment M. Jensen, ont remplacé le timbr»' par une cloche, qui protège les organes int»'rieui-s, de sorte qu'on peut les placer au gran«l air, et qui a l'avantage de donner un son plu^
SONNERIE ÉLECTRIQUE
musical. L'électro -aimant est fixé verticale-
Kijî. 839. — Cloche éleclri4|ue, sjstùnie Jcusen.
ment à Tintérieur delà cloche (ftg. 859) et reçoit 1^ courant par les points d'attache de celle-
ci. Les pôles de Télectro, placés à la partie inférieure, forment une petite saillie vers la droite, et attirent Tarmature, qu'on voit du même côté; cette armature peut tourner autour d'un axe horizontal, placé à la partie supérieure de la cloche, et elle entraine le marteau, situé de Tautre côté de l'électro-aimant. L'inspection de la figure permet de comprendre le fonctionnement, qui est le même que dans les sonneries.
Dans d'autres modèles, les pôles se terminent en biseau et l'armature est disposée au-dessous dans une position inclinée, de sorte que le marteau vienne frapper le bord de la cloche lorsque cette armature oscille autour de son arête horizontale. Les cloches se placent d'ordinaire à l'extrémité d'une potence, qui sert en même temps à établir les communications.
Trompette et sirène Zigang. — La trompette Zigang, destinée à remplacer les sonneries d'appartement, se rapproche beaucoup des appareils classiques connus sous le nom de sirène de Froment. Le marteau et le timbre sont supprimés et le son est produit par la vibration de l'armature. Un électro-aimant boiteux est disposé dans un tube de laiton (Og. 860), parallèlement à l'axe; en regard de ses extrémités, qui sont tournées vers l'ouverture, se trouve une plaque vibrante sur laquelle est fixée une petite lame de fer doux. Une vis, terminée par une pointe de platine, vient toucher cette lame, et le courant qui a traversé l'électro passe par la plaque vibrante et par la vis pour retourner à la pile. Cette disposition ressemble
Fig. 8G0. — Trompette et sirène Zigang.
<ionc beaucoup à celle d'une sonnerie : les interruptions se produisent de même au contact
de la vis et de la plaque. On peut faire varier le son entre certaines limites en enfonçant plus
SONNERIE ÉLECTRIQUE
ou moins la vis de réglage. Le tube de laiton sert à protéger les organes intérieurs et aussi à renforcer le son. Cet appareil a l'avantage de fonctionner dans toutes les positions; on peut remployer concurremment avec une sonnerie : les deux sons se distinjçueront facilement sans qu'il soit nécessaire d*avoir recoursàun tableau indicateur. Le second modèle renferme un appareil semblable, mais plus puissant, auquel Tauteur a donné le nom de sirène : il sert à produire des signaux sonores très intenses et s'applique aux grandes usines, chantiers, g^res de marchandises, bateaux, tramways, etc. Il exige 8 éléments Leclanché, tandis que le premier fonctionne facilement avec deux, comme une sonnerie ordinaire.
Tableaux indicateurs. — Dans les grands appartements, les hôtels, etc., il serait impossible de distinguer les sons de diverses sonneries et de reconnaître d'où viennent les appels. On fait alors usage de tableaux indicateurs (Voy. ce mot).
Boutons d'appel. — Pour lancer le courant dans une sonnerie, on emploie généralement des interrupteurs particuliers. Le plus simple
et le plus employé est certaii . \ d'appel (fig. 861). Sur un di>r I fixés deux ressorts recourb*f<. i tés libres viennent aboutir I uv i l'autre. On dénude soigneu>e2< deux conducteurs qui viennru: i l'autre de la sonnerie ; on les !j j petit trou pratiqué dans le disi:
les serre sous les vis qui rtikt:
ressorts : l'appareil est aIor> i l'aide de deux vis, et Tonrecoa couvercle de bois tourné, aa - 1 a placé un bouton d'iroliv. u doigt sur ce bouton, on am^n' i extrémités des deux ressort? fermé. Lorsqu'on cesse d'appoTi du ressort antérieur ramèn»- 1- i sition première et rompt le c l
Fig. 861. — Boulon d'appel.
Rg. 86i. — Poi« . ^
rie cesse de se faire entendre. Nous avons décrit plus haut des boutons du même genre qui servent en même temps d'avei^tisseurs d'incendie (Voy. ce mot).
L'interrupteur précédent convient seulement lorsqu'on doit le fixer sur un mur : il a alors l'avantage d'être peu coûteux, facile à poser et à dissimuler si on le désire. Mais il y a bien des cas où il est préférable d'avoir à portée de sa main un cordon plus ou moins analogue à celui des anciennes sonnettes : ainsi au-dessus d'une table de travail, dans une salle à manger ou dans une chambre à coucher. On fait souvent alors usage d'une poire en bois dont la disposition intérieure est la même que celle du
bouton précédent. Vers Textrrn la poire est coupée perpeni i son axe, et sa coupe prés^^ntr figure 861 : elle porte deux re*.^'^ qu'on peut amener au contact il nière, en pressant un bouton n i TappareiL Les conducteurs pt^ntie supérieure de la poire et arrr^ ressorts au moyen d'un trou r ' l'axe.
Ces conducteurs sont ordinal- ' et réunis en un seul cordon, f ' au plafond par une rosace en \^^jusqu'au mur, où il se relie it- ' naires.
SONNERIE ÉLECTRIQUE
es bureaux, on peut faire usage de us grosses, autour desquelles sont dîsusieurs boutons identiques, mais qui ndent à des circuits différents (fig. 862).
î3. — Contacts mulUpIes pour bureaux (Mildé).
souple doit contenir le nombre de fils re : cette disposition permet de faire, à in seul appareil, des appels dans plurections.
On peut encore réunir plusieurs boute une même planchette ou faire usage de t( analogues à celles d'un piano (fîg. 863) agissent comme les appareils précédents
Tirages et pédales. — D'autres interru présentent une disposition extérieure fait semblable à celle des anciennes sonr au lieu d'appuyer sur un bouton, on ti cordon. Les conducteurs peuvent ainsi s simuler plus facilement, puisqu'il suffit disposer au niveau du plafond, sans les descendre jusqu'à la portée de la mai figure 864 montre deux de ces appareils, le premier, on voit deux ressorts verticau se relèvent à la partie inférieure et comi quent par le haut avec les deux conduct entre ces ressorts est disposée une tig< peut glisser verticalement et porte une tra métallique horizontale. Lorsqu'on tire k don suspendu à cette tige, elle descend ju