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MAGNÉTIQUE

SPECTRO-TÉLÉGRAPHIE. — Méthode de télégraphie optique imaginée par M. La Cour (Voy. Télégraphie).

SPHYGMOPHONE. — STATION CENTRALE.

SPHYGMOPHONE. — Appareil imaginé par le D' Boudet de Paris pour appliquer le microphone à rétude du pouls et des bruits de la circulation. Le microphone (flg. 882) est formé de deux charbons HD. Le charbon inférieur H

Fig. 882. — Spbygmophone.

est fixé à Textri^mité d'un ressort E, qui se trouve en contact avec la partie supérieure d'un bouton explorateur K, réglé par Técrou G. Le charbon supérieur D, suspendu par son centre de gravité, est appuyé sur le charbon H par un papier I plié en deux et faisant ressort. Le bouton C permet de régler la position des charbons. L'appareil se fixe sur le bras par un cordon.

SPIRALE DE R06ET. — Appareil montrant les attractions des courants parallèle? et de même sens.

SPIROGRAPHE. — Appareil électrique imaginé par M. Holmgrem et servant à enregistrer les mouvements respiratoires.

SPOT. — Image donnée sur un écran par le miroir du récepteur sous-marin de Thomson.

SPIUNO-JACK. — Syn. de Jack-Knife.

STATION CENTRALE. — Usine produisant réJectricité et la distribuant aux abonnés pour l'éclairage, la force motrice, etc.

Nous avons indiqué plus haut les différentes solutions proposées jusqu'à ce jour pour réaliser cette distribution (voy. ce mot). Il nous reste donc seulement à décrire sommairement l'installation de ces stations. Nous choisirons quelques exemples parmi les plus récents.

La composition d'une station centrale varie

avec les circonstances locales auxquelles on doit se plier; il est donc impossible d'indiquer des règles fixes. Remarquons cependant que l'éclairage ne peut être interrompu pour aucun motif: on doit donc toujours avoir un matériel de réserve suffisant pour parer à tous les accidents et assurer le service dans tous les cas. La consommation variant suivant les heures, il faut pouToir régler la marche des machines suivant les besoins. Il est bon de disposer ces machines de sorte que chacune d'elles puisse alimenter l'un quelconque des circuits ou plusieurs à la fois ; on peut ainsi ne mettre en marche que le nombre de machines nécessaire, suivant l'accroissement ou le ralentissement de la consommation. Dans ce but, la station comprend, outre les dynamos et les moteurs qui les actionnent, un tableau de distribution (Voy. ce mot) qui permet d'effectuer toutes les combinaisons possibles entre les dynamos et les circuits et qui renferme en outre les instruments de mesure nécessaires pour assurer la régularité du service.

Les stations centrales ont été d'abord établies aux Etats-Unis, où elles se sont multipliés assez rapidement, le prix du gaz étant généralement très élevé. En Europe, elles ont fait leur apparition beaucoup plus tard et se sont peu répandues jusqu'à présent: on n'en trouve guère qu'en France, en Allemagne et en Italie. Elles sont très coûteuses à établir, parce qu'elles exigent un local assez vaste^ qui doit être ordinairement situé dans un quartier assez central, où le terrain est cher. En outre, l'établissement de la canalisation est onéreux ; la station est généralement établie à l'origine pour un nombre de lampes plus grand que celui dont on a besoin, et les appareils ne fonctionnent d'ordinaire que pendant un petit nombre d'heures chaque jour. De plus l'exploitation en Europe est souvent défectueuse, les frais généraux sont exagérés, des extinctions se produiduisent encore quelquefois. Enfin les électriciens ont le tort de rester trop exclusivement sur le terrain économique et de ne pas faire valoir suffisamment les avantagés nombreux de leur système d'éclairage. Gomme nous l'avons dit plus haut (Voy. Éclairage), la lumière électrique ne peut pas actuellement se vendre au même prix que le gaz. C'est une lumière de luxe, très supérieure aux autres au point de vue de l'éclairage, de l'hygiène et du confort; mais ces avantages doivent se payer. 11 est d'ailleurs impossible de fixer le prix de revient de l'éclairage par stations centrales.

STATIQUE (ÉLBCTMCiTÉ). — STÉNOTÉLÉGRAPHIE.

car il dépend de circonstances multiples : importance de la station, étendue du réseau, système de distribution adopté, nature de la force motrice, durée moyenne de Téclairage, cahier des charges, etc.

Station de Saint^Ètienne, — Cette station, établie à la un de 1885, et comprenant actuellement environ 5500 lampes à incandescence, est une application du système Edison. L'usine, placée au centre de la ville, renferme 4 chaudières genre Farcot et 4 moteurs compound, À détente, pouvant développer 70 à 75 chevaux à la pression de 6 kilogrammes. Ces machines peuvent marcher ensemble ou séparément et commandent un arbre unique qui reçoit les transmissions de 7 dynamos Edison, de 120 volts et 375 ampères, dont une sert de rechange.

La canalisation est à trois fils (Voy. Montage) sous une tension de 225 à 230 volts. Les dérivations des lampes sont établies sur les conducteurs principaux ou feeders, qui partent du tableau de distribution. Il y a actuellement deux circuits de feeders disposés de façon que la différence de potentiel soit à peu près la même pour toutes les lampes.

Le premier circuit contient en dérivation, à Tusine, un électro-aimant à grande résistance dont Tarmature est maintenue par un ressort. Lorsque la différence de potentiel aux extrémités du groupe de feeders tend à s'écarter de 100 volts dans un sens ou dans l'autre, l'armature vient rencontrer l'un des deux contacts placés de chaque côté, et ferme un circuit qui renferme une sonnerie et une lampe bleue ou rouge. La sonnerie avertit le mécanicien et la couleur de la lampe lui indique dans quel sens il doit faire le réglage. L'autre circuit est muni d'un voltmètre, que le mécanicien surveille constamment. Le réglage se fait en intercalant des résistances de maillechort entre les feeders et la machine; on le termine en agissant sur la résistance du circuit inducteur.

Les lampes sont du type Edison de 16 bougies. Les abonnés payent 6 centimes par lampe-heure.

Station de Tours. — Fondée en 1886, cette station, qui comporte environ 2,000 lampes à incandescence, est une application des transformateurs Gaulard et Gibbs. Elle comprend 2 machines Weyher et Richemond d'une puissance nominale de 100 et 150 chevaux et 3 dynamos Siemens à courants alternatifs, dont une sert de rechange, excitées par 3 machines Siemens à courant continu.

11 y a deux circuits primaires, d'environ

1 700 mètres chacun, sur lesquels les transformateurs sont disposés en quantité : la tension aux bornes des machines est 850 volts. Les lampes sont des systèmes Swan et Woodhouse et Rawson ; elles absorbent 48 volts et donnent 10 ou 16 bougies, suivant qu'elles consomment 0,6 ou 4 ampère.

Les abonnés payent 5 centimes par lampeheure de 16 bougies, avec un minimum de 4 heures d'éclairage par lampe et par jour. L'usine ne fonctionne que depuis la tombée de la nuit jusqu'à minuit et demi ; hors de ce> limites, il est impossible d'allumer les lampes ou d'employer le courant à un autre usage. D faudrait pour cela maintenir constamment une machine en marche, ce qui augmente beaucoup les frais, ou employer des accumulateurs, ce qui est impossible avec les courants alternatifs exigés par les transformateurs.

Nous avons donné plus haut (Voy. Éclaibage quelques détails sur les stations centrales récemment établies à Paris.

Pour terminer cet article, nous croyons utile de rappeler que le conseil d'hygiène et de salubrité de la Seine s'est préoccupé récemment de savoir s'il ne conviendrait pas de classer le> stations d'électricité parmi les établissements insalubres ou incommodes, À cause des inconvénients qu'elles présentent. Le conseil a conclu, sur un rapport de M. Michel Lévy, qu'il y afait lieu de classer les grandes usines d'électricité, qui sont devenues assez nombreuses dans le département de la Seine pour mettre enjeu une force totale de 10 000 chevaux-vapeur ; la même décision a été prise pour les grandes usines de production de force motrice.

Station cantrala telégrapliiqiie on téliplioniqna. — Syn. de poste ou de bureau central télégraphique ou téléphonique. (Voy. Télôsba- PHis et Téléphonie).

STATIQUE (ÉLKCTHiaTÉ). — Voy. Électricité.

STEARN (Système). — Système de transmission télégraphique duplex, imaginé par Stearn. (Voy. Transmission télégraphique simcltanée.)

STÉGANOTÉLÉORAPHIE ou STËNOTÉLt- GRAPHIE. — Système télégraphique imaginé par M. Gassagnes, en 1886, pour l'expédition rapide des dépêches météorologiques ou antres, et dans lequel la dépêche est reproduite eu signes sténo télégraphiques. La sténotélégraphie est basée sur la combinaison de lasténographii' mécanique et de la télégraphie. Elle peut s'appliquer à toute machine sténographique à clavier, mais elle a été surtout disposée pour la machine Michela, qui représente tous les sons

STÉNOTÉLÉGRAPHIE.

(l'une langue quelconque à Taide de vingt signes et de leurs combinaisons, imprimés en petites lignes distinctes sur une bande de papier. Ces lignes se lisent de gauche à droite.

L'appareil de M. Gassagnes permet d'obtenir, à une station éloignée et avec la même vitesse, la bande sténographique que la machine MicbeJa produit sur place. Le clavier de la machine est placé au départ, les poinçons à l 'arrivée, et les deux pièces sont réunies par la ligne.

Le poste transmetteur (ûg. 883) est muni d'un clavier de vingt touches, portant des contacts électriques reliés alternativement aux pôles positif et négatif de deux piles PP', mises à

la terre par leurs autres pôles. Ces touches communiquent respectivement avec les vingt segments isolés d'un distributeur circulaire D,sur lequel tourne uniformément un frotteur F relié avec la ligne, et qui la met en rapport successivement avec les différents segments.

A Farrivée, la ligne aboutit à un second frotteur F', qui tourne sur un distributeur D' semblable au premier, et dont les segments sont en connexion avec les relais polarisésRi,R2,R3,... Rjo (fig. 884). Pour les petites distances, les deux postes peuvent être réunis par un câble de 20 fils, dont le prix est possible pratiquement jusqu'à une distance de 2 & 3 kilom.

Ligne

f ^ de

Terre

Fik lùtiilM

Fig. 883. — Poste de transmission.

Si les deux appareils sont parfaitement synchrones, le courant émis au départ par rabaissement d*une touche est reçu à l'arrivée dans le relais correspondant. L'armature de ce relais est attirée et ferme le circuit d'une pile locale P'j, qui actionne ies poinçons de l'appareil imprimeur. Pendant un tour du frotteur, tous les signes sténographiques correspondant aux touches abaissées s'impriment sur une même ligne. La bande de papier avance alors d'une petite quantité, ce qui lui permet de recevoir une nouvelle ligne de caractères, et ainsi de suite.

L'organe imprimeur 1 se compose de vingt poinçons, portant les mêmes signes sténogra-

phiques que les touches du manipulateur.

Chacun des poinçons p est commandé par l'armature d'un des électro-aimants e, intercalé avec la pile P', dans un circuit aboutissant d'une part à la borne V, de l'autre à l'un des buttoirs V,, V„ V,, etc. Quand l'armature du relais R correspondant se trouve attirée, c'est-àdire lorsque, à l'autre poste, on appuie sur la touche portant le même signe, ce circuit se trouve fermé, et le poinçon s'appuie sur la bande de papier, qui est enroulée autour de G et passe au-dessus des poinçons.

Après l'impression, les relais sont rappelés à l'aide de courants locaux. Quand le dernier des relais de la combinaison est rappelé, aucun

STÉNOTÉLÉGRAPHÏE.

courant ne traverse plus le circuit de P'^; Tarmature de Télectro-aimant M, placé dans le même circuit/ est alors abandonnée, et le papier avance d'un interligne. L'appareil est prêt à recevoir une nouvelle combinaison de signaux. Après chaque émission, la ligne se trouve mise à la terre automatiquement.

Nous avons supposé les deux Trotteurs parfaitement synchrones ; ce synchronisme est obtenu au moyen de la roue phonique de M. La Cour.

Le frotteur F est calé sur Taxe d'une roue dentée A en fer doux, qui porte une cuvette pleine de mercure destinée à servir de volant.

L'électro-aimant E, placé en regard de cette roue, reçoit de la pile Pj un courant périodiquement interrompu par l'électro-diapason B; le mouvement du diapason est entretenu par la pile Pi et l'électro H. Les bobines de résistanœ SS empêchent les étincelles de rupture. La roae A est d'abord lancée à la main, puis elle continue à tourner régulièrement, grâce aax attractions successives que les dents subissent en passant devant l'électro-aimant E, qui est tour à tour aimanté et désaimanté.

Le poste récepteur est muni d'un système absolument identique, servant à entraîner le

gne^

Courant CorMcteun

dis correcteur Bhéoddh

Beldiî

w. I/tipritiifur

File locdle

Terre

Fig. 884. — Poste de récepUon.

frotteur F'. Un système de correction remédie aux petites inégalités de vitesse qui peuvent se produire.

Les modèles les plus nouveaux sont munis d'un récepteur un peu différent, qui est destiné à fournir des bandes portant non plus des signes sténographiques conventionnels, mais des lettres en caractères typographiques. Gomme le transmetteur n'est pas modifié, le récepteur ne donne pas l'orthographe usuelle; toutes les lettres inutiles sont passées.

Ce nouveau récepteur (fig. 885) comprend quatre roues des types r, r^. Ta, r^, montées à frottement sur l'arbre A : la première, affectée

à la première consonne de chaque syllabe, porte 26 caractères ; la seconde est destinée à la deuxième consonne de chaque syllabe el la troisième aux voyelles; elles portent chacune il caractères ; enfin la dernière, qui est munie de 26 caractères ; imprime la dernière consonne de chaque syllabe. ^Chacune de ces roues est munie d'un limaçon S, portant des dents en nombre égal à celui des caractères de la rou correspondante.

Le distributeur communique, comme dans les anciens modèles, avec les 20 électros E, Ej, Es,... munis d'armatures a, aj, as... Chacune de ces armatures porte une tige ty tt,ti,.'

STÉNOTÉLÉGRAPHIE.

qu'un ressort maintient engagée, au repos, dans une encoche, e, Ci, es,... d'une glissière horizontale G, G{, G2... Ln ressort à boudin R tend à entraîner les glissières vers la gauche.

L'arbre A, qui porte les roues des types, est placé devant ce jeu de 20 glissières. Chaque limaçon S est calé par rapport à la roue correspondante de telle sorte que, si une dent quelconque de la spirale est arrêtée par une des glissières horizontales, la lettre qui correspond à cette dent se trouve en ce moment précis sous le tampon d'impression T. Par conséquent, si l'on abaisse une touche du clavier, Tarmature

de Télectro correspondant est attirée, la tige verticale déclenche la glissière, que le ressort à boudin entraîne vers la gauche. A ce moment, l'extrémité de la glissière se trouve à une distance de Taxe A déterminée par les vis de réglage V, Vi, V,... Si Ton déclenche alors le système des roues des types, l'extrémité de la glissière arrêtera la dent de la spirale située à la même distance qu'elle-même de l'axe de rotation. L'appareil est réglé pour que la lettre correspondante se trouve alors sous le tampon T. Si l'on transmet une syllabe, les quatre glis-

tkmwm -v llUil

Kig. 88j. — Schéma du ivceptcur Cansagnes (nouveau modèle}*

sières correspondantes s'avancent vers les roues des types ; chacune d'elles arrête une dent d'une des spirales, et les quatre lettres s'impriment simultanément; c'est l'arbre A', muni de cames G convenablement disposées, qui donne le coup d'impression; d'autres cames, fixées sur le loéme arbre, repoussent ensuite les glissières, qui reprennent leur position de repos. Les roues des types, entraînées par l'arbre A, achèvent leur rotation et sont arrêtées au blanc par un taquet M, qui les maintient dans cette position, tandis que l'arbre tourne fou. En même temps une came spéciale fait avancer le papier d'un interligne.

Si une roue des types n'est pas employée dans une syllabe, elle fait un tour sans s'arrêter. Si deux ou trois touches doivent être frappées simultanément pour produire une certaine lettre, les déplacements individuels des glissières s'ajoutent les uns aux autres, et permettent d'arrêter la dent convenable.

La figure 886 montre l'ensemble de ce récepteur.

Enfin, M. Gassagnes a introduit diverses modifications permettant d'accroître encore le rendement. On peut transmettre ainsi jusqu'à 200 mots par minute, ce qui permet de suivre la parole d'un orateur quelconque, le débit

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