‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 231 sur 310 · CO · texte numérisé non relu

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SONNERIE ÉLECTRIQUE

M. Postel-Vinay est formé d'une sonnerie sans timbre, renfermée dans un étui en cuivre de 7 centim. de longueur; le marteau frappe sur l'étui. Celui de M. Desruelles est muni d'une aiguille aimantée, qui indique si le courant passe.

Sonneries magnéto-électriqnes.

Ce sont des sonneries actionnées par une petite machine magnéto-électrique. Elles sont

surtout employées en télépbrj i l'emploi des piles, lorsque 1 r:.

téléphones magnétiques; elî^^ - i supprimer Tentretien des pil« Li ont reçu en Amérique le nom i- i Dans certains modèles, le Irii une petite machine maçn^îi»genre Siemens, formée d'nne )>^:^\ entre les pôles de trois aimar.1- 1 suffit de faire faire quelques t !

Fig. S76. — Sonnerie Abdank (Iransmetteur).

velle pour lancer dans le récepteur des courants alternatifs, qui le fonttinler. Ce récepteur est formé en général d'un électro-aimant vertical suspendu par un ressort entre les pôles d'un aimant en U. Quand l'appareil reçoit des courants alternatifs, l'électro-aimant oscille entre les deux pôles, et le marteau, fixé à son extré-

Fig, 877. — Soimene kb^ ^^ I

mité inférieure, frappe sur un ^^ deux timbres placés de part et ^^ figurerons à l'article Téléphone de j phoniques munis de ce genre de ^i M. Abdank-Abakanowicz a va^ nerie magnétique plus simple. I^ ^^ (fig. 876) se compose d'une bc't'i''

SONOMÈTRE OU AUDIOMÈTRE. — SOUDURE ÉLECTRIQUE.

pendue par un ressort eùtre les branches d*an ou de deux aimants permanents. Lorsqu'on saisit le bouton inférieur et qu'on Técarte brusquement de sa position d'équilibre, la bobine continue à osciUer pendant quelques instants. Ce mouvement donne naissance à des courants alternatifs, que deux fils très flexibles transmettent aux fils de ligne. L'appareil est muni d'une disposition spéciale^ qui ferme le circuit seulement lorsqu'on agit sur le transmetteur.

Le récepteur (fig. 877) consiste d'ordinaire en une bobine reliée à la ligne et suspendue entre deux aimants fixes. Cette bobine est enroulée sur une plaque de tôle portée par un ressort et terminée par le marteau. Dès qu'elle est traversée par les courants alternatifs résultant des oscillations du récepteur, son noyau s'aimante et prend alternativement des polarités opposées. Ces changements d'aimantation lui communiquent un mouvement vibratoire, et le marteau qui la termine frappe les timbres à chaque oscillation.

SONOMÈTRE ou AUDIOMËTRE. — Appareil imaginé par M. Hughes pour étudier l'acuité auditive. Deux bobines fixes, placées aux deux extrémités d'une règle divisée, reçoivent le courant d'une pile, interrompu à intervalles ré- ^liers par un microphone, sur le socle duquel est placée une montre. Ces bobines sont enroulées de manière à induire des courants de sens contraire dans une troisième bobine, qui se meut ie long de la règle et communique avec un téléphone. Il y a une position pour laquelle les courants se détruisent, et le téléphone est muet. Cest le zéro. L'acuité auditive se mesure par la longueur dont on peut déplacer la bobine induite avant que le sujet perçoive le son.

Le sonomètre forme l'appareil de mesures de la balance d'induction voltaique (Voy. ce mot) du même auteur. 11 a été appliqué dans l'élec- (ro-acoumètre, le schiséophone, etc.

SOUDURE fiLECTRIQUE. — M. E. Thomson et M. de Benardos ont appliqué l'électricité à la soudure directe des métaux.

Le procédé Thomson consiste à appuyer fortement l'une contre l'autre les deux pièces à souder et à y faire passer un courant très intense. Les deux pièces métalliques rougissent sous l'action du courant, se ramollissent et se soudent intimement. A l'origine, on faisait usage de transformateurs spéciaux, dont le circuit secondaire n'offrait qu'une résistance néf^ligeable. La disposition des appareils ayant été modifiée depuis, nous décrirons seulement ^eux qui figuraient à l'Exposition de 1889.

L'auteur emploie actuellement deux méthodes : dans la méthode directe, qui sert surtout pour les petits objets, les pièces à souder reçoivent le courant même de la dynamo ; dans la méthode indirecte, qui s'applique aux travaux plus importants, les pièces sont reliées à un transformateur, qui transforme le courant de la dynamo en un courant de force électromotrice plus faible, mais de grande intensité.

Pour la méthode directe, on emploie une dynamo bipolaire à courants alternatifs du type supérieur (fig. 878). L'induit porte deux enroulements distincts : l'un donne les courants alternatifs destinés à la soudure ; les courants de l'autre sont redressés et servent à exciter les inducteurs. Avec 2500 tours par minute, cette dynamo donne 20 volts et 4000 à 6000 ampères. Une table à souder placée au-dessus de la dynamo porte deux mâchoires à ressort, reliées respectivement aux deux balais, et qui reçoivent les fils ou les petites tiges à souder. Pour les fils très fins, on se sert de petites mâchoires qui s'adaptent dans les grandes. Un rhéostat, placé sur le circuit inducteur, permet de faire varier l'intensité. Cette disposition permet de souder des fils dont le diamètre varie de 0,o millimètre jusqu'à un centimètre.

Trois autres installalions servent pour la méthode indirecte. L'une comprend une dynamo auto-excitatrice à courants alternatifs et une table à souder qui en est séparée. La dynamo (fig. 879) est à quatre pôles et peut donner 60 ampères et 300 volts à la vitesse de 1500 tours par minute. L'armature porte deux enroulements, comme dans la machine précédente : le courant destiné à l'excitation est transmis à un commutateur & quatre sections, monté sur l'arbre en avant du palier ; il est conduit par deux fils placés dans l'intérieur de l'arbre, qui est creux, et aboutissant l'un aux sections paires du commutateur, l'autre aux sections impaires.

Les courants redressés sont recueillis par deux balais reliés aux inducteurs. Les noyaux des inducteurs sont formés par des lames de fonte et de fer alternées et séparées par du papier. Celui de l'induit est formé de lames de fer isolées par du papier. L'enroulement des inducteurs et de l'induit est calculé pour que le champ magnétique prenne très vite son intensité maxima.

La table à souder (fig. 880) est formée d'une cage métallique renfermant un transformateur, et sur laquelle sont disposées les mâchoires à levier, dont l'une est fixe et l'autre mobile à l'aide d'une roue à main commandant un engre-

SOUDURE ÉLECTRIQUE

nagé à vis sans fin. Le Iransformaleur est composé d'un noyau creux, formé par des rondelles de fer doux serrées par des boulons ; le circuit primaire comprend plusieurs tours de fil enroulés sur ce noyau parallèlement aux génératrices, et le circuit secondaire est consti-

tué par un tube de cuivre placé dans Finlérieur du noyau et relié aux mâchoires par deux barres de même métal.

M. E. Thomson avait exposé encore deux autres installations, dont une était analogue à la précédente, mais plus puissante; la dynamo,

Fig. 878. — Soudure électrique par la méthode directe.

à six pôles et à excitation indépendante, peut donner 120 ampères et 300 volts avec 1000 tours par minute. Le transformateur donne 30 000 à 40 000 ampères avec environ 1 volt, et permet de souder des barres de fer de 25 à 50 millim. de diamètre.

La dernière installation, destinée aussi à la méthode indirecte, comprenait une bobina ihréduciiotij qui permet de graduer Fintensité du courant secondaire, et un commutateur automatique destiné à rompre le circuit dès que la soudure est achevée. Pour cela, un levier lixé à

SOUDURE ÉLECTRIQUE

la mâchoire mobile vient butter sur la tige d'un interrupteur, lorsque cette mâchoire est arrivée au bout de sa course ; il pousse la tige et ouvre le circuit.

La soudure électrique convient à de nombreuses applications. L'opération est si rapide que la perte de chaleur est très faible. On peut même souder des fils recouverts, sans que Ten-

duit isolant soit fondu sur plus de 1 ou 2 centimètres de chaque côté. Cette méthode s'applique aux ouvrages délicats de l'orfèvrerie comme aux travaux de grosse mécanique. Les métaux les plus divers, et même ceux qui résistent le plus aux méthodes ordinaires, fonte, laiton, bronze, maillechort, zinc, étain, plomb, aluminium, peuvent être soudés facilement. Citons,

Vig. 879. — Dynamo pour la soudure par la luéUiode indirecte.

parmi les applications, le raccordement des fils dans la construction des dynamos, celui des tubes, la fabrication de longs rubans sans fin, scies, bandages de roues, cercles de tonneaux, etc .

Dans le procédé de Benardos, c'est la chaleur de Tare voltaïque qui est utilisée. Les objets à souder sont placés sur une enclume électrique, table de fonte reliée au pôle négatifde la source. Le pôle positif communique par un conducteur souple avec un crayon de charbon à lumière, que Ton tient à la main et qu'on promène sur les surfaces à souder. La pièce étant libre, on

peut facilement la déplacer dans tous les sens. Il est nécessaire de protéger la figure et surtout les yeux contre les effets de l'arc électrique (Voy. Coup de solril électrique).

M. de Benardos emploie comme source une batterie d'accumulateurs du genre Planté, maintenue chargée par une dynamo. Celte batterie est divisée en plusieurs groupes, réunis en quantité. Un commutateur permet de prendre le nombre de groupes nécessaire, et un rhéostat à charbon sert à régler exactement l'intensité.

Ce procédé sert à fabriquer des réservoirs métalliques, des tonneaux étanches pour le

SOUNDER OU PARLEUR. — SPECTRO-TÉLÉGRAPHIE.

transport des liquides dangereux. Il est employé 1 des soufflures et au chemin de fer du Nord pour au Greusot pour réparer les pièces présentant I un usage analogue.

Fig. 880. » Table à souder.

SOUNDER OU PARLEUR. —Récepteur télégraphique dans lequel on lit la dépèche au son

(Voy. TÉLÉGRAPHIE militaire).

SOUPAPE ÉLECTRIQUE. — Appareil imaginé par M. Gaugain pour montrer que Télectricité passe d'une électrode en partie couverte d'un enduit isolant à une électrode nue, mais non en sens inverse. Voy. aussi Holtz (Tube de).

Dans la franklinisation, on emploie sous ce nom une pointe reliée au sol, qu'on place à une distance fixe du sujet, pour diminuer le potentiel auquel il est porté.

SOURDINE. — Disposition employée pour atténuer le bruit produit par le vent sur les fils télégraphiques ou téléphoniques; ce bruit est dû aux vibrations longitudinales des fils et à leur frottement sur les supports. Le plus souvent, on coupe le fil en face de l'isolateur et l'on arrête chaque bout sur un anneau en porcelaine B, au centre duquel il s'engage & travers une plaque de caoutchouc (fig. 881); un câble solide A en fil de cuivre, recouvert d 'un tube de caoutchouc, est Ûxé sur la gorge de l'auneau et rat-

taché à l'isolateur voisin. Un petit fil de cuivre C, recouvert de gutta-percha et non tendu, est

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