‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 249 sur 310 · NS · texte numérisé non relu

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Fig. 938. — Orientation des relais polarisas.

son extrémité la roue des types, et dont la circonférence est munie de deux voies, Moie de travail et voie de repos. Ces voies portent des creux et des reliefs, non figurés, disposés dans un ordre déterminé; elles sont séparées par un bourrelet saillant dd, interrompu en face de la came F. L'axe A est mis en mouvement par un rouafçe ou un petit moteur électrique, à l'aide d'un pignon engrenant avec la roue Q.

Sur la circonférence de la roue T s'appuient

cinq leviers ou chercheurs, tels que p*^*, commandés par cinq électro-aimants imprimeurs, tels que E, appelés aussi dlectrO'aiguilleurs. Le distributeur peut faire communiquer, à chaque tour, les électro-aiguilleurs avec une pile locale, mais par l'intermédiaire des armatures des relais et de leurs buttoirs de travail. Le courant local ne traverse donc un électro-aiguilleur que si le relais correspondant a reçu de la ligne un courant positif. Ceux dont les relais ont reçu

Fig. 939. — Récepteur Baudot.

des courants négatifs restent inactifs. Cette disposition de relais a l'avantage de donner à l'appareil une plus grande puissance mécanique : les électro- aimants imprimeurs, actionnés par une pile locale, attirent leurs armatures plus fortement que ne peuvent le faire les relais, qui reçoivent seulement le courant de ligne.

Chaque électro-aiguilleur E est muni d'une armature a, fixée à un ressort terminé par un crochet, qui s'appuie sur l'extrémité 1 d'un le-

vier coudé 1/il', mobile autour de l'axe A. Au repos, la branche 1 pénètre dans la première encoche c d'un ressort vissé sur la culasse de Télectro. En regard de la branche i' se trouve une tige t ou levier aiguilleury qui peut se déplacer horizontalement et qui commande l'un des chercheurs, par exemple pi gS le faisant passer sur la voie de travail lorsqu'elle est ellemême poussée vers la droite.

Si l'une des touches du manipulateur envoie un courant négatif, l'armature du relais cor-

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respondant reste sur son buttoir de repos, l'électro-aiguilleur ne reçoit pas de courant : la branche 4 reste dans la première encoche, la tige t ne se déplace pas et le chercheur reste sur la voie de repos.

Si, au contraire, une touche du manipulateur envoie un courant positif, Tarinature a àt rélectro-aiguilleur correspondant est attirée, le crochet appuie sur le levier A, qui tourne et prend la position 2A2', indiquée en pointillé, U

i^iiiilwiii;!;

Fig. 940. — Électro-aiguilleura et mtteanisme du traducteur.

branche 2 se trouvant dans l'encoche c'. L'extrémité 2' presse alors légèrement contre la trini^le t, mais sans la déplacer.

C'est alors qu'intervient la navetle N, qui participe à la rotation de l'arbre A. Cet organe porte une rainure dans laquelle s'engagent successivement tous les leviers occupant la position 2' ; ils sont ainsi amenés dans la position plus inclinée dA3' et appuient fortement sur la tringle t correspondante, ce qui fait passer le chercheur dans la voie de travail. A chaque tour de l'appareil, les chercheurs correspondant aux courants positifs passent donc dans la voie de travail, tandis que ceux dont les relais ont reçu des courants négatifs restent dans la voie de repos. Les chercheurs ainsi disposés, l'impression se produit au moment convenable, puis la navette N, qui n'a p£Ls abandonné les leviers /i, les rejette en arrière par la forme de sa rainure; tous les leviers coudés reviennent se fixer dans les encoches c et l'appareil est prêta recevoir une nouvelle lettre.

Examinons maintenant le rôle des chercheurs. Nous avons déjà vu qu'ils peuvent se déplacer sous l'action des tiges t de manière à se placer les uns dans la voie de travail, les autres dans la voie de repos. Ils répètent ainsi la combinaison transmise par le manipulateur et

forment pour chaque signal une disposition caractéristique. On voit de plus (tig. 941) que ces

Fig. 941. — Disposition des chercheurs.

organes ont la forme de petits marteaux s'appuyant par leur tête q les uns sur les autres, tandis que les pointes p sont en contact arec la circonférence du traducteur, g» est une têle supplémentaire articulée avec la pièce yjf, qu' est liée elle-même à la tringle n et peut lafaire mouvoir de haut en bas, par l'intermédiaire d'un ressort-lame commandé par la vis x, Cest au moment où la tige n s'abaisse que se produit l'impression ; mais, pour que ce mouvement de n se produise, il faut que tous les cherchears

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se trouvent dans des creux du traducteur et occupent les positions figurées en traits pleins, ce qui ne peut avoir lieu que pour une seule position de cette pièce, celle qui correspond à la lettre dont les chercheurs reproduisent la combinaison. Le mouvement de haut en bas de la tige n appuie alors le papier sur la roue des types, et la lettre s'imprime. Pendant tout le reste de la rotation du traducteur, il y a toujours au moins un des chercheurs qui ne repose pas dans un creux de cet organe. Toutes les tètes s'appuyant les unes sur les autres, il sufOl qu'un des marteaux se trouve ainsi incliné pour obliger tous les autres à prendre la même position, celle qui est figurée en pointillé : la lète q° s'incline aussi vers la gauche, la tige n est retenue au haut de sa course et l'impression ne peut se produire. Dès que la lettre est imprimée, la came F ramène dans la voie de repos tous les chercheurs qui se trouvent dans la voie de travail.

Mécanisme imprimeur, — Il nous faut décrire enfin le mécanisme par l'intermédiaire duquel le mouvement de haut en bas de la tige n produit l'impression.

Ce mécanisme comprend une roue des types, dont la circonférence porte des caractères en relief, les lettres et les chifl'res étant alternés, et une roue cTimpression, analogue à la roue de correction de Tappareil Hughes. La roue d'impression est en arrière de la roue des types, et ces deux organes sont solidaires, sans que leur liaison soit invariable. Elles sont, en efl'et, calées sur un double manchon. Celui qui porte la roue d'impression (fig. 942; est lié à l'axe par un doigt t, appartenant à cet arbre ; à la roue est fixé un ressort z, dont l'extrémité s'engage dans une encoche pratiquée à la partie supérieure du doigt t. En cas d'arrêt brusque, la roue est dégagée et ne suit plus la rotation de l'arbre.

La roue des types, qui est supposée enlevée sur la figure, est portée par un manchon terminé par un levier à trois branches sss, également espacées. La plus longue branche x s'engage entre deux buttoirs rs fixés sur la roue d'impression; le ressort u appuie sur son extrémité et l'empêche de passer d'un buttoirà l'autre, si ce n'est sous l'action d'une force énergique. Les deux autres branches pénètrent dans des griffes mn, mobiles autour de vis à portée, et calées de telle sorte que l'un des renflements 14 ou 31 bouche toujours un des creux de la roue d'impression. Le creux 14, correspondant au blanc des lettres, est obstrué lorsque la tige a?

s'appuie sur le buttoir $, le creux 31 (blanc des chiffres), lorsque a? repose sur le buttoir r. L'appareil imprime des lettres dans le premier cas, des chiffres dans le second. Ce mouvement de bascule est produit par le passage de la came B à travers le creux obstrué par la griffe.

La tige, que nous avons appelée précédemment n, et dont le mouvement de haut en bas produit l'impression, est représentée en pointillé en 65 (fig. 942). En s'abaissant, cette tige

Fig. 9ii. — Rouo d'impression.

entraine la pièce p, mobile autour de la vis qui lui sert d'axe. L'extrémité de celte pièce appuie sur le levier coudé hh^ terminé par un crochet qui maintient la came B. Ce levier bascule également et abandonne la came, qui se trouve poussée vers la gauche par le ressort R : sa pointe pénètre dans les dents de la roue d'impression H, qui l'entraîne jusqu'à ce qu'elle ait atteint la position verticale, figurée en pointillé. Dans ce mouvement, la came B entraîne le levier LL et la roue à rochet montée sur son axe A et qui lui est unie par le cliquet c. Pendant ce déplacement, le cliquet c' saute quelques dents du rochet. La roue d'impression, dont les dents ont abandonné la came B, continue sa rotation, et l'appareil est automatiquement remis en place par le galet G, qui repousse le levier LL et par suite fait basculer vers la droite

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la came B, dont le doigt a est de nouveau maintenu par le crochet du levier hh.

Impression et progression du papier. — L'impression est produite par la rotation de gauche à droite de la came B, qui appuie le papier sur la roue des types, représentée figure 943. La

Fijf. 943.

- Roue (les types et organes do progression du papier.

bande de papier, emmagasinée sur un rouet, passe sur les guides gg\ puis'sur une garniture de liège maintenue horizontalement sur la pièce B par la vis I, et s'applique enfin sur le tambour d, solidaire du rochet décrit plus haut, et dont la surface est fmement striée pour mieux entraîner la bande, qui est appuyée par le compresseur r. Le mouvement de droite à gauche de la pièce B produit limpression et fait avancer le papier sur les guides gg'\ la rotation du rochet, entraîné par le cliquet c, fait passer le papier entre (i etr et le maintient tendu. L'encrage est produit, comme dans l'appareil Morse, par un tampon imbibé d'encre oléique et frottant sur la roue des types. Ce tampon se voit à gauche, au haut de la figure 943.

Organes accessoires. — Nous avons déjà indiqué en passant un certain nombre de ces organes. On nomme chambre des communications un compartiment ménagé dans la table qui porte le distributeur, et dans lequel sont placées les

bornes fixées à chacun des contacts et les fils souples qui les rattachent aux diverses parties de l'appareil.

Le moteur qui met en marche le traducteur est muni d*un organe appelé éiectro-firein^ qui sert & maintenir un accord suffisant entre U marche de cet appareil et celle du distributeur. Pour cela, le moteur du traducteur possède une vitesse un peu plus grande que celle du distributeur, et l'électro-frein le ralentit à chaque tour de la quantité nécessaire. C'est un électro-aimant dans lequel le distributeur envoie une fois par tour un courant local, d'intensité constante, dont la durée est réglée automatiquement par l'appareil lui-même. La commnnication momentanée entre le distributenr et l'électro-frein s'établit & l'aide du fermeur dt circuit.

Appareil Baudot double. — M. Baudot a étudié, pour les lignes moins chargées, un appareil plus simple que le précédent.

Le distributeur se compose seulement de trois secteurs, deux pour la transmission, an pour la correction. Il porte cinq cercles métalliques, dont les quatre premiers sont formés de segments isolés et le cinquième d'une bande continue. Le premier communique avec les électro-aimants récepteurs, le second et le troisième avec les divers organes des manipulateurs, le quatrième avec la pile locale, et le dernier avec la ligne.

Le chariot, qui tourne dans un plan vertical, est formé de trois bras portant chacun un*^ paire de frotteurs. La première paire s'appnie sur les cercles 1 et 2, la seconde sur les cercles 3 et 5 ; la dernière est formée de deux balai* disposés à la suite l'un de l'autre et frottant sur le quatrième cercle, en laissant toujours entn* eux l'intervalle d'un contact.

Électro-aimants accrocheurs, — La transmission se fait ici plus lentement qu'avec l'appareil quadruple, si le chariot tourne avec la m^me vitesse. Pour diminuer la fatigue de ia manipulation et éviter les erreurs de transmission. M. Baudot a imaginé d'accrocher les trois dernières touches du manipulateur jusqu'à la fin de la transmission du signal. Pour cela, chacune de ces touches se termine par une languette de fer doux F, au-dessus de laquelle se trouve un électro-aimant boiteux N polarisé (fig. 944 . Lorsque la touche est au repos, la langaette F est trop loin de l'aimant pour qu'il puisse Fattirer; mais, lorsqu'on a appuyé sur cette touche, il la maintient abaissée jusqu'à ce qu'on lance dans la bobine E un courant de sens convenable

pour affaiblir Faimantation du noyau. Ce courant est lancé automatiquement par le distributeur dès que les balais de cet organe ont passé sur le contact relié à la touche considérée.

Régulateur de vitesse. — M. Baudot a aussi combiné pour Tappareil double un régulateur de vitesse moins encombrant que celui décrit plus haut, et qui du reste est souvent appliqué

Fig. 944. — Manipulateur Baudot arec électro-aimants accrocheurs.

à l'appareil quadruple. Cet organe est formé d*une masse métallique M (fig. 945), tournant autour de Taxe H, dans une boUe cylindrique fermée par deux platines parallèles pp,pp'. Cette masse est traversée par deux guides W,

t't\ et soutenue par deux forts ressorts bb\ fixés par Vautre extrémité ; elle porte deux ressorts ff, dont les extrémités libres, entourées de filasse, s'appuient sur les platines pp, p'p'. Quand la vitesse augmente, la masse M s'écarte

Fig. 045. — Régulateur do ritesse (él^^vation et plan).

ie phis en plus de l'axe H, à cause de la force :entrifutfe; les ressorts ff décrivent sur les platines des cercles de plus en plus grands, et ! augmentation de frottement qui en résulte ne ^rde pas à rendre le mouvement uniforme. Le réglage se fait en tendant plus ou moins les essorts bb' à l'aide de la vis V, et en vissant

plus ou moins la pl&tine p'p' ; le collier nsert à l'immobiliser ensuite.

Rendement, — L'appareil double donne un rendement de 3 300 mots à l'heure. Il est employé en France sur les lignes qui relient Paris aux villes de Caen, Clermont et Nantes, entre Marseille et Nice, Marseille et Bordeaux, Bor-

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deaux et Toulouse. Dans le service international, il fontionne entre Paris et Rome, avec relais à Turin.

Dans l'appareil quadruple, la vitesse de rotation du distributeur est d'environ 165 tours par minute, ce qui donne 1 500 mots par heure et par récepteur, soit 6000 mots pour un appareil quadruple. Cet appareil est employé entre Paris et les villes de Bordeaux, Brest, le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse.

Télégraphe multiple Delany. — M. Delany a construit en 1886 un télégraphe multiple qui ost muni, comme le précédent, d'un distributeur circulaire. Ce distributeur est mis en marche par un système analogue à la roue phonique décrite plus haut (Voy. Sténo-télégraphiej. Les courants de ligne arrivent à des relais qui actionnent des récepteurs composés, selon l'usage américain, de simples parleurs. On fait usage de manipulateurs ordinaires.

Le distributeur met Fappareil à la terre entre chaque secteur pour décharger la ligne. Le synchronisme, qui est maintenu par des courants de correction, est excellent. L'appareil sextuple fait 3 tours et donne 2îu contacts par seconde.

Télégraphe sextuple Field. — Le système de M. Field repose sur ce fait que des courants d'espèce différente peuvent circuler ensemble dans un même (il sans se gêner et se répartir à l'arrivée dans des récepteurs appropriés à chacun d'eux. M. Field lance donc dans le fîl : P un courant continu, d'intensité variable, qui actionne un relais ordinaire; 2* un courant alternatif qui agit sur un relais polarisé; 3^ un courant à ondulations rapides, qui actionne un téléphone. Chaque appareil fonctionne en duplex : on peut donc envoyer six dépêches simultanées.

Les courants sont fournis par deux petites dynamos.

Télégraphe harmonique Gray. — Le télégraphe de M. Élisha Gray, imaginé en 1874, repose sur le principe suivant. Supposons au poste de réception un certain nombre d'électroaimants, disposés en série, et ayant pour armatures un nombre égal de tiges d'acier, pouvant rendre des sons bien difl'érents, au poste de départ une pile divisée en autant de tronçons qu'il y a d'électros. Sur chaque fraction de la pile on place une dérivation, contenant une lame vibrante et une vis de contact qu'elle vient frapper à chaque vibration, la dérivation se trouvant interrompue entre la vis et la lame, lorsque celle-ci est immobile. Supposons de

plus que chacune des lasmou vementest entretenc c.

respectivement le mém? - ^ que l'armature de l'un do \produit dans le cooranl >ipides : chaque récepteur et à l'arrivée les ondulation^ . ..

et les armatures se met: i arrête une des lames, l'anLii-revient au repos. A l'aide f .

tes et longues, on peut fa ibet Morse et transmetti^r i qu'il y a de lames vîbran " En Amérique, on empM''.

tain nombre de lignes i- ■système de ce genre foLr :

On trouvera à l'article ?: I des appareils télégraphiq^- : I usages spéciaux (télégrai i marine, etc.) et ce qui col:-: I des postes. !

TÉLÉGRAPHIE ÊLECTBip I

truire les télégraphes ou •> communiquer à distancr. L'i • pareils précédents varie a'dans lesquelles on veut 1^ & même peut être modifiée sai' on les destine.

Installation d'un pofte tékp poste télégraphique contient • pulateur, un récepteur, nn»» ; nombre d'appareils accesî*>u • i surer l'exploitation, tne > (Voy. ce mot) avertit Ten.^ poste désire correspondre 2* nerie n'est pas montée er récepteur, mais elle est pbtion spéciale, afin qu'on puisr ' a été entendu, la mettre ho> réception. Un commutateur ?

fermer ces deux circuits, i* ^ ' le poste sur sonnerie ou sût î

Un petit galvanomètre frTV. I 4e visu le passage du couran'. ' férents appareils do poste : - ' ta ter et de rechercher le?

emploie pour cela de petits d Les uns sont verticaux ifi- ' plat et circulaire est suspec-is de balance dans rintériei;:

même forme ; il porte un is^ !

déplace devant un cadran vei

D'autres modèles sont hor une aiguille aimantée hoiiz:

TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE

repose sur un pivot au centre d*un :• vertical ; un cadran horizontal v^îation.

paratonnerre (Voy. ce mot) pré- .reils des accidents que pourraient es orages.

ils doivent être disposés de macommunication entre deux postes i seul fil. Nous allons donner quelis de rinstallation d'un poste avec

les divers systèmes d'appareils télégraph La figure 948 montre le plan d'un Morse. La pile est mise à la terre par soi négatif, et communique par le pôle positi la borne pile du manipulateur. La borne tion de celui-ci est reliée à la borne récepteur, dont Tautre borne est à la Enfin, de la borne ligne du manipulateui un fil qui se rend à un commutateur roi bavarois G, puis se bifurque : l'une des bra va à la sonnerie S, et de là au sol ; Tautn versô un paratonnerre à fil fin P/, pui paratonnerre à pointes Pp, et se rend enfii ligne.

Le rouet I emmagasine les bandes de p)

qui ont servi ; on remet ensuite ces band<

rouleaux; on les cacheté, on inscrit su

pourtour le numéro du fil, l'indication du p

le jour fll l'heure de la mise en service et <

clôture, et lau signature de l'employé qu

terminé. Ces rouleaux sont conservés danî

archives, pour faciliter les recherches.

Quaml on transmet, le courant suit le

min MCG, P/, Pp et la ligne. L

que le poste est attaqué, le cou

de ligne arrive par Pp, PA GC

va à la terre ; on tourne aloi

commutateur, et, à partir d

moment, le courant suit la d

tion CMR et se rend au sol.

Fig. 946. — Galranomèlre télégraphique verUcal.

Fig. 947. — Boussole télégraphique horiz

position qui précède est celle d'un :ème; celle des postes intermédiaires u différente. Ce poste peut être embroa ligne, mais on préfère ordinairelettre en dérivation.

îs postes embrochés, la borne T du ré- M)mmunique avec la seconde section ne par l'intermédiaire d'un paratonn général, tous les récepteurs foncen même temps, sauf celui du poste smet. Pour simplifier le réglage, il d'employer à tous les postes des ré-

,'ICTIONNAIRE D'ÉLECTRICITÉ.

cepteurs de même résistance, ainsi que des i de même nature et en nombre égal.

Courant continu. — Le système du coii continu est très employé en Amérique < Allemagne ; on ne l'emploie en France que i les usages militaires. Il consiste à faire p : dans la ligne un courant permanent : le i qui veut transmettre interrompt ce cou i puis le rétablit en manipulant. On a Tavai : qu'une seule pile suffit pour les deux po I mais elle s'épuise très rapidement.

La transmission par courant continu r

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site les changements suivants dans les communications. Au poste qui contient la pile, le fil de ligne est relié à la borne T du récepteur, les bornes ligne et réception du manipulateur sont

Fig. 948. — Poste télégraphique Morse.

réunies par un fil volant. Au poste dépourvu de pile, la ligne arrive à la borne pile du manipulateur, dont les deux autres bornes sont reliées comme dans l'autre poste. De plus, les

vis de réglage des manipulateurs sont toujours serrées à fond, pour établir la continuité do circuit. Le poste qui veut transmettre desserre la vis de son manipulateur pour ouvrir le circuit, puis il transmet comme d'ordinaire. L'opération terminée, la vis de réglage est serrée de nouveau. Il est évident que les deux réceptears fonctionnent à la fois, ce qui fournit un moyen de contrôle.

Les rappels (Voy. ce mot) permettent d'attaquer à volonté deux postes difîérents à Taide d'un môme fil. Les relais (Voy. ce mot) permettent de transmettre à une plus grande distance ; les relais peuvent aussi être montés en translation {Voy. ce mot).

Les dispositions qui précèdent s*appliquent aussi bien au télégraphe à cadran ; nous avons indiqué, en décrivant cet appareil, le rôle des différentes bornes.

Poste Wheatstone automatique. — Ce poste comprend comme accessoires une sonnerie, un galvanomètre, une résistance additionnelle ou de compensation et un paratonnerre à bobine sans pointes.

La ligne arrive à la borne L du paratonnerre p (fig. 948), passe par la borne A au galvanomètre g et de là à la borne L' du transmet-

Fig. 040. — Installation d'un poste Wheatstone.

leur. Celui-ci est relié à la résistance par les bornes RR', à la pile par les bornes GZ, au manipulateur par les bornes L, C',Z', qui communiquent respectivement avec les bornes L, G, Z de ce dernier. Le manipulateur à son tour est en rapport par sa borne R avec la borne L du récepteur, relié lui-même à la sonnerie V par les bornes SS'. Enfin, les bornes T du manipulateur, du récepteur, du transmetteur et du paratonnerre sont reliées au sol.

Lorsque le transmetteur est ouvert, le manipulateur et le récepteur se trouvent hors circuit, et la pile est mise en rapport avec la ligne par les organes du transmetteur. Lorsqu'il est fermé, la pile communique avec les bornes CZ du manipulateur.

Dans la transmission automatique, les courants passent par L'gp et la ligne. Quand on manipule à la main, le courant va de la borne L du manipulateur à la borne L du trans-

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metteur et prend ensuite le même chemin.

Le récepteur est sur sonnerie quand son mouvement est arrêté. En le mettant en marche, ou appuie la manette du commutateur sur la borne a : la sonnerie est isolée, et la borne L en communication avec les bobines de Télectroaimant. Le courant de ligne passe parpg, V et L du transmetteur, L et R du manipulateur, L du récepteur, a, Télectro-aimant et la terre.

Poste du télégraphe Hughes. — L'appareil Hughes est muni de trois bornes, P, L, T. La première communique avec la vis de contact a, la seconde avec le plot c, la troisième avec la manette M de l'interrupteur, la lame 2 du commutateur et Taxe du levier d'échappement /. La vis b communique avec le contact m de la manette, avec le support de la palette, le ressort interrupteur d, sur lequel s'appuie la came de

correction, et avec la lame 4 du commutateur ; la lame i de celui-ci est en rapport avec l'entrée du fll des bobines, la lame 3 avec la sortie.

Des deux postes qui correspondent, l'un A emploie des courants positifs, l'autre B des courants négatifs (fig. 950).

Lorsque B transmet, la lèvre du chariot en se soulevant fait basculer le levier ef et met le ressort f en contact avec la vis o'. Le courant de P' passe sur la ligne par fc'L'. En même temps, la tige g' fait déclencher le levier d'échappement r, et produit l'impression de contrôle.

Au poste A, le courant suit Lcfbdy les lames 4 et i du commutateur, Télectro- aimant, les lames 3 et 2, la borne T et la terre. La palette se soulève, et met en jeu le mécanisme imprimeur. Aussitôt que le levier d'échappement est déclenché, la came de correction abandonne le

TM

ér'i \p

Pig. 950. — Cofnnttnications de deux postes Hughes.

ressort d; le circuit se trouve rompu en d et le courant, abandonnant les bobines, passe entièrement par la dérivation qui comprend lavis 6, le support de la palette soulevée, le levier d'échappement et la borne T.

Lorsque c'est A qui transmet, les courants émis suivent une marche analogue. (Montillot, L<2 Télégraphie actuelle,)

Pour les télégraphes multiples, tels que celui de Baudot , l'ensemble des communications devient extrêmement compliqué, et nous nous bornerons aux indications contenues dans l'article précédent.

Pour ce qui concerne l'installation des lignes, on trouvera les détails nécessaires aux mots Cable, Conoucteur, Fil et Ligne.

Télégraphie domestique. — En réalité, les télégraphes ont été remplacés aujourd'hui dans les usages domestiques par les sonneries et les

téléphones. Si l'on veut cependant faire usage de télégraphes, on emploie des postes Morse ou des appareils à cadran, soit les modèles de l'Administration, soit d'autres un peu plus petits et un peu plus simples, fabriqués spécialement pour ces applications. La composition des postes et les communications sont telles que nous l'avons indiqué plus haut.

Télégraphie municipale ou de quartier. — On emploie dans certaines villes des appareils télégraphiques simplifiés, donnant seulement des indications peu nombreuses, mais d'un usage fréquent : ces appareils servent notamment à appeler les pompiers ou les agents de police lorsque c'est nécessaire. Nous avons décrit à l'article Avertisseur des appareils de ce genre.

En Amérique, on a employé, surtout avant l'invention du téléphone, des appareils formés d'une petite boite ronde dont le cadran porte les

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indications utiles : médecin, pompiers, police, Toiture, etc. Une aiguille peut tourner sur ce cadran. Pour appeler, on appuie d'abord sur un levier, qui fait tinter la sonnerie du poste de secours; on est averti par une sonnerie que l'appel a été entendu. On tourne alors Taiguille pour la placer sur Tindication convenable. Le récepteur peut être analogue à celui du télégraphe Bréguet : son aiguille suit alors les mouvements de celle du manipulateur. Le manipulateur peut aussi contenir une roue dentée tournant sous Faction d'un mécanisme d'horlogerie : les dents frottent successivement sur un ressort, et chacun des contacts lance un courant, qui, au poste d'arrivée, fait tracer un trait sur une bande de papier. On peut disposer les dents de manière à obtenir une combinaison déterminée de traits, qui indique le lieu d'origine et l'inscription sur laquelle s'est arrêtée l'aiguille du manipulateur. Chaque poste de police est ainsi relié à un certain nombre de postes de quartier.

Télégraphie pneumatique. — Dans les villes importantes, où les lignes sont très encombrées, on a adjoint aux télégraphes électriques des appareils pneumatiques permettant d'expédier un grand nombre de dépêches à la fois. Ce système a été appliqué à Londres en 1858, à Paris et à Berlin en 1866. Un grand nombre de dépêches sont mises en même temps dans un piston creux, placé dans un long tube qui relie les deux postes. On fait le vide devant ce piston et l'on introduit de l'air comprimé en arrière pour le faire avancer. En réalité, ce système relève plutôt de la poste que des télégraphes, puisqu'il expédie aux destinataires les originaux mêmes des dépêches; comme, d'autre part, il n'emprunte rien à l'électricité, nous n'insisterons pas davantage.

Télégraphie urbaine et interurbaine. — L'application la plus importante des télégraphes consiste à relier ensemble les quartiers des grandes villes et surtout les différentes villes d'une même contrée ou même de contrées différentes.

L'ensemble des communications d'une même contrée constitue un réseau. Théoriquement, chaque poste d'un réseau devrait être relié directement à tous les autres postes : une dépêche quelconque n'exigerait alors qu'une seule transmission. Mais les fils deviendraient ainsi extrêmement nombreux, leur installation et leur entretien seraient très coûteux : on a donc dû se borner à relier les postes les moins importants aux stations principales, d'après des règles dé-

terminées, qu'on trouvera à l'article Résbac. Malgré cette restriction, le réseau français, qui était formé en 1851 de 2 000 kilomètres de fils, en comprend aujourd'hui plus de 223 300 kilomètres, desservant plus de 7 000 bureaux.

Dans les grandes capitales, les dépèches sont d'abord concentrées dans un bureau central, d'où on les expédie ensuite en province ou à l'étranger; réciproquement, les dépèches venant de province ou de l'étranger arrivent aa bureau central, qui les répartit entre les divers quartiers.

A Paris, le bureau central est situé rue de Grenelle, et se compose d'un sous-sol, d'un rezde-chaussée et d'un premier étage. Le sous-sol renferme les piles, composées d'environ 8 000 éléments Callaud, les turbines Humblot, qui commandent les distributeurs Meyer et Baudot, et les dynamos servant à l'éclairage du local. Le service spécial de Paris occupe & lui seal 200 piles, formant 12 groupes de 15 éléments en surface; ces groupes sont réunis en tension entre eux et avec 20 éléments supplémentaires. Les grandes lignes exigent 6 groupes d'éléments disposés par 3, 5 ou 6 en quantité et 80 ou 90 en tension. Les appareils automatiques Wheatstone demandent 70 couples, les Baudot multiples deux piles de ligne de 100 éléments chacune et 200 autres couples pour les piles locales.

Le rez-de-chaussée comprend les bureaux, magasins, vestiaires, etc. L'entresol renferme une grande salle où se trouvent 196 Morse et 30 Hughes pour le service de Paris, de la banlieue et de certaines parties de la province. Ces appareils sont manœuvres par des femmes.

Enfin le premier étage se compose d'une grande salle contenant les appareils Hughes, un Meyer quadruple, un Wheatstone automatique relié directement avec Fredericia (Danemark, 277 kilomètres), avec relais à Calais. A l'extrémité de cette salle se trouvent les rosaces (Voy. Téléphonie) des fils de ligne et de pile, les appareils de mesures pour la recherche des dérangements, etc.

Les ponts de Wheatstone sont dans une salle particulière.

Les figures 951 et 952 représentent, d'après des photographies, l'intérieur de deux des grandes salles du poste central de Paris. Sur la première, on voit les appareils Hughes spécialement affectés au service de la presse et aux relations avec l'étranger. La seconde montre des appareils Hughes et des appareils multiples de Baudot qui sont en communication avec les différentes villes de provinces. On voit auprès

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de chaque appareil une pancarte indiquant la ville à laquelle il est relié.

Une autre salle, semblable aux deux premières, renferme des Hughes et des Morse manœuvres par des dames ; ces appareils reçoivent un certain nombre de fils de province, mais ils sont principalement destinés au service de Paris et de la banlieue.

Télégraphie sous-marine. — Sur les lignes sous-marines de faible longueur, la transmission ne présente pas de difficultés spéciales. Ainsi, sur le câble de Calais à Douvres, les appareils Morse donnaient à l'origine le même rendement que sur le réseau intérieur. Les premiers appareils Hughes, essayés sur cette ligne, étant plus sensibles, donnèrent des phénomènes de charge et de décharge et ne purent être employés. On a donc dû modifier leurs organes, mais Tappareil nouveau, tel que nous Tavons décrit à Tarticle précédent, fonctionne maintenant très régulièrement entre la France et r Angleterre.

Sur les câbles transatlantiques, la question est rendue plus compliquée par la nature du câble, qui se comporte comme un condensateur, le collecteur étant représenté par Tâme conductrice, le condenseur par Tarmature de fer, et la lame isolante par Tenveloppe de guttapercha. Un courant lancé dans le câble charge d'abord ce condensateur avant d'arriver jusqu'à l'extrémité. 11 faut donc, pour envoyer un signal, un temps variable non seulement avec la longueur et la résistance du câble, mais encore avec sa capacité électrostatique par mille marin. Dans ces conditions, l'arrivée du courant au récepteur et son extinction ne sont pas instantanées : le courant se manifeste avec une intensité qui est d'abord extrêmement faible, augmente ensuite lentement, passe par un maximum et décroît enfin peu à peu jusqu'à zéro. Chaque récepteur ne peut d'ailleurs fonctionner que pour une certaine intensité, d'autant plus faible qu'il est plus sensible. Il résultede là qu'un signal pourra commencer avant que le précédent soit terminé, et la confusion sera généralement plus grande pour les appareils les plus sensibles. Pour corriger cette lenteur, on fait suivre ordinairement chaque émission principale d'une émission de compensation, plus courte et de sens contraire, destinée à ramener l'appareil au zéro.

La transmission est souvent troublée par des courants naturels d'origine peu connue. M. Yarley a imaginé, pour faire disparaître cet inconvénient, de placer un condensateur à l'une des

extrémités de la ligne, ou même un à chaque bout.

Pour diminuer les effets de la condensation, on a songé à faire usage de courants faibles, mais il a fallu alors recourir à des récepteurs très sensibles. On a employé d*abord un galvanomètre à réflexion de W. Thompson; Faiguille, formée d'un ou de plusieurs petits morceaux de tôle aimantée, est collée derrière un petit miroir concave; on observait les déviations de l'image lumineuse projetée sur une règle divisée (Voy. MÉTHODE DU miroir). Le point de Talphabet Morse était représenté par une déviation d'un certain sens, le trait par une déviation plus grande et de même sens. Le manipulateur était une clef de Morse. Ce système fut appliqué sur le câble transatlantique de i 8o8.

Avec cette méthode, il était nécessaire de laisser l'aiguille revenir exactement au zéro après chaque signal, afin de pouvoir distinguer tes traits des points. Steinhell a imaginé d'employer des émissions positives pour les points et négatives pour les traits. De cette manière, on ne tient compte que du sens des déviations, et non de leur grandeur; il n'est donc pas besoin de laisser l'aiguille revenir complètement au zéro, et, le trait n'exigeant pas plus de temps que le point, le rendement se trouve augmenté. Le manipulateur est une clef à deux leviers, analogue aux appareils Estienne ou Hérodote, qui permet, en abaissant l'un ou l'autre, d'envoyer des courants positifs ou négatifs. Cette méthode fut appliquée sur le câble transatlantique de 1866.

Siphon-recorder. — La méthode de Thomson et celle de Steinhell rendent la réception très pénible, l'employé devant suivre constamment des yeux le déplacement de l'image lumineuse ou spot. Sir W. Thomson a évité cet inconvénient en enregistrant les déviations de Taiguille : l'appareil ainsi transformé porte le nom de siphon-recoi'der (Voy. ce mot), et donne un rendement de vingt-cinq mots par minute.

Manipulateur automatique de M. Maiche, — M. Maiche a imaginé, en 1886, un appareil de transmission destiné à faire disparaître le principal inconvénient que présentent actuellement les systèmes télégraphiques sous-marins.

Par suite de la capacité électit)- statique des câbles, les signaux donnés par le siphon recorder ne sont pas aussi lisibles qu'on pourrait le désirer. Supposons, en effet, l'envoi d'une lettre formée par quatre émissions successives d'un courant de même sens, H par exemple. La première émission fera dévier le siphon d'une certaine quantité, la deuxième un peu

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plus et ainsi de suite ; mais, dans l'intervalle de deux émissions, Textrémité du siphon ne revient pas à la ligne médiane, considérée comme le zéro de Tappareil. 11 en résulte qu'un courant de sens contraire, au lieu de faire passer le siphon de Tautre côté du zéro, ne suffit même pas toujours pour Vy ramener, ce qui rend difficile l'interprétation des signaux. M. Varley avait déjà essayé de remédier à cet inconvénient; puis MM. Thomson et Jenkin imaginèrent dans le même but un appareil décrit dans le Journal de la Société des Télégraphes, Enfin, M. Maiche a proposé d'intercaler

entre le manipulateur ordinaire et le cÂble on manipulateur automatique de son invention. Cet appareil (fig. 953) se compose essentiellement d'un mouvement d'horlogerie dont la tîtesse de déroulement est parfaitement réglée; Taxe du dernier mobile porte deux excentriques métalliques disposés sur l'axe & frottement doux. Un déclenchement électrique composé d'un électro-aimant et d'une armature à levier correspond à chaque excentrique et permet de l'arrêter ou de le laisser tourner. Chacun des électros est relié à l'une des lames d'un manipulateur inverseur ordinaire.

Fig. 953. — Manipulaleur Maiche.

Chaque émission de courant venant du manipulateur détermine le déclenchement de l'un ou de l'autre des excentriques, lesquels correspondent respectivement au passage à droite ou au passage à gauche du siphon recorder, c'està-dire aux signaux qui représentent les tra,its et les points de l'alphabet Morse.

On obtient ainsi, soit dans un sens, soit dans l'autre, des émissions de courant qui ont toujours la même durée.

Au-dessus et au-dessous de chaque excentrique se trouvent deux lames de ressorts communiquant chacune avec l'un des pôles de la pile ; il en résulte qu'à chaque tour de l'excen-

trique, deux courants de sens inverse sont envoyés sur la ligne : le premier est le courant de transmission, l'autre le courant de neutralisation de la charge : celui-ci est toujours d'une durée un peu moindre que le premier. Cette disposition laisse constamment la ligne à l'état neutre entre chaque signal, quelle que soit la rapidité de la transmission.

Le système des quatre ressorts de contact est réglable, soit isolément pour chaque lame, soit, pour l'ensemble, au moyen d'une vis unicrométrique permettant le réglage même en marche. Les signaux transmis sont reçus avec une régularité qui se rapproche beaucoup de celle que

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l'on peut obtenir en local, et la lecture en devient aussi peu pénible que celle d'une bande Morse ordinaire.

Ce manipulateur automatique a été longuement expérimenté sur les câbles de la Commercial Cable Company f entre le Havre, Waterville et New- York, et son usage aurait permis de transmettre, soit en simplex, soit en duplex, avec une vitesse double de celle qu'on atteint sans son secours. La figure 954 représente la vue perspective de Tappareil et en fait suffisamment comprendre les dispositions. (Communiqué par M. Maiche.)

Autres appareils sous-marins. — Un certain nombre d'inventeurs ont modifié les appareils télégraphiques dans le but de les approprier aux lignes sous-marines : tels sont les télégraphes de M. Estienne et de M. Hérodote, décrits plus haut, qui dérivent du Morse. M. Ailhaud, puis M. Mandroux ont modifié le récepteur Hughes pour obtenir une décharge complète après chaque émission. Ces derniers appareils ont été essayés avec succès entre Marseille et Alger.

M. Ebel a construit aussi un enregistreur, dans lequel une armature composée, très légère, met, pendant le passage du courant, une bande de papier mobile en contact avec un galet constamment garni d'encre, et qui produit des signaux Morse. L'armature peut aussi porter, si on le préfère, un siphon analogue k celui de sir W. Thomson, et enregistrant des signaux de même nature.

Dans l'appareil Chameroy, les mouvements de l'aiguille aimantée font déplacer une image iumineusesur un papier photographique mobile. Enfin M. Maiche fait tomber la lumière réfléchie par le miroir d'un galvanomètre Thomson sur les palettes d'un radiomètre, qui tourne plus ou moins vite. La rotation est utilisée pour fermer un circuit local contenant un récepteur. Télégraphie commerciale. — En Angleterre et aux Etats-Unis, on a songé à établir dans les villes importantes des réseaux particuliers servant k transmettre les cours de la Bourse aux abonnés. Aux États-Unis, la télégraphie commerciale a pris une grande extension : il existe de grandes compagnies s^occupant exclusivement de cette application.

L'appareil Wiley, destiné à cet usage, est muni d'une série de roues des types montées sur uii ménie arbre, et dont chacune est réservée à l'impression des cours d'une valeur spé- :iale. L'impression se fait sur une large bande, >ù les cotes de chaque valeur apparaissent, à la In de la séance, en longues colonnes juxtapo-

sées avec les noms des valeurs en tète. Des services analogues peuvent être affectés à la presse, aux courses, etc. On peut aussi faire usage de la sténo-télégraphie ou du téléphone.

Un système analogue, établi en i 874 par M. de Piccioto, a fonctionné à Paris pendant dix ans ; il s'est arrêté en 1884, l'administration ayant refusé de renouveler le contrat aux mêmes conditions.

Télégraphie des chemins de fer. — Dès l'origine, les compagnies de chemins de fer ont appliqué le télégraphe aux divers besoins de l'exploitation et notamment à la protection des trains. Avant l'emploi du télégraphe, lorsqu'un train avait acquis un retard déterminé, les locomotives de secours de toutes les gares qu'il aurait dû traverser devaient se mettre à sa recherche.

Le télégraphe permet de savoir immédiatement entre quelles stations il se trouve, quel est son retard, et, grâce aux postes de secours, les trains en détresse peuvent avertir rapidement les gares voisines. Ce n'est là qu'un exemple des nombreux services rendus par le télégraphe dans l'exploitation des chemins de fer.

Toutes les stations possèdent un poste télégraphique, desservi par les employés ordinaires dans les petites gares, par des employés spéciaux dans les grandes. Toutes les stations sont reliées par un fil appelé fil omnibus ; en outre, un fl direct relie seulement les grandes gares. Sur les grandes lignes, on ajoute souvent un fd semi^directf passant par les gares de moyenne importance. Pendant longtemps les postes de chemins de fer étaient composés d'appareils Bréguet, plus faciles à lire. Sur l'exemple des compagnies du Nord et de l'Est, on a généralement adopté maintenant le Morse, afin de conserver la trace écrite des dépêches et de déterminer plus facilement les responsabilités en cas d'accident.

Sur les lignes à voie unique, on s'assure généralement par télégraphe, avant de laisser partir un train, que la voie est libre jusqu'à la prochaine station, et l'on avertit ainsi le chef de cette station, qui ne laisse aucun train s'engager en sens contraire.

En Amérique, le rôle du télégraphe est encore bien plus important. La ligne est divisée en sections, longues de 100 à 200 kilomètres. Un agent télégraphique spécial, nommé dtspatcher, installé à la gare la plus importante de la section, concentre tous les renseignements télégraphiques sur la marche des trains et lance tous les ordres nécessaires à leur sécurité. Tous les récepteurs de la section sont montés en

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série. Le dispatcher transmet le nom de la gare à laquelle il s'adresse; celle-ci répond, et il envoie alors la dépêche, qui n'est pas lue par les autres gares.

Outre les postes télégraphiques des stations, les compagnies de chemins de fer emploient aussi des postes auxiliaires de secours, qui peuvent être installés en divers points de la voie ou même placés sur les trains, et qui servent à prévenir les gares voisines en cas d accident.

M. de Baillehache a proposé l'emploi d'un système fort simple, dont on trouvera la description à Tarticle Rail isolé.

La compagnie du Nord place les postes de secours dans les maisons de garde-ligne, de façon que le conducteur d'un train en détresse ait à faire au plus deux kilomètres pour en trouver un. Le sens dans lequel il faut marcher pour arriver au poste le plus voisin est indiqué par des flèches, généralement placées sur les poteaux télégraphiques. Le mot Télégraphe est en outre inscrit sur les maisons qui renferment ces postes. L'appareil, placé tout près de la porte d'entrée, se compose d'un récepteur et d'un manipulateur Bréguet, à deux directions, fixés sur une petite armoire qui sert en môme temps d'abri pour la pile. L'appareil est embranché sur la ligne, et les deux manipulateurs sont, au repos, sur Communication directe ^ pour que la ligne ne soit pas interrompue. Devant chacune de ces manettes, une étiquette indique le nom de la station qu'elle peut relier à l'appareil. Quand on referme la boite, deux oreilles, fixées extérieurement aux manettes, les repoussent automatiquement sur leur position de repos, pour éviter que la ligne reste interrompue à ce poste.

Les piles de ces postes sont montées en sens inverse de celles des stations, de sorte que les appels provoquent le déclenchement d'une sonnerie d'urgence (voy. ce mot), pourvue d'un indicateur optique. Cette sonnerie ne fonctionne que sous l'action des courants négatifs et tinte jusqu'à ce que l'indicateur ait été relevé. Les agents des gares doivent répondre aux appels des sonneries d'urgence, toute affaire cessante.

On construit aussi des postes mobiles, qui se placent sur chaque train ; tel est le modèle (fig. 954), construit par la maison Bréguet, et formé d'une boite qui renferme un récepteur et un manipulateur à cadran, et une pile placée dans la base B. En France, ce système n'est plus employé que par la Compagnie du Midi : un fil spécial est installé pour cet usage le long de la voie ; l'appareil est mis en communication,

d'une part avec un fil par une tige métallique. de l'autre avec la terre.

La compapfnie de l'Est emploie un poste Morse portatif, disposé par MM. Dûment et Cabaret, et destiné à l'organisation d'un service temporaire dans une section ordinairement dépourvue de télégraphe, à l'exploitation pronsoire d'une ballastière, au sectionnement mo-

Fig. 054. — Po»te porUtif Brégu«t.

mentané d'une ligne à voie unique sur laquelle on veut assurer une circulation exceptionnelle, etc. Dans tous ces cas, il serait trop lon^ d'expédier sur les lieux et de monter un poste complet. Le poste portatif de MM. Dûment et Cabaret comprend deux boites, dont Tune renferme un récepteur et un manipulateur Morse, un rouet, un commutateur de ligne à deui directions, un commutateur de pile, un gah'anomètre vertical, un paratonnerre à papier, on relais annonciateur à deux directions, système Sieur, un porte-encrier, un encrier, un bloknotes. Le manipulateur et le récepteur sont

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d'uD modèle courant, de sorte qu'on puisse au besoin les remplacer facilement.

L'autre caisse renferme vingt-quatre éléments de pile en série et divers accessoires. Les piles sont du système Leclanché légèrement modifié : elles se composent d'un vase d'ébonite renfermant un mélange de coke, de pétrole et de chlorhydrate d'ammoniaque, un crayon de charbon plongeant dans ce mélange et un zinc entouré d'une gaine de toile. Au moment de s'en servir, on introduit dans chaque couple une certaine quantité d'eau au moyen d'une mesure et d'un entonnoir qui sont placés dans la caisse, ainsi que quatre conducteurs souples, un seiTCrail pour établir le contact à la terre, une lime de ciseleur pour décaper le rail, divers outils, une bobine de fil recouvert, deux flacons d'encre oléique, dix-huit rouleaux de papier et divers accessoires de rechange. Pour se servir du poste, on place la première caisse sur un support quelconque ou même sur le sol, on l'ouvre de façon qu'elle serve de table, et Ton établit les communications avec la terre et avec le fil de ligne.

Les appareils destinés à l'exploitation des chemins de fer et décrits aux mots Block-sys- TEM, Intercommunication, etc, peuvent être considérés comme faisant partie de la télégraphie des chemins de fer.

Télégraphie mdtéorologique. — Le Verrier a institué le premier en France un service régulier d'observations météorologiques. Chaque jour, les observations faites en tous les points du territoire et dans les principales villes de l'étranger sont concentrées par le télégraphe à l'Observatoire de Paris et servent à dresser une carte qui donne l'état général de l'atmosphère, et qui est expédiée immédiatement sur tous les points intéressés. On peut observer ainsi la naissance des bourrasques et des cyclones et prévoir, dans une certaine mesure, la marche probable de ces dangereux météores. Cette tâche est facilitée par les renseignements reçus chaque jour d'Amérique. Nos côtes ont été divisées en quatre régions, celles des Iles Britanniques en six. Deux fois par jour, tous nos ports échangent leurs observations, qui sont communiquées aussi aux ports anglais. Les renseignements ainsi recueillis rendent de grands services aux navires qui sont sur le point de quitter les ports, et d'une manière générale à toutes les personnes qui ont intérêt à connaître le temps probable.

Les États-Unis d'Amérique ont installé des premiers un service d'avertissements météoro-

logiques. L'Angleterre, l'Allemagne, la Prusse, l'Italie, la Russie ont suivi cet exemple.

Télégraphie militaire. — Il est inutile d'insister sur les services que peut rendre la télégraphie dans les opérations militaires. Néanmoins, pendant les guerres de Crimée et d'Italie, nous dûmes recourir à des télégraphistes civils ; et, même en 4870, notre organisation était encore trop imparfaite pour fonctionner régulièrement, tandis que les Allemands purent construire plus de 300 milles de ligne, en réparer plus de 1 000 et exploiter plus de six cents stations télégraphiques.

L'organisation de la télégraphie militaire française a été réglée par le décret de novembre 1874. Modifiée par le décret du 23 juillet 1884, puis par celui du 27 septembre 1889 actuellement en vigueur, elle se compose de :

Directions;

Sections de première ligne;

Sections de deuxième ligne;

Parcs télégraphiques;

Service du territoire.

Le tout est complété par le service de télégraphie légère fait par la cavalerie et par celui qui est organisé dans les autres corps de troupes pour leurs besoins particuliers.

Le matériel employé dans l'armée française est installé dans des voitures, attelées par les soins du train des équipages. Les voitures réglementaires sont actuellementau nombre de cinq :

La voiture-poste, modèle 1884;

Le chariot ;

La dérouleuse;

La voiture légère ;

Le chariot à perches.

A ces modèles vient s'ajouter le fourgon 1874 du modèle général de l'armée.

Les anciennes voitures 1874 ont été modifiées et sont utilisées dans les Directions pour le transport des archives, etc.

Chaque pile est formée de douze petits éléments Leclanché montés en tension et renfermés dans une boite munie de bornes extérieures.

Les appareils portatifs sont du système Morse et comprennent sous un très petit volume : un récepteur, un manipulateur, un commutateur placé au milieu (fig. 956), un paratonnerre à stries (voy. ce mot) situé à gauche, un galvanomètre vertical, à droite un encrier contenant d'un côté de l'encre ordinaire et de l'autre de l'encre oléique pour le tampon.

Le manipulateur diffère des modèles ordinaires par une disposition qui permet de constater l'état des piles et des communications, en

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faisant passer directement le courant dans les électro-aimants du récepteur. Les noyaux de ces électro-aimants peuvent être légèrement élevés ou abaissés à Taide d'un bouton moleté,

afin de régler la sen§îtL> n .

cents sont h culasse scmi- i pièce supplémentaire qn ;-. i [ 1er en coarant contino.

Fig. 955. — Appareil porUUf de campagne.

L'aiguille du galvanomètre est immobilisée pendant les transports au moyen d'une fourchette qui se manœuvre par un bouton extérieur.

Afin de simplifier l'installation de postes volants avec ces appareils on les renfermes dans des cantines à deux compartiments, celui du bas contenant la pile. La partie antérieure se rabat et forme une table sur laquelle le télégraphiste peut écrire.

Les parleurs sont des relais Morse simplifiés et formés seulement d'un électro-aimant boiteux et d'une armature. L'extrémité de l'électro-aimant, dépourvue de bobines, porte un manchon en ébonite c (fig. 956), sur lequel est fixé le support de la palette. Un ressort-lame R permet de régler la position de la palette qui, au repos, vient butter contre une vis I se réglant de l'extérieur. Quand le courant passe, la palette frappe le noyau de l'électro-aimant avec un bruit assez fort pour que l'on puisse lire les dépêches au son. L'appareil est monté sur une caisse sonore pour renforcer le son. La base supérieure porte un manipulateur disposé pour pouvoir travailler en courant continu. La borne ligne communique avec le massif du manipulateur, la borne pile avec le plot de travail du manipulateur dont le plot de repos est relié au fil de l'électro-aimant communiquant d'autre part avec la terre. La borne pile est également réunie à la culasse de l'électro-aimant, la

borne I avec la vis I, h hn' « réglage V du ressort anta.

rif.95«.-P«*«' ********

avec le massif de l'appareil, i' moins les communications (i^qui pouvaient fonctionner eales parleurs nouveau modèle'' supprimée; elle est rempla^'tif qui transforme à volonté 1^en une sorte de ronflemeDl :

coup la lecture. Les traits ^'-^ ronflement prolongé, lesp^'^'

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ment bref, tandis que dans le système ordinaire chaque signal est Hmité par un double bruit sec qui en annonce le commencement et la fin, et c'est Tintervalle entre ces bruits qui détermine la valeur des signaux.

La sonnerie et les commutateurs bavarois sont semblables à ceux de la télégraphie civile.

La voiture-poste modèle 1884 est attelée de deux chevaux. On entre par l'arrière. Le bureau est disposé longitudinalement sur le côté droit de la voiture. A gauche est une banquette pouvant se transformer en lit. Le fond est occupé par des casiers. La table porte deux appareils

de campagne et deux parleurs (fig. 957) ; audessous se trouvent trois piles, deux bobines de câble léger, deux piquets de terre, un axe et une manivelle de déroulement, un pied d*appareil optique. L'armoire du fond contient en outre un appareil de déroulement se plaçant sur le dos d'un homme. Sous le siège du conducteur se trouvent une caisse pleine d'eau, un appareil optique et une provision de pétrole.

Le chariot de travail est une sorte de grande fourragère dont les côtés sont à claire- voie. Il renferme à l'avant des piquets de haubans, des cordages, des bobines de câble et de fil nu,

Fig. 957. — Inslailalion électrique de U Toilure-poste.

une brouette dérouleuse avec son axe de déroulement (une pour deux chariots); à l'arrière, quatre coffres contenant des isolateurs, des crampons, un parleur, une pile, des outils, etc. ; à l'extérieur, des échelles, un réservoir d'eau, des pelles, pioches, etc. Enfln sous la coquille du siège est placée une cantine à appareil contenant son appareil Morse, une pile portative et un assortiment d'imprimés. Le chariot est recouvert d'une bâche.

On se sert souvent aussi d'un modèle plus léger traîné par un cheval et appelé déj'OMleuse. Cette voiture contient huit bobines de cable, une pelle, une pioche, un perforateur, une masse et une manivelle: sur le devant, un

piquet de terre, un tourne-à-gauche et une caisse à eau.

Il faut ajouter à cette nomenclature les voitures de réserve, d'archives, d'approvisionnement, etc., dont le chargement est analogue et sur lesquelles nous n'insisterons pas.

La cavalerie chargée de la télégraphie légère possède aussi deux types de voitures l'une plate et couverte contenant des piles, des outils et 10 kilomètres de câble est affectée à la réserve d'une division, l'autre transportant le matériel de chaque brigade.

Télégraphe portatif Trouvé, — M. Trouvé a imaginé un système de télégraphie légère, destiné aux avant-postes, et permettant de cor-

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respondre à 1 kilomètre, ou même plus loin en augmentant la longueur du câble. Ce poste se compose d'un pelit parleur (fig. 958), de la grandeur d'une montre, qui fait assez de bruit pour qu'on l'entende facilement, et qui porte son manipulateur à la partie supérieure. L'appareil est alimenté par des piles humides du système Trouvé (Voy. Pilb), placées dans une boite fixée sur un crochet qu'un soldat porte sur le dos. Au haut de ce crochet (flg. 959) se trouve une bobine portant 1 000 mètres de fil télégraphique isolé double, pour l'al-

ler et le retour, ce qm t .

chercher une bonne t^rTi>. lce crochet s'éloigne da j-rlant le câble, qui repc»>^rfils numérotés et de diCnr mettent de raccorder, san» r deux lignes et la pile. i> reçu d'application pratiqua:

tie de l'armement des srcb - M. Trouvé a encore imiiv.

reil télégraphique trèsing'-L' graphique, qui se compo-'^ •

Fig. 958. — Parleur Trouvé (demi-grandeur).

Fig. 959. — Pile et bobine du iS^^ '

Bréguet, représenté en grandeur naturelle (flg. 961), et pouvant se placer facilement dans la poche.

Nous avons indiqué aux articles Ligne, Isolateur, Pilb, etc., ce qui est relatif à ces parties du matériel de télégraphie militaire. Dans ce matériel figurent encore les appareils de télégraphie optique que nous décrivons un peu plus loin. Enfin les téléphones tiennent aussi maintenant une large place dans la télégraphie militaire.

Nous donnerons pour terminer quelques renseignements sur l'organisation de la télégra-

phie militaire chez les ^m^^' d'après le livre du colonel iiU' pliquée à Vart mUHaire], anq^^i tons une grande partie de> rf r:y ' tenus dans cet article.

Allemagne, — L'armée al'^^ quatre voitures télégrapbiq^-" poste, la voiture de matériel, l i voiture de transport desetof^

La voilure-poste diffère p^t légère. Sur le côté droit 'i^n' ' ' pareils Morse et à gauche uii vaut de lit de camp. Le^fii^"-

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Marié-Davy modifié : le vase extérieur est en charbon de cornue, entouré par une gaine de caoutchouc; il renferme une pâte de sulfate mercureux, dans laquelle est enfoncé un crayon de zinc, maintenu par deux tasseaux de bois et par un couvercle en caoutchouc, qui ferme la pile. La voiture de matériel correspond à notre chariot : elle est divisée en trois compartiments, contenant, celui du milieu des perches et les autres des bobines. Elle contient en outre la brouette dérouleuse et ses roues. Des ferrures

extérieures portent une échelle spéciale, qui est double et peut recevoir deux roues : cette disposition en rend le transport plus facile et permet de remployer comme dérouleuse.

La voiture fourragère porte le fourrage, les bagages des télégraphistes et le matériel de rechange.

La voiture des employés ressemble à un han- 8ome cab et porte deux employés^ deux appareils Morse et deux piles.

Les câbles de campagne sont à trois fils en

Fig. 060. — Mode d'emploi du léli^graphe Trouvé.

cuivre étamé, plus gros que les nôtres, entourés d'une triple couche de caoutchouc et d'une armature en ruban de fer. On emploie en outre du fil nu, en cuivre pour les lignes d'avantpostes et en fer pour les lignes d'étapes. Les câbles ne sont employés que lorsqu'ils sont indispensables.

Les perches ont 3,75 m. de hauteur et sont simples ou doubles.

Les appareils de transmission sont des Morse ordinaires, mais montés en courant continu. Ce système, décrit plus haut, a l'inconvénient d'user les piles très vite, mais il offre en temps de guerre beaucoup plus de sécurité. Si l'ennemi coupe un fil, les deux postes voisins en sont avertis immédiatement, et non pas seulement lorsqu'on a besoin de transmettre. Il est à remarquer cependant que le poste pourvu de pile n'est pas averti si le télégraphiste qui

coupe la ligne a le soin de la mettre à la terre. Mais le poste sans pile s'aperçoit à coup sûr que la ligne est interrompue.

Pour les avant-postes, l'armée allemande fait usage d'un matériel léger, porté à dos d'homme, et dont l'invention est due au capitaine Buckholtz'

Chaque appareil se compose d'une petite boite contenant un appareil Morse réduit à sa plus simple expression, muni d'un galvanomètre et d'une sonnerie.

Si le courant, qui est continu, vient à se trouver interrompu, on en est averti aussitôt par l'arrêt de la sonnerie. Le câble est porté à dos d'homme dans un havre-sac traversé par un axe de déroulement, muni d'une manivelle pour l'enroulement. Chaque bobine contient 500 mètres de câble, pesant environ 6 kilogrammes. Le câble est à double conducteur pour l'aller et le retour.

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Angleterre. — On emploie trois sortes de voitures : la voiture-poste, la voiture du câble et la voiture du matériel.

La voiture-poste, plus lourde que notre nouveau type, est attelée à quatre chevaux. L'aménagemenl rappelle celui des nôtres. Elle contient sept groupes de dix éléments Leclanché hermétiques.

Les voitures de câbles, attelées à six chevaux, sont divisées dans la longueur en trois compartiments : celui du milieu renferme des perches en fer creux, les deux autres trois bobines

Fig. 961. >■ Montre télégraphique.

portant un demi-mille de câble. L'enroulement de ce câble, quand on relève la ligne, se fait automatiquement, grâce à des poulies calées sur les roues de derrière et tournant avec elles. Cette voiture contient en outre une brouette dérouleuse, et, dans des coffres placés à l'avant, des crampons, isolateurs, clous, etc.

Les voitures de matériel portent des perches, des échelles et une réserve de câble.

Les lignes sont construites, suivant les cas, en fil de cuivre ou en fil d'acier de 1,65 mm. On emploie en outre un câble à sept brins, garni d'une couche très épaisse de gutta-percha, et un

câble componnd, form^ é^-:

roulés autour d'un fil d i. •:

Les Anglais font usaf? > bou, de perches en fer .'-:

baïonnette, et quclquefoii ioniques en sapin.

Ils possèdent aussi qd m^ très léger : le câble est à-xs^ dérouleuse, portée par d- ■:

tant au centre la bobine â j*

AutrUke. — La voitaK aux précédentes- Les appL- Morse à gaufrage, ce qni Lr> relais. Les parleurs sont: .zoutales. Les piles sont de :> modifié : chaque élément c.sonné par un diaphragme d'un côté le zinc dans d^ u mide, de Tautre le charbea > de sulfate mercureux.

Le chariot de traraii esii partiments horizontaax et ^aî• ches sont en bambou. Là lpeut être portée par troi>bccL deux. L*axe de déroulement îr Les isolateurs sont analoçumand. Le câble renferme su f roulés avec un fil d'acier cenj

Belgique. — Le matériel H ble, se compose de quatre v ture-poste, une voiture de tl poteaux, une voiture de mi* ' atelier.

La voiture-posle est plo* ç'ancien modèle. Le coupé renî^r.

reils Morse ordinaires, pom^' cun deux lignes. K l'arrière. *J portent chacune i kilomètrt é:

se dérouler et s'enrouler ai^^Gi** ture se trouve suspendu etàmde camion dérouleur qui F''^ * bines, un appareil Morse et dî^ leur peut être traîné par qb «d'hommes. Les piles Lcclancb?^' de Tétoupe.

La voiture de fil renferme i»' fil nu en huit bobines, et ese : plus légère que la nôtre. LâViM^:' contient 200 poteaux de 3^ ni. ^

U télégraphie légère es?

Buckholtz.

Espagne. — Le matériel esJ îy la guerre de montagne; aussi ^^fcoup de postes optiques.

Une voiture comprend m P'^'^-

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les postes optiques, les bobines, agent à. dos de mulet. Tous les double fil. Les piles sont du sys-

i (Voy- PiLKS MIUTAIRES).

B matériel italien est analogue au Dn tend à substituer le téléphone $. L.e téléphone reçoit alors des et courts correspondant aux traits > de Talphabet Morse.

La Russie a modifié tout récematériel. La voiture-poste a son en-

côté, et renferme deux appareils fraise avec relais. Les piles sont du liell modifié. Les appareils d'avantconstruits par la maison Siemens et

>ie en outre une voiture d'instruvoiture de perches qui en contient iture de matériel portant le fil et le roiture de provisions. Le câble est du glais compound. La dérouleuse est portée par trois hommes. Les autres sont semblables à ceux du matériel

- Ce matériel diffère des précédents ; i de voiture-poste. Le poste s'installe liaison ou sous une tente. Il y a néan- .tre voitures : la voiture de matériel a voiture de fil, la voiture de perches agère.

X premières sont des voitures à deux ies l'une derrière l'autre et agencées it restreint au moyen d'une cheville

comme une pièce et son avant-train, osition est nécessitée par les mauvais Les piles sont des Leclanché fermées »uvercle enduit de glu marine.

pas de brouette. Le til est déroulé ou ar la voiture. Dans les terrains inaccesa voiture, deux télégraphistes portent os, à Taide d'un harnais spécial, les rémités de la bobine.

Jnis. — Le matériel est très simple et r. La voiture de piles contient en même [ualre postes, composés uniquement .nipulateur et d'un parleur à deux bolivant Tusage américain. Les piles sont liell modifiées et travaillent à courant

nploie en outre une voiture de perches voiture de fils, qui porte un appareil et automatique de déroulement.

rps chargé de ce service est appelé corps aux. Il est recruté par engagements vo- 3S pour cinq ans, et nous ne pouvons

DlCTIONNAIBB D'ÉLECTRiaTfi.

nous figurer que difficilement la grande portance qu'il présente chez les Américaii temps de paix, les hommes qui le comp desservent des observatoires météorologiqi transmettent télégraphiquement, d'un a l'autre du continent, les prévisions du ten utiles à l'existence maritime des États-Uni corps des signaux exploite également les tiens frontières, dont l'état habituel est soi plus voisin de la guerre que de la paii corps, très rompu aux exigences de son m< est bien supérieur, comme dextérité et pr< titude d'installation, à tous les corps simii institués parles puissances européennes.

K On voit, par ce court exposé de Torgai tion télégraphique militaire dans tous les c rents États, combien chacun tient à se tro prêt pour les événements et sent la néce d'adjoindre à son armée cet élément de su facilitant la transmission des ordres, lan avec la rapidité de la foudre les indication général en chef, qui peuvent ainsi être r sées instantanément. On voit quel est le min parcouru depuis le commencement siècle, où le télégraphe ne servait qu'à ap ter à Paris les nouvelles de nos victoires. I rons que. ces temps héroïques revenant, 1' personnel des lignes militaires françaises encore à télégraphier les hauts faits de soldats. » (Colonel G un, V Électricité appt \ à Vart militaire.)

Télégraphie narale. — Les sémaphores s I sur le littoral sont reliés aux stations inté res par un réseau spécial, qui sert à transm ! chaque jour l'état de la mer et les rense j ments utiles à la navigation. Les navires vc des côtes peuvent échanger par la même ' des communications avec l'intérieur du c > nent, mais il faut d'abord que les dépêches : vent aux sémaphores. On se sert générale : pour cela de procédés qui n'ont rien de • mun avec l'électricité, par exemple de pavi I dont la couleur et la position concourant formation des signaux. Le premier code c ; gnaux maritimes a été imaginé par le capi i anglais Marryatl : toutes les phrases corre [ daient à des nombres, et ces nombres élaiei t présentés par le jeu de dix pavillons de co 1 difTérente. On pouvait faire ainsi 5860 ce i naisons. Un système plus complet, doi i 8 000 mots, fut i n venté par le capitaine Re; [ de Ghauvancy et adopté en 1855 par la F ) et l'Angleterre. Ce système a été simplil ! 1865 et réduit à 8000 mots, qui suffisent faitement à tous les besoins.

TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE

La nuit, on remplace d'ordinaire les pavillons par des lanternes. On a essayé aussi en France et en Allemague de produire les signaux Morse a l'aide de lampes à incandescence. Les lampes sont fixées à un màt et l'on ouvre ou Ton ferme le circuit à Taide d'une clef Morse. Il est bon d'intercaler dans ce circuit un récepteur ordinaire . qui garde la trace des dépèches envoyées. La marine française a adopté en 1882 un système de télégraphie électrique imaginé par M. de Méritens et qu'on trouvera au mot Signaux.

La télégraphie permet encore aux navires de se régler sur l'heure exacte d'un méridien particulier, par exemple celui de Greenwich.

La marine fait également usage des appareils de télégraphie optique.

Télégraphie optique. — Dans les opérations militaires, on emploie souvent un système de

signaux télé^araphiques mi ^ \ vantage de n'exiger FétaMb^ | entre les deux postes, ce qi i- ,

Fig. 962. — Appareil ofi4M|Be <te caair.

tains cas de correspondre s :• ennemies.

Bien qu'on ait fait quelqur^ mière électrique, on prodoi! :

Fig. 9C3. — Appareil télescopique (service des forleresses).

signaux à l'aide du soleil on d'une lampe à pétrole, et l'électricité n'intervient que pour l'enregistrement.

En France, les armées en campagne emploient des appareils dioptriques, tandis que les places fortes font usage d'instruments catoptriques d'une plus grande portée. Parmi les premiers, le plus usité a 14 centimètres d'ouverture : il est formé d'une boite en tôle divisée par une cloison verticale E en deux parties un peu inégales (fig. 962). En arrière est placée une lampe à pétrole P à mèche plate, donnant une flamme de 2 centimètres de hauteur, protégée par une boîte cubique en fer munie de verres plans et surmontée d'une cheminée en tôle. Un petit miroir concave M est placé derrière la lampe. Les rayons lumineux traversent un trou pratiqué au centre de l'écran E, et muni d'un obturateur qu'on actionne du dehors pour produire les éclats courts ou longs qui représentent les signaux Morse; ils tombent

ensuite sur une lentille cobt^:.

transforme eu un faisceau seo-v'.

lèle. Une vis V, manœuvrée ds régler la position de la lamp^ du soleil, on repousse la lampe F • l'on place dans Torifice a un J-' capable de faire converger les r-; même de la lampe. Ces Untili^ lumière solaire d'un héliostai h la boite. Un abat-jour prol«:?^ les rayons directs du soleil et lai-'

Une lunette, dont l'axe fôlp»" l'appareil d'émission, sert a ^gnaux envoyés par le poste «rr^ correspondance terniinée, on p-^ "* qui maintient le manipulatesr ' récran obturateur dans la ^^^■'

L'appareil de forteresse esi ; Une lampe L (fig. 963), plac^^^' séparée, envoie ses rayons, f^-*" par le miroir concave M, sut ^^

TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE

3rme une image réelle un peu au rateur E. La lumière, qui diverge pointy tombe sur le petit miroir qui la renvoie sur le grand miroir né tique M". Celui-ci donne un i

faisceau parallèle qui sort par l'ouverture ( à droite. L'obturateur E se manœuvre d hors et sert à produire les éclats longs et c( Une lunette placée sur la boite sert de récef M. Ducretet est parvenu à obtenir un

jly^K ^^

Fig. 964. — Enregistrenr automatique des signaux (E. Ducretet).

ni régulier en supprimant tous les oreclriques du récepteur Morse, dont les luages sont conservés. L'enregistrement purement mécanique. Ce récepteur est 'iialement sur l'appareil optique. Au S verrou V(rig. 964) immobilise la pédale

manipulateur p, le rouage Ho du récep i et maintient soulevé l'obturateur E ; c'e l position du feu fixe. En même temps, la appuyant sur i\ le tampon encreur est é de la molette Mo, qui par suite ne peut t i aucun signe sur la bande de papier pa; i

TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE

ci est d'ailleurs immobilisée par le rouage. Au signal convenu par les deux postes correspondanls, on tire le verrou Y ; ce seul mouvement supprime le feu fixe, en laissant

Fig. 965.

- Enregifltreur dans U position du repos ou du feu fixe.

retomber l'écran E, qui intercepte le faisceau lumineux XX, dégage le rouage Ho, qui laisse défiler le papier, replace le tampon encreur sur la molette Mo, et rend libre la pédale p. On peut alors manipuler à Taide de cette pédale ; tous les mouvements, brefs ou longs, qu'elle communique à récran E, sont transmis mécaniqi4ementj par une série de leviers, au couteau du récepteur. La correspondance terminée, on pousse de nouveau le verrou Y, qui immobilise tous les organes dans la position du feu fixe. Le plan montre la lampe La, Técran E, le jeu de lentilles, la lunette réceptrice Lu. La figure 965 montre Tappareil dans la position du feu fixe : on voit l'écran E soulevé et l'action du verrou Y sur les divers organes. Tout l'appareil est protégé par la boite : la partie imprimée du papier sort peu à. peu. A la lecture de cette bande, on peut s'apercevoir d'une erreur commise et la corriger immédiatement.

Il serait évidemment à désirer que la dépêche pût être reçue imprimée à l'arrivée. Les essais faits à l'aide du gélatino-bromure d'argent n'ont donné aucun résultat, le faisceau lumineux reçu étant trop faible. Yu l'importance des dépêches transmises en temps de guerre, le poste qui reçoit pourrait répéter la dépêche reçue, pour que le correspondant sache s'il a été bien compris. De cette manière, on obtiendrait l'enregistrement aux deux stations.

Mais il en résulterait un retard notable dans l'acheminement delà correspondance. La transmission par les télégraphes optiques est, en effet, très lente, et comme souvent une dépêche succède immédiatement à une autre, la répétition de la première retarderait l'expédition de

la seconde. Ponr éviter ces^r contente habitueUement d» r>les noms propres el les pa^^«

On ne saurait détermiDeri" précise, l'emplacement des j ^ le terrain. Les cartes topor.

sent évidemment des inà.

que des indications; car, m-z tuant le profil du terrain. ..

absolument certain, dans h-*:

ligne de visée n'est pas i-.obstacle dont la hauteur d a :

sur la carte. A. moins qu*ii ' .

soigneusement repérés, fl •»* que les deux correspondant^ -.i:

du premier coup ; ils doirr'* trouver leur ligne de visée ce mz.

chucun d'eux balaie de ^l :' .

qu'il suppose occupées par >•:

puis, par intermittences, il ft :

observant dans sa lunette. Dr? ::

postes a aperçu Tautre, il imc : reil dans cette direction et Cl envoyant des émissions d^ k tivement longues et brèves. Ltarde pas à percevoir ces app^-nication est établie.

Spectre -télégrapbie. — Sj- ' pbie optique imaginé par M, f:

lunette réceptrice est manie i sorte que le faisceau prorenaij' metteur donne un spectre poste, on intercepte certain." rr déterminés, le spectre rern^' les parties lumineuses qui re>!' présenter un signal Morse dé^ni a proposé d'appliquer ce sr*!placer la nuit les pavillons 's^^ navires (Yoy. Téi^GRAPeie MVtu

Télégraphie sténograplûqu- '

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