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H8I 9J OK.LI

Roue de correction. — h r des types, la partie eitériesr:

Fig. 919. — Axe des tjpes (coui>o).

porte une seconde roue BB qu'on appelle roue de correctiorij servant à maintenir le synchronisme et à passer des lettres aux chiffres et réciproquement. Cette roue, en acier trempé, a sa circonférence divisée en cinquante-six parties égales, dont vingt-huit portent des dents aiguës également espacées. La roue des types portant cinquante-six signaux, on voit que, si Tune des lettres de cette roue coïncide avec un des creux de la roue de correction, toutes les autres lettres correspondent exactement aux autres creux. De môme, si l'un des chiffres se trouve

en regard de l'un des créas, i?

correspondent tous aux autt^- Le changement se fait aî-^ levier inverseur viv, et de la p '■ établirla liaison entre la n^u^«i de correction (fig. 920). EUe e^ cette dernière roue et tiié? îs !

roue des types. Le doigta, p^n^ crans du cliquet A, presse i^ ^ l'autre extrémité h s'enga^ ^' diane du levier inverseur, q^ ment dur autour de la v^s. I-

est, comme le montre la Ogure, dans le premier cran du cliquet kj Textrémité Vi fait sailb'e en dehors de la roue et bouche Tun des creux. Si le doigt Ai pénètre dans le second cran, le doigt h fait tourner l'ancre et c'est l'extrémité

Fig. 9i0. — Roue de corrcclioii et levier inverseur.

, qui fait saillie. Les deux creux alternativeleut obstrués par Tancre doivent concorder, ans le montage général, avec le blanc des letes et le blanc des chiiïres.

Fig. 921. — Levier de rappel au blanc.

tevier de rappel au blanc. — Derrière la roue correction, un axe fixe, adhérant à la platine érieurede rappareil,porte un levier (fig. 921), elé levier de rappel au blanc, qui ramène la e des types à sa position de repos, lorsque concordance cesse d'exister entre les deux

récepteurs. Ce levier est formé de trois bran-» ches, dont deux Ui et Uj dans un même plan; la troisième Ug est en arrière et se meut dans un plan parallèle. La branche Ui sert de manette pour agir sur les deux autres. En regard de ce levier est placé un ressort-lame qui remplit, par rapport au cliquet A, de la roue correctrice, le môme rôle que le plan incliné dont nous parlerons plus loin à propos du levier d'échappement et de l'embrayage de l'axe du volant avec Taxe imprimeur. On voit l'extrémité de ce ressort figure 926, au-dessous et à droite du tampon 0. Lorsque le levier de rappel au blanc est

Fig. 92i. — Klectro-aimanL Hughes.

abaissé, l'appendice k de la branche U^ pousse le ressort-lame sous le cliquet de la roue correctrice; ce ressort soulève le cliquet; la roue de frottement tourne librement, tandis que la roue de correction et la roue des types sont arrêtées. En même temps, le crochet S^ de la branche Uy s'engage dans une encoche pratiquée dans le manchon qui supporte la roue de correction.

Organe électro-magnéliqur. — L'organe électro-magnétique du récepteur est un électroaimant polarisé d'une forme particulière, appelé électro-aimant de Hughes. Le noyau est constitué par un fort aimant en fer à cheval MM (fig. 922), Vixé par une équerre de laiton NN sous la table de l'appareil. Les deux pôles de cet aimant portent des pièces polaires mm, entou-

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rées par des bobines EE. Le (il est enroulé de manière à produire deux pôles contraires aux deux extrémités. Au-dessus de ces bobines se trouve une palette de fer doux EiE,, ayant à peu près la forme d'un double T. Cette palette

est mobile entre les pointes de deux mu et tend à s'écarter de Télectro-aimant, sons Taction des deux ressorts ee, réglés par les vis 6162- A Tétat de repos, la palette reste appliquée

Fig. 923. — Levier d'écliappcmenl.

contre les pôles de Félectro-aimant ; mais, si Tappareil reçoit un courant de sens convenable, Taimantation diminue, et la palette bascule sous l'influence des lames ee. Le mécanisme du récepteur se trouve ainsi mis en marche et fonctionne d'une manière purement mécanique. Le même efTet se produit chaque fois que, Tun des goujons du manipulateur se trouvant sou-

levé, le passage du chariot provoque une ém>sion de courant.

Levier (T échappement. — Examinons maintenant le fonctionnement de ce mécanisme. Audessus de la palette EiEj se trouve un levier GG, appelé /tfwer d'échappement (fig. 923), qui, dans la position de repos, arrête une pièce FF, munie d'une saillie F, et d'un cliquet «Wi, mobile autour

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de son axe. Le ressort A porté par la pièce FF, tend à appuyer ce cliquet sur la roue dentée Z, et les dents de ces deux organes sont disposées de telle sorte que le mouvement de droite à gauche détermine Tembrayage. La ligure représente la position de ces pièces pendant le mouvement normal de Tappareil, lorsqu'il est en marche sans être traversé par le courant. La pièce F, est alors arrêtée sur le cran du levier G ; le cliquet est soulevé et son appendice n, s'appuie sur un petit plan incliné m, fixé en p par deux vis sur le bâti de l'appareil. La roue Z, qui est montée sur Taxe du volant, tourne alors librement avec lui.

Aax imprimeur, — L'arbre du volant qui porte la roue Z s'emboîte dans la pièce F, qui est sup- Dortée elle-même par un axe qu'on appelle ar-

bre imprimeur ou arbi^e des cames. Cet arbre sert de coussinet à l'arbre du volant. Les deux

Fig-

924. — Embrayage de l'axe du Tolant et de l'arbre iraprimeur.

arbres sont dans le prolongement l'un de l'autre, mais ils restent indépendants tant que la

Fig. 025. — Axe imprimeur.

t*ce F, est arrêtée par le levier d'échappeent.

Embrayage de Vaxe du volant et de Vaxe imprimr, — A chaque émission de courant, la pâte EiEj, en se soulevant, vient frapper la vis et fait basculer le levier d'échappement de uche à droite: la pièce F^ tombe; le cliquet sse par-dessus le plan incliné m et, sous l'acn du ressort f, vient s'appuyer sur la roue Z, name le montre la fîgure 924. Les dents sont •rs en prise et la roue Z entraine le cliquet, pièce F et l'arbre sur lequel elle est montée ; deux arbres embrayent l'un avec l'autre, et mettent à tourner avec la même vitesse. Le uvement ne dure d'ailleurs qu'un seul tour: s le milieu de la révolution des deux axes, i came en forme de croissant Fj passe sous

la face inférieure G^ du levier d'échappement et le fait basculer de droite à gauche; la vis G, appuie sur la palette et la ramène au contact des plaques polaires de l'électro-aimant. Le levier GG revient à sa position première et arrête de nouveau la pièce F,; les choses restent ainsi jusqu'à ce qu'il se produise une autre émission de courant.

Cames de l'axe imprimeur, — Nous venons de voir comment l'axe imprimeur embraye Taxe du volant. Cet axe imprimeur (fig. 925) porte à la partie antérieure quatre cames de forme différente, la came de dégagementy la came df* correctioriy la came de progression du papier^ et la came d'impression.

La came de dégagement sert à repousser le levier de rappel au blanc et à dégager la roue

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de correction et la roue des types. Elle est formée d*un doigt s qui passe sous la branche U2 de ce levier, la rejette en arriére et laisse le ressort-lame se rapprocher de la platine de l'appareil : le cliquel de la roue de correction se trouve ainsi dégagé et peut tomber sur la roue de frottement. La roue de correction et la roue des types embrayent avec le mouvement d'horlogerie, et la roue des types tourne avec une vitesse égale à celle du chariot, les roues d'angle

qui unissent ces pièces ayant le même diamètre et le même nombre de dents.

Correction. — La came de correction sert à corriger l'avance ou le retard de la roue des types, par l'intermédiaire de la roue de correction. Elle est formée d'un petit coin en acier trempé, encastré dans une chape d^ et maintenu par une ou deux vis.

Si les deux appareils sont bien synchrones, cette came, à chaque tour de l'axe imprimeur,

Fig. 9i6. — Ensemble da mécanisme imprimeur.

passe exactement entre deux dents de la roue de correction. Si au contraire le récepteur du poste considéré est en retard, la came correctrice vient frapper la dent antérieure, la pousse en avant, et par suite fait avancer le manchon qui porte la roue des types en faisant sauter le cliquet par-dessus quelques dents de la roue de frottement. Si l'appareil est en avance, la came vient heurter la dent postérieure, qui se présente trop tôt ; le choc est amorti par les deux coussinets qui entourent la roue de frottement et dont l'un fait ressort; cette roue glisse entre ces coussinets et l'ensemble de la roue des types et de la roue de correction s'arrête, jusqu'à ce

que le synchronisme soit rétabli. La correction s'effectuant à chaque tour de l'axe imprimeur, le synchronisme se maintient parfaitement, pourvu qu'il ait été établi au début.

Passage des lettres aux chiffres. — La came de correction sert encore à passer des lettres aux chiffres et réciproquement. Le clavier n'ajanl que vingt-huit touches, tandis que la roue de> types porte cinquante-six caractères, il semble que ceux-ci ne puissent se présenter à l'impression que de deux en deux, de sorte qu'on pourrait transmettre seulement soit des lettres, soit des chiffres, suivant le réglage initial. La came de correction remédie à cet inconvénient. Sup-

posons'par exemple qu'on transmette Jdes lettres et qu'on veuille passer aux chiffres : on appuie sur la touche du blanc des chiffres : pendant révolution de Taxe imprimeur, la came correctrice s'engage entre les dents de la roue de correction, rencontre la partie saillante du levier inverseur v,v, et la repousse. Ce mouvement fait basculer la pièce hhi et fait tourner la

roue des types de -- de circonférence, de sorte

que ce sont les chiffres, et non plus les lettres. qui se présentent à l'impression. En appuyant au contraire sur la touche du blanc des lettres, on produit le même mouvement en sens inverse et l'on peut de nouveau transmettre des lettres.

Impression. — Les deux dernières cames sérient à l'impression. A droite de la roue des types et un peu au-dessous, la platine de l'apareil porte un axe S (fig. 926), autour duquel ournent deux leviers. Le premier, appelé levier

Fig. 9i7. — Lcvior d'iropressiou.

impression (fig. 926 et 927), porte deux guides et R que traverse d'abord la bande de papier; tte bande passe ensuite sur le rouleau D,, ntre lequel elle est appuyée par la fourchette n et le ressort /*, enroulé autour de Taxe Dj.

partie antérieure du rouleau D, est dentelée ur l'entraînement du papier; la partie même, sur laquelle se fait l'impression, est courte d'une couche bien unie de gutta-percha; partie postérieure porte un rochet. La came npressiony formée d'un petit prisme triangure à arête vive d„ fixé sur l'axe imprimeur, >se au moment convenable sous le crochet D,,

termine le levier d'impression, le soulève et mie pendant un instant le rouleau Dj et la ide de papier contre la roue des types A ; 1 pression se produit et le rouleau retombe au it d'un instant. Les caractères sont encrés, ime dans Tappareil Morse, par un tampon en p O, enduit d'encre oléique, qui repose sur ranche de laroue'des types et, entraîné par rottementy tourne en sens inverse. Le papier

est emmagasiné sur un rouet fixé à la droite du massif de l'appareil (ûg. 915).

Lorsqu'un caractère vient d'être imprimé, il est nécessaire de faire avancer la bande de papier. Ce résultat s'obtient de la manière sui-

Pig. 928. — Moteur de l'appareil Hughes.

vante. Le second levier porté par Taxe S, ou levier d* entraînement du papier, est articulé avec le levier d'impression au moyen du crochet Kj, qui s'applique sur la roue à rochet de rouleau D,. La tête du levier d'entraînement se voit en K, . La dernière came portée pqr l'arbre imprimeur

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ou came (Tentrainement est une sorte de limaçon di qui, au repos, presse sur Textrémité libre K, du levier d'entraînement. Dans la rotation de Farbre imprimeur, la surface excentrique de cette came abaisse peu à peu le levier; le crochet K^, fixé au levier, tire de haut en bas la dent du rochet avec laquelle il esl en prise, et la rotation du tambour D, entraîne le papier. Au

bout d'un instant, la came d'entraînement ne présente plus au levier sa partie renflée, el ce levier est ramené à sa position première par an ressort : le crochet K4 saule quelques dents da rochet et se met en prise avec celle qui se trouve en face de lui lorsqu'il est en haut de sa coarse. Le papier avance ainsi d'une même quantité après l'impression de chaque signe.

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Contrôle des transmissions, — En même temps que la dépêche est transmise au bureau récep-leur, l'appareil Hughes l'imprime également au poste de départ, ce qui permet d'en conserver le texte et facilite le contrôle des transmissions. Dans les anciens appareils, une partie du courant de ligne traversait l'électro-aimant du poste de départ pour produire cette impression locale : aujourd'hui le même résultat s'obtient automatiquement à l'aide de la pièce S, articulée par un ressort avec le chariot (fig. 918). Cette pièce s'appuie sur l'axe A du levier d'échappement, de sorte que, chaque fois que la lèvre du chariot est soulevée par un des goujons et que le ressort Fi vient s'appuyer sur la vis Cl, elle entraîne le levier d'échappement et le fait basculer. Dans les appareils français, la pièce S est reliée au levier HHj et au levier d'échappement d'une part par une sorte de charnière, de l'autre par une vis à contre écrou.

Les bandes imprimées à l'arrivée sont coupées, collées sur les formules imprimées bien connues, et remises aux destinataires. Les dépêches imprimées en local au départ et les collationnements sont recueillis sur des rouleaux et conservés dans les archives.

Moteur. — L'appareil Hughes est mû par un poids P (ûg. 928), formé de six rondelles de plomb superposées, pesant chacune environ 10 kilogrammes, et supportées par une petite plate-forme surmontée d'une tige à crochet. Ce poids P est suspendu à une poulie ki, dont la gorge repose sur une chaîne de Gall. Cette chaîne passe ensuite sur les dents de la roue k, qui fait partie du mécanisme d'horlogerie, puis sur les poulies de renvoi A- et k^ ; elle supporte ensuite la poulie ^3 et le contre-poids Q, et s'applique enfln sur les dents de la roue ^, fixée sous la table de l'appareil.

La descente du poids P entraîne la chaîne

FijT. 929. - Remontoir de Tappareil HuKhes.

sans On et la roue k. Le contre-poids Q remonte en même temps, et, lorsqu'il esl au bout de sa course, la fourchette n soulève le levier A, qui frappe le timbre L, et avertit le télégraphiste qu'il est temps de remonter le poids.

Cette opération se fait en abaissant avec le pied la pédale Z (fig. 929), qui est surmontée d'une tringle G^, ûxée à un tronçon de chaîne sans fin, dont l'extrémité est accrochée à an fort ressort F, fixé lui-même par l'autre boula la table de l'appareil. Cette chaîne passe sur une roue dentée munie d'un bras de levier À^, terminé par un cliquet mobile autour de son

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axe et appuyé par un ressort P^ sur le rochet S, calé sur le même axe que la roue dentée Aj (fig. 928).

Quand on abaisse la pédale, la pièce A. s'abaisse aussi ; la roue S est entraînée de gauche

à droite par le cliquet et le poids remonte. Quand on cesse d'appuyer, le ressort F fait remonter la pédale et ramène le levier A^ à sa position normale, le cliquet glissant sur les dents de la roue à rochet. En même temps, un

Kig. 030. — Volant, levier d'arrôt et Trein de Tappareil Hughes (plan et élévation).

second cliquet, caché par la platine Aj et sollicité de haut en bas par un ressort, s'engage dans la roue S et l'empêche de retourner en arrière, ce qui empêche le poids de redescendre. Régulateur. — Le dernier arbre du mécanisme d'horlogerie porte un volant V (fig. 91.*)), destiné à régulariser son mouvement. Ce volant

DlGTIOiNNAIRB D'ÉLECmiCITé.

est formé d'un disque entouré d'un anneau plus épais W (fig. 930) ; il est calé sur son axe, à frottement dur, entre deux plaques qui lui permettent de continuer un peu sa course en cas d'arrêt brusque. Son axe est supporté par un pont qq.

L'appareil porte, en outre, un régulateur et

un frein. Le régulateur est formé d'une lame vibrante, munie d'une boule de laiton, qu'on peut écarter plus ou moins du volant. La lame offre d'autant plus de résistance que la boule est plus rapprochée du volant. Quand l'appareil est arrêté, la pointe de la lame repose sur la partie plane de la pièce VVj, qui dépend du frein. Lorsqu'il est en marche, la lame s'écarte de cette pièce, et décrit des vibrations coniques dont l'amplitude augmente avec la vitesse du volant ; la résistance de la lame augmente en même temps.

La lame agit en outre sur un frein (flg. 930 et 931) formé de trois parties : 1° une tige en laiton VVi, serrée parla vis r sur l'axe du vo-

lant et participant à son mouvement de rotation ; 2*» une tige Vj, terminée d'une part par

Fig. 931. — Frein de Tappareil Hughes.

un anneau dans lequel s'engage l'extrémité de la lame, de l'autre par un excentrique d et ar-

Fig. î)3i. — Commutaleur allemand (face suik'rieure el face inférieure).

ticulée avec la pièce VV^ ; 3° un ressort u, ûxé à la tige VV| par la vis r,, s'appuyant sur l'excentrique d et se terminant par un frotteur K. Cet appareil tourne dans Tintérieur d'un collier métallique QQ ; lorsque la vitesse augmente, la lame agit sur rexcentrique d et appuie le frotteur K phis ou moins fortement contre la surface intérieure du collier Q.

Levier d'arrêt. — Le levier W, (fig. 930) sert à mettre l'appareil en marche ou à l'arrêter. Ce levier, mobile autour de son axe, se termine par un excentrique qui agit sur le ressort recourbé W2, terminé en I par une sorte de sabot,

qui appuie sur le volant et l'arrête, lorsque le levier est horizontal. Lorsqu'il est vertical, le sabot s'écarte du volant W, qui peut tourner librement.

Commutateur. — L'appareil Hughes est muni ordinairement d'un interrupteur à manette el d'un commutateur suisse, rond ou carré.

Lfes appareils allemands sont pourvus d'un commutateur original, qui permet d'envoyer à volonté sur la ligne un courant positif ou négatif et de changer en môme temps le sens du courant dans Télectro-aimant. Pour cela, la face supérieure porte deux pièces articulées KZ.

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reliées, la première au pôle positif d'une pile dont le pôle négatif est à la terre, la seconde au pôle négatif d'une pile reliée au sol d'autre part. La vis K, (fig. 932) communiquant avec le contact c, du manipulateur, on envoie dans la ligne des courants positifs ou négatifs, suivant que la manette centrale est placée sur la pièce K ou sur la pièce Z. D'un autre côté, la partie inférieure de Taxe de la manette se compose de deux demi' circonférences métalliques isolées l'une de l'antre par une rondelle d'ébonite. La face inférieure de l'appareil porte quatre tiges métalliques mi, m,, m^jfn^, articulées en t, ï, t, t, que des ressorts pressent contre les deux demi-circonférences. Ces tiges sont respectivement reliées aux vis b|, R,, 6|, R|, qui communiquent : 61 avec la ligne, b, avec la terre, R| et R3 avec l'entrée et la sortie du (il de l'électroaimant. Si Ton fait usage d'un courant positif, mi communique avec m^, et m^ avec 9?i„ donc &, avec Ri et 6, avec Rj. Si l'on prend, au contraire, un courant négatif, comme le représente la figure, on relie mi et mg, m, et m^^ 6, ; et R}, 62 et Ri,

* Les appareils munis de ce commutateur por-

tent cinq bornes : pile -H, pile — , sonnerie, ligne, terre; les communications intérieures sont du reste les mêmes que sur le modèle français : on peut donc suivre facilement la ' marche du courant. (Voy. Télégraphie.) f Réglage. — Le réf^lage de l'appareil Hughes

est une opération délicate et compliquée. Nous insisterons seulement sur le réglage du synchronisme et de l'aimantation : ce sont les deux parties que les télégraphistes ont à effectuer le plus souvent. Nous décrirons ces opérations d'après le livre de M. L. Montillot, Idi Télégraphie actuelle, auquel nous avons emprunté également une grande partie des renseignements contenus dans cet article.

Dès l'ouverture du bureau, le télégraphiste met l'appareil en marche à l'aide du levier W,, appelle son correspondant et lui demande de faire des blancs, ce qui consiste & répéter le signal à chaque tour de chariot pour faciliter le réglage du synchronisme. Cette demande se fait à l'aide du signal « Blanc I T » que le correspondant doit lire au son, si les deux appareils ne sont pas d'accord. L'employé sollicité à faire des blancs produit un certain nombre d'émissions de courant régulièrement espacées, en appuyant sur une même touche, ordinairement le blanc des lettres. Si le correspondant roit à chaque tour s'imprimer une lettre différente, c'est que les appareils ne sont pas syn-

chrones. Si la lettre qui s'imprime est la môme pendant un grand nombre de tours, il suffit d'amener l'appareil à donner des blancs. U ne suffit pas du reste que la même lettre s'imprime pendant deux ou trois tours de chariot pour qu'on soit assuré du synchronisme : l'erreur peut être assez petite pour que la came correctrice y remédie, n faut empêcher la correction de se faire pendant un certain nombre de tours en coupant la communication avec la ligne, c'està-dire en isolant pendant ce temps la manette de l'interrupteur. Si la même lettre reparaît ensuite, les deux appareils sont bien synchrones. S'il n'en est pas ainsi, on déplace la boule de laiton portée par la lame vibrante jusqu'à ce que, par tâtonnement, on soit arrivé, après un isolement de huit ou dix tours de chariot, à obtenir toujours la même lettre. Les deux appareils sont alors bien réglés au point de vue de la vitesse : reste l'aimantation.

Le réglage de l'aimantation s'obtient par la tension du ressort antagoniste de la palette et par l'interposition d'une pièce de fer doux en forme de coin entre les pôles de l'aimant. La force antagoniste doit être proportionnée à Pénergie du courant de la pile.

Pour faire ce réglage, on transmet à chaque tour la combinaison « Blanc INT. » Le correspondant agit sur la vis de réglage de la palette ou sur le coin mobile de l'aimant jusqu'à ce que le signal s'imprime très nettement. Le second appareil se règle de même en intervertissant les rôles.

Applications. — L'appareil Hughes a été adopté en France en 1861, puis en Italie, en Angleterre (1862), en Russie (1865), en modifiant la roue des types pour l'alphabet russe. Il a été mis en service en Prusse en 1865, en Autriche en 1866, et dans l'Amérique du Sud en 1871. Il fonctionne entre la France et l'Angleterre depuis 1872, et il assure aujourd'hui les relations internationales presque partout en Europe.

Télôgraphds imprimenra d'Olsen et de Ron- ▼ier. — M. Olsen a cherché à augmenter le rendement en diminuant de moitié le nombre des dents de la roue de correction. L'intervalle de deux dents correspond à deux lettres qui s'impriment par des courants de sens contraire. Les touches paires envoient un courant positif, les impaires un courant négatif.

L'appareil Bouvier est fondé sur un principe analogue. Malgré leur rendement supérieur, la complication des organes les a fait abandonner.

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Télégraphes antographiqnes.

An lieu de transcrire la dépêche en caractères typographiques, ces appareils transmettent des signaux quelconques, par exemple un dessin ou Técritare même de la personne qui envoie le télégramme. Ce résultat est généralement obtenu par une décomposition éleclroly tique. M. Bain a le premier appliqué ce principe.

Dans le télégraphe Backwell, le manipulateur et le récepteur sont formés essentiellement de deux pointes de fer parfaitement synchrones. La première décrit des lignes parallèles très rapprochées sur une feuille de papier métallique, où la dépêche est écrite avec une encre isolante : la seconde se déplace de même sur une feuille de papier imprégnée de cyanure de potassium. Tant que la première pointe rencontre le papier métallique, la seconde trace des hachures bleues parallèles et très rapprochées; mais, lorsque la première passe sur le dessin isolant, le courant est interrompu; le dessin est donc reproduit en blanc sur fond bleu.

Pantélégraphe Caselli. — Cet appareil, exposé à Londres en 1862 et à Paris en 1867, est fondé sur le même principe que le précédent. Les deux tiges de fer du manipulateur et du récepteur sont remplacées par deux pendules longs d'environ 2 mètres et dont les mouvements sont bien synchrones. Chacun de ces pendules se termine par une masse de fer très lourde et oscille entre deux jélectro-aimants qui attirent allernativement cette masse. Le passage du courant dans les élecLros est réglé par un chronomètre indépendant du télégraphe. Le pendule de chaque poste sert alternativement de manipulateur et de récepteur. Pour cela, chaque pendule commande, par l'intermédiaire d'un système de leviers articulés, un style auquel il communique un mouvement circulaire alternatif; à chaque demi-oscillation, le style se déplace d'une petite quantité, de manière que les traits successifs ne soient pas superposés. Le papier est fixé sur un pupitre bombé sur lequel se meut le style.

La dépèche est écrite sur une feuille d'étain collée sur du gros papier, avec une encre isolante et siccative, par exemple de l'encre ordinaire additionnée d'un peu de gomme. Elle est reçue sur un papier glacé imprégné de cyanoferrure de potassium.

Le dessin est encore reproduit en blanc sur fond bleu ; mais on pourrait l'obtenir au contraire en bleu sur fond blanc, en plaçant le

style du récepteur dans un circuit local, qu'an relais fermerait lorsque le circuit de ligne s*trouverait ouvert.

Le rendement moyen est d'inviron 33 dépêches de 20 mots par heure. Le télégraphe Caselli a été essayé avec succès entre Pari< et Amiens, puis entre Paris et Lille ; Texpl citation, suspendue en 1870, n'a pas été repris*depuis cette époque.

Antres télégraphes antograpfaiqiios. — M. Meyer a imaginé un appareil moins compliqué et dans lequel l'impression se fait à fencre ordinaire, au moyen d'une hélice reproductrice en ûlet de vis triangulaire, sur le pourtour d'un cylindre. Le synchronisme est obtenu par un pendule conique à tige élastique. C*est en perfectionnant ce premier appareil que l'auteur fut amené à construire le télégraphe à transmissions multiples que nous décrivons plus loin.

M. Edison a exposé en 1881 un appareil dans lequel les dépêches sont écrites avec un crayon dur sur un papier ordinaire assez épais. Ce papier est ensuite enroulé sur un cylindre vertical qui tourne régulièrement : sur ce cylindre frotte une pointe qui pénètre dans les dépressions produites par le crayon. Ce déplacement est sufAsant pour fermer un circuit et lancer un courant dans la ligne. Au poste d'arrivée est un cylindre synchrone du premier, sur lequel est enroulé un papier imprégné d'une solution mélallique. Une pointe synchrone de la première se meut sur ce papier et y reproduit la dépêche lorsqu'elle reçoit le courant.

MM. Lenoir, d'Arlincourt, Cowper ont imaginé également des appareils autographiques.

Appareils typo-télégraphiquds.

Dans les appareils autographiques, tout le temps employé par le style pour parcourir les espaces blancs est perdu. Si l'on veut transmettre récriture et non un dessin, il serait avantageux d'enfermer les caractères entre deux lignes parallèles, comme dans Timprimerie. Les appareils destinés à ce mode de transmission sont appelés type- télégraphiques : ils n'ont pas donné jusqu'à présent de résultats bien sérieui.

M. Bonelli a fait usage de peignes traçant cinq lignes à la fois ; mais il fallait cinq fils de ligne.

M. Edison a exposé en 1881 un appareil dans lequel la dépêche est composée à l'aide d'un perforateur à clavier : il sufût d'appuyer sur une touche pour produire la perforation correspondant à la lettre inscrite sur cette touche.

TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE

Les perforations se trouvent sur cinq lignes parallèles. Le rendement serait, dit-on, de deux cents mots par heure, mais seulement sur les lignes de faibles longueur.

Nous citerons encore les appareils de MM. Vavin et Fribourg, et de MM. Passaquay et André.

Télégraphes à transmissioiiB multiples.

Lorsqu'on transmet une dépêche à Taide d'un appareil quelconque, on produit une série de passages et d'interruptions du courant : or, pendant chaque interruption, la ligne reste libre, et le temps ainsi perdu pourrait être employé utilement à transmettre un autre signal, appartenant à une autre dépêche. Les appareils à transmissions multiples ont pour but d'éviter ces pertes de temps en envoyant sur un même fil plusieurs dépêches dont les signaux se succèdent alternativement. Deux

commutateurs synchrones sont disposés au départ et à l'arrivée : le premier recueille dans Tordre voulu les signaux des divers manipulateurs; le second les répartit entre les différents récepteurs. Ce principe a été appliqué pour la première fois par M. Bouvier en 4858, en faisant usage de deux pendules synchrones.

Télégraphe mnltipld de Meyer. ^ M. Meyer a construit, en 1872, un appareil multiple faisant usage de l'alphabet Morse. Les modèles les plus simples sont quadruples; ils comportent à chaque poste quatre manipulateurs, quatre récepteurs et un diviseur ou distributeur. Le diviseur et les récepteurs sont mus par un mouvement d'horlogerie, commandé par un poids et régularisé par un pendule conique.

[Hsiribuleur, — Le distributeur de l'appareil quadruple est un disque d*ébonite partagé en quatre secteurs, sur lesquels sont incrustées des lames métalliques. Chaque secteur commu-

Fig. 933. — Diagramme du distributeur Me%er.

nique avec l'un des manipulateurs. Au centre de l'appareil tourne, d'un mouvement uniforme, un chariot portant un frotteur en fils de laiton (fig. 933), qui appuie successivement sur les quatre secteurs.

Les chariots RR' des deux postes correspondants sont en communication permanente avec la ligne. Un système de correction maintient un synchronisme parfait entre les deux appareils, de sorte que les deux chariots passent en même temps sur A et sur A', sur B et sur B', etc. Chacun des quatre manipulateurs se trouve donc relié au récepteur correspondant pendant un quart de tour : il se trouve ensuite isolé pendant trois quarts de tour, et ainsi de suite. La durée de la rotation est telle qu'un quart de tour suffise exactement à la transmission de la lettre la plus longue; pendant l'interruption qui suity le télégraphiste doit préparer la lettre suivante, qui doit être toute formée sur le manipulateur, au moment où le chariot repasse sur le secteur correspondant.

}iimxgulaUvT. — Chaque manipulateur se

compose d*un clavier à huit touches, alternativement blanches et noires. Au repos, chaque touche blanche communique avec la terre et avec le distributeur; chaque touche noire communique seulement avec le diviseur, mais se trouve en outre réunie à la touche blanche placée à sa gauche par un fil de dérivation (flg. 934) ; en appuyant sur une touche, on la met en rapport avec la pile .

D'autre part, chacun des quatre secteurs du distributeur est divisé en quatre groupes, formés chacun de trois lames, dont voici l'usage : la première communique avec une touche noire et correspond à un point, la seconde est reliée avec une touche blanche, et, jointe à la première, représente un trait ; la troisième sert à décharger la ligne. Pour transmettre un point, l'employé appuie sur une touche noire, ce qui donne une émission brève, correspondant à une seule lame du distributeur. En pressant une louche blanche, le courant arrive au diviseur non seulement par cette touche, mais aussi par la dérivation de la touche noire voisine : on a

TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE

une émission deux fois plus longue, ce qui donne un trait. Pour transmettre une lettre, le télégraphiste appuie simultanément sur le nombre de touches noires ou blanches néces-

Fig. 934. •

Communications éleclriques du manipulateur avec le distributeur.

saires pour produire les signaux qui composent cette lettre. Le chariot, passant successivement sur toutes les lames du secteur correspondant, produit les émissions de courant convenables.

Bécepieur. — A Tarrivée, les signaux s'impriment transversalement sur une large bande, où ils se lisent de bas en haut. L'organe imprimeur est, comme dans le télégraphe autofçraphique du même inventeur, une hélice imbibée d'encre oléique et tracée sur un cylindre dont ia hauteur est égale à son pas. Dans l'appareil quadruple, l'hélice est divisée en quatre parties dont chacune appartient à l'un des quatre récepteurs : la première dépend du récepteur qui communique avec le premier

quadrant du distributeur, et ainsi de suite. Dans chaque récepteur, la bande de papier est soutenue par un petit châssis rectangulaire, mobile entre les pointes de deux vis, et qui porte un petit électro-aimant placé en regard des pôles d'un aimant fixe en fer à cheval. Au repos, un courant local traverse le petit éleclro et y produit une polarité opposée à celle de l'aimant. Il y a répulsion, et le papier reste éloigné de l'hélice. Le courant de ligne a pour effet de rompre le circuit local ; le petit électro se désaimante, et son noyau est attiré par l'aimant fixe, entraînant le châssis rectangulaire. Ce mouvement appuie le papier sur la tranche de l'hélice, qui imprime un point ou un trait, suivant la' durée du courant. En réalité la disposition est un peu plus compliquée : les courants de ligne agissent sur le récepteur par l'intermédiaire de deux relais, appelés relais de transmission et relais de réception. Le circuit local de chaque récepteur est fermé lorsque le chariot du diviseur passe au-dessus du secteur correspondant.

L'appareil Meyer se construit aussi pour six ou huit transmissions simultanées. Il suffit de changer le nombre des manipulateurs et des récepteurs, celui des secteurs du diviseur et des tronçons de Thélice.

Alphabet, — Nous avons vu que chaque manipulateur permet de composer à la fois tous les signaux de la plupart des lettres de l'alphabet Morse. Cependant, pour quelques lettres et pour les chiffres, le nombre des signaux est trop grand. On a donc dû modifier l'appareil Morse pour la transmission par le Meyer. Voici les caractères qui ont dû être changés.

Ert*eur

Alinéa \ Attente

Aucune confusion ne peut se produire dans la lecture, les caractères étant imprimés transversalement et se trouvant différenciés au besoin par leur position relativement & la largeur de la bande.

Rendement. — L'appareil Meyer, dû à un employé des télégraphes français, a été d*abord appliqué pour la transmission quadruple sur la ligne de Paris à Lyon, puis pour la transmission sextuple de Paris t Marseille (1874). On obtint dans Je premier cas un rendement de 22 à 23 mots par minute et par employé, dans le second environ 60 mots. 11 est à peu près abandonné en France, mais employé en Autriche- Hongrie, en Suisse, en Allemagne, en Italie et dans les Pays-Bas.

Télégraphe imprimeur multiple de Baudot.

- M. Baudot est parvenu en 1874 À combiner le principe de la transmission multiple avec rimpression en caractères ordinaires. Son appareil a été essayé en 1875 sur une ligne allant de Paris au Havre, revenant pai* Lisieux et prenant terre à Versailles. Il a reçu depuis de son auteur de nombreux perfectionnements, et il est en usage sur un grand nombre de lignes. Sur

les grandes lignes, on emploie Tappareil quadruple, qui permet d'envoyer quatre dépèches à la fois par un même fil, quel que soit leur sens. Pour les lignes moins chargées, Fauteur a étudié un appareil double qui permet d'expédier deux dépêches dans le même sens ou en sens opposé.

L'appareil quadruple, que nous décrirons d'abord, comprend à chaque poste :

i distributeur quadruple,

4 manipulateurs,

4 groupes de cinq relais récepteurs,

4 traducteurs.

L'ensemble des deux derniers organes constitue les récepteurs. Un poste Morse est adjoint & l'installation pour rechange des communications de service.

Principe. — Dans l'appareil Baudot, chaque caractère est produit par cinq courants successifs, tous de même durée, mais les uns positifs, les autres négatifs. En arrangeant ces émissions de toutes les manières possibles, on obtient trente-deux combinaisons, reproduites ci-dessous.

/fêpos

Crnur

«■OK «BK* «^ aw^ ^m^.

rt H

ir ?

Blanc

e;G/ïl/n*

Blanc

dBSltttr.

Chaque combinaison représente deux signaux différents et fait imprimer, comme dans l'appareil Hughes, soit une lettre, soit un chiffre, suivant qu^on a produit d'abord la combinaison donnant le blanc des lettres ou celle qui fait apparaître le blanc des chiffres.

Le manipulateur est un clavier k cinq touches, qui sert à produire les combinaisons précédentes.

Le récepteur se compose de deux parties distinctes : un système de cinq relais polarisés, qui reçoivent les cinq courants produits par le

TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE

manipulateur, et un traducteur purement mécanique, qui, suivant la combinaison recueillie, fait imprimer la lettre correspondante.

Manipulateur, -— Chaque manipulateur est un clavier À cinq touches (flg. 935), divisé en deux

groupes : le premier, formé iest manœuvré par le médiii>' main gauche, l'autre, qui ca .

par Tindex, le médius et rani.

droite. L'employé abaisse sim.

Fig. 935. — Manipulateur Baudot.

les touches qui doivent être frappées ; il est averti que la combinaison va se distribuer sur la ligne par un petit frappeur de cadence, placé sur l'appareil ou dans Tintérieur ; il sait alors

qu'il est temps de combiner la Un pupitre reçoit les dép^he^i -

Un commutateur à manette.

deux groupes de touches, sert i "

Fig. 936. — Distributeur Baudot.

reil sur transmission ou sur réception. Dans ce dernier cas, un verrou s'engage sous la première touche de droite et Timmobilise.

Chaque touche est munie de deux buttoirs, placés Tun en avant, l'autre en arrière. Les butloirs postérieurs, ou buttoirs de repos, sont tous

reliés au pdlenégaUf d'nuep'^^'^' d'autre part.

Les buttoirs antérieurs, apP?^ travail, communiquent loa? a^ ^ d'une autre pile, reliée vi^^' négatif. Les touches sur lc*qu^-

TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE

Tiennent toucher les battoirs de travail et envoient sur la ligne des courants positifs; les autres restent en contact avec les buttoirs de repos et lancent des courants négatifs.

Une autre paire de buttoirs assure Timpression en local en lançant dans le récepteur le courant d'une pile particulière, pour faciliter le contrôle des transmissions.

Distributeur. — - Cet organe (fig. 936) se compose d*un disque d'ébonite divisé en cinq secteurs, un pour chaque appareil, plus un secteur de correction y destiné à maintenir le synchronisme entre les deux appareils. Les quatre

premiers secteurs étant identiques, il suffit d'en examiner un.

Chacun de ces secteurs comprend un certain

nombre de plaques métalliques, isolées les anen

i des autres et disposées sur neuf cercles concen-

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triques. Au-dessus tourne un bras horizontal isolant, portant dix balais métalliques, qui frottent sur les cercles précédents. Neuf de ces balais sont placés en ligne droite sur le bras mobile ; le dixième est porté par un appendice fixé en avant de ce bras. Le premier balai, en partant de la périphérie, communique par une lame métallique avec le second, le troisième avec le quatrième, le cinquième avec le huitième, le sixième avec le septième, enfin le neuvième avec celui qui se trouve placé en avant, sur le même cercle que le quatrième.

Les quatre premiers cercles, en partant de la périphérie, sont divisés, dans chaque secteur, en cinq parties égales. Dans le premier, les cinq fragments sont réunis tous ensemble et avec le plot de transmission : ce cercle est donc relié à la ligne, lorsque la manette du manipulateur est placée sur ce plot. Les cinq fragments du second cercle sont en rapport avec les cinq touches du manipulateur. Les deux premiers balais frottent sur ces deux cercles et font communiquer successivement la ligne avec chacune des touches du manipulateur. Celles-ci envoient tour à tour des courants positifs ou négatifs, suivant qu'elles sont abaissées ou qu'elles ne le sont pas.

Les deux cercles suivants, ainsi que les balais correspondants, servent à assurer l'impression locale. Pour cela, les segments du troisième cercle sont reliés au manipulateur, et ceux du quatrième aux relais récepteurs du poste.

La troisième paire de balais n'est pas utilisée dans la transmission. La quatrième et la cinquième actionnent divers organes, tels que frappeur de cadence, électro-frein, électroaiguilleurs.

Lorsque la manette du manipulateur est mise sur réception, c'est encore le distributeur qui envoie les courants reçus dans les relais. Dans ce cas, la première paire de balais n'est plus utilisée. La ligne se trouve reliée, par l'intermédiaire des touches du manipulateur, avec les segments du troisième cercle ; ceux du quatrième étant toujours en rapport avec les relais récepteurs, c'est la seconde paire de balais qui envoie dans ceux-ci les courants positifs ou négatifs émis par l'autre poste. La troisième paire établit une communication intermittente entre la ligne et la terre. Les deux dernières jouent le même rôle que précédemment.

Il est à peine nécessaire d'ajouter que les distributeurs des deux postes correspondants doivent être parfaitement synchrones. S'il y a

une petite difTérence, tïk r< tiquement par renvoi de d lais polarisé, qui agitas^ mant correcteur. L'armâtes: une tige qui s'^enga^e entr» .

dentée reliée aa bras nici et Tarrête pendant le tc£i> rétablir la concordance. 5.

est parfait au moment où courant de correcUon, ce c rectement à la terre saa-|.~ correcte ur-

Le distributeur peut ^\i^ x par un moteur hydraiili.î:- Humblot, ou par an m'-r.:

logue à celui de M. Deprfi.U ment par une courroie pi>d'une poulie fixée sar ci (fig. 936) ; cet arbre <e t-rm qui engrène avec une rô3^ .

l'arbre vertical qui port^ !frotte ur excentrique s€rt i .

nisme.

Le régulateur de ciie^, y^' vibrante munie d'un eur-.

qu'une crémaillère permet ',' sens ou dans l'autre pour fai:* On emploie souvent aussi U. • plus loin à propos de TapfM*

Relais récepteurs. — Noos c courants émis par unpojîef tributeur du poste corre^p»

voie aux relais récepteurs. '. bre de cinq pour chaque af ; .

chacun d'un aimant pemun .

NS portent des point-es PP, ..

vots à Taxe XX', autour «icçlette A (fig. 937). Celle f^comme un fléau de balancune tige T placée entre deux* que nous appellerons butioir toir de repos. Elle est polar?l'aimant, et ses deux pôles s* ' sus des deux bobines B'B"^ ^< qui reçoit le courant de la Irsont commandées par les tû^ tent de les élever ou de lès i£^ ainsi une très grande sen-i^' étant polarisée s'incline d'oa :

suivant le sens du courant q^ tro; la tige T suit ce mouveiai cher lune des vis VV.

U en est de même pour I-l'appareil : les tiges s*inchiiâ> relais qui reçoivent [un coira:

TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE

che pour ceux qui reçoivent un courant négatif, puis elles restent dans cette position jusqu'à Tarrivée du signal suivant. Les cinq tiges reproduisent donc la combinaison figurée parle manipulateur correspondant : ainsi, si Ton a transmis la lettre U,

la première et la troisième tige s'inclinent à droite, les autres à gauche (fig. 938).

Traducteur, — La combinaison lancée par le manipulateur et répétée par les relais polarisés doit être transmisejusqu'àTorgane imprimeur, et traduite en un caractère imprimé : c*est là le rôle du traducteur. Cet organe est placé dans l'intérieur du récepteur, dont l'ensemble est représenté figure 939. On voit en avant le rouet, la roue des types et la bande de papier.

Le traducteur ou combinateur est formé d'une roue T (fig. 940), calée sur Taxe A, qui porte à

ààààé

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