THERMO-MAGNÉTISME
Alliage: platine, 85; iridium, 15. — 709 + 0,63 /
Alliage : platine, 85 ; iridium, 15. — 577 à toate tenp.
Platine malléable -f 61 + 1,10 /
Alliage platine et nickel — 544 + 1,10 /
Platine écroui — 260 -f 0,75 /
Magnésium — 224 + 0;95 /
Argent allemand (maillechort) . . + 1207 + 5,12/
Cadmium — 266 — 4,29/
Zinc — 234 — 2,40 /
Argent — 214— 1,50/
Or — 283— 1,02/
Cuivre — 136— 0,95/
Plomb 0
Étain -I- 43 — 0,55 /
Aluminium 4- 77 — 0,39 /
Palladium 4- 625 — 3,59 /
Nickel jusqu'à 175« C -f 2204 + 5,12 /
— de250à310oC +8*49 — 24,1 /
- au-dessus de 340« C -f 307 H- 5,12/
THERMO-GALVANOMETRE. — M. d'Arsonval a donné ce nom au galvanomètre apériodique Deprez et d'Arsonval modifié pour l'étude de la chaleur rayonnante. Le cadre mobile est composé d'un seul tour de fil formé par moitié de deux métaux différents, cuivre et maillechort, soudés à leurs extrémités; il est suspendu par un fil de cocon et porte un petit miroir à sa partie inférieure. Les autres parties ne sont pas modifiées.
Dans un autre modèle, le cylindre central de fer doux est supprimé et le fil de cocon porte un petit couple cuivre-palladium, au bas duquel est fixé un petit miroir.
Enfin un autre dispositif se compose de deux aimants en U, opposés par les pôles de même nom ; une lame de fer doux, placée entre ces aimants, renforce le champ knagnétique; enfm le cadre mobile, qui entoure cette lame, est suspendu par deux fils métalliques qui conduisent le courant; un miroir concave sert à, lire les déviations.
THERMOGRAPHE. — Thermomètre enregistreur. — Voy. Thermomètre et Enregistreur.
THERMO-MAGNÉTISME. -^ Production du magnétisme par l'action de la chaleur. M. H. Mestre a étudié cette question en 1881 en faisant passer alternativement dans un noyau de fer creux un courant de vapeur et un courant d'air froid. M. Maurice Leblanc a imaginé de faire tourner entre les pôles d'un aimant un disque en toile de fer dont une portion était chauffée par un foyer et l'autre refroidie par l'air. Ces deux systèmes n'ont pas donné de résultats pratiques. M. Edison a construit sur le même principe deux appareils dont on trouvera la description aux mots -Générateur et Moteur pyromagnétiques; il n'a pas indiqué le rendement auquel il est parvenu.
THERMOMÈTRE ÉLECTRIQUE
THERMOMfiTRE ÉLECTTRIQUE. ~ Il existe trois sortes de thermomètres électriques. Dans les premiers, la partie principale est une lame bimétallique, ou un tube rempli de liquide, etc., et n'a rien d'électrique. L'électricité sert seulement à transmettre les indications. D'autres sont fondés sur les propriétés des piles thermoélectriques. Enfin il existe des thermomètres fondés sur les variations de résistance.
Le thermomètre (fîg. 1024) appartient à la
Fig. 1024. — Thermomètre électrique Richard.
première catégorie. Un lube de Bourdon, en laiton mince et recourbé, est rempli d'alcool et porte un prolongement qui actionne une aiguille mobile sur un cadran.
Lorsque la température tend à sortir de certaines limites, l'aiguille vient toucher l'un des deux contacts placés de chaque côté; dans chaque cas, elle ferme un circuit contenant une sonnerie» et l'on est averti que le maximum ou le minimum est atteint.
La canne thermométrique (fig. 1025) sert à indiquer les variations de température dans un
milieu fermé et peu accessible. Le réserroir est placé dans ce milieu : c'est un cylindre dans lequel se trouve une série de membranes métalliques montées les unes sur les autres. L'espace intermédiaire est rempli de liquide. La dernière membrane, qui totalise les mouvements de toutes les autres, est reliée à une tige centrale, placée dans un tube, qui établit un contact el met en marche Une sonnerie indiquant soit le> maxima, soit les minima, soit les deux. Cet appareil trouve son application dansles silos, cuves, magasins à fourrage, chauffe-bains, etc. Noos avons indiqué d'autres dispositions analogues aux articles Avertisseoh, Enregistreur, L^dica-
TEDR.
La pile thermo-électrique de Melloni constitue un thermomètre différentiel très sensible : l'une des faces étant maintenue à une température constante, 0® par exemple, le courant qui prend naissance augmente avec la température de l'autre face; il lui est même proportionnel dans des limites assez étendues. On pourra donc mesurer cette température, si le galvanomètn; employé a été gradué préalablement.
Mais la pile de Melloni n'est pas d'une forme commode pour la plupart des applications. On peut employer alors un certain nombre d'appareils fondés sur le même principe, mais d'ane forme un peu différente.
La 'pxnc^ thermo-électrique de Peltier se compose de deux éléments thermo-électriques séparés et disposés en série. Ces éléments sont montés de façon qu'on puisse saisir entre eux l'objet dont on veut mesurer la température, par exemple une barre métallique. Les courants qui se produisent aux deux soudures s'ajoutent et passent dans un galvanomètre.
En médecine, on emploie quelquefois les thermomètres électriques, surtout pour avoir la température des surfaces, ce que ne donne pas le thermomètre ordinaire. On emploie alors deux éléments thermo -électriques, placés en opposition, et reliés avec un galvanomètre. Tel est le thermomètre de M. P. Redard (fig. 10^;. Un disque en fer A est soudé avec deux fils, l'un D également en fer, l'autre E en maillechort. Un étui d'ébonite entoure ces deux fils. On a deux appareils identiques : l'un est appliqué sur la surface étudiée, l'autre est placé dans un tube contenant du mercure. Les deux fils de fer sont réunis par un conducteur également en fer, Ie> fils de maillechort sont reliés par des fils de maillechort ou de cuivre avec un galvanomètre facilement transportable. On peut maintenir le tube de mercure à une température une et graduer
THERMOMÈTRE ÉLECTRIQUE
préalablement le galvanomètre, comme nous 1 d'élever la température du mercure jusqu'à ce l'avons indiqué plus haut. Mais il est préférable I que le galvanomètre reste au zéro. Cette tem-
Fig. 1025. ^ Canne Uiermométrique exploralrice.
pérature, indiquée par le thermomètre T, est 1 suffler de Tair par le tube C dans le mancelle que l'on cherche. La poire P sert à in- I chon qui entoure le mercure, lorsqu'il est né-
Fig. 1026. — Thermomètre électrique du D' P. Redard.
'essaire de refroidir le liquide qu'il contient. I Becquerel, sont formées aussi de deux élé- Les aiguilles thermo-électriques ^ imaginées par | mcnts montés en opposition ; mais chaque cou-
THERMOMÈTRE ÉLECTRIQUE
pie est formé de deux fils métalliques soudés par une extrémité. L'aiguille est à soudure médiane lorsque les deux iils, placés bout à bout, se trouvent de part et d'autre de la soudure. On se sert plus souvent aujourd'hui d'aiguilles à soudure terminale (fîg. 1027). Les deux fils de cuivre et de fer c et f, placés parallèlement, sont soudés sur une partie de leur longueur, puis on use l'extrémité commune S, de manière à la rendre pointue. Ce système permet d'introduire l'aiguille dans un corps présentant une certaine résistance.
Les aiguilles peuvent servir encore à donner la température en des points difficilement accessibles, par exemple au sommet ou sur les branches d'un arbre, à l'intérieur du sol, etc.
La figure 1027 montre une aiguille S. implantée au sommet d'un arbre et montée en opposition avec une autre aiguille C, plongée dans un vase E rempli d'eau, dont Je thermomètre T indique,la température. G est un galvanomètre intercalé dans le circuit. Lorsque le galvanomètre est au zéro, le thermomètre T indique la température de l'aiguille S.
Ces aiguilles sont surtout employées en physiologie : ainsi l'on a pu s'en servir pour comparer les températures du sang artériel et du sang veineux, celles du sang avant et après son passage dans une glande telle que le foie. la dilîérence de température entre un muscle au repos et un muscle qui travaille, etc.
Fig. i027. — Aiguille thermo-éleclrique à soudure terminale.
Fig. 1028. — Thermomëlre de Riess.
Il existe enfin des thermomètres fondés sur les variations de résistance. L'un des plus simples est celui de Siemens, qui a été appliqué à . la mesure de la température du fond de la mer. Deux spirales de cuivre identiques AA', placées sur les branches correspondantes d'un pont de Wheatstone, étant d'abord à la même température, on amène le galvanomètre au zéro en faisant varier les résistances des deux autres branches. Puis on descend l'une des hélices A au fond de l'eau, et l'on ramène le galvanomètre au zéro en faisant varier la température de Thé lice A'. Quand l'équilibre est rétabli, la spirale A' a la même température que la première. M. A. Langley a imaginé un thermomètre fondé aussi sur les changements de résistance (Voy. Bolomètre).
Enfin le thermomètre de M. Eichhorst est fondé sur les variations de résistance de l'étain. C'est un pont de Wheatstone ayant deux de ses branches formées de deux grilles d'étain très
minces, fixées sur les deux faces d'une plaque épaisse d'ébonite; les deux autres branches sont constituées par un fil divisé avec curseur mobile. Le galvanomètre est relié au curseur et à la jonction des deux grilles d'étain, la pile aux deux bouts du fil divisé. Lorsque l'une des grilles s'échauffe, sa résistance augmente et le galvanomètre est dévié.
L'appareil ayant été gradué préalablement, on peut mesurer réchauffement. Ce thermomètre est très sensible : il suffit de placer la main à un mètre de Tune des grilles pour faire dévier l'aiguille. L'auteur l'a appliqué à l'étude de la radiation calorifique de la peau.
Thermomètres de Kinnersley et de Riess. - Kinnersley a construit un petit thermomètre à air qui montre la chaleur dégagée par l'étincelle ou par le passage d'un courant dans un ^i\ métallique. On fait passer l'étincelle ou on tend le fil entre deux tiges'de métal dans un cylindre de verre, fermé à la partie inférieure