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THERMO-MICROPHONE. — TORPILLE ÉLECTRIQUE

par de Teau qui s'élève à la même hauteur dans un tube latéral. La dilatation de Fair projette l'eau par le tube.

Riess a perfectionné ce petit appareil pour mesurer la chaleur dégagée. Le fil S, relié par A et B avec la pile ou la batterie, est ùxé dans une boule de verre communiquant avec un tube capillaire légèrement incliné et qui se relève en un tube vertical E beaucoup plus large. Le tube capillaire est rempli de liquide que augmentation de pression repousse sans le aire jaillir au dehors. Le déplacement du ommet de la colonne dans le tube incliné st proportionnel à Ja chaleur dégagée. En iniinant plus ou moins le tube, on fait| varier . sensibilité.

THERMO-MICROPHONE. -> Sorte de microlone inventé en i885 par le D"" Ochorowicz. ?s variations d'intensité du courant sont dues IX changements de résistance d'une agglo- (^ration de poussières métalliques sous Tinlence des vibrations d'un diaphragme. 11 faut e les poussières s'échauffent par le courant ur que l'appareil acquière sa sensibilité, d'où 1 nom. Le thermo-microphone fonctionne 15 bobine d'induction.

*HERMO-MULTIPUGAT£UR. — On désigne si l'appareil employé par Nobili et Melloni ir l'étude de la chaleur rayonnante, et qui se ipose d'une pile thermo-électrique (fig. 740) [un galvanomètre (lig. 375) des mêmes aus. L'ensemble de ces deux appareils forme hermomètre différentiel très sensible. En t, si l'une des faces de la pile est soumise & l'on d'une source de chaleur, il se produit force électromotrice proportionnelle à la rence de température des deux faces, et •areil est le siège d'un courant dont le gaimètre, gradué préalablement, indique Tinté.

rapport des intensités obtenues dans les ents cas est égal au rapport des élévations nipérature de la face de la pile qui est ise à Texpérience.

BRMOPHONE. — Voy. Thermo-téléphone.

BRM OSGOPE. — On donne ce nom à tout eil servant à constater des variations de rature. Le micro tasimètre (Voy. Supplél'Édison est un bon thermoscope, car les ons de température produisent dans le >n des changements de pression.

;AM O-TÉLÉPHONE. ~ M. Preece donne 1 à. une sorte de téléphone formé d'un agme, au centre duquel est (ixé un fil de i très fln attaché par l'autre bout à l'inté-

rieur du manche de l'appareil. Le courant envoyé par le transmetteur passe dans ce fil et y provoque, par ses variations d'intensité, des changements de température et par suite des dilatations et des contractions qui font vibrer le diaphragme.

TISSAGE ÉLECTRIQUE. —On a essayé depuis longtemps d'appliquer l'électricité au tissage et de remplacer les cartons des métiers Jacquart par des interrupteurs agissant sur des électro-aimants. Cette disposition exigeait de la pile un travail trop considérable ; aussi n'a-telle pas donné de résultats sérieux.

TONNERRE. — Bruit qui accompagne les éclairs. Bien que les décharges atmosphériques soient tout à fait comparables, aux dimensions près, à celles de nos machines, le tonnerre est constitué généralement par un roulement plus ou moins prolongé qui ne rappelle en rien le bruit sec que produisent nos appareils. Cette différence s'explique par la grande longueur des éclairs, qui fait que le bruit ne peut pas nous arriver simultanément de tous les points de la décharge. Les échos produits à la surface des nuages ou du sol contribuent aussi à prolonger le roulement, comme on le constate surtout dans les pays de montagnes.

On entend ordinairement le tonnerre quelques instants après l'éclair : cet intervalle permet de calculer approximativement la distance de la décharge.

TORPILLE. — Poisson muni d'un appareil électrogène (Voy. ce mol).

TORPILLE ÉLECTRIQUE. - Les premiers essais pour appliquer l'électricité aux torpilles eurent lieu vers 1829. On se servit d'abord de la bobine de Ruhmkorff pour enflammer des torpilles à distance. Pendant la guerre austroitalienne, en 1866, les ports autrichiens étaient défendus par plusieurs lignes de torpilles assez rapprochées. Une lentille convergente et un prisme à réflexion totale donnaient, dans une chambre noire, une image horizontale du port, sur laquelle les positions des torpilles étaient flgurées par des points noirs. Lorsqu'un vaisseau passait sur un de ces points, l'officier placé en observation n'avait qu'à appuyer sur la touche correspondante d'un clavier pour déterminer l'explosion de la torpille placée en ce point. Le même procédé a été appliqué à la défense de l'Escaut en aval d'Anvers.

Signalons encore le procédé de mise de feu Maury, qui a l'avantage d'être automatique et d'écarter l'influence de l'émotion de l'opérateur ou des autres causes qui pourraient faire pro-

TORPILLE ÉLECTRIQUE

dttire Texplosion mal à propos. Les ûls qui partent de la pile K (fig. 1029) aboutissent aux deux stations PP', où ils sont reliés aux pieds métalliques des deux lunettes f\ft. Le pied de chaque lunette peut pivoter sur lui-même et porte une manette qui peut toucher les contacts 1, 2, 3, .. ou 1', 2', 3',... Le circuit de chaque torpille aboutit en P et P' aux deux

contacts de même numéro. Ces contacts sont placés de telle sorte qu*ils sont touchés par la manette lorsque la lunette vise la torpille correspondante. Les observateurs placés en Pet P' suivent la marche du vaisseaa en visant avet la lunette un point déterminé. Lorsque le> deux lignes de visée se coupent sur la torpille 2, comme le montre la figure, le circuit de cette

Fig. 1029. — Station télescopiquo i la Maur}-.

torpille est fermé par les deux manettes et elle fait explosion.

L'électricité joue un rôle plus important dans les torpilles automobiles dirigeables. Nous n'insisterons pas sur la torpille Whitehead, qui n'est pas dirigée par Télectricité.

Le principe des torpilles dirigeables par Télectricité est dû au colonel Hennebert; mais,

dans ce premier modèle, la torpille emportait la source d'électricité, de sorte qu'on perdait toute action sur elle.

La torpille du colonel Laj, connue sous le nom de Lay's torpédo Boat, a été imaginée en 1872 et modifiée plusieurs fois. Elle a la forme d'un cigare aplati et se divise en quatre compartiments. Le premier A {Ùfi^. 1030) est la

Fig. 1030. -*- Torpille électrique automobile du colonel Lay.

chambre explosive et contient une grande quantité de poudre brisante. Cette chambre peut être remplacée, si l'on veut éviter la destruction de l'appareil, par une hampe portant à sa partie antérieure une torpille automatique R.

En B se trouve un réservoir contenant 400 litres diacide carbonique liquide et pouvant supporter une pression de 125 atmosphères. Cet acide peut être envoyé, au gré de l'opérateur,

au moyen d'électro-aimants actionnés par des piles, soit dans la machine à cylindre oscillant qui commande l'arbre de l'hélice, soit dans la machine à cylindre fixe qui dirige le gouvernail. Ces machines sont placées dans le compartiment D. Des détendeurs spéciaux donnent à l'acide carbonique la pression convenable pour agir sur les machines.

Enfin le compartiment G renferme un treuil

TORPILLEUR ÉLECTRIQUE

)rtant 4 kilomètres de câble double isolé. L'un îs câbles ferme le circuit des piles sur les ectro-aimants de la machine motrice, Tautre r ceux de la machine du gouvernail.

Cet appareil, qui présente des dispositions s ingénieuses, a l'inconvénient d'être très icat. Son fonctionnement laisse souvent beauip à désirer; de plus il est fort coûteux m à 60000 fr.). Enfin, comme il circule à ; petite profondeur, le bouillonnement du de ia machine et le mouvement de Thélice vent déceler facilement sa présence; il en ilte aussi qu'il attaque trop près de la ligne lottaison,ce qui diminue beaucoup ses effets. JUS signalerons aussi la torpille Nordenfelt, 'st le type le plus récent. Son poids atteint kilogrammes; elle peut contenir 130 kiloimes de dynamite. Tous ses organes sont par Télectricité. Un bateau la transporte tint voulu, d'où elle file en ligne droite, dévier, jusqu'au bout du cable.

perfectionnements apportés récemment )rpilleurs sous-marins enlèvent beaucoup rét à ces appareils. Cependant nous signa- 5 encore deux modèles qui viennent d'être i'essai. La torpille Sims Edison a la forme iiseaa allongé ; elle est solidement fixée sous d'un flotteur, qui nage à la surface t porter des signaux quelconques, périt de suivre la marche de l'appareil. La i elle-même est divisée en quatre parsant chacune environ 200 kilogrammes, tien antérieure contient l'explosif; la e suivante, qui est cylindrique, renferme )ine de câble qui se déroule pendant la . Le troisième compartiment contient mr, que le câble relie à une dynamo i terre, et qui actionne l'hélice placée à

, et un électro-aimant polarisé qui ide le gouvernail placé au-dessus de Pour déterminer l'explosion, il suffit de r le courant. Dans les expériences la torpille marchait avec une vitesse de ) à. l'heure.

-pille « Victoria », construite par nan et Froude, est actionnée par un eur à air comprimé, alimenté par un placé à l'avant, derrière le mélange Pour compenser la perte de poids due nse d*air, quatre chambres, fermées istons, s'ouvrent peu à peu et se rem- 'eau. Une dynamo placée à terre commoteur et le gouvernail comme dans précédent. Un liquide phosphore s'éà peu et vient brûler à la surface de

l'eau pour permettre de suivre la marche de la torpille.

On donne encore le nom de torpilîe électrique à la petite expérience suivante : on place dans un vase de verre plein d'eau un fîl fin de platine, dans lequel on lance la décharge d'une batterie électrique. Le liquide est projeté à uue petite hauteur et le vase est brisé.

TORPILLEUR ÉLECTRIQUE. — Bateau portetorpille mû par l'électricité.

Le torpilleur sous-marin système Goubet, qui était à l'origine mû par son équipage, a été ensuite rendu électrique. Le moteur est une petite dynamo Siemens d (fig. 1031), pesant seulement 180 à 200 kilogrammes et tenant fort peu de place. Elle marche à 48 volts et est alimentée par 30 accumulateurs pesant ensemble 1800 kilogrammes et placés à l'avant. Le débit est de 8,8 ampères. La puissance disponible est donc de 422,4 watts, ce qui donne environ 42 kilogrammètres par seconde ; c'est la puissance nécessaire pour imprimer au bateau, complètement immergé, une vitesse de 5 nœuds â l'heure. 24 accumulateurs suffisent pour donner cette puissance ; les 6 autres servent de réserve. Cette batterie se charge en deux heures et peut marcher quatorze heures : on fait varier le nombre des accumulateurs en circuit suivant la vitesse qu'on veut obtenir. L'hélice peut être inclinée dans tous les sens sur l'axe du navire, au moyen d'une charnière articulée, placée entre le bateau et le support mobile de l'hélice; cette charnière est disposée de telle sorte que, lorsqu'on place l'hélice obliquement, l'angle qu'elle fait avec la charnière est égal â l'angle que fait celle-ci avec l'axe du bateau. Cette égalité d'angle est indispensable pour obtenir la régularité du mouvement par joints articulés. Par cette disposition, l'arbre de la machine ne subit aucun effort longitudinal, l'hélice peut se déplacer d'un quart de cercle de chaque côté de cet arbre et le mouvement reste régulier. Cette hélice mobile dispense de l'emploi d'un gouvernail et le torpilleur peut exécuter sur place toutes les évolutions nécessaires, même avec une très petite vitesse. Une enveloppe étanche préserve le manchon d'accouplement du contact de l'eau et l'hélice tourne toujours à eau vive.

L'électricité sert en outre pour mettre le feu à la torpille, dont le levier se voit en T. m est la manivelle qui commande l'hélice-gouvernail.

Des rames 0, fixées de chaque côté, servent à faire mouvoir le bateau en cas d'avarie à l'appareil électrique.

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Ces rames sont divisées en deux parties dis- | tinctes. La poignée levier se relie de Tinti^rieur

avec la tige de la rame par un axe qui traverse 1 lianes du torpilleur. La tige de la rame est à une chappe en bronze fixée par des joints aux | fourche et cha()ue trou de cette fourche a une

TORPILLEUR ÉLECTRIQUE

-ainure dans laquelle vient se loger l'une des ijaveltes fixées sur Tarbre.

La palette est formée de volets mobiles qui jennent s'appuyer Tun sur l'autre au moment u travail sur Teau et qui s'écartent lorsque la ame revient en sens contraire.

Dans l'intérieur de la chappe, qui forme une

)rte de poche s'ouvrant vers l'intérieur du

iteau, se trouvent deux écrous en bronze

ec garniture de caoutchouc faisant joint,

lur empêcher l'infiltration de l'eau le long de

xe.

Quand le bateau est actionné par l'électricité,

rames sont appliquées le long dss flancs et ^'énent en rien la manœuvre.

le torpilleur porte un certain nombre de disitions ingénieuses sur lesquelles nous ne ivons insister, parce qu'elles n'ont aucun port avec l'électricité. Lorsque le bateau cline en avant ou en arrière, un pendule A, ;é au milieu, reste vertical et actionne la ipe avant dans le premier cas, la pompe ire dans le second, pour faire passer l'eau

des compartiments dans l'autre et faire esser l'embarcation.

I petit tube Z, muni de deux obturateurs us solidaires par un mécanisme conve- ?, permet de communiquer avec le navire

port voisin. On peut introduire dans ce

une fusée qui monte rapidement à la ze de Teau et y fait explosion, indiquant enient la position du torpilleur. Le même 3eut servir à établir une communication ionique.

r lancer une fusée-signal, on l'introduit e tube Z; l'obturateur supérieur est alors et amp^che l'eau de pénétrer. Dès qu'on lo l'obturateur inférieur, l'autre s'ouvre, usée, plus légère que l'eau, monte verti- ;nt à la surface. Deux ailettes, plus lé- ?ncore que la fusée elle-même, l'entral- Eiris cette ascension; à l'arrivée à la surles se rabattent par leur poids, et font her le percuteur : lafusée fait explosion. ruit de l'explosion peut être entendu

moins loin, suivant la charge de la funuit, on peut se servir de feux de couur indiquer l'endroit et la profondeur Duve le torpilleur.

u'on ouvre de nouveau l'obturateur inpour placer une autre fusée, la petite

d^eau qui avait remplacé la fusée prédans le tube Z est conduite par un petit ns les réservoirs, et la place se trouve

Lorsque le torpilleur a appelé un navire par l'emploi des fusées, il peut se mettre en communication téléphonique avec lui, en laissant monter par le tube Z une petite bouée qui porte un fil conducteur. U peut même, en cas de manœuvre et portée du navire, rester en communication permanente avec lui.

Enfln un poids de sûreté X, retenu par un écrou, peut être détaché facilement du bateau et permet à celui-ci de remonter à la surface dans tous les cas.

La marine anglaise emploie le torpilleur sousmarin Waddington, qui est fusiforme et divisé en trois compartiments étanches par les cloisons BB. Les compartiments extrêmes GG contiennent une réserve d'air comprimé pour la respiration de Tépuipage, qui est composé de deux hommes (flg. 1032). Ges hommes se tiennent dans le compartiment médian, qui renferme les machines.

Quarante-cinq accumulateurs, contenus dans les caisses D, actionnent quatre dynamos. La plus grande, qui absorbe 90 volts et 65 ampères, actionne l'hélice F à 750 tours par minute. A grande vitesse, le bateau peut marcher dix heures en faisant 15 kilomètres à l'heure. Il peut fournir 200 kilomètres à vitesse moyenne, et 280 à petite vitesse. Deux autres petites dynamos commandent des hélices horizontales placées dans les conduits verticaux NN et servant à faire monter ou descendre le torpilleur, lorsqu'il est au repos. La quatrième dynamo fait marcher deux gouvernails horizontaux II, qui règlent la stabilité. Deux gouvernails verticaux servent à diriger le bateau, et des gouvernails latéraux, mus par [% levier M, se placent sous différents angles pour maintenir le bateau à la profondeur voulue. Les caisses à eau sont remplies à l'origine de manière que le kiosque émerge seul. Des garde-corps permettent de se tenir sur la coque.

Outre une torpille électrique, ce bateau porte sur ses flancs deux torpilles automobiles Whitehead L, qu'on lance à 30 ou 40 mètres, quand les vaisseaux ne sont pas protégés par des filets.

Nous signalerons enfin le torpilleur sousmarin le Gymnote, construit d'après les plans de Dupuy de Lôme et les indications de M. Zédé. Ge bateau, en forme de fuseau (fig. 1033) a 8,85 m. de long sur 2,10 m. de large; son déplacement est de 0 tonnes. 132 accumulateurs Commelin-Desmazures, pesant 2300 kilogrammes, sont placés au centre. Un commutateur modifie le nombre des éléments employés et permet

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d'obtenir quatre vitesses différentes pour la marche en avant et doux pour la marche en arrière.

Les accumulateurs actionnent une djnamo multipolaire extrêmement légère, imaginée par

f-zsaffrA.-.".-

le capitaine A. Krebs. Ce moteur marche à fai- | Thélice, près de laquelle il est placé. Les acble vitesse et commande directement Tarbre de I cumulateurs suffisent pour le faire tourner

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