ATMOSPHÈRE ÉLECTRIQUE. — AURORE BORÉALE
ATMOSPHÈRE ÉLECTRIQUE. — Syn. de
GUAHP ÉLECTRIQUE.
ATTAQUE. — Action d'attaquer, c'est-à-dire d'appeler un poste téléphonique ou télégraphique.
ATTENTE. — Signal usité dans les télégraphes pour indiquer qu'on n*est pas prêt à recevoir une transmission.
ATTRACTION ELECTRIQUE ou MAGNE- TIQUE. — Voy. Actions.
ATTRAGTIONMETRE. — Sorte de balance romaine servant à mesurer la force attractive d'un électro-aimant. Le fléau a deux branches inégales : la plus petite, en fer doux, se trouve au-dessus de Télectro-aimant étudié, auquel elle tient lieu d'armature; la plus grande, qui est graduée, porte le poids mobile qu'on éloigne jusqu'à ce qu'il fasse équilibre à l'action de l'aimant et maintienne le fléau horizontal.
AUDIOMËTRE. — Appareil permettant d'ap-
Fig. 66. — Audiomèlre.
précier l'acuité auditive. Celui du D' Boudet de Paris (fig. 66) est formé d'une bobine d'induction à noyau de fer doux qui porte trois fils : un fil induit communiquant avec un téléphone, et deux fils inducteurs partant des bornes a et 6 et s'enroulant en sens contraire; l'un de ces circuits est formé par le fil R et l'autre contient une boite de résistances r. Le courant de la pile P traverse un microphone M, qu'on fait vibrer parle contact d'une montre pour produire des interruptions rapides, et se divise ensuite entre les deux circuits inducteurs. Si ceux-ci ont exactement la même résistance, les courants dérivés qui les parcourent ont des intensités égales et leurs actions sur le circuit induit se neutralisent parfaitement ; on n'entendra donc aucun son dans le téléphone. Mais si Ton fait
varier un peu la résistance d'un des circuits inducteurs au moyen de la boîte r, le circuit induit sera parcouru à chaque interruption par des courants qui feront parler le téléphone. 11 est évident que la plus petite modification de résistance qui permettra à un sujet d'entendre un son pourra servir à mesurer l'acuité auditive de cette personne.
AURORE BOREALE ou AURORE POLAIRE. — On donne ce nom à des lueurs, assez rares dans nos pays, mais très fréquentes dans les régions polaires, et dont on attribue la production à des phénomènes électriques.
« Le phénomène des aurores boréales, disait Pouillet en 1856, parait être le plus magnifique, le plus imposant, le plus resplendissant de ceux qui puissent s'offrir à nos regards, et en môme temps le plus compliqué, le plus inextricable, le plus insaisissable de ceux qui s'offrent à nos recherches. »
Parmi les nombreuses descriptions d'aurores polaires contenues dans les récits des voyageurs, nous choisirons une observation faite par S. Lemstrôm en 1869.
« Le 18 octobre 1868, le bateau à vapeur suédois Sophia^ revenant du Spitzberg, se rapprochait des côtes de la Norvège par un vent qui devint contraire au dernier moment.
« A l'ouest de l'horizon, nous remarquâmes alors deux couches de nuages, que séparait nettement une bande striée d'un jaune paie. C'étaitle faible commencement d'une'aurore boréale dont la splendeur devait bientôt surpasser tous les phénomènes du même genre que nous avions observés jusqu'alors pendant le voyage. « Les bords de la couche supérieure des
Fig. 67. — Aurore polaire.
nuages s'éclairèrent peu à peu, et bientôt nous en vîmes sortir des fiammes isolées qui parfois
Fig. 98. — Exemples d'aurores boréales.
AUSTRAL. — AUTO-RÉGULATION.
montaient jusqu'au zénith. Subitement le phénomène embrassa tout Thorizon. Partout des flammes, partout des jets d'étincelante lumière, jaunes dans le bas, verts au milieu et rouge violet à Textrëmité supérieure. En un instant, tous les rayons se réunirent en une couronne régulière et éblouissante qui se dessina sur le ciel au sud du zénith.
H Quand le phénomène fut arrivé à son maximum d'intensité, il nous fit Teffet de la voûte immense d*un temple au milieu de laquelle brillait un lustre splendide.
M L'apparition ne dura que quelques minutes, mais, en s'eCTaçant, elle laissa encore après elle une zone lumineuse entre les couches de nuages. De la couche supérieure continuèrent à s'élanc«r, à de courts intervalles, des rayons isolés qui montaient jusqu'au zénith et y formaient les fragments d'une couronne. Les bords des couches de nuages restèrent lumineux alors même que les rayons eurent disparu. >»
La figure 67 donne une idée du beau phénomène que nous venons de décrire. Les aurores boréales ne sont pas toujours aussi complètes ; cependant elles offrent toujours à Fobservateur un spectacle magnifique. La figure 68 montre
trois aurores observées à Koutokeino, en 1882, par le D' Tromholt.
Les aurores polaires sont généralement accompagnées d'une déviation de l'aiguille aimantée et de véritables orages magnétiques produisant dans les lignes télégraphiques des courants d'induction très intenses.
On ne sait presque rien sur l'origine de ces phénomènes. Ils sont dus certainement à des décharges dans l'air raréfié, semblables à celles que l'on obtient dans les tubes de Geiss- 1er. Ces décharges semblent se produire des régions élevées vers la surface, mais à des hauteurs très variables : il y en a qui s'élèvent à plus de 450 kilomètres, et d'autres qui ne dépassent pas une hauteur de 2 kilomètres. La lumière est due aux gaz rendus incandescents par la décharge; cependant le spectre de l'aurore diffère de celui des tubes pleins d'air raréfié par la présence d'une raie particulière entre le jaune et le vert (X i= 5570).
En étudiant les effets produits par la décharge de l'électricité à haute tension (400 couples secondaires) à la surface des liquides, G. Planté a pu obtenir des phénomènes analogues à ceux des aurores boréales, comme les
Fi^. 90. — Oâcharge d'une batterie secoadaire i la surface de l'eau.
couronnes et les arcs lumineux à franges de rayons brillants, réguliers ou sinueux, et animés d'un rapide mouvement ondulatoire. La figure 69 montre quelques-unes de ces apparences. Planté croit pouvoir attribuer les aurores polaires à « la diffusion dans les couches supérieures de l'atmosphère, autour des pôles magnétiques, d'électricité positive émanant des régions polaires elles-mêmes. »
AUSTRAL. — Nom donné au pôle d'un aimant qui se dirige vers le nordy parce que,
dans rhypothèse de Taimant terrestre, on supposait ce pôle de même nature que le pôle de l'aimant terrestre placé au sud,
AUTO-EXCITATRICE (Machinb). — Machine dynamo-électrique dont les électro- aimants sont animés par le courant induit de la machine elle-même, ce courant étant redressé, si la machine esta courants atematifs.
AUTO-INDUCTION. — Voy. Sklf-induction.
AUTO-RËGULATION. — Voy. Machines d'induction.
AUXANOSCOPE. — AVERTISSEUR.
AUXANOSCOPE. — Appareil à projection éclairé par des lampes à incandescence, imaginé par M. Trouvé. Une première lampe, mu-
Fig. 70. — Auianoscope.
nie d'un réflecteur parabolique et placée à Textréraité de Tappareil, sert à éclairer les corps transparents. Pour les objets opaques, deux autres réflecteurs paraboliques sont placés au fond de deux tubes, qui se rencontrent à peu près à angle droit et portent deux lampes à incandescence à leurs foyers. Les réflecteurs renvoient en faisceaux parallèles la lumière des lampes sur Tobjet opaque, qui se place au point de rencontre des deux tubes : un objectif disposé en avant de cet objet sert à le projeter.
La flgure 70 représente un nouveau modèle d'auxanoscope extrêmement portatif, adopté récemment pap la Ligue de renseignement ; une batterie légère permet de Talimenter pendant 2 ou 3 heures. Cet appareil donne un champ de quatre mètres carrés, et son éclairage est presque égal à celui de la lumière oxydrique.
AVERTISSEUR. — Sorte d'appareil télégraphique simplifié servant à transmettre à distance certains signaux généralement conventionnels et peu nombreux, mais d'un usage fréquent. Nous indiquerons d'abord quelques avertisseurs destinés à l'exploitation des chemins de fer. On trouvera aux mots Block- SYSTEM, CONTROLEUR, etc., d'ûutrcs appareils dcstinés également à éviter les accidents sur les voies ferrées.
Ayertissenr électriqne des yoyageurs. — Pour éviter les inconvénients résultant des appels inintelligibles qui se font à chaque station, M. Rogers dispose dans chaque wagon un cadran portant le nom des stations. Une aiguille s'arrête chaque fois sur la station correspondante; elle est mue par un mécanisme analogue à celui du télégraphe à cadran. Le courant est lancé dans Télectro-aimant par un taquet placé sur la voie et qui frappe un bras au moment où le train entre en gare.
Ayertissenr de passages à niveau. — Appareil imaginé par MM. Leblanc et Loiseau pour prévenir qu'un train va franchir le passage à niveau. A une certaine distance en avant, 2 ou 3 kilomètres par exemple, est disposée latéralement une pédalo, qui est repoussée par la première roue de la locomotive, et fait mouvoir un mécanisme de déclenchement qui agit à son tour sur un commutateur. Celuici lance le courant dans un appareil t placé au passage à niveau, où il produit un double effet : d'une part il fait tinter une sonnerie, et d'autre part il passe dans un électro-aimant dont l'armature relève un volet qui masquait l'écriteau : Défense de passer, Cet*écriteau en caractères noirs sur fond blanc est éclairé le soir. L'écriteau est visible et la sonnerie se fait entendre jusqu'à ce que le train ait franchi la barrière. La locomotive agit alors sur une autre pédale qui rompt le circuit.
M. de Baillehache a proposé une disposition analogue, pour éviter les accidents aux passages à niveau : elle consiste à disposer les barrières de sorte que leur fermeture ou leur ouverture ait pour conséquence inévitable l'apparition ou la disparition des disques de protection. Pour éviter en outre les retards dus à la négligence des gardes, on placerait, à 3 ou 4 kilomètres en avant des barrières, un appareil au moyen duquel le passage même du train ferait apparaître à la barrière un voyant dont la chute fermerait un circuit local contenant une forte sonnerie ; le tintement de la sonnerie s'arrêterait seulement quand le garde aurait relevé le disque en venant fermer la barrière. Cet avertisseur est représenté (fig. 71) en plan horizontal, ainsi qu'en coupe longitudinale et transversale. Il se compose d'un contrerail B, formé d'une plaque de tôle d'acier de 4,5 mm., soigneusement isolée par des plaques de caoutchouc I, que supportent des longrines G et H ; la longrine G est assujettie par des ti refonds sur les traverses F F de la voie. Le rail voisin A, monté sur type à coussinet, est relié au sol par la plaque E, et le contre- rail B est en communication avec un fil de ligne par le câble CC.
Chaque fois qu'un train passe sur le rail A, les roues réunissent le rail A et le contrerail B, et, le circuit de l'avertisseur se trouvant fermé, la manœuvre de cet appareil s'accomplit automatiquement. Le contact est toujours excellent, car le train met toujours à nu la sur-
AVERTISSEUR
face du raii, même lorsqu'il est sali, oxydé ou recouvert de neige.
La même disposition peut s'appliquer à un 'n'and nombre de manœuvres relatives à l'ex-
ploitation des chemins de fer : actionnement de chronographes ou autres appareils enregistreurs de la vitesse des trains; verrouillement des aiguilles prises en pointe; allumage momen-
Pig. 71. — ATcrtisseur des passages à niveau (sysièmo E. de Baillebache).
tané de lampes dans les tunnels ou autres points ; répétition du mouvement des trains sur un appareil à cadran, établissement de postes (le secours pour les trains en détresse, etc.
Les avertisseurs de Baillebache ont été employés avec succès pendant l'Exposition de 1889, sur le chemin de fer Decauville, où ils ont permis de transporter sans accident 6,500,000 voya^
AVERTISSEUR
geurs en 42,000 trains; ils ont fourni dans ces conditions plus d'un million de contacts avec une parfaite régularité.
Âyertisseur de gare. — La plupart des compagnies françaises de chemins de fer prescrivent aux chefs de gare de mettre à l'arrêt le disque à distance, dès qu'il a été dépassé par un train se dirigeant vers la station. Comme le disque n'est pas toujours visible de la gare, la
Compagnie du Nord a mis en expérience un appareil construit sur les indications de M. Sartiaux et destiné à prévenir la gare automatiquement, lorsqu'un train franchit le disque. Cet appareil figurait à l'Exposition de 1889.
Devant le disque est installé un crocodile (Voy. ce mot), qui diffère du modèle ordinaire en ce qu'il est fendu transversalement et constitue deux contacts distincts. L'une des moitiés
Aviartisseur de h gare
^nn du cmisct Aie
^ i>asdeh mspche dit p»^
Fig. 72. — Avertisseur de gare et commutateur de disque. (Chemiu de fer du Nord.)
sert à actionner le frein à vide lorsque le disque est à l'arrêt, et l'autre à avertir la gare, chaque fois qu'une machine munie d'une brosse métallique T passe devant le disque (fig. 72). Une grosse sonnerie à voyant, placée dans la gare, tinte jusqu'à ce qu'on replace le voyant à la main.
Le commutateur de disque (Voy. Disque) est modifié pour permettre à l'avertisseur de fonctionner, que la voie soit ouverte ou fermée : la
queue Q, soulevée par un doigt monté sur le mât du signal, déplace les quatre ressorts de contact et leur fait établir les communications nécessaires entre les huit surfaces métalliques isolées qui forment le commutateur.
Quand la voie est ouverte, le commutateur occupe la première position; deux des ressorts réunissent, d'une part le pôle positif de la pile de la sonnerie de contrôle du disque avec le fil qui va à l'avertisseur et de là à la terre;
AVERTISSEUR
d'autre part le p<)le négatif de cette pile avec le crocodile. Le train qui passe complète le circuit et fait fonctionner Tavertisseur, sans faire déclencher le frein, car le courant qui traverse l'appareil de déclenchement est négatif. Lorsque la voie est fermée, les ressorts font communiquer : 1® le pôle positif d'une pile complémentaire avec le ftl de la sonnerie de la
gare et la terre ; 2« le p61e négatif de cette pile avec la terre ; 3^ le p61e positif de la pile de disque avec le fil de l'avertisseur et la terre; 4« le p61e négatif de cette pile avec le contact fixe. »
Quand un train passe, la machine compléta successivement les deux circuits : Tavertisseur de gare fonctionne, ainsi que le frein à vide, et la sonnerie de contrôle du disque tinte comme d'ordinaire.
Âyertissenr à lanterne mobile. — Appareil destiné à indiquer au personnel d'une gare importante qu'une voie est occupée, et qu'on ne peut envoyer de train dans cette direction, sans que ce signal puisse ôtre confondu avec les disques ordinaires, qui s'adressent aux mécaniciens.
La Compagnie du Nord emploie pour cet usage un appareil de communication électrique, construit sur les indications de M. E. Sartiaux, et qui se compose d'une lanterne tournante, montée sur l'axe d'un mouvement d'horlogerie et pouvant occuper deux positions dans lesquelles elle présente, sur les deux côtés
Fig. 73. — AT«rti8S6ur i lanterne mobile. (Chemin de fer da Nord.)
diamétralement opposés de l'enveloppe en tôle, une face qui a reçu une inscription en gros caractères ou une face sans inscription (fig. 73). Les caractères, en lettres rouges sur fond blanc dépoli, sont éclairés la nuit par une lampe à pétrole placée dans la lanterne ; ils sont également visibles en plein jour. . .
L'appareil est actionné par deux commuta-
teurs à manivelle en fonte, placés à la portée de l'agent chargé de la manœuvre, auquel ils permettent d'envoyer, l'un des courants positifs pour mettre l'appareil à voie occupée, l'autre des courants négatifs, pour le ramener à voie libre. Un courant, positif par exemple, étant lancé dans l'électro-aimant, l'armature A, repoussée par l'un des pôles et attirée par l'autre, oscille
tiâ
AVERTISSEUR
et écarte les branches de ciseaux 56, dont les extrémités sont munies de goupilles g qui pénètrent dans des trous du disque D pour arrêler le mécanisme.
Celui-ci se trouvant déclenché, les ciseaux se referment sous Faction d'un ressort r, l'appareil fait un quart de tour : les goupilles g rencontrent d'autres trous et arrêtent la rotation.
Le mécanisme est mû par un puissant ressort à barillet, oa par un poids moteur que Ton remonte de l'extérieur. Quand la corde est presque complètement déroulée, un ressort, soulevé par une saillie placée sur le barillet, ferme le circuit d'une pile locale et fait tinter une sonnerie, pouravertir Tagent chargé de remonter l'appareil.
Tout récemment, l'appareil a été doublé de dimensions et le mouvement d'horlogerie remplacé par un contrepoids monté sur un tambour, à la façon des treuils ou des mouvements de grosses sonneries d'annonces.
Âyertisseur à trompe. — Voy. Cloche
ÉLECTRIQUE
Appel d'incendie de la ville de Paris.
— Pour appeler les pompiers et leur faire savoir d'où provient l'appel, la ville de Paris a adopté la disposition suivante.
Un récepteur formé d'un électro-aimant, et assez analogue à celui du télégraphe Bréguet, est placé au poste des pompiers; il commande une aiguille qui, lorsque le courant est lancé par un des transmetteurs, se déplace sur un cadran, et avance d'autant de cases que le transmetteur a produit d'émissions de courant. Chaque case correspond ainsi à l'un des transmetteurs et indique le lieu d'où provient l'appel. A l'appareil récepteur est associée une sonnerie, dans laquelle le courant continue à passer après que l'aiguille s'est arrêtée à la case voulue ; le tintement se fait donc entendre jusqu'à, ce qu'on vienne arrêter l'appel et interrompre le courant.
A chaque poste d'appel se trouve un bouton sur lequel on appuie; cette opération déclenche un système qui lance le courant dans deux dérivations d'égale résistance. L'une de ces dérivations est locale et contient une sonnerie, placée au poste d'appel, et qui tinte jusqu'à ce qu'on ait interrompu le courant au poste de secours. La personne qui appelle est ainsi avertie, d'abord que la ligne est en bon état et que l'appareil fonctionne, et ensuite que l'appel a été entendu au poste de secours. La seconde dérivation comprend la ligne qui se rend au poste de secours et sur laquelle est intercalé le transmetteur, formé d'un treuil mû par un poids et portant une roue qui présente à chaque poste un nombre de dents différent. Quand on appuie sur le bouton, on dégage un doigt fixé au
treuil, qui se meta tourner; chaque dent vient <â son tour appuyer sur un ressort et fermer le circuit, 11 se produit donc autant d'émissions de courant qu'il y a de dents et l'aiguille avance d'un nombre de cases égal, indiquant ainsi le lieu d'où vient l'appel. L'appareil s'arrête sur la dernière dent, de sorte que le courant continue à passer dans les deux sonneries, l'aiguille restant immobile. Lorsqu'on interrompt le courant au
Pig. 74. — Plan, perspcclÎTe et coupe de l^ppareil avertisseur.
AVERTISSEUR
poste de secoars, les deux sonneries s'arrêtent, et tous les appareils reviennent à la position de repos.
ATertisseor nniyerseL — L'avertisseur universel de M. L. Digeon peut rendre de nombreux senices : il permet notamment d'appeler instantanément et simultanément plusieurs postes de secours, et d'entrer en correspondance avec eux par voie téléphonique. Cet appareil peut donc être employé par les personnes les plus inexpérimentées; il est peu coûteux, et tout dérangement se constate instantanément.
Nous décrirons seulement les parties principales de ce système; les appareils essentiels sont un avertisseur et un commutateur automatique.
Atertisieur. — L'avertisseur (fi g. 74) se compose d'un électro-aimant H traversé en temps
ordinaire par le courant d'une pile ; il est suspendu verticalement de façon que les pôles de l'électro soient à la partie inférieure. L'armature F est alors maintenue au contact des pôles ; elle est fixée au milieu d'une tige N terminée en E par un bouton d'ébonite; un ressort G tend à l'écarter de l'électro et deux tiges de cuivre mm\ traversant les orifices o et o', la guident dans son mouvement.
Si, en agissant au poste d'appel sur le commutateur, on rompt le circuit, l'armature retombe sous l'action de la pesanteur et du ressort G, et deux tiges tV, qu'elle porte à sa partie inférieure, venant rencontrer deux lames flexibles DD', ferment un circuit local passant par la borne S, les pièces D',i', », D, le plot J, la manette K et la borne P et contenant une pile et une sonnerie dont le tintement se fait entendre.
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