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Pig. 75. — Plan et perspective du commuUteur automatique.
Le signal entendu, on peut arrêter la sonnerie en ouvrant la manette K, comme le représente la figure. Quand on a fini de correspondre, on pousse le bouton E pour remettre l'armature au contact et refermer la manette K.
Commutateur automatique. — Le commutateur (Gg. 75) doit être suspendu verticalement, les bornes P et S en haut. 11 se compose d'un l«yier AC, à branches inégales, pouvant tourner autour de l'axe B ; l'extrémité A porte un crochet auquel on peut suspendre un téléphone. Quatre bornes métalliques E, G, H, I, sont disposées autour du levier; E etH sont munies de lames flexibles m et n qui les mettent en communication avec G oui, suivant le sens dans lequel s'incline le levier. Les communications Rétablissent de diverses manières, suivant la nature du poste où doit être placé le commutateur.
Installation du système avertisseur universel. — La figure 76 montre l'installation d'un poste principal ou poste de secours, qui doit comprendre : un avertisseur, avec un circuit local contenant une sonnerie, un commutateur automatique, un appareil téléphonique d'un système quelconque, et une pile. En temps ordinaire, le téléphone est suspendu au crochet À, et, par son poids, entraîne le levier, dont l'extrémité G vient s'appuyer sur la lame m et relier ensemble les bornes G et E. Le courant de la pile suit alors le circuit indiqué en traits pleins ; il passe par P, G, m, E, S', A, traverse l'électroairaant, sort par TC, et se rend par le fil de ligne au poste d'appel, dont le téléphone est éfçalement suspendu au crochet ; iltraverse le commutateur de ce poste suivant le chemin S, B, m, G,G,B,L et revient au pôle négatif de la pile. La figure 77 représente l'installation du poste
AVERTISSEUR
d'appel, composé seulement d'un commutateur automatique et d'un téléphone.
Au repos, l'armature F est attirée par Félectro-aimant, et le circuit local de la sonnerie est interrompu. Mais si, au poste d'appel, on prend à la main le téléphone, le levier AC (fig. 77) bascule par son propre poids, l'extrémité C vient s'appuyer sur la tige flexible n, et ferme le circuit qui contient le téléphone et qui est marqué en pointillé S,T,H,n,I,G, B, L. En
même temps, le circuit principal se trouve interrompu au môme poste entre G et m; par suite, au poste de secours, l'armature F se détache de l 'électro-aimant, et vient fermer 1^ circuit local de la sonnerie, qui commence a tinter. L'observateur placé à ce poste arrête alors la sonnerie à l'aide de la manette K, et saisi! le téléphone suspendu au crochet A; le levier AG bascule par son poids, comme nous TavoDs expliqué pour le poste d'appel, et vient, en ap-
Fig. 76. — Installation d'un poste de secours atoc pile de ligne.
puyant sur la tige flexible n, fermer le circuit pointillé D, I,n,H,T, TG, qui contient le téléphone. Par les manœuvres que nous venons d'indiquer, les téléphones se trouvent introduits dans le circuit de ligne, dont on fait sortir la pile et les résistances inutiles.
Lorsqu'on a flni de correspondre, on replace les téléphones sur les crochets, et on appuie sur le bouton d'ébonite E pour remettre l'armature au contact de l'électro et refermer la manette K.
On peut mettre dans le même circuit un nombre quelconque de postes d'appel et de secours, disposés en série ; une pile unique suffit. Pour les postes de secours qui n'ont pas de pile, les communications du commutateur doivent être légèrement modifiées. La pile de ligne devant fonctionner constamment, il convient d'employer des couples du genre Daniell.
Ayertisseiir Mackenzie. — Petit appareil servant à faire connaître, lorsqu'on appuie sur un bouton de sonnerie, si le courant passe, et p&r
AVERTISSEUR
snîle si la sonnerie fonctionne. Il peut être placé dans un bouton ou dans une poire d'appel ;
Pig. 77. — Installation d'un poste d'appel.
il peut aussi être employé seul à la place d'une sonnerie. La figure 78 montre les premiers cas.
L'avertisseur est formé d'un électro-aimant, reposant sur un socle de fer doux et entouré d'une boite de même substance, dont le cou-
Fig. 78. — Avertisseur Mackenrie.
vercle est très voisin de l'extrémité du noyau. Lorsque le courant passe dans la bobine, le noyau et le couvercle étant les pôles respectifs d'un aimant continu, se trouvent aimantés,
■Ml
Fig. 79. — Avcrll«t!>cur de vol.
ils acquièrent des polarités opposées, et émettent un son qui peut être augmenté à volonté et qui dure tant que le courant continue à passer. Cette action étant uniquement moléculaire, il n'est besoin d'aucune partie mobile, et par conséquent il n'y a rien qui puisse se détériorer.
Ce petit appareil peut être utilisé dans bien des cas, notamment :
(a) Dans les circuits des téléphones, entre les postes des bureaux et ceux des abonnés, ou bien Dictionnaire D'ÂLBCTRiciTé.
entre les postes'des bureaux eux-mêmes, pour savoir, chaque fois que l'appel a été donné, si les sonneries fonctionnent et si par conséquent les circuits sont en bon état.
(6) Dans les chemins de fer, pour les appareils à signaux, afin que l'employé puisse s'assurer si le signal qu'il a transmis a été reçu par l'autre poste.
(c) Dans les appareils Morse, pour remplacer le petit galvanomètre avertisseur qui indique à Topérateur que ie circuit est fermé.
AVERTISSEUR
Fig. 80. — AvertUseur de vol (vue. d'ensemble).
AVERTISSEUR
{d) Dans les signaux militaires, ce petit appareil est d'une valeur très grande, car il est excessivement simple et s'adapte à tous les équipements.
(e) Enfin, pour certaines opérations électrotechniques, cet appareil possède des avantages sur la forme ordinaire des avertisseurs, car on peut le faire fonctionner avec certitude, même par les personnes qui n'ont aucune connaissance en matière d'électricité.
Ayértissenr de vol on Antiklept. — Cet avertisseur, imaginé par MM. H. Royeret G. Benoist, peut servir à indiquer une élévation anormale de température, mais il sert surtout à prévenir de l'ouverture d'une porte, d'une fenêtre, d'un meuble, de l'escalade d'une clôture, en un mot à déceler la présence du voleur.
On dispose un fil de telle sorte qu'on ne puisse ouvrir la porte ou franchir la clôture sans le couper ou le toucher, ces deux opérations ayant
Fig. 81. — Contact de sûreté pour raterliisear de vol.
pour effet d'actionner un contact spécial, que nous décrirons plus loin, qui vient alors fermer un circuit contenant l'avertisseur. Celui-ci est formé d'un éleclro -aimant E horizontal (fig. 79), qui attire, lorsque le courant passe, une armature A ^\&^ au-dessous de lui sur une lame flexible Y, dont la course est limitée par la vis R. Cette armature porte une sorte de cliquet M qui, lorsqu'elle est attirée, permet le déclenchement de la pièce coudée HY, qui tourne autour du point B, entraînée parle contre-poids p. Un voyant, fixé en Q sur cette pièce à bascule.
apparaît alors derrière l'ouverture correspondante, tandis que le contact Y vient buter contre le plotC, et ferme ainsi le circuit d'une sonnerie qui se fait entendre jusqu'à ce que l'on vienne rompre le circuit de l'électro et replacer la pièce H dans sa position première.
La figure 80 montre l'aspect extérieur d'un appareil à quatre nunréros, et la disposition des différentes pièces dans un appareil à deux numéros. Le fil positif vient s'attacher à la borne a, de laquelle part un fil qui se divise en 6 et vient aboutir aux interrupteurs à manette ir. Des
AVERTISSEUR AUTOMATIQUE D^INCENDIE
interrupteurs les fils vont à leurs électro-aimants respectifs, puis s'attachent aux bornes i et 2. De là partent les fils qui vont aux contacts de sûreté, puis se réunissent au pôle négatif de la pile. En c est une dérivation qui communique avec les plots fixes CC et qui sert à actionner les sonneries intercalées entre les pièces à bascule et le pôle négatif. D est la poignée d'un axe portant des tiges qui servent à remettre en place les voyants, lorsqu'on a rompu le circuit de Télectro à Taide d'un des interrupteurs 11'. Pour lancer le courant dans l'avertisseur, on peut se servir du contact suivant. Un levier A, mobile autour de l'axe 0 (fig. 81), est sollicité par un ressort à s'incliner vers la gauche, mais un fil bien tendu et attaché à l'anneau J le maintient dans la position verticale. Si ce fil, disposé devant l'ouverture ou au-dessus de la clôture qu'on veut protéger, subit une pression ou une traction en un point quelconque, il tire vers la droite le levier A, et la tige C, perpendiculaire à ce levier, rencontrant deux pièces métalliques BB', ferme le circuit de l'électro-aimant. Si les malfaiteurs coupent le fil, le levier A, obéissant à l'action du ressort, s'incline vers la gauche, et la tige C ferme encore le circuit en touchant deux autres pièces semblables à B et B'. Le tout est protégé par une enveloppe métallique. La figure montre le contact de face et de profil, et l'installation du fil protecteur au-dessus d'une clôture. Ce fil, fixé solidement par l'une de ses extrémités G, s'attache d'autre part à l'anneau du levier A et est soutenu par une série de tiges I qui lui permettent de jouer librement.
Âyertisseur de faites de gaz. — M. de Baillehache a adapté aux compteurs à gaz un dispositif électrique, qui permet de constater les fuites, et d'estimer à distance la consommation, au moins d'une façon approximative.
On sait que, dans ces appareils, le gaz dépensé soit par des fuites, soit par la consommation régulière, est mesuré par la rotation d'une roue horizontale, appelée roue des litres. M. de Baillehache encastre la roue des litres dans une roue isolante, d'un diamètre et d'une épaisseur plus grands, évidée de façon qu'on puisse y noyer une partie de l'épaisseur de la première. Sur la circonférence de la roue isolante sont fixées des goupilles en goutte de suif, régulièrement espacées, qui viennent, lorsque les roues tournent, frotter successivement sur un ressort et fermer un circuit qui contient une sonnerie, une pile et un bouton 4'appel.
Lorsqu'on appuie sur le bouton, on entend des tintements régulièrement espacés si la rout; des litres tourne. Si, à ce moment, tous les robinets sont fermés, on est averti de l'existence d'une fuite. S'il y a des robinets ouverts, on peut mesurer approximativement la consommation par le temps qui s'écoule entre deux tintements successifs.
Avertisseur de tension. — Voy. Indicateur .
AVERTISSEUR AUTOMATIQUE D'INCENDIE
— Ces avertisseurs ne sont autre chose que des indicateurs de température, mais fonctionnant seulement lorsqu'elle dépasse le maximum fixé. Lorsque le feu se déclare dans leur voisinage, ils ferment automatiquement un circuit contenant la sonnerie destinée à avertir du danger. On peut obtenir la fermeture du circuit en utilisant les divers effets de l'élévation de température : dilatations, changements d'état, combustion.
Avertisseurs fondés sur les dilatations. — Un certain nombre de ces apaareils sont fondés sur l'inégale dilatation des métaux. On soude
Fig. 8i. — Avcrlisseur d'incendie Gaulnc et Hildé.
ensemble sur toute leur longueur deux lames de métaux différents : quand la température s'élève, les deux métaux se dilatent inégalement et, par suite, la double lame se recourbe.
AVERTISSEUR AUTOMATIQUE D'INCENDIE
On peut régler la disposition pour (}u'à une lempératare voulue elle vienne toucher une autre pièce métallique et fermer un circuit contenant une sonnerie. Telle est à peu près )a disposition de l'avertisseur Gaulne et Mildé (fig. 82), si ce n'est qu'il est formé de deux lames thermométriques, composées chacune de trois métaux, zinc, cuivre, acier, et placées presque parallèlement sur un support isolant, le métal le plus dilatable, le zinc, étant en dehors. Ces lames, fixées par leur partie inférieure, se terminent à l'autre bout par des ressorts munis de contacts et communiquant avec la pile et avec la sonnerie, de sorte que, si les contacts viennent à se toucher, le circuit est fermé et la sonnerie se fait entendre. Mais, le métal le plus dilatable étant en dehors, les lames se recourbent de plus en plus vers l'intérieur lorsque la température s'élève, et, si leur distance a été bien calculée, les contacts arriveront à se toucher pour la température limite, qui est ordinairement 35^^ ou 40°.
L'appareil sert en même temps de tirage pour sonnerie, afin de maintenir les contacts bien propres. Pour cela, en arrière des deux lames est placée une tige isolante, munie à la partie supérieure d'une goupille métallique qui fait saillie en avant, au-dessus des contacts. Cette tige est maintenue par un ressort à boudin et se termine à la partie inférieure par un anneau. Si l'on tire cet anneau, la goupille vient frotter contre les deux contacts et ferme
le circuit; dès qu'on abandonne l'anneau, le ressort ramène la tige à sa position d'équilibre et interrompt le courant. L'appareil se place à la partie supérieure de la salle, et l'on attache à l'anneau un cordon de tirage. Le seul défaut de cet appareil est d'actionner la sonnerie aussi bien pour une dilatation lente provenant d'une élévation normale de la température ambiante que pour réchauffement brusque dû à un commencement d'incendie. '
L'appareil Brasseur échappe à cet inconvénient. Il est formé de deux cylindres de zinc verticaux placés sur un même socle, l'un vide, l'autre plein de suif, et supportant à leur sommet une tige de cuivre reliée à l'un des pôles de la pile. Au-dessus de cette tige est une vis qui communique avec l'autre pôle. Un échauffement brusque fait dilater également les deux cylindres de zinc, et la traverse de cuivre, soulevée, vient toucher la vis et fermer le circuit. S'il' se produit, au contraire, une élévation lente de température, le suif entre en fusion et maintient pendant longtemps le cylindre qui le renierme à 33° ; le cylindre vide se dilate seul, et la traverse, soulevée obliquement, ne vient pas toucher la vis. On règle la position de cette vis suivant la valeur qu'on veut donner à latempérature maximum. Cet instrument est spécialement destiné à servir d'avertisseur; il est vrai que les pièces servant au contact sont assez faciles à entretenir bien propres.
Avei'tisseurs basés sur les ckangemerUs S état.
Fig. 83. — Avertisseur Dupré.
— Il existe d'autres avertisseurs, dans lesquels les pièces destinées à établir le contact sont séparées par une matière isolante facilement fusible. La température vient-elle à s'élever? Celte substance fond et laisse le contact s'établir. L'un des plus simples parmi les appareils de ce système est celui de Dupré, qui présente la forme d'un bouton de sonnerie ordinaire et
sert en effet au même usage (fig. 83). Le ressort supérieur A est libre et vient toucher le ressort B quand on presse le bouton ; mais la lameB est repliée par dessous en forme d'U, et maintenue appliquée sur le fond par une masse isolante C, que traverse une vis. Quand la température atteint la limite voulue, cette petite masse fond, et la lame B, abandonnée à elle-
AVERTISSEUR AUTOMATIQUE D'INCENDIE
même, se détend, va rencontrer la lame A et ferme le circuit. La seconde partie de la figure montre la même disposition appliquée à un tirage à cordon. Ce petit appareil a Tavantage d'être très simple et de n'exiger aucune dépense particulière.
L'avertisseur de M. Gimé est aussi d'une construction très simple. La pièce métallique H, (fig. 84) isolée par le bouton de bois G, est
Fig. 84. — Avertisseur Gimé.
reliée, par l'intermédiaire de la borne inférieure F, à l'un des pôles de la pile. L'autre pôle communique par la borne supérieure et le ressort I avec le piston B. Une cartouche de substance isolante D sépare B et H. Si la température vient à s'élever, cette substance fond et coule parles trous latéraux ; le piston B, poussé par le ressort, vient au contact de H, et le circuit est fermé. La cartouche D peut être en cire, suif, résine, goudron, gutta-percha, bitume, graisse, etc., suivant la température à laquelle on veut être averti.
D'autres avertisseurs utilisent également la vaporisation. Ainsi l'on peut se servir d'un tube en U plein de mercure, dont l'une des branches est fermée et contient à la partie supérieure une petite quantité d'un liquide volatil. Quand la température s'élève, ce liquide se vaporise et refoule le mercure, qui s'élève de l'autre côté et vient, quand la limite voulue est atteinte, toucher deux fils de platine en communication avec une pile et une sonnerie : le circuit se trouve donc fermé, et la sonnerie se fait entendre.
Avertisseurs fondés sur la combustion. — Il existe enfin des avertisseurs dans lesquels la
destruction par le feu d'une pièce facilement combustible produit le déplacement qui doit fermer le circuit.
Voici par exemple l'un des plus simples. Deux lames de cuivre A et B, séparées par une petite distance, communiquent avec les deux pôles d'une pile. Un poids est suspendu audessus d'elles; lorsque le fil qui le soutient vient à brûler, il tombe et amène les deux lames au contact (fig. 85); une botte ou une
Fig. 85. — Avertisseur fondé sur la eombusUon.
cloche protège l'appareil contre la poussière.
L'avertisseur Charpentier est formé de deux ressorts à peu près verticaux, qui se rapprochent vers leur partie supérieure, et qui sont reliés à la sonnerie et aux deux pôles de la pile. Entre ces ressorts est une tige cylindrique verticale entourée d'une bague de laiton. Un ressort à boudin tend à faire monter cette tige de manière à amener la bague au contact des deux ressorts et à fermer le circuit; mais un poids suspendu à la tige par un cordon de soie s'oppose à l'action du ressort et maintient le courant interrompu. En cas d'incendie, le cordon brûle, le poids tombe ; il en résulte que la tige remonte et que la bague vient toucher les deux contacts. L'appareil sert en temps ordinaire de tirage pour sonnerie : on le place à la partie supérieure de la pièce et Ton attache un cordon à un levier disposé pour soulever la tige isolante.
Fil avertisseur. — Nous signalerons encore la disposition intéressante de MM. Joly et Barbier qui consiste dans l'emploi d'un fil avertisseur. On évite ainsi l'inconvénient de n'avoir que des appareils plus ou moins dispersés, et l'on peut établir sans grande dépense un réseau protecteur passant par tous les points où l'on juge cette précaution nécessaire. Ce fil peut même remplacer les conducteurs ordinaires pour sonneries : il consiste en un câble formé de deux fils isolés par de la gutta-percha et serrés fortement l'un contre l'autre. L'un des fils est relié à l'un des pôles de la pile, l'autre à la sonnerie et à l'autre pôle. En cas d'incendie, la gutta fond et les deux fils, se trouvant au contact, ferment le circuit. On peut aussi placer entre les
AVERTISSEUR (Thermo-)
fils isolés une petite bande d'alliage fusible qui servira à établir un meilleur contact. Ce système a l'avantage de pouvoir être employé concurremment avec un de ceux qui précèdent, de manière à augmenter les chances de protection.
Avantages et inconvénients des avertisseurs. — Ces instruments ne semblent pas, jusqu'à présent du moins, capables de rendre de bien grands services, et cela pour plusieurs raisons. D'abord il est assez difficile de déterminer la température à laquelle Tinstrument doit fonctionner : si on la prend trop haute, le danger peut devenir très sérieux avant que Ton soit averti]; si au contraire on la choisit trop basse, par les fortes chaleurs de l'été, ou même en hiver, à la suite d'un chauffage exagéré, l'appareil pourra donner l'alarme sans motif. On a cherché à éviter cet inconvénient en construisant des avertisseurs qui fonctionnent seulement lorsque l'élévation de température est brusque, et non lorsqu'elle se produit lentement, par réchauffement progressif de l'air de la salle. Une seconde raison, c'est que, ces instruments n'ayant heureusement que des occasions fort rares de servir, les surfaces par lesquelles doit s'établir le contact finissent par s'oxyder ou se ternir à l'air, et le circuit ne peut plus se fermer lorsque c'est nécessaire. Il est du reste d'autant plus difficile d'entretenir ces surfaces dans l'état de propreté indispensable que les appareils sont généralement placés au haut des salies, là où l'air s'échauffe le plus facilement. Pour obvier à ce nouvel inconvénient, il est bon de choisir des avertisseurs pouvant servir en même temps à un autre usage, par exemple à remplacer les appels des sonneries électriques- De cette manière, un frottement fréquent entretient les surfaces bien propres, et, si l'un des appareils vient à se trouver hors de service pour une cause quelconque, on en est averti aussitôt par l'usage journalier.
Il faut remarquer en outre que le feu peut très bien prendre naissance entre deux avertisseurs, de sorte que ceux-ci fonctionneront seulement lorsque l'incendie sera déjà très développé, et que d'autre part le feu peut quelquefois naître et se développer longtemps sans élévation apparente de température, pour éclater ensuite brusquement et d'une manière très grave : c'est ce qui arrive par exemple lorsqu'une poutre se consume lentement à l'abii de l'air. Malgré ces défauts, les avertisseurs {peuvent rendre de réels services, et, si nous avons d'abord insisté sur leurs inconvénients.
c'est surtout pour bien faire comprendre les raisons qui doivent guider dans le choix de ces appareils.
On voit qu'un avertisseur doit avoir en même temps une autre destination, afin de servir sans cesse; il doit de plus n'obéir qu'à un échauffement rapide. Il faut aussi que les différents appareils soient suffisamment rapprochés les uns des autres, et il faut surtout qu'on se garde bien, par une confiance exagérée dans les avertisseurs, de négliger les autres précautions nécessaires.
AVERTISSEUR (Thermo-). — Sorte de thermo- • mètre à maxima d'un genre particulier, imaginé par M. Tommasi, et spécialement destiné à prévenir les accidents qui pourraient résulter d'une augmentation exagérée de l'intensité d'un courant: réchauffement des conducteurs qui en résulte met l'appareil en marche.
Dans une boite isolante sont disposés un fil de cuivre recourbé en U, qui fait partie du circuit principal, et une cuvette de métal qui renferme une matière isolante fusible, telle que stéarine, paraffine, etc.; cette matière est en contact avec le fil et l'isole de la cuvette. Dès qne l'intensité du courant dépasse la limite voulue, le fil en U s'échauffe, fond la stéarine et se trouve amené, par l'action, d'un ressort à boudin, au contact de la cuvette métalh'qùe ; ainsi se trouve fermé le circuit d'une pile locale destinée à faire fonctionner une sonnerie d'alarme. Un interrupteur, placé près de cette sonnerie, permet d'arrêter le tintement dès qu'on est averti et peut en même temps allumer une lampe à incandescence, placée en dérivation et munie d'un verre rouge pour fournir un nouveau signal d'alarme.
On peut joindre à l'appareil un second interrupteur automatique destiné à ouvrir le circuit principal et à supprimer ainsi tout danger d'incendie ou de détonation de machines, même en l'absence de tout personnel. Cet interrupteur se compose d'un électro-aimant de Hughes, intercalé dans le courant principal, qui attire son armature et ferme le circuit. Dès que le signal d*alarme fonctionne, le courant local passe dans l'électro et y neutralise l'effet du courant principal. L'armature cesse d'être attirée et son déplacement rompt le circuit principal.
Ce petit appareil a l'avantage d'être très simple, de n'introduire dans le circuit aucune résistance appréciable, de signaler réchauffement sans rompre le circuit, et enfin de pouvoir se régler pour toutes les températures.
AXIAL. — BAIN ÉLECTRIQUE.
AXIAL (Courant nerveux). — Courant résultant de la différence de potentiel qui s'établit entre deux sections transversales d'un nerf.
AXIALE (Ligne).
pôles d'un aimant.
— Droite qui joint les deux
BAIN ÉLECTRIQUE. — Nom donné aux procédés électrothérapiques suivants.
Fig. 86. — Bobine pour baiii électrique.
Bain électrO'^positil ou électro-négatif. ~ Le
malade, assis sur un siège placé sur un tabouret
isolant, est mis en communication avec une machine électrostatique puissante et porté au potentiel de cette machine. Il éprouve la sensation particulière dite de toile d'araignée. Ce bain produit, surtout chez les sujets à système nerveux excitable, une action énergique sur le sympathique, d'où résulte une diminution de la tension vasculaire, une accélération de la circulation périphérique, et une imbibition plus complète des tissus; de là une sensation de chaleur générale, perceptible pour l'observateur à la surface de la peau, surtout au visage et aux extrémités. Voy. Èlectrothérapie.
Bain électrique. — Une bobine d'induction à très gros fil actionnée par une pile au bichromate (fig. 86 et 87) est placée dans une boite fermée par une glace, et reliée par des électrodes de charbon D avec l'eau contenue dans une bai-
Fig. 87. -- Bain éleclrique.
gnoire de bois A. Cette disposition donne de •bons résultats dans un certain nombre d'affec-
tions. Des plaques de charbon B et un tampon E permettent de localiser l'excitation ; des